L’approche par les échos systémiques suppose que tout est en inter relation avec tout :

  • Ce qui se joue ici et maintenant se joue aussi ailleurs simultanément sous une autre forme, qui peut me renseigner sur ma situation présente
  • Résoudre quelque chose dans un coin du système a des répercussions sur tout le système (échos sytémiques en retour)
le coaching et les échos systémiques
Les échos systémiques sont
un indicateur et un levier puissants

 

A ce titre, l’instant présent est un échantillon du tout, et la relation de coaching est un levier puissant pour agir sur le système du client, en prenant appui sur les échos systémiques actifs dans la séance.

Coaching et échos systémiques

Loi d'échos systémiques
Eho… Loi d’échos systémiques

Le coaching travaille sur le vivant et sur l’émergent… C’est donc dans la situation présente, que se joue l’effet coaching. Pendant la séance, lorsque le client expose son cas et illustre les difficultés avec lesquelles il est aux prises, celles-ci s’illustrent dans la relation au coach.

Exemples :

  • Le client ne trouve pas d’issue, et se sent impuissant à imaginer d’autres options.. et le coach ne trouve pas non plus de bonnes questions et se sent impuissant à créer de la valeur
  • Le client est agacé par ses collaborateurs… et il s’agace aussi après son coach, ou bien il agace son coach, ou bien il craint d’agacer le coach. Bref l’agacement s’immisce aussi dans la relation !
  • Le client est super créatif, il trouve la séance très productive…et le coach se sent bien, propose de bonnes pistes, il prend lui aussi plaisir à cette séance

(Lire un exemple de séance qui utilise les échos systémiques pour provoquer l’insight)

En les remarquant, le coach peut agir sur les échos systémiques en les montrant au client. Le client dès lors peut s’en déprendre, et envisager sa situation autrement, apercevoir d’autres perspectives qui offrent d’autres options de solutions.

Tout est dans tout…

L’instant présent est riche de potentiel…

Comme dans un hologramme où le tout se retrouve dans chacune des parties,  l’instant présent pourrait être un échantillon de toute la réalité,

échos systémiques
Chaque partie est dans le tout et le tout est présent dans chaque partie

pour celui qui l’expérimente. Nous ne l’affirmons pas (et le démontrons encore moins), mais nous proposons d’en faire l’expérience.

A partir de ce principe, il serait toujours possible d’agir sur la totalité à partir de n’importe quel instant, considéré comme une parcelle du tout, contenant ce dernier tout entier ! L’instant présent offrirait donc d’immenses possibilités d’agir sur le tout.

Ainsi, des événements sans lien apparent, mais survenant au même moment ont déjà ce point commun temporel. Le fait de les rapprocher l’un de l’autre, peut faire émerger un sens qui éclaire les deux d’une perspective nouvelle. Il ne s’agit pas là d’une façon mystique de voir des signes partout, mais simplement d’utiliser tout son environnement pour se laisser inspirer par des intuitions appartenant à un autre régime que celui de la rationalité ordinaire.

Deux exemples de synchronicité systémique

Prenons 2 exemples tout simples, parmi tant d’autres que nous vivons en permanence, sans nous en rendre compte :

  • Alors que j’anime une réunion avec mon équipe et que nous sommes tous en train de bloquer sur un choix à faire, j’aperçois par la fenêtre une phrase publicitaire sur un camion qui passe dans la rue, qui me donne un indice sur ce qui bloque et une idée pour avancer. Sans aller jusqu’à dire que « l’univers complote à ma réussite » (Cf. L’Alchimiste de Paulo Coehlo) et m’envoie des indices pour m’aider, nous pourrions envisager de donner délibérément une signification aux évènements synchroniques, en laissant vibrer notre intuition, par associations d’idées.
  • Alors que je suis en train de préparer une intervention pour le personnel de mon usine et annoncer un changement important qui se prépare, je reçois par mail le témoignage d’un ami qui rentre du Japon et qui raconte ce qui l’a surpris dans la manière dont les japonais ont réagi aux conséquences terribles du Tsunami. Je trouve immédiatement l’inspiration qui me manquait pour mon introduction.

échos systémiques

L’instant présent, comme lien systémique…

L’autre point commun possible entre deux situations sans rapport logique apparent entre elles, est que je suis celui qui fait l’expérience de ces deux choses, simultanément, dans l’instant présent.

C’est un peu comme quand la physique quantique nous parle de domaine non localisé, sorte de quatrième dimension, dans laquelle tout est imbriqué, tout est en relation directe et instantanée avec le reste. Ainsi, d’après ses experts, il n’y a pas de séparation absolue, de phénomène purement local. Et la réalité que nous observons n’est en fait que l’un des nombreux possibles existant à l’état de potentialité …

Qu’est-ce que le transfert systémique ?

Le transfert en psychanalyse désigne un processus au cours duquel des sentiments ou des désirs inconscients se trouvent reportés sur une autre personne que les premiers objets investis dans l’histoire d’un sujet,le plus souvent les parents.
La cure psychanalytique est le lieu privilégié du transfert sur la personne de l’analyste.

Le transfert, loin de concerner seulement la psychanalyse, intéresse une multitude d’autres thérapies. Mais, en y regardant de plus près, il y a même transfert dans n’importe quel type de relation humaine (5), à l’école, au travail, en amour, en amitié… Toute­fois, on s’aperçoit que si les notions de transfert et de contre-transfert existent dans certaines thérapies, elles recouvrent des réalités bien différentes…

Carl Gustav Jung a reconnu en partie l’importance capitale du transfert mais, pour la discipline qu’il a lui-même créé, psychologie analytique. Cependant, il envisage celui-ci de manière significativement différente de celle de la psychanalyse sur au moins deux points :

  • Pour Jung, le transfert n’est pas un phénomène pathologique qu’il s’agirait de réduire par l’analyse, mais d’un phénomène naturel dans la relation entre deux êtres humains, phénomène qui résulte du déploiement des dynamiques archétypiques entre deux personnes.
  • Ensuite Jung ne considère pas que le transfert puisse être simplement appréhendé comme étant un mouvement à sens unique, de l’analysant vers l’analyste, mais bien plutôt comme un mouvement à double sens, qui implique tout autant la personnalité de l’analyste que celle de son patient. Ainsi la distinction freudienne entre transfert et contre-transfert n’a pas, dans la pensée jungienne, la même place que dans la pensée freudienne. Les jungiens réserveront ce terme à ce qui, de l’analyste, participe aux résistances, c’est-à-dire à la façon dont l’analyste fait inconsciemment obstacle à la poursuite du processus analytique

Pour Carl Rogers, créateur de l’Ap­proche Centrée sur la Personne, où l’on ne parle plus de patient mais de « client » et où l’écoute du thérapeute se doit d’être « empathique », le transfert est envisagé comme un « type de relation de dépendance prégnante et persistante qui n’a pas tendance à se développer »

“Liquider son transfert”, c’est être enfin délivré de certaines répétitions, ou être libéré de l’illusion qu’un autre sait, choisit ou existe à notre place. Subsiste alors une question à laquelle il reste à chacun une vie entière pour réfléchir : peut-il y avoir un amour sans transfert ?

Qu’est-ce que le coaching systémique ?

Le coaching systémique est le coaching de l’ensemble d’un système. Qu’il s’agisse du système :

  • d’une personne (s’il s’agit d’un coaching individuel),
  • d’une équipe, ou d’une organisation (s’il s’agit d’un coaching d’équipe ou d’organisation).

Si le coaching s’adresse à l’ensemble du système client, (coach inclus, qui reconnaît son interdépendance avec le client, et utilise les échos systémiques qui ne manquent pas de se produire entre les enjeux du client face à sa situation et les transferts inconscients dans sa relation avec le coach), alors on parlera d’un coaching systémique.En revanche, si le coaching se contente d’agir isolément sur un levier au sein du système client  (ou même sur plusieurs leviers, mais pris indépendamment les uns des autres), on dira qu’il est incrémental, puisqu’il ne fait avancer le client que d’un cran à la fois (avec le risque que d’autres éléments du système viennent en résistance du pas en avant, s’opposent au changement et empêchent le progrès désiré).

Quelle meilleure position d’influence ?

Celui qui ose envisager la réalité comme faisant partie d’un tout unifié,  peut trouver un moyen d’influencer n’importe quel système, même apparemment très distant, à partir de son action dans l’instant présent. Et donc a fortiori son équipe qui est toute proche !

Prenons là encore un exemple pour illustrer ce deuxième point :

Sans être toujours directement responsable des difficultés des autres, je suis forcément lié à leur situation puisque j’en suis conscient et que je fais partie du tout qui m’inclue forcément au sein de la situation globale ! J’ai dès lors une action possible sur ce système, puisque j’en suis un élément.

Même quand je ne suis pas directement impliqué, cela me concerne toujours… et je peux avoir une influence, même modeste.

Et qui sait : les petits ruisseaux font les grandes rivières !

Un coaching systémique s’adresse à l’ensemble du système client (coach inclus, qui reconnaît son interdépendance avec le client, et utilise les échos systémiques qui ne manquent pas de se produire entre les enjeux du client face à sa situation et les transferts inconscients dans sa relation avec le coach).

En revanche, quand le coaching se contente d’agir isolément sur un levier au sein du système client  (ou même sur plusieurs leviers, mais pris indépendamment les uns des autres), on parlera plutôt d’un coaching linéaire ou incrémental, puisqu’il ne fait avancer le client que d’un cran à la fois (avec le risque que d’autres éléments du système viennent en résistance du pas en avant, s’opposent au changement et empêchent le progrès désiré).

L’enjeu du coaching systémique

Les solutions sont toujours à l’extérieur du problème, car si elles étaient à l’intérieur,le client les auraient trouvées tout seul depuis longtemps !  :-)

Tout l’enjeu du coaching est de parvenir à ouvrir et enrichir le cadre de référence du client pour le faire sortir de l’espace problème dans lequel il s’est enfermé, à partir de sa manière d’envisager son contexte et son objectif.

Or il se trouve que cette manière de poser des problèmes est dans son mental, à l’extérieur de lui-même en quelque sorte, comme l’illustre le schéma suivant :

 

niveaux de conscience - échos systémiques

 

Pour se connecter avec ses solutions intimes, qui sont au centre de son être (et à l’extérieur du problème posé par le mental), le client doit revenir au centre de lui-même. Ce retour au centre, brutal parfois, est ce que l’on appelle l’insight en coaching, la prise de conscience. Et c’est ce que l’on recherche en coaching, pour le plus grand bénéfice du client, qui trouve par lui-même et en lui-même les solutions auxquelles il aspire pour résoudre le problème dans lequel il s’est exilé tout seul !”

La vie n’est pas un problème en soi ! C’est le mental qui fabrique des problèmes avec la vie. 

Le problème du client est donc toujours dans son mental, puisque c’est avec le mental qu’il le formule.

Pour le sortir de l’espace problème et l’amener vers la source des solutions “out of the box”, le jeu est de le faire revenir vers son centre (voir à ce sujet l’article sur la “Présence”), c’est-à-dire vers ses sensations corporelles.

Niveaux de conscience et coaching de l’énergie

Le coaching de l’énergie développe particulièrement cette approche du coaching par le corps.

Recentrer le client dans son corps, en commençant par soi-même, coach, à se recentrer dans l’instant à ses propres sensations corporelles. Il n’y a rien de plus “simple” et naturel. Mais pour nous qui sommes exilés dans nos têtes, cela demande un travail spécifique.

Dans un monde qui perd ses repères, le coaching est un accompagnement qui donne du sens au quotidien :

  • le quotidien du client : le coaching accompagne les individus dans leur quête de sens, d’accomplissement global et de réussite concrète
  • le quotidien du coach : le coaching permet au coach de se développer lui-même, en miroir des progrès qu’il accompagne chez ses clients, tout en trouvant une place dans le monde, alignée avec sa vocation

En effet, dans une perspective systémique, le verbe « accompagner »  est fondamentalement paritaire :

  • Comment accompagner quelqu’un si vous-même n’êtes pas « présent », en vous-même et à vous-même ?
  • Comment accompagner quelqu’un sans être : en sa compagnie ?

Accompagner l’autre, se tenir mutuellement compagnie, être compagnons, s’accompagner soi-même, sont ainsi des notions indissociables.

Dans le coaching de l’énergie, accompagner un client, c’est donc aussi (et peut-être : d’abord) s’accompagner soi-même !

Autrement dit, le premier « instrument » du coach de l’énergie, c’est son authenticité, qui conditionne la qualité de sa « Présence »… Présence au client évidemment, mais aussi présence à soi-même (nous l’avons dit), et même, pourquoi pas : accueil de « La Présence », ce troisième terme relationnel venant compléter le binôme client-coach.

Cette notion de « Présence » est centrale dans le coaching de l’énergie, tel que nous le concevons : nous y avons donc consacré un sous chapitre entier. Aussi ne la développerons-nous pas davantage dans cette introduction.

Le coaching de l’énergie est une manière puissante de pratiquer le coaching :

  • regard positif structurant
  • dimension systémique de la relation
  • insight décapant
  • challenge et catalyse

 

 

Formation au coaching de l’énergie

Nous avons conçu une formation de perfectionnement pour des coachs expérimentés, qui permet de travailler 4 points clés qui font la différence en termes de maturité et d’excellence en coaching :

  • qualité de la présence et profondeur de la disponibilité à l’instant présent
  • qualité d’écoute profonde : écoute de l’énergie et des processus
  • manières de réduire les déperditions d’énergie du client pour l’aider à se recentrer et s’enraciner dans ses propres énergies
  • capacité à attiser les ressources propres du client, tout en lâchant prise sur son résultat

Formation au coaching de l'énergie - échos systémiques

 

Dans cette formation au coaching de l’énergie, vous apprendrez à rayonner sans intention, sans attente de résultat, sans espoir de reconnaissance, et sans vous soucier des effets. vous apprendrez à le faire, gratuitement, généreusement, non pas POUR un résultat, mais PAR votre nature profonde que vous vous exercez à laisser s’exprimer.

 

  • Vous apprendrez à devenir un agent de changement, un ferment de croissance, sans rien “faire” de particulier, juste par la qualité de présence à soi-même, en cultivant votre alignement avec authenticité.
  • Vous vous exercerez à modéliser et incarner les comportements cibles que votre client a besoin d’acquérir (voir cette technique de coach)
  • Vous écouterez votre intuition, et vous sentirez dès les premiers instants de la relation avec le client les signaux faibles qui parlent très fort de la relation qu’il instaure avec vous.

Dès la phase contractuelle, vous repèrerez ce que votre client est venu chercher auprès de vous, et vous opterez pour une position et une posture qui illustre par l’exemple comment votre client pourrait s’y prendre pour dépasser l’obstacle qui entrave sa progression. Pour autant, il ne s’agit évidemment pas de vous travestir, en vous décentrant au profit d’un exemple à donner au client (quel piètre exemple dans ce cas !).

Au contraire, vous vous centrerez toujours davantage, en étant fondamentalement vous-même, et en allant puiser l’énergie au centre de votre profondeur, reconnaissant qu’il s’agit de la même énergie qui pourrait animer le client, mais qu’elle le fera d’une manière différente, spécifique à sa signature personnelle…

 

Pour tout renseignement sur la formation au coaching individuel, ou la formation au coaching d’équipe, contactez-moi directement : Paul Devaux 06 10 56 14 96