“L’esprit du Coaching est si simple, que pour en faire un métier “sérieux”, nous pourrions céder à la tentation de le rendre plus complexe. Or paradoxalement, c’est la simplicité même du coaching qui en fait un métier à la fois original et pas si facile à exercer… ” (Alain Cardon)

 

esprit du coaching

Pour explorer la simplicité du Coaching, je vous propose quelques réflexions sur  l’esprit du coaching.  Car c’est l’esprit du coaching qui en fait son originalité, sa marque singulière, et pas la multitude de méthodes que l’on pourrait être tenté de développer sous couvert de Coaching, peut-être surtout pour se démarquer.

J’aime cette expression : “l’Esprit du Coaching”. Elle m’évoque autant “l’esprit au-dessus de la lettre” que le “grand esprit” des amérindiens, qui planerait au-dessus des Coachs, pour les inspirer dans la pratique de leur art. Il me fait aussi penser à la “quintessence” des Alchimistes, cet esprit subtil au-dessus des quatre éléments visibles…

Voyons comment l’esprit du coaching peut réenchanter le quotidien.

L’esprit du Coaching et la Voie du quotidien !

Il y a dans cette notion d’Esprit du Coaching quelque chose de transcendant et de puissant, que j’aime rapprocher de celle, plus modeste et pragmatique de : “Voie du quotidien”.

C’est Karlfried Graf Dürkheim  (“Pratique de la voie intérieure, le quotidien comme exercice »), qui m’a le premier éveillé à cette idée formidable que la Voie doit non seulement s’inscrire dans le quotidien, mais que la voie est le quotidien lui-même. Ce dernier est dès lors exaucé d’un ton, acquérant par là cette dimension initiatique d’être un support miroir, qui nous met en contact avec le mystère de notre profondeur…

Dans cette perspective, il n’y a plus à séparer la Voie spirituelle (ou celle du développement personnel, ou encore celle de l’épanouissement du bien être au travers de la performance professionnelle…) des situations ordinaires de tous les jours. L’activité professionnelle devient un “exercice spirituel” à part entière et n’est plus une parenthèse au sein de la vraie vie. Ce n’est plus une sorte de mal nécessaire pour s’affranchir des contingences et pouvoir s’adonner ensuite à ce qui compterait vraiment. Cette activité cesse d’être “profane” en ce sens qu’elle implique alors tout notre être, bien au-delà da la conscience professionnelle, du goût du travail bien fait ou du désir de bien réussir ses entretiens de Coaching. Le Coaching, envisagé comme une Voie, devient un véritable chemin de réalisation personnelle, un terrain d’entraînement où l’on s’exerce à devenir meilleur soi-même au contact de ses clients, où ces derniers sont nos compagnons de route à parité, chacun étant centré sur ses propres objectifs, mais tous deux étant engagés solidairement d’une manière systémique dans un élan vers le changement et vers l’action…

Bien qu’ayant bénéficié très tôt d’enseignements indiquant clairement qu’il n’y a pas à séparer les choses, j’ai longtemps cru malgré tout que je faisais ce métier de Coach “par défaut” : parce que c’est ce que je faisais finalement de moins mal  et qu’il fallait bien gagner sa vie. Implicitement, j’attendais de meilleurs auspices, pour enfin donner libre cours à ma vocation spirituelle, au travers d’activités que je croyais plus en ligne avec mes orientations personnelles. Mais, j’hésitais à me lancer et je créais de moi-même artificiellement un clivage entre deux parties de ma vie : celle que je vivais, la considérant insatisfaisante mais supportable à tire provisoire, et celle dont je rêvais mais que je croyais impossible à réaliser tout de suite (ne me sentant jamais suffisamment prêt, ne voyant pas comment en vivre, etc…… autant d’excuses bien classiques, dont les coachs entendent souvent parler au cours de leurs séances).

Un véritable chemin de vie, dans l’esprit du coaching

Ce n’est que peu à peu, comme l’appétit vient en mangeant, que j’ai fini par comprendre goutte à goutte (à l’instar d’une lente distillation) que le Coaching était en train de devenir pour moi, non pas un chemin d’emprunt que j’arpentais en passager clandestin (qu’on finirait bien un jour par démasquer), mais un véritable Travail, mon métier, tout simplement une partie centrale de mon chemin de vie.

Maintenant, sans pour autant me faire d’illusion,  j’aime à considérer la pratique professionnelle, non seulement comme un art, mais comme une Voie, à l’image des compagnons du devoir qui faisaient de l’exercice de leur métier, une démarche spirituelle, au travers de laquelle se forgeait la qualité de leur être (Cf. “La pendule à Salomon” – Raoul Verrgez), et non seulement la qualité de leurs oeuvres.

Le coaching cela se vit dans le moment présent

C’est dans le quotidien, et non seulement dans les séances de travail en face à face avec un client, que l’on est Coach.  Mon projet est d’ici de regarder avec vous, en quoi et comment s’exprime l’esprit du Coaching (y compris donc en dehors même des séances de Coaching, dont on a déjà pas mal parlé : leur cadre, leur rythmes, les techniques, etc…). Au-delà de “faire” du coaching, comment peut-on “être” Coach, engagé au travers d’une position de vie alignée avec l’esprit du coaching (sans pour autant coacher à tort et à travers tous ceux qui ne demandent rien, en “sauveur” impénitent ! ). Nous voulons parler d’une manière d’être, d’un état d’esprit,  que l’on incarne après instant, et qui transpire “l’effet coaching” presque sans qu’on le cherche, une attitude dans la vie qui contamine positivement l’environnement, et s’y déploie de manière virale.