Voici une histoire de fou : “Si un problème n’a pas de solution, c’est que ce n’est peut-être pas un problème, mais que lui-même est une solution !”.

Dans ce cas, à quel autre problème, ce problème sans solution est-il peut-être lui-même une solution ?

Cet autre problème pourrait éventuellement être résolu par une autre solution, moins coûteuse, plus élégante, qui éviterait de subir les conséquences de la solution qui semble poser elle-même un problème sans solution  ?

problème-solution - histoire de fou
Encore une histoire fou – coach pour nous embrouiller !

“Ce n’est pas parce que vous savez vous servir d’un marteau, que tous les problèmes sont des clous !” – Anonyme

Exemple pour illuster cette histoire de fou

Un parent se dispute avec son enfant parce que ce dernier le renvoie inconsciemment à des traits de caractère que ce parent n’accepte pas chez lui-même. (Cela arrive parfois…et pas qu’entre parents et enfants. Voir au sein du couple, avec des amis proches, ou avec des N-1 dans une équipe au travail, etc…)

Et évidemment, cette dispute étant déjà une solution à son refus de ce qu’il est, elle n’a pas de solution (une solution n’a pas de solution, seuls les problèmes ont une solution).

Si bien que le parent qui veut ne plus se disputer peut bien essayer en vain de nombreuses tentatives infructueuses et finir par se décourager.

Ce n’est, dans cet exemple, qu’en s’acceptant soi-même avec ses propres traits de caractère au lieu de les refuser chez les autres, que ce parent acceptera son enfant comme il est, n’essaiera plus de le conformer autrement, l’aimera plus pleinement, et cessera de se disputer avec…

Pensez-vous à d’autres exemples de cas où les clés ne sont pas là où le client les cherche ?

Le pouvoir des images

Ce début d’article m’est venu en dialoguant avec quelqu’un sur un forum sur l’esprit du coaching. La personne, tout en comprenant bien la célèbre métaphore du réverbère sous lequel on cherche ses clés, proposait que le rôle du coach pourrait être d’éclairer le chemin au-delà du réverbère.

Je suis d’accord :

  • d’abord avec l’idée d’utiliser des images pour se faire comprendre et aussi avec celle de recourir à des images complémentaires pour enrichir la visualisation initiale
  • ensuite avec l’idée d’éclairer à l’extérieur du problème (au-delà du rond point éclairé par le réverbère disait la personne)

Mais je suis moins d’accord avec l’idée d’éclairer le chemin du client.

Pourquoi ?

histoire de fou

  • Réponse A : Parce que le coach, qui pourtant connaît le chemin, aime bien jouer aux devinettes pour taquiner son client au lieu de lui donner directement son avis et les réponses qu’il voit…
  • Répose B : Parce que le coach, qui pourtant connaît le chemin, préfère ne pas l’indiquer au client… comme ça ses séances durent plus longtemps et son chiffre d’affaires est augmenté de plus de séances !
  • Réponse C : le coach ne connaît pas le chemin et n’est pas payé pour cela
  • Réponse D : Le coach ne connaît pas le chemin, et ne prétend pas à pouvoir le connaître mieux que son client, qui explore la question depuis un certain temps déjà. En revanche, il peut proposer des questions qui décenternt l’attention du client hors du problème, là où il y a toujours plus de chances qu’il trouve une piste de solution nouvelle…

Réponse D, Jean Pierre ?…

La valeur ajoutée du coaching : une histoire de fou

IE : une histoire de fou
Exemple d’intelligence collective

Il y a fort à parier qu’avec l’intelligence collective qui émerge dans l’interaction au sein du binôme client/coach, le client ne va pas tarder à trouver un chemin que le coach ne verra peut-être même pas (une solution que le coach ne comprendra peut-être pas), mais cela n’a aucune importance, du moment que le client à trouvé ses clés et repris son chemin.

Rappelons que le coach n’est pas là pour trouver, ni même pour suggérer des solutions, mais pour accompagner le client pendant qu’il les cherche. Comment crée-t-il de la valeur pour son client ? De deux manières :

  1. Par sa simple présence, son écoute chaleureuse et attentive, qui permet au client de s’entendre lui-même, et lui donne de l’énergie et de la confiance pour continuer à creuser en lui
  2. Par quelques interventions de coach, qui permettent au client de passer du programme “chercher sans trouver” au programme “trouver sans chercher” !

Et pour un brin de culture :

Histoire de fou avec un entonnoir sur la tête

Dans la tradition alchimique l’entonnoir (figuré dans le sens normal d’utilisation) était le symbole de la transmission du savoir. Dans l’autre sens, il représentait l’ignorance et, par association, la déraison. Au XVème siècle, il apparaît dans certains tableaux du peintre hollandais Jérôme Bosch sur la tête de divers personnages farfelus. Dans sa peinture l’Extraction de la pierre de folie, un moine prétendant extraire la folie (la pierre de folie) est représenté avec un entonnoir en guise de chapeau. Par la suite l’entonnoir à l’envers est devenu le symbole du psychiatre et des fous, l’un étant assimilé à l’autre, englobés dans la même déraison.” – via “Entonnoir et folie | PSY magazine.”