Quand on est consultant ou coach individuel, la question peut se poser de devenir en plus un professionnel du coaching d’équipe :

  • Certains consultants aspirent à devenir coach (voir : différence entre coach et consultant), afin d’accompagner leurs clients depuis une posture de coach plutôt qu’une posture d’expert
  • Certains coachs individuels ont du mal à bien vivre de leur métier, parce que les missions de coaching individuel en entreprise ne sont parfois pas faciles à trouver et souvent longues à obtenir. Pour développer son activité de coach, une voie royale s’offre à soi, pour peu qu’on ait de la sensibilité à la dynamique des groupes…

Du coup : pourquoi pas en effet devenir professionnel du coaching d’équipe, en complément de votre activité actuelle ?

Le coaching d’équipe est :

  • un métier porteur,
  • un métier d’avenir,
  • et un vrai métier tout simplement…

Nous allons développer ces trois aspects :

Professionnel du coaching d’équipe : un métier porteur

De plus en plus de personnes et d’équipes sont conscientes que :

  • la pression du résultat n’est pas une motivation suffisante pour performer longtemps. Entrer dans une dynamique de progrès et d’excellence durable est plus important que la performance à court terme (voir notre article : “performance ou excellence“)..
  • produire toujours plus et relever de nouveaux défis ambitieux et challengings n’est pas un point d’appui suffisant pour s’accomplir et s’épanouir dans une vie professionnelle.

De plus en plus, elles aspirent à approfondir leur niveau de complicité, à entretenir des relations authentiques entre les membres d’une même équipe, et à y accueillir la vulnérabilité comme une force. Il se trouve qu’avec l’effritement de la famille et l’effondrement des valeurs et des rituels sociaux, l’équipe professionnelle prend encore plus d’importance qu’avant, parce qu’elle incarne potentiellement un pilier de la vie sociale et représente une caisse de résonance pour l’individu. L’équipe est un prolongement de soi-même, et un amplificateur du pouvoir personnel : à plusieurs on est plus fort et on accomplit des exploits dont on serait incapable en étant seul.

Les équipes commencent donc à découvrir le besoin de prendre soin d’elles-mêmes en tant qu’entité collective : optimiser les interfaces avec les autres équipes, améliorer leurs modes de fonctionnement internes, réguler les tensions qui ne manquent pas de survenir quand le travail est intense.

Elles sont de plus en plus conscientes d’avoir besoin d’apprendre à débattre proprement sur des sujets traverses et stratégiques, de façon à co-construire des projets communs, auxquels chacun adhère d’autant plus volontiers qu’il a participé à son élaboration.

Tout cela crée une véritable aspiration pour le coaching d’équipe, qui surfe sur cette vague et apporte des moyens de répondre à ces nouveaux appétits.

Il est plus facile de vendre un coaching d’équipe qu’un coaching individuel

  • Les budgets consacrés au coaching d’équipe ne sont pas forcément des budgets de formation, si bien que les décideurs ne sont pas toujours les RH, mais bien souvent les patrons d’équipes eux-mêmes, qui décident par eux-mêmes du choix de leur partenaire et de l’allocation du budget qu’ils vont consacrer à leur équipe. Ce n’est pas forcément mieux que lorsque ce sont les RH qui prescrivent, mais ce sont d’autres budgets, moins contraints par les réglementations de la formation.
  • Le budget dédié à un coaching d’équipe, même s’il est souvent plus important que celui dédié à un coaching individuel, est réparti sur une dizaine de participants, si bien qu’il est vu comme plus rentable ou moins cher que le budget d’un coaching individuel qui ne profite directement qu’à un seul bénéficiaire.
  • Il y a beaucoup moins de concurrence quand on est professionnel du coaching d’équipe, que lorsqu’on est coach individuel. Le marché du coaching individuel est arrivé à maturité, tandis que celui du coaching d’équipe est en plein essor. Il y a donc tout à faire sur ce marché émergent. Et il est beaucoup plus facile de se différencier par rapport à la concurrence.
  • Les retombées commerciales d’un coaching d’équipe sont nombreuses, puisque toute une équipe a pu apprécier ses effets bénéfiques. Chaque équipier est souvent un manager lui-même, potentiellement demandeur d’un accompagnement pour sa propre équipe. En revanche, un dirigeant ou un manager ne se vante pas forcément d’avoir bénéficié d’un coaching, et quand il le fait il n’a pas toujours le réflexe de communiquer les coordonnées de son coach individuel (parce qu’il a tissé une relation personnelle de confiance, qu’il lui a fait des confidences, et qu’il préfèrera souvent garder son coach pour lui…)
  • Peu de coachs individuels gagnent bien leur vie en ne faisant que du coaching individuel. C’est un fait. En revanche, on peut parfaitement vivre très confortablement de son art, en étant à la fois coach individuel et professionnel du coaching d’équipe.

pourquoi devenir professionnel du coaching d'équipe ?

Un coaching d’équipe complète bien une mission de conseil

  • Quand une équipe de direction est guidée par un expert en stratégie ou en organisation (ou une équipe marketing guidée par un expert en innovation, ou une DSI par un cabinet expert en déploiement d’un ERP), elle a besoin de se mobiliser et de s’aligner pour que sa dynamique interne ait un réel effet d’entrainement sur les autres équipes. Il ne suffit pas de recevoir un bon conseil pour réussir à le mettre en oeuvre, il faut encore trouver son propre chemin pour atteindre un objectif donné vers la situation visée. Pour cela, il faut aussi s’assurer qu’on vise bien tous la même cible, et qu’elle fait sens pour tout le monde… Ceci est justement une des spécialités du coaching d’équipe. Si donc, vous êtes consultant, expert dans un domaine, et que vous vouliez que vos conseils soient implémentés avec succès, vous savez pertinemment qu’il ne suffit pas de les prodiguer pour que les équipes y adhèrent. Pour cela il faut qu’ils puissent se les approprier, en y réfléchissant par eux-mêmes. Par ailleurs, la nouveauté suscitant des changements, il faut aussi qu’ils mettent à plat un certain nombre de résistances au changement, qu’un professionnel du coaching d’équipe saura traiter sans passer en force. Le coaching d’équipe prépare et prolonge vos missions de conseil. Et souvent d’ailleurs, le client sollicite du conseil, alors qu’un coaching d’équipe lui serait encore plus profitable. Vous qui êtes consultant, vous pourriez offrir une prestation complémentaire, parfois plus judicieuse qu’une simple démarche de conseil…

Le coaching d’équipe provoque des effets forts et durables

  • L’effet levier du coaching est bien plus fort que celui d’un coaching individuel, puisque cette prestation implique toute une équipe. Si cette équipe est un Comité de Direction (et c’est le plus souvent le cas), toutes les équipes du dessous dans l’organigramme regardent l’équipe de leurs patrons et sont implantées par les changements déclenchés par le professionnel du coaching d’équipe.
  • Un coaching d’équipe modifie les croyances collectives et développe un surcroît de performance, ainsi qu’un approfondissement de la maturité collective. Accoucher une équipe d’un meilleur fonctionnement est un travail plus profond et peut-être plus gratifiant que de simplement leur donner des outils ou des conseils sur des méthodes…
  • Pourquoi faudrait-il opposer bien-être au travail, estime, plaisir, confiance, à performance et productivité ? Comment concilier ces deux polarités, pour qu’elles soient complémentaires, voire même dans une certaine mesure : être la même chose ? Comment jouer sur les 2 tableaux simultanément pour les renforcer mutuellement au lieu de les opposer ? Un coaching d’équipe contribue souvent à résoudre cette équation d’une manière pratique. C’est gratifiant pour le professionnel du coaching d’équipe de contribuer ainsi à un monde meilleur…

Un nouveau terrain de développement personnel

Trouver sa place au sein d’un groupe est un autre champ de développement personnel, en plus de tout le travail que vous avez déjà fait sur vous-même dans le cadre de la relation individuelle.

Par exemple : savoir à la fois se mettre au centre quand c’est nécessaire (pour y exercer une emprise sur le groupe par exemple) et savoir aussi se mettre de côté, pour laisser tout son espace au groupe, et l’accompagner ainsi en position méta, sans produire soi-même quoi que ce soi pendant que les autres travaillent… C’est une expérience intéressante, une posture à explorer, qui ouvre la vision au phénomène systémique. Voir ainsi les phénomènes de groupe, et apprendre à agir dessus est souvent une action réparatrice de votre propre passé familial, par effet d’échos systémiques (voir à ce sujet : Le processus parallèle en coaching et supervision)

Une façon d’enrichir ses compétences

Quand on maîtrise son métier de coach individuel et/ou de consultant, il est intéressant d’acquérir de nouvelles compétences et de s’offrir une autre corde à son arc. Devenir un professionnel du coaching d’équipe vous permettra d’exceller encore davantage dans votre pratique du coaching individuel et vous apportera un autre regard sur votre métier de consultant.

Quand on est manager, déjà bien formé aux techniques de communication et passionné par le développement personnel et l’activité d’accompagner les autres, devenir professionnel du coaching d’équipe peut être une excellente façon de continuer à progresser personnellement et de créer de la valeur autour de soi, mettant à contribution ses talents naturels et son expérience de l’animation. Dans chacun de nos groupes du cycle de formation coaching d’équipe, il y a ainsi quelques managers qui envisagent de se reconvertir, ou qui veulent approfondir leur sensibilité à la dynamique des équipes et augmenter significativement l’impact et la portée de leurs actions de management sur les groupes.

Il y a ainsi des managers qui deviennent progressivement coachs internes, à temps partagé, ou des chefs de projet transverses dont la mission naturelle est finalement d’influencer les systèmes pour accompagner le changement et de coacher les équipes projets (tout comme le ferait un coach externe).

Professionnel du coaching d’équipe : un métier d’avenir

Il se trouve que le coaching d’équipe est encore assez peu modélisé.

La plupart des intervenants qui sévissent sur ce marché sont des consultants ou des animateurs de teambuildings.

Mais des conseils ou des psychopapouilles ne sont ni l’un ni l’autre du vrai coaching d’équipe. Pour cela, comme dans tout vrai métier, il y a des méthodes (nous ne parlons pas ici de théorie, mais d’approche pratique) et des outils, pour rationaliser l’intuition et démultiplier l’effet naturellement provoqué par le talent et le feeling.

Peu d’accompagnateurs d’équipes sont de vrais professionnels du coaching d’équipe, formés spécifiquement à la posture et aux méthodes d’accompagnement des équipes (voir à ce sujet : Les outils du coaching : les maîtriser ne suffit pas). La plupart sont des formateurs ou des animateurs qui font de l’entertainment dans des séminaires de teambuildings, ou bien des consultants qui dirigent des séminaires experts.

Du coup, si vous êtes bien formés, bien clairs sur votre posture, bien en appui sur vos fondamentaux : les client n’auront aucun mal à faire la différence entre vos concurrents et un véritable professionnel du coaching d’équipe.

  • Par votre attitude coach,
  • par la forme et le choix des questions que vous poserez lors du briefe initial,
  • par le diagnostic que vous l’aiderez éventuellement à poser sur les besoins de son équipe,
  • par l’architecture de votre intervention…

…vous transpirerez le coaching par tous les pores de votre peau, avant même que le coaching ne commence (voir à ce sujet notre article : “Un coaching systémique commence avant le coaching“)

 

Nous l’avons dit, le coaching d’équipe en est à ses balbutiements. Il y a bien des théories sur le changement et sur l’approche systémique des organisations, sur la cohésion et la dynamique sociale, mais il y a encore peu de vrais apports fondamentaux et structurants sur l’équipe et la manière de la coacher. Ceux qui en parlent le plus sont des universitaires (qui ne sont pas des coachs), tandis que les coachs exercent leur métier sans trop modéliser leur pratique.

Pour ceux qui aiment l’aventure et l’innovation, il y a vraiment de quoi faire dans ce métier encore très jeune. Voir à ce sujet les articles suivants :

Professionnel du coaching d’équipe : un vrai métier

Pourtant le coaching d’équipe est un métier à part entière (lire à ce sujet : Métier coach d’équipe), avec :

  • un état d’esprit particulier
  • des postures spécifiques en fonction des différentes phases de l’accompagnement
  • des méthodes structurantes, des dispositifs ad hoc, des outils et des pratiques ainsi que des tours de mains professionnels

Tout cela s’apprend. Il faut beaucoup s’entraîner et pratiquer.

Le coaching d’équipe ne souffre pas l’amateurisme, parce que l’équipe est une entité collective qui a beaucoup de pouvoir, au sein de laquelle circulent des énergies fortes, qui peuvent causer du dégât si on les canalise mal. Le coach peut causer des torts considérables et s’en prendre plein la tête s’il ne prend garde à bien se positionner.

Malheureusement, bien peu ont compris que c’est un vrai métier. Beaucoup croient qu’avec deux ou trois exercices de teambuilding et de formation, on parvient à accompagner une équipe vers la performance. Mais c’est faux ! Avec des bricolages de bateleur, on emmène personne nulle part. Au mieux, on anime des séminaires sympas, qui dispersent l’attention des véritables enjeux, on se fait des psychopapouilles pour soi-disant améliorer la cohésion de groupe, et le problème reste entier de l’engagement, du dépassement des intérêts personnels, de la résolution des craintes et  du nettoyage des émotions larvées, et de l’invention collective d’une trajectoire de progrès qui entraîne les plus récalcitrants dans la spirale de réussite.

Dans la formation que nous proposons, nous enseignons comment structurer votre coaching, comment réussir chacune des étapes, depuis le cadrage de la demande, jusqu’à la formalisation d’engagements, en passant par l’art de provoquer l’insight en groupe et celui de co-construire des solutions innovantes. Il y a une logique, un fil rouge derrière tout cela, qui donne de la cohérence. Et puis il y a des tours de mains à repérer et s’approprier, il y a des méthodes à apprendre et des protocoles à maîtriser.

  • Une manière de réussir l’entretien de cadrage avec le patron de l’équipe, qui permet de :
    • recueillir la demande
    • déduire des objectifs réalistes pour votre intervention
    • pré-valider le contrat du coaching, en posant les bases d’une alliance de travail
  • Un diagnostic d’équipe pour déterminer son énergie dominante, et en déduire le type d’intervention qui lui conviendra le mieux
  • Un modèle d’accompagnement pratique et structurant, en 4 étapes simples à repérer et à mettre en œuvre (voir cet article : grow coaching)
  • La posture de coach adaptée à chacune des 4 étapes de l’intervention
  • Des méthodes pour réussir vos interventions :
    • architecture des principaux séminaires
    • tours de main pour animer vos séquences
    • techniques de communication pour ouvrir le cadre de référence de vos clients
  • Des outils et des pratiques spécifiques de coaching d’équipe à proposer à vos clients :

 

Une formation pratique

Tout cela s’apprend très bien. Nous transmettons là où nous en sommes de notre expérience de 20 ans de coaching d’équipe à travers un cycle de 12 jours, répartis en 4 modules de 3 jours, chacun dédié à une énergie et une forme de dynamique d’équipe.

  • Le premier module est dédié au contrat de coaching d’équipe, au cadre du coaching, à l’architecture stratégique du coaching, aux méthodes, et aux outils. Bien sûr, on ne vous transmet pas toutes les méthodes en 3 jours (il ne resterait plus rien pour les autres modules et celui-ci serait absolument indigeste), elles sont distillées au travers des 12 jours. Nous vous apprendrons d’abord à bâtir pour vos clients un dispositif miroir, dans lequel le simple fait d’y entrer provoque déjà des prises de conscience et des insights. Le reste est affaire de qualité de la relation, de pertinence de votre conversation de coaching avec le groupe, et de tours de mains spécifiques, qui dépendent largement de votre style de coaching
  • Le second module est dédié à la qualité de la relation entre le coach et le groupe, mais aussi entre les équipiers au sein de leur groupe.Vous y apprendrez comment renforcer la cohésion et le sentiment d’appartenance (éventuellement à travers des supports de projection que sont les jeux et les activités teabuilding, la manière spécifique de les animer et surtout la manière de les débriefer). Mais par dessus tout, vous apprendrez à vous positionner vis-à-vis du groupe, pour entendre les éléments du cadre de référence client, repérer les croyances limitantes et les manières de les ouvrir, de façon à ce qu’un groupe puisse s’orienter vers des solutions élégantes pour relever ses propres défis.
  • L’art de provoquer l’insight en groupe, est justement le propos du 3ème module, qui n’est pas consacré à la créativité (comme certains le croient). Celle-ci est évoquée, mais pas de façon prioritaire, parce qu’il y a plein de ressources disponibles sur ce sujet, et qu’il n’est pas si intéressant que ça en comparaison du travail sur l’insight ou des protocoles comme les ateliers de co-développement ou les ateliers pour faire accoucher un groupe de sa vision.
  • Le module Feu, c’est le module où vous travaillerez à catalyser l’engagement du client dans l’action. Vous apprendrez à accompagner les processus de décision et la mise en mouvement des groupes. Il ne s’agit pas tant de leur faire produire un joli plan d’actions bien rassurant, que de les mettre en action tout de suite, après avoir en effet dessiné les axes et les perspectives. Un groupe a mieux à faire qu’à produire un plan avec vous, qu’il peut souvent faire tout seul. C’est de la mécanique (sauf pour le cas particulier des équipes, qui justement ne savent pas le faire). Mais il est bien plus fréquent de rencontrer des équipes qui maîtrisent l’art de faire des plans, et de ne pas mettre en oeuvre ou suivre les actions qui sont dedans. Elles ont plein de manières de s’y prendre pour ça, elles sont très “créatives” à ce sujet. Nous verrons lesquelles, de façon à ce que vous ne tombiez pas dans le panneau de quitter votre client, bien content d’avoir écrit son beau plan et bien frustré quelques temps après de n’en avoir rien fait…

Nous ne prétendons pas “savoir” ou “maîtriser” les pratiques du coaching d’équipe, mais au-delà de tout dogme, nous partagerons nos convictions et notre expérience. Vous serez libre d’en prendre et d’en laisser ce qui vous conviendra. De toutes façons, le coaching s’inscrit toujours dans le vivant : comment pourrait-on le figer, fut-ce même à travers un corpus de méthodes ? Venez goûter à notre approche : nous organisons des soirées de présentation sur le cycle de formation. Pour end avoir plus : parler à un coach superviseur et  recevoir une invitation.

A bientôt en notre compagnie…