Quelle est la durée d’une séance de coaching ?

Pour répondre à cette question, nous allons revenir à des fondamentaux de l’expérience, en utilisant le mental pour mener l’investigation et nous exonérer de ses représentations.

Combien de temps dure un instant ?

durée d'une séance de coaching

Un instant n’a pas de durée.

De combien d’instants est constituée une durée de 8 heures ? Cette question n’a aucun sens. Ce qui a du sens, c’est de dire qu’une durée de 8 heures est constituée de 8 fois 60 minutes, elles mêmes contenant 60 secondes. Mais combien d’instants y a-t-il dans une seconde, dans une minutes ou dans une heure ?

C’est aussi impossible à dire, que de répondre aux deux questions suivantes :

  • quand l’instant présent a-t-il commencé ?
  • quand, exactement, dans votre expérience présente, cet instant présent va-t-il se terminer (comme pour laisser place au suivant) ?

Réponses : l’instant présent n’a jamais commencé et n’a jamais terminé, ne terminera jamais et ne commencera jamais.

C’est amusant, c’est même stupéfiant !

Ainsi, une durée de 8 heures (par exemple un long trajet en voiture pour se rendre en vacances supposons) n’a en fait aucune durée. Dans votre expérience, elle ne dure que la durée de l’instant présent qui n’a pas « commencé » et qui ne va pas « se terminer ». C’est-à-dire que le voyage ne dure pas, il est, il est une expérience, en quelque sorte « contenue » dans l’instant présent.

Dans mon expérience, il y a l’avion, le train ou la voiture : maintenant, et encore maintenant, et toujours maintenant…jusqu’à ce que cela cesse et que l’expérience d’autre chose se présente dans le champs de la conscience. Si je suis présent à mes sensations corporelles, non seulement je ne suis pas seul, mais je ne suis ni avant ni après quelque chose d’autre, je ne suis pas ici ou là : je suis ici, tout de suite, ‘maintenant’ (maintenant est le participe présent du verbe maintenir : comme si j’étais en « maintien » dans le présent). Il n’y a pas deux, il n’y a qu’un. Cela est, cela est ainsi, je ne peux que le constater et l’accepter, car il n’y a là « personne » pour le refuser. (voir à ce sujet : « Démasquer l’imposture de la personnalité« )

Quand le mental réalise honnêtement cela, en le constatant et en le réfléchissant comme nous le faisons ensemble maintenant, le temps chronologique et l’espace « linéaire » s’effondrent dans la sensation de l’instant présent. C’est comme si le mental était pris de stupeur : en quelque sorte mis en abîme face à la réalisation du vide de ses propres représentations. L’activité mentale se résorbe dans le silence de la conscience, grâce à la reconnaissance de la vraie nature de l’expérience, sans étiquettes et sans bavardages superposés…

 

 durée d'une séance de coaching

 

Cette stupeur, fait donc place au silence intérieur…

Un silence plein de présence à soi-même, un état d’écoute profonde, une écoute de l’écoute elle-même, un amour de l’expérience (ou une expérience d’amour : c’est la même chose). Quand on réalise qu’il n’y a que « maintenant », on se détend (voir : coaching de lâcher prise) on apprécie…

Et on est disponible, concentré, efficace, tout en ne se souciant plus du résultat (voir : lâcher prise sur le résultat). C’est alors qu’il peut y avoir partage d’énergie :

  • entre soi et l’environnement
  • entre le coach et le client
  • entre le client et ses propres ressources
  • entre le problème et la solution…

En coaching de l’énergie, c’est ce que nous constatons, en toute humilité et avec émerveillement, comme tous ceux qui s’éveillent à la simplicité de l’expérience directe, sans raconter d’histoire par-dessus, sans se prendre pour quelqu’un à compter de cet instant. Bien au contraire, l’expérience sr prolonge dans la légèreté et dans l’intensité, si on n’y ajoute rien, si on ne la manipule pas mentalement, si on la respecte…

Alors, quelle est la durée d’une séance de coaching ?

durée d'une séance de coaching

Quelle est la durée d’une séance de coaching ?

  • Du point de vue de l’agenda, elle durera entre 1 heure et deux heures probablement. Pourquoi s’arrête-t-elle cette fois-ci au bout d’1 heure trente, plutôt qu’au boute d’1h25 ou 1h47 ? Simplement parce que c’est écrit dans l’agenda, et qu’un autre rendez-vous y est inscrit juste après probablement. C’est tout ! Il n’y a pas d’histoire psychologique derrière cet état de fait (il y a en revanche des raisons qui ont fait choisir 1h30 plutôt que deux heures, ou bien des causes objectives qui ont fait qu’on a terminé en avance ou en retard par rapport à ce qui était planifié). Mais tout ceci est fonctionnel et très secondaire par rapport à l’expérience vécue d’une séance de coaching et à son impact.
  • En effet, du point de vue de l’expérience de l’instant présent, il n’y a que l’instant sans durée. La séance s’arrête quand l’énergie des partenaires s’estompe au profit de l’émergence d’un nouvel évènement, d’une nouvelle opportunité. Il y a changement, on le constate. On l’accueille, on l’accepte, on accompagne le mouvement, on se coule dans la proposition de l’instant présent qui semble indiquer qu’il serait l’heure de passer à autre chose…

 

 

Durée d’une séance de coaching de l’énergie

En fait, avec l’habitude, le cycle d’échange énergétique semble se caler de lui-même, dans le cadre d’une durée confortable pour le coach, qui a observé qu’elle était également propice pour la majorité de ses clients. Du coup, une habitude se prend, qui offre l’avantage de certains automatismes sur les questions de logistique et d’intendance, laissant ainsi toute la disponibilité et la spontanéité au service de l’insight du client (voir : « Favoriser l’insight en coaching« ).

En coaching de l’énergie, la notion du temps est envisagée en tant qu’expérience de la présence à l’instant présent.

L’instant présent ne peut pas être géré, il ne peut être que vécu : nous n’avons pas besoin de plus d’une seconde pour vivre la seconde en cours ! Donc en fait, au sens propre, nous ne pouvons pas manquer de temps, jamais.

En revanche, quand nous sommes absents au présent, il nous semble toujours ne pas disposer de suffisamment de temps pour « être », et par voie de conséquence : nous nous sentons débordés, stressés, fatigués …
C’est uniquement quand nous cherchons à remplir l’instant présent avec des choses à faire, que la seconde, l’heure, l’année ou le siècle nous semblent toujours trop courts.

Trouver sa place dans la séance…

Les personnes qui ont du mal avec la gestion du temps sont souvent des personnes qui ont du mal à trouver leur place : dans l’espace !

On n’est jamais au bon moment à la bonne place, toujours en retard, toujours débordé, parce qu’on n’est pas : là, ici, dans notre propre corps (lire à ce propos : « La voie du sentir ») , qui est notre véritable place ! Où est-on alors ? Dans la tête, occupé à des pensées, pendant que la vie passe, sans nous…

Le coaching de l’énergie vous propose de vous entraîner à vous enraciner dans vos sensations corporelles, pour devenir un meilleur coach à chaque instant (voir : performance ou excellence ?)

Comment prendre place sur votre siège, dans votre corps ? En voila une question qu’elle est simple, mais difficile à trouver la réponse. Parce qu’il n’y a pas de réponse « mentale » à cette question. En revanche, il y a une expérience très simple à vivre, elle consiste à vous installer là où vous êtes, comme vous êtes, mais en répartissant votre attention en deux :

  • une part vers l’environnement et les contenus et processus de la séance,
  • et une autre part vers vous-même et vos sensations corporelles, émotions, et pensées émergentes.

Grâce à cet ancrage en vous-même dans le corps, vous êtes vraiment vous-même, et vous êtes inspiré. Un espace s’ouvre en vous, qui dissout les distances, si bien que vous n’avez même plus à vous poser la question de la distance juste à observer par rapport à l’autre. Il vous suffit d’écouter, de sentir, d’apprécier, d’offrir votre attention et d’être présent, sans effort et sans mérite ! Vous vous laissez guider par l’inspiration pour accompagner votre client. Cette approche directe du coaching est assez caractéristique du coaching de l’énergie, qui cependant propose pas mal d’outils et de structuration, pour justement favoriser l’émergence dans le vivant du coaching spontané.

 

Application à la gestion du temps

En gestion du temps, il faut assumer d’abord les priorités, planifier ou déléguer le reste, en délaissant l’inutile, etc… En coaching de l’énergie, nous proposons une manière complémentaire de gérer les priorités. Il va s’agir de ne pas tout planifier, mais de « faire dans l’énergie » et dans le plaisir, certaines choses au fur et à mesure qu’elles se présentent, maintenant ! Parfois, planifier le report de cette petite chose qui se présente tout de suite risque au final de coûter beaucoup plus de temps et de préoccupation que de la faire tout de suite, à chaud, dans l’énergie, avec l’inspiration et la motivation de l’actualité.

Cette forme de gestion du temps est très stimulante, même si elle entre en contradiction avec les traditionnels principes de planification en fonction l’urgent et de l’important, qui sont pleins de bon sens premier. En effet, notre propre pratique du coaching, confortée par l’expérience de nos clients, nous démontre tous les jours que ces deux dimensions classiques ne sont pas suffisantes pour bien arbitrer nos priorités. Si on ne fait les choses qu’à partir d’un classement selon l’urgent et l’important, il nous manquera très vite la dimension de plaisir, qui provient du choix de faire parfois tout de suite ce qui n’est ni important ni urgent, mais très gratifiant (amusant, facile, sympa, intéressant, inspirant, etc…)

Ajouter une dimension au temps

Nous suggérons donc de rajouter une dimension complémentaire à la gestion du temps habituelle : celle de l’énergie (qu’on pourrait tout aussi bien intituler : plaisir, fantaisie, inspiration, élan, dynamique… !).

Par exemple, rédiger un compte-rendu juste après une réunion ou un entretien important, quitte à retarder ou à reporter ce que l’on avait prévu et qui était plus important et peut-être plus urgent, juste parce que « je le sens bien maintenant », que j’ai les idées claires et l’énergie qui va bien. Ne pas oser écouter cette invitation me fait prendre un double risque : celui de devoir dépenser une énergie bien plus importante quand je m’y remettrai (et donc un peu de ce temps si précieux), et celui de ne jamais retrouver l’inspiration qui était là, au moment opportun !

Bien entendu, il serait absurde d’en faire un principe absolu, au point de tout faire au fil de l’eau sans jamais rien planifier… C’est pourquoi nous proposons plutôt d’en faire un principe “relatif”, à faire coexister en soi avec les deux autres principes, également pertinents.

 

Travailler dans l’énergie

S’ il est pertinent de gérer les “choses que nous avons à faire”, de manière rationnelle, il est donc également astucieux de s’autoriser à faire certaines choses “dans l’énergie”, au moment où elles nous sollicitent : accepter de se laisser “dérouter” et surprendre par les invitations de l’instant Présent.

Et si cette nouvelle petite chose était une invitation, une proposition, un cadeau, ayant rapport sans qu’on le sache avec ce qu’on est justement en train de faire… Ne passerions-nous pas à côté d’une ressource, en délaissant cette sollicitation imprévue, au nom d’une planification arbitraire ? Et si se laisser ainsi dérouter par ce qui se présente hors des rails pré-tracés par notre mental était  la vraie priorité ?
Au lieu de finir la journée, alourdi de tout ce que nous n’aurons pas eu le temps de faire, nous aurions ainsi plus de chance d’être satisfaits des enseignements reçus, au travers des opportunités auxquelles nous nous serions ainsi rendus disponibles…

Plutôt que de « tasser » des choses  à faire dans notre agenda, nous avons besoin au contraire d’y ménager de la place pour pouvoir faire face avec plaisir à l’imprévu et saisir les opportunités. Il s’agit encore là d’un retournement indispensable à notre équilibre intérieur et à notre très chère « performance »… (voir : « performance ou excellence ? »)

 

Changer de qualité d’énergie et en faire moins !…

Nous sommes parfois tentés de faire toujours plus de choses, un peu comme si nous allions « exister plus » si nous parvenons à en « faire plus »… Et si au contraire, une autre voie possible et complémentaire pouvait consister à en « faire moins » ?
Pourquoi ne pas essayer parfois de remplacer la quantité par la qualité en substituant le mot « mieux » au mot « plus » ?

La nouvelle question serait alors : « Comment être mieux présent à ce que je suis, dans ce que je fais, maintenant ? ».

Il nous est arrivé parfois de rencontrer des clients qui se plaignaient d’être épuisés. Le plus urgent, selon nous, étant de s’aligner tout de suite sur le résultat visé, et puisque le plaisir est porteur d’énergie, nous proposons souvent de travailler sur des questions telles que :

  •  » Au-delà de toutes ces contraintes et obligations que vous décrivez, quel petit plaisir pourrait vous être accessible aujourd’hui ? « 
  •  » Et maintenant, là tout de suite : qu’est-ce qui est ressourçant pour vous ? »
  •  » Et qu’est-ce qui pourrait l’être dans votre situation actuelle, sans rien y changer de manière externe ? »
  •  » Que pourriez-vous changer en vous-même, tout de suite, pour être encore mieux dans la situation présente ? »

Ainsi, on change tout de suite de qualité d’énergie, et on peut continuer à travailler depuis un état présent plus conforme au résultat visé…