Réagir à la crise ? C’est souvent la peur notre première réaction :

On cherche évidemment à comprendre ce qui se passe, et les informations sont contradictoires : les uns se rassurent trop facilement parce que ça les arrange, les autres s’affolent, d’autres semblent rester inertes et indifférents comme si rien ne se passait de nouveau, d’autres encore échafaudent des théories du complot : « on ne nous dit pas tout… »

Cette confusion participe même d’une angoisse diffuse, qui s’insinue sournoisement dans les veines… Et, la peur qui est utile dans un premier temps pour mobiliser notre attention et les réflexes de survie face au danger peut vite se montrer contre-productive, si elle n’est pas canalisée à bon escient.

Réagir d’une manière émotionnelle à une situation est inévitable (et fort heureusement !), mais se laisser déborder par les émotions, au point d’en perdre la tête et le corps est un écueil très préjudiciable.

Pour cela il faut garder :

  • les pieds sur terre
  • et la tête sur les épaules

Réagir à la crise en gardant les pieds sur terre

Réagir à la crise

Les pieds sur terre : maintenir l’attention centrée sur les sensations physiques (plus que jamais), préserver le bon sens pragmatique en restant fidèle à ses pratiques d’enracinement dans le réel (voir éventuellement : routines matinales) : avant de se lever profiter quelques instants du bonheur d’être détendu et en vie, pratiquer l’assise silencieuse, faire un peu d’exercice et boire de l’eau le matin, se régaler quand c’est l’heure de manger, se délecter du moment d’aller dormir, apprécier chaque plaisir minuscule qui se présente, et adhérer à chaque sensation, agréable (bien sûr) ou désagréable, etc…

Quand ça tangue, il faut rester centré.

Quand ça s’agite, il faut rester calme.

Comment ? Par la prise de terre !

Les stagiaires de notre formation au coaching de l’énergie comprendront mieux de quoi il s’agit, C’est une expression qui signifie « s’enraciner dans le corps, en s’enracinant dans le sol, pour offrir une vraie qualité de présence à nos clients »…

Réagir à la crise en gardant la tête sur les épaules

La tête sur les épaules : Eh oui, il y a des problèmes… Et alors ? Ce n’est pas un problème qu’il y ait des problèmes à résoudre : on est là pour mettre en oeuvre des solutions !

… »Mais c’est pas sûr que ça marche ». En effet, ce n’est pas du tout sûr. Mais ça c’est le résultat et ce n’est pas le moment de s’inhiber dans l’action à cause d’états d’âme mal placés, il faut mettre toute l’énergie dans l’instant présent sur l’action. Le résultat en dépend, et le résultat c’est plus tard. Et pour l’instant : c’est maintenant !

Réagir à la crise en faisant face

réagir à la crise

Dans quelques instants, des collègues coachs vont nous rejoindre pour une journée du club de coachs NRGy. Nous en faisons 4 par an. Ce sont des regroupements très chaleureuses entre professionnels ayant des affinités de valeur et de sympathie. Avec Frank Salles, mon associé et co-fondateur de ce club, nous avons changé notre fusil d’épaule : nous devions aujourd’hui proposer des activités de co-développement en rapport à l' »éco-coaching » (le coaching contribuant à aider nos clients à protéger notre planète), et nous avons décidé de proposer une journée sur l’actualité brûlante : nous sommes à la veille du plan 3 face au Corona virus, et ce serait bien que nous, coachs, ne contribuions ni à la panique, ni à l’hystérie, ni au défaitisme et à l’abattement. Au contraire comment être lucides, optimistes, pro actifs dans la relation à nos chers amis clients, et stables sur nos points d’appui ?

Je ne sais pas ce qui va ressortir de cette journée (on ne manquera pas de vous tenir au courant !), mais je sais que cela va être une bonne journée.

« Que me quitten lo bailao » – (proverbe espagnol)

Cette expression du sud de l’Espagne signifie littéralement : « Qu’ils essaient seulement de venir me retirer ce que j’ai déjà dansé ! ».

réagir à la crise

C’est un cri de vitalité, qui ne prétend pas s’empiffrer juste avant de partir (et zou…après moi le déluge !) mais plutôt profiter pleinement, apprécier fondamentalement chaque instant et ne rien regretter. Quand ça change, ça change et c’est tout. On passe à autre chose, ce n’est pas la peine d’en faire toute une histoire. Mais en attendant, il y a : l’intensité !

On a bien travaillé, l’année commençait fort… et là les annulations tombent les unes après les autres. Hystérie collective, excès de prudence, réactions contraintes, ou bien preuves de sagesse ? Bien malin qui pourrait le savoir, mais quelle importance : c’est ce qui se passe, et c’est tout.

Faire de la contrainte une opportunité

Comment faire de cette situation une opportunité ? Comment bien répondre à la situation, en restant fidèle à notre mission d’accompagner…

Nos clients, individus et groupes se posent les mêmes questions que nous, sont traversés par les mêmes angoisses et les mêmes dénis, ils aspirent à la même clarté et à la même sérénité que nous. Ce n’est pas le moment de flancher et de tomber dans la passivité.

Nous allons donc passer la journée à réfléchir entre chaos et préparer nos réponses à la crise qui va déferler sur nos épaules, si l’économie s’arrête. L’épidémie ne sera peut-être pas violente (surtout si on prend les bonnes mesures d’ailleurs) mais on ne mesure pas encore les répercussions en cascade sur le business…

Alors, on va ouvrir grand les yeux, pour bien vivre, chaque situation, et en capter les enseignements jusqu’à la moindre goutte.

Qu’en pensez-vous ? Vous partagez ?