De plus en plus de managers confirmés, ou de personnes passionnées par le développement personnel et la relation humaine veulent devenir coach professionnel. A première vue, la perspective est attrayante. Mais le chemin est-il aussi facile ?

  • Où et comment se former, pourquoi recourir à la supervision
  • Comment vivre du coaching, se faire connaître, se créer des débouchés commerciaux,

Vous voulez devenir coach professionnel ?

  • Vous êtes passionné de développement personnel et vous souhaitez partager cette passion. Et vous vous dites même : ” pourquoi ne pas en vivre en en faisant son métier…”
  • Vous êtes fondamentalement positif et optimiste. Vous êtes convaincu qu’un regard positif produit déjà une grosse valeur ajoutée sur les autres, par lui-même, avant d’avoir dit ou fait quoi que ce soit… Vous vous êtes rendu compte dans votre propre expérience que les contraintes sont souvent aussi des opportunités. Cela vous a aidé à cultiver une position de recul par rapport aux évènements, et vous ne prenez pas tout au premier degré.
  • Vous êtes bien enraciné, les pieds sur terre, pas facile à déstabiliser. Vous n’avez pas trop froid aux yeux, et vous vous sentez à peu près en sécurité en présence des autres quand vous avez les moyens de proposer un cadre qui vous met tous à l’aise
  • Vous aimez écouter, et n’êtes pas incommodé par le silence pendant un entretien. Vous savez rester ouvert et disponible, sans juger votre interlocuteur. En groupe, vous savez ne pas vous mettre au centre de l’attention, mais prendre toute votre place au moment où vous l’avez choisi pour créer ponctuellement de la valeur, en appuyant là où l’effet levier est optimal…
  • Vous êtes sensible et intuitif :
    • votre empathie vous permet de ressentir de façon très intime ce que ressentent les autres
    • votre intuition ou votre vivacité d’esprit, vous permettent de capter le sens sous-jacent des propos tenus par vos interlocuteurs, votre mental est agile et capte instantanément le point que cherche à exprimer autrui, parfois en faisant de longues phrases et en ouvrant de nombreuses parenthèses… Tout en restant calme, détendu, patient, vous écoutez jusqu’au bout, mais souvent vous aviez tout de suite compris et même ce que la personne n’a pas dit, parfois ce qu’elle n’a pas encore pensé parce qu’elle n’a pas eu le temps d’aller au bout de sa réflexion. Attention, c’est peut-être un piège, et votre impatience vous jouera parfois des mauvais tours. Mais c’est un fait, si vous allez vite, que souvent vous ne vous trompez pas, et que cela vous aidera beaucoup…
  • Vous vous intéressez à ce que les autres se sentent bien, qu’ils s’épanouissent et trouvent par eux-même leur propre équilibre. Vous-mêmes êtes attentif à votre propre alignement en coaching en toutes circonstances
  • Vous n’êtes pas mal à l’aise avec la manifestation des émotions des autres (et si vous l’êtes, vous êtes bien décidé à travailler sur ce point, ayant bien compris que c’est sur l’acceptation de vos propres émotions qu’il vous faut travailler)
  • Vous cherchez depuis toujours (ou presque) à être authentique vous-même et à entretenir des relations authentiques
  • Vous êtes plutôt créatif, ne serait-ce que dans la manière dont vous écoutez et dans les reformulations que vous proposez, ou les images que vous proposez pour vous faire comprendre
  • Vous aimez le changement, la nouveauté, la variété des situations, des interlocuteurs, des cas rencontrés, etc…
  • Vous êtes centré résultat et vous ne perdez pas le fil rouge de la conversation de coaching, quels que soient les détours et les parenthèses qui s’ouvrent en chemin
  • Vous aimez influencer positivement les systèmes, à travers des personnes et des équipes qui sont aux manettes. Une bonne façon pour vous de créer de la valeur est d’accompagner ceux qui sont au coeur de l’action, en leur offrant un pas de côté pour se réappropriai le “sens” et la vision globale
  • Vous n’avez pas peur de travailler seul et le statut d’indépendant ne vous gène pas
  • Vous aimez vous former vous-même et vous remettre en question pour continuer à apprendre

Si vous ressentez que plusieurs de ces phrases décrivent bien où vous en êtes ou qui vous êtes, alors oui devenir coach professionnel est une bonne idée. Devenir coach professionnel est peut-être votre vocation. Devenir coach professionnel est probablement dans vos cordes.

Cela dit, on ne devient pas professionnel du coaching en un claquement de doigts. Comme pour tout métier, il y a des formations pour apprendre à structurer votre travail, à maîtriser les outils, à ajuster votre posture et approfondir vos perceptions des enjeux du coaching, de son état d’esprit, de ce qui le différencie des autres prestations d’accompagnement. (voir à ce sujet : différence entre coach et consultant)

 

Se former pour devenir coach professionnel

On entend souvent : j’ai managé des équipes pendant des années, j’accompagne des personnes depuis longtemps, je suis très à l’aise dans la relation, j’ai une très bonne écoute, etc…. donc je n’ai besoin de la formation que pour la certification.

C’est SUPER FAUX !

Pour au moins deux sortes de raisons :

  1. Vous avez absolument besoin de la formation, pour devenir coach professionnel, et le rester. Maintenant et puis toute la vie. Un coach se forme en moyenne tous les deux/trois ans (à toutes sortes de techniques). Par ailleurs, il travaille en développement de sa personne, en travail sur soi, en supervision, pour approfondir et perfectionner sa pratique, pour mieux pénétrer et incarner ce qu’il a déjà pourtant compris depuis longtemps d’une manière intellectuelle. La formation initiale n’est pas une option, c’est un pré-requis. Et parfois des années après, en se formant encore, on s’aperçoit qu’on commence seulement à comprendre ce qu’on avait appris il y a plusieurs années. Parfois aussi on découvre que la formation coaching initiale est périmée et que ses apports sont largement dépassés ! Cela m’est arrivé personnellement plusieurs fois dans ma vie de coach, de me rendre compte que mon métier, et ma propre pratique avaient beaucoup évolué et que mes premiers formateurs étaient complètement obsolètes.
  2. La certification de coach ne vous servira pas à grand chose, à part à vous rassurer peut-être (si un papier vous rassure, ne vous en privez pas). Il se trouve qu’en 20 ans de coaching, on ne m’a jamais demandé si j’étais certifié. De moi-même je n’en parle jamais (et pourtant je l’ai été). En fait, la question vous sera posée si vous vous la posez. Si vous doutez de votre légitimité, cela se sentira et on vous demandera d’en justifier avec des certifications diverses. Mais en fait : vous ferez du coaching si vous ETES Coach, pas si vous avez un papier attestant une certification tratampion. Le marché en est plein de ces certifications : RNCP, ICF, SFCOACH, EMCC + toutes les certifications auto-décernées par les organismes de formation eux-mêmes (nous le faisons aussi pour les stagiaires de nos propres formations au coaching professionnel : après une journée d’examens avec des épreuves pratiques, les postulants sont certifiés ou non, selon leurs résultats.)

Mais surtout, contrairement à ce qu’on croit, le coaching n’est absolument pas spontané et naturel. Il faut donc en apprendre les techniques, qui sont très spécifiques.

Le coaching est un art de la relation et de la conversation tout à fait particulier :

  • Une relation parfaitement sans confusion, très respectueuse et absolument pas fusionnelle, mais tout de même très intime. La relation de coaching est une relation de proximité (sans contact physique !). La plupart des gens n’osent pas cette proximité, ne la supportent pas. Un coach la propose pourtant avec tact, sans le dire et sans en parler, mais il l’offre par sa qualité de présence à soi-même, au coeur du sujet…
  • La conversation de coaching est parfaitement artificielle :
    • regard positif,
    • approche systémique,
    • orientation solutions,
    • centration résultats.

Les solutions n’étant jamais dans le problème, le coach offre des questions miroir pour déporter le regard du client à l’extérieur du problème, là où il ne regarde pas actuellement. Par ses questions « impertinentes » (impertinentes dans le double sens qu’elles ne sont pas dans le champ de pertinence du client souvent « pris » dans le problème, et qu’elles ont un côté délibérément provocateur, pour le faire justement sortir de l’espace problème), le coach déstabilise l’édifice de croyances limitantes du client. Il peut le faire parce qu’il a d’abord renforcé les points d’appui du client par l’approche positive, et cherche à ouvrir l’espace des possibles en faisant envisager d’autres perceptions à son client, d’autres points de vue, d’autres options, qui le conduiront à découvrir de nouvelles solutions. Cherchant à provoquer l’insight, il offre un questionnement très peu ordinaire :

  • Les questions sont orientées vers le futur (et jamais tournées vers le passé)
  • Les questions portent plus sur l’action que sur la compréhension
  • Les questions n’invitent pas à décrire, analyser ou approfondir la situation problématique, mais à explorer la situation cible et ce qui pourrait mettre en mouvement vers elle

Essayez quelques instants pour voir, dans votre prochaine conversation :

  • de ne voir que le positif et les potentiels et de ne pas regarder tout ce qui ne vous convient pas, les manques et les erreurs
  • de vous tenir au plus près de l’autre, très proprement (sans rejet, sans jugement, sans attraction, sans manoeuvre pour plaire ou faire plaisir, en étant parfaitement vous-même, en n’ayant aucune intention, aucun objectif, aucun projet…) en intégrant tout son système relationnel, en repérant ses croyances et ses valeurs, sans rien interpréter, sans rien en faire, sans toucher à rien, juste en le repérant
  • de ne poser que des questions ouvertes, orientées vers l’avenir, l’action et les solutions…

Vous verrez que c’est faisable, mais que c’est difficile et demande une concentration totale. C’est cette concentration, cette manière d’être attentif, que vous apprendrez en formation pour devenir coach.

De plus :

  • Il y a une énorme différence entre avoir compris intellectuellement et avoir profondément intégré quelque chose
  • Il y a une énorme différence entre être au clair intellectuellement ou savoir bien en parler et savoir bien le pratiquer
  • Il y a une énorme différence entre être un peu initié à quelque chose et maîtriser cette même chose (beaucoup de participants à nos formations ont déjà suivi quelques jours d’initiation aux fondamentaux du coaching. Cela n’a rien à  voir avec un vrai cursus de formation coaching de 12 jours ou plus parfois, avec de la pratique entre les sessions, des et des heures de training, éventuellement un mémoire à rendre…)

Si vous n’êtes toujours pas convaincu que devenir coach professionnel nécessite une formation, regardez cette vidéo :-) et retrouvons-nous juste après, pour le prochain chapitre de cet article.

 

Comment choisir votre formation au coaching professionnel ?

Il vous faut une formation de coaching qui vous fasse pratiquer un maximum :

  • non seulement pendant les intersessions (c’est un bon truc des organismes de formation, qui vous promettent un grand nombre d’heures de formation, mais dont vous faites une grande part entre les sessions par des trainings entre stagiaires, par skype ou par téléphone…. cela s’explique fort bien : plus vous pratiquerez, plus vous intègrerez les apprentissages.)
  • mais aussi pendant les sessions. Veillez à ce qu’il y ait au moins 50% de training (nous proposons 75% de pratique et de training pendant nos formations :-)
  • et surtout une formation qui vous fasse vivre ce qu’est le coaching, une formation qui vous transforme, et pas juste une formation qui vous forme à des pratiques et des outils…
  • Dans le module de la formation Orygin au coaching d’équipe (méthode, structure, cadre, contrat), on travaille sur le diagnostic, le contrat de coaching et l’architecture de l’intervention. Ce premier module est structurant, il contient des apports de méthodes et de modèles. Les participants en ressortent « construits », nourris, forts d’une vision claire et de premiers outils puissants qui les rassurent… Mais ça c’est parce que c’est aligné avec le thème du premier module !  Pour le module dédié à la relation, à votre avis, quels effets coaching allez-vous vivre ?
  • Dans le module dédié à la relation en coaching, il s’agit d’abord de travailler la relation du coach à l’équipe cliente, ainsi que la cohésion interne de l’équipe. Les formateurs délaissent donc les apports structurants pour privilégier les interactions avec les participants. Ce module est ainsi constitué d’un enchaînement de séquences de training. Les exercices d’écoute et de Présence, ne restent pas abstraits, ils trouvent à s’appliquer tout de suite et pour de vrai, dans le groupe. Il arrive souvent à ce moment-là, qu’il y ait à la fois une très bonne ambiance et beaucoup de passion dans les échanges. Cela est très stimulant mais ne laisse personne indifférent : on ne fait pas semblant, on vit vraiment une dynamique qui bouge les lignes chez chacun. Du coup certaines réactions émergent, qu’il faudra parfois « réguler en direct ». Et ce sera encore une superbe occasion de “vivre la formation”.
  • Le module « Air » du coaching de l’énergie fait beaucoup bouger, en correspondance avec cet élément, très actif. Dans ce module (l’insight,  l’émergence des solutions, après le breakthrough) les formateurs quittent encore davantage la posture de formateur pour se positionner plus franchement en coachs. Ils réunissent alors les conditions pour que les participants partagent des insights, qui les font avancer vers des solutions en rupture pour eux-mêmes. Les uns et les autres sont mis en contact avec des résonances en eux-mêmes de ce qui se passe dans le groupe, au travers des exercices et des situations réelles qui sont vécues et/ou racontées.
  • Enfin, dans le module, dédié à l’engagement du client (on travaille évidemment sur l’engagement des participants). Les formateurs-coachs orientent alors le miroir vers vos propres engagements de progrès, ils sont centrés résultats et partagent des processus permettant d’ancrer ces résultats dans la durée. Là encore, c’est l’occasion de voir et d’éprouver ce qui se passe au sein du groupe, qui est un échantillon témoin de ce que vous vivrez auprès de vos clients. C’est aussi le moment de se séparer, puisque le cycle touche à son terme. De votre point de vue de participant, de quoi avez-vous besoin pour vous sentir bien, pour bien visualiser ce que vous allez faire de votre formation. Comment allez-vous vendre vos prestations ? A qui ? Comment ? Quel sera votre propre business plan ? Etc…

Vous le comprenez, cette formation est une formation à vivre, un processus de groupe qui entraine les progrès individuels, comme cela se passera pour les équipes que vous coacherez vous-même…

Pour être un bon cuisinier, il ne suffit pas de connaître des recettes et d’avoir appris des tours de mains. Il faut avoir développé le sens du goût et l’art d’exhausser les arômes. Pour le coaching, c’est pareil, il faut avoir goûté au coaching pour soi-même, et avoir appris à apprécier les nuances de posture, les différences de ton, les façons de se placer, les manières à l’infini différentes à chaque instant de tendre le miroir au client. Cela ça s’apprend auprès de coachs expérimentés, qui pratiquent auprès de vous ce qu’ils vous enseignent, pendant qu’ils vous l’enseignent…

Notre formation au coaching d’équipe est RNCP. NRGy-training.fr

Devenir coach professionnel : il faut pouvoir en vivre !

Si vous êtes bien formé, bien clair sur votre posture, bien en appui sur vos fondamentaux le client n’aura aucun mal à faire la différence entre vos concurrents et un vrai professionnel du coaching d’équipe. Par votre attitude, par les questions que vous poserez lors du briefe initial, par le diagnostic que vous l’aiderez à poser sur les besoins de son équipe, par l’architecture de votre intervention, vous transpirerez le coaching par tous les pores de votre peau, avant même que le coaching ne commence…

Ceci dit le coaching d’équipe en est à ses balbutiements. Il y a bien des théories sur le changement et sur l’approche systémique des organisations, sur la cohésion et la dynamique sociale, mais il y a encore peu de vrais apports fondamentaux et structurants sur l’équipe et la manière de la coacher. Ceux qui en parlent le plus sont des universitaires (qui ne sont pas forcément des coachs), tandis que les coachs exercent leur métier sans trop modéliser leur pratique.

Pour ceux qui aiment l’aventure et l’innovation, il y a vraiment de quoi faire dans ce métier encore très jeune.

Mais encore faut-il savoir vendre vos prestations.

Comment vendre le coaching ?

1- Le coaching d’équipe est plus facile à vendre que le coaching individuel

  • Peu de coachs individuels gagnent bien leur vie en ne faisant que du coaching individuel. C’est un fait. En revanche, on peut parfaitement vivre très confortablement de son art, en étant à la fois coach individuel et professionnel du coaching d’équipe.
  • Le budget dédié à un coaching d’équipe, même s’il est souvent plus important que celui dédié à un coaching individuel, est réparti sur une dizaine de participants, si bien qu’il est vu comme plus rentable ou moins cher que le budget d’un coaching individuel qui ne profite directement qu’à un seul bénéficiaire. Par ailleurs, les budgets consacrés au coaching d’équipe ne sont pas forcément des budgets de formation, si bien que les décideurs ne sont pas toujours les RH, mais bien souvent les patrons d’équipes eux-mêmes, qui décident par eux-mêmes du choix de leur partenaire et de l’allocation du budget qu’ils vont consacrer à leur équipe. Ce n’est pas forcément mieux que lorsque ce sont les RH qui prescrivent, mais ce sont d’autres budgets, moins contraints par les réglementations de la formation.
  • Il y a beaucoup moins de concurrence quand on est professionnel du coaching d’équipe, que lorsqu’on est coach individuel. Le marché du coaching individuel est arrivé à maturité, tandis que celui du coaching d’équipe est en plein essor. Il y a donc tout à faire sur ce marché émergent. Et il est beaucoup plus facile de se différencier par rapport à la concurrence.
  • Les retombées commerciales d’un coaching d’équipe sont nombreuses, puisque toute une équipe a pu apprécier ses effets bénéfiques. Chaque équipier est souvent un manager lui-même, potentiellement demandeur d’un accompagnement pour sa propre équipe. En revanche, un dirigeant ou un manager ne se vante pas forcément d’avoir bénéficié d’un coaching, et quand il le fait il n’a pas toujours le réflexe de communiquer les coordonnées de son coach individuel (parce qu’il a tissé une relation personnelle de confiance, qu’il lui a fait des confidences, et qu’il préfèrera souvent garder son coach pour lui…)

2- Pour vendre le coaching, il faut pratiquer le coaching tout de suite dès l’entretien de prospection 

Ce n’est pas parce qu’on est un bon professionnel de la relation et de la communication, qu’on est un bon « vendeur » et/ou qu’on aime la vente. Souvent d’ailleurs l’image du coach respectueux et à l’écoute se marie mal avec une image stéréotypée et réductrice de vendeur caricatural, qui argumente et cherche à séduire…

L’acte de vendre les prestations de coaching est donc souvent assez délicat, parce que la posture de commercial n’est pas forcément la même que celle de coach.

  • Autrement dit, quand vous êtes en situation de vendre le coaching, c’est-à-dire de « vous » vendre en tant que coach, vous ne faîtes pas tellement la démonstration de ce que vous savez faire en coaching.
  • Parfois même, si vous n’êtes pas bien au clair avec les différences de posture et leurs points de convergence, vous donnez malgré vous au client une image qui peut vous desservir en tant que coach !
  • Sans compter que parfois la relation « commerciale » peut même induire un biais qui vous colle aux pattes, une fois qu’on vous a confié une mission de coaching.

 

Voici un extrait d’un article écrit par Alain Cardon sur son site www.metasysteme.fr, dans lequel vous trouverez de nombreux excellents articles pour devenir coach professionnel :

Souvent un entretien de vente commence avec une invitation du prospect du genre : “Alors dîtes-moi ce qu’est le coaching, de votre point de vue…”.

Attention à cette question, lorsqu’elle est posée par un prospect que vous venez de rencontrer et qui vous tend la perche pour décrire le métier.  Le risque serait de vous lancer dans de grandes présentations telles celles que le débutant a entendu lors de ses divers cursus de formation:  “Le coaching c’est l’accompagnement du client sans lui offrir de réponses ni lui donner d’options, mais plutôt en lui posant des questions pour l’aider à clarifier sa propre démarche et trouver ses propres solutions… et blablabla et blablabla…”

Lors de la discussion qui suivra, le débutant risquera fort de se trouver en position de chercher à convaincre, en défenseur du coaching, soucieux de bien faire comprendre au prospect le cadre de référence spécifique du métier.  Ce néophyte risque de vouloir  expliquer au prospect la complexité d’un processus et d’une relation qu’il doit bien comprendre et auquel il doit s’adapter, et cela très paradoxalement pour l’aider à se développer de façon autonome…

On le voit expliquer ce qu’est le coaching à un client ne vous permet pas de faire la démonstration que vous êtes un bon coach, mais au contraire risque de vous entraîner dans un discours pédagogique qui vous fera passer au mieux pour un formateur ou un consultant (voir à ce sujet : la différence entre coach et consultant) plus que pour un coach…

Le problème n’est pas de défendre le bien fondé d’une approche de coaching avec des définitions souvent complexes comme le modélisent beaucoup de formations.  Paradoxalement, cela consisterait à adopter aussi une position de formateur ou d’expert, tout en affirmant que ce n’est pas ce que l’on fait en tant que coach….

Il est beaucoup plus cohérent avec la démarche de coaching d’esquiver la question en répondant que cela dépend fortement de la demande de chaque client, et de tout de suite lui poser des questions sur ce qui pourrait le motiver à faire appel à un coach :  

  • Quels sont en effet ses ambitions, enjeux, zones de développement ou challenges pour lesquels une relation de coaching pourrait lui être utile?  
  • Comment verrait-il cet accompagnement? 
  • Quels seraient des indicateurs de réussite de la démarche dans les domaines qui le préoccupent? 
  • Etc.

Par conséquent, pour vendre du coaching, il vaut mieux immédiatement se mettre dans une posture de coach et coacher le prospect dans la clarification de son éventuelle demande ou de ses enjeux.   

Par conséquent, il sera beaucoup plus efficace pour le coach d’éviter de tomber dans ce piège paradoxal et d’adopter une posture congruente avec le métier de coach.  Il vaut mieux tout de suite illustrer ou modéliser ce que l’on peut apporter au client en le centrant au plus vite sur ses objectifs et enjeux de développement.  Par conséquent, la meilleure façon de devenir coach ou de vendre du coaching, c’est d’immédiatement être un coach.

La seule chose à faire est donc de coacher le prospect en séance, en lui proposant des questions miroir…

Attention, un commercial pose des questions pour connaître les réponses et les utiliser dans ses arguments, tandis qu’un coach “propose” des questions, qui sont utiles au client pour approfondir sa propre réflexion. Le but d’une question de coach n’est pas de savoir ou de comprendre, mais d’offrir un regard… c’est très différent !

3- Vendre du coaching, cela s’apprend !

Si ce n’est pas dans votre nature, vous ne deviendrez peut-être jamais un excellent vendeur… Mais vous pourrez facilement être bien meilleur que la plupart des coachs, rien qu’en apprenant les techniques classiques de la vente : vendre le coaching, cela s’apprend comme n’importe quel autre type de vente.

Voici des exemples de questions à vous poser, pour vous préparer à savoir vendre le coaching et pouvoir devenir coach professionnel :

  • Comment structurer vos entretiens de vente en 4 étapes claires, de la prise de contact à la conclusion du contrat ?
  • Comment vous présenter simplement, directement, de façon originale, et avec le meilleur impact ?
  • Comment vous bâtir un « pitch » (ces quelques mots de présentation de vous-même et de votre activité, que vous êtes sensés répondre avec beaucoup de naturel et d’aisance, quand vous rencontrez un décideur qui vous demande de décrire votre activité). ?
  • Où trouver des prospects ? Quelles sources et canaux exploiter dans votre entourage, qui peuvent vous donner des noms de prospects ?
  • Comment prendre des Rendez-vous qualifiés par téléphone ? Quel « argumentaire » et quelles astuces professionnelles, vous permettront d’optimiser le rendement de vos appels, sans tomber dans la prospection « hard » ressentie, à juste titre , comme insupportable par vos interlocuteurs ?
  • Comment découvrir les besoins et motivations de vos prospects, sans perdre votre temps et le leur dans une exploration sans fin de tout ce qu’ils sont susceptibles d’avoir envie de vous dire  ?
  • Quelles questions sont pertinentes, pour amener la conversation sur le terrain du coaching et de vos avantages distinctifs en tant que coach, différent de tous les autres ? Comment proposer vos questions en mode coach, par souci d’alignement ?
  • Comment faire émerger une demande explicite à partir d’un besoin exprimé de façon implicite ? Vous connaissez le feed-back, la reformulation mais comment les utiliser à bon escient, dans un entretien de vente ?
  • Comment dépasser votre pudeur à proposer votre offre ? Comment valoriser cette offre par une argumentation souple et agile,  qui soit convaincante ?
  • Comment permettre au client de conclure en votre faveur ? Comment obtenir de sa part une première commande, un engagement, des noms de personnes à contacter de sa part, etc… ?

 

Devenir professionnel du coaching grâce à la supervision

Puisque vous croyez suffisamment au Coaching pour en avoir fait votre métier, utilisez-le donc pour vous-même, en vous prenant un Coach pour développer votre business (et non seulement pour vous perfectionner dans votre art). La supervision commerciale est faite pour ça.

Pour les débutants, n’attendez pas d’avoir des clients pour vous engager dans une démarche de supervision. Au contraire, la supervision, vous permettra d’ajuster votre posture, y compris de commercial, et vous aidera à trouver vos premiers clients (et non seulement à réussir vos premières missions).

devenir coach professionnelNos séances de supervision commerciale donnent une aide précieuse pour devenir coach professionnel ;

  • réussir vos entretiens exploratoires et ses présentations,
  • optimiser vos offres et ses documents commerciaux
  • développer votre réseau
  • créer votre site internet
  • canaliser votre énergie au lieu de la disperser
  • Vous ouvrir aux opportunités au lieu de vous agiter de façon désordonnée ou de vous accrocher à des contacts stériles
  • garder le moral et rester dans le rythme…

Ces séances de supervision sont un véritable investissement pour vous lancer.

A chaque séance, vous débloquerez des résistances que vous vous inventez pour reporter à plus tard, vous ajusterez vos actions commerciales de la période à venir, vous optimiserez vos propositions commerciales pour vous donner toutes les chances qu’elles réussissent. Et ainsi, d’une fois sur l’autre vous produirez et mettrez en oeuvre un plan d’actions qui vous portera inexorablement vers l’avant…