Les trans-formations ne sont pas que des endroits cools, comme une croisière tranquille et agréable, même si on y passe avant tout de vrais bons moments… parce que ce sont des dispositifs miroirs, et qu’au détour d’une séquence, divers parts d’ombre peuvent être mises à jour, chez soi et chez les autres.

Parfois en formation, en s’exposant devant le groupe, pourtant sympa et bienveillant, on a parfois une impression assez ingrate face à l’incompréhension des autres, et ce, justement dans des moments où l’on s’ouvre pour se donner, on s’expose pour se recevoir… Et patatrac : on se prend une remarque qui pique un peu ou des feed-back pas très positifs, du moins à nos oreilles !

D’où vient cette vulnérabilité qui vous étreint soudain, alors qu’on faisait un jeu d’équipe, ou un simple débriefing d’un training de coaching ? Elle vient de votre désir intense de bien faire et de comprendre, de votre engagement intime dans la voie du coaching où vous cherchez à progresser. C’est vous-même (et les autres participants) qui créez les conditions du miroir, par votre questionnement intime et votre désir de transformation intérieure…

On peut parfaitement comprendre que cela puisse faire râler, enrager, et même pleurer parfois quand on se trouve confronté à une tension dans les relations qui vous offre un miroir de vous-même.

Exemples :

  • je ne me respecte pas, je laisse les autres parler plus fort que moi et ne pas entendre mes propositions, je n’ose pas dire ce que je ressens,
  • je suis agressif, je manque de patience, de douceur et de bienveillance,
  • je monte très fort en émotions, je me sens agressé, et je “monte dans les tours” (comme on dit),
  • l’autre m’agace très fort, je me bloque et je ne dis plus rien, pour éviter d’exploser, etc…

C’est arrivé parfois à certains paraît-il de pleurer en rentrant chez eux.

A certain(e)s …plus qu’à d’autres…

  • ceux probablement qui sont plus sensibles ?
  • ceux qui s’exposent plus ?
  • ceux qui sont davantage mûrs pour voir leurs résistances et les laisser enfin se dissoudre ?
  • Il y a aussi ceux qui arrivent très “chargés”, plein d’aspérités relationnelles, de maladresses de communication…`

…Et du coup, dans une formation pour devenir coach, on ne peut pas ne pas travailler tout ça ! Sinon à quoi bon vouloir être coach ? Cela se fait naturellement d’ailleurs, sans le rechercher, parce que c’est cela que les participants sont d’abord venus chercher dans le fond (même s’ils l’ignorent parfois)… Le système que représente le groupe et les formateurs est assez intuitif pour provoquer les situations qui permettent de travailler sur soi. On est là pour ça, tous, sans exception (formateurs y compris). Si on a peur de son ombre, il ne faut pas chercher à devenir coach, il faut rester sous les couvertures…

 

De l’émotion, pourquoi pas ?

Alors, pourquoi ne pas pleurer parfois en effet (ce n’est pas très grave de pleurer), ou se mettre un peu en colère (c’est intéressant à ressentir, au sein d’un dispositif protecteur, qui permet de voir, sans se laisser submerger et embarquer. Ou du moins : pas trop loin) …

  • mais surtout pas en croyant au contenu de ces émotions : juste en observant leur processus, DE L’INTERIEUR, en les vivant pleinement (sinon, si on observe l’émotion de l’extérieur comme s’il s’agissait de quelqu’un d’autre, on ne fait que se distancier, et c’est en fait une forme d’ évitement).
  • Surtout pas non plus en se racontant qu’on a bien raison d’être en colère et/ou triste, et que la situation ou les autres sont injustes… mais en accueillant la possibilité offerte de se voir et de se libérer à cette occasion. On n’est pas là pour travailler sur les autres, mais pour travailler sur soi. Donc en toute situation, c’est soi-même que l’on voit en l’autre, et c’est soi-même que l’on change, s’il y a quelqu’un ou quelque chose à changer !

 

Seul face au miroir de la transformation intérieure

Les autres, et leurs éventuels jugements n’ont RIEN A VOIR là-dedans.

Tout ce qu’on aurait à leur renvoyer, ce serait éventuellement le travail qu’ils pourraient faire symétriquement sur eux-mêmes de leur côté, qui ne nous concerne pas.

Ce qui nous concerne, en revanche, c’est ce que cette situation nous renvoie de nos propres projections, et met en lumière de nos fragilités.

Elles deviendront des forces quand elles seront vues, en toute objectivité, sans complaisance, et sans la dispersion consistant à faire jouer un rôle aux autres dans notre scénario.

Au contraire : ne regarder que soi face à soi-même, avec indulgence et affection, mais avec rigueur et honnêteté.

S’entretenir dans un processus de victime incomprise n’aide pas. Laisser sécher ses larmes et ravaler sa rancoeur pour “voir avec lucidité” n’est-il pas plus intéressant que de se laisser emporter par le flot ?

Se donner tort ou raison n’a aucun intérêt. Et réguler les relations avec les autres est tout-à-fait secondaire, quoi que parfois très nécessaire et très enseignant pour soi et pour l’autre. Ce qui compte c’est de progresser, en soi-même et pour soi-même… C’est tout !

 

Courage, c’est le métier qui rentre !

Dîtes-vous que vous progressez en ce moment même, comme nous tous, dans cette dynamique apprenante dans laquelle nous nous évertuons à nous entretenir, les uns grâce aux autres, stagiaires et formateurs, tous en chemin…

Chacun son chemin de transformation intérieure, et en même temps on est aussi tous sur le même chemin.

Oserais-je dire qu’on chemine “fraternellement” ?

C’est toujours le cas, même si par moments on ne s’en rend pas compte. En fait, on avance de façon solidaire et en système, au sein du groupe d’apprentissage qui nous fait travailler sur nos limitations. A la sortie, on a grandi, et c’est pas pour rien !

Et cela infuse ensuite encore pendant plusieurs années, et dans tous les domaines de la vie, pas que dans la pratique du coaching, stricto sensu.

La formation au coaching vous forme à votre futur métier. donc, au-delà de vous apprendre des pratiques, elle vous “coache”. C’est pourquoi, elle vous touche parfois à coeur, comme vos clients seront bientôt touchés à coeur, parfois, dans leur coaching. Elle vous challenge et vous permet de vous remettre en question, comme vous le proposerez aussi à vos clients.

Vos clients ne pleureront pas à chaque séance (tant mieux pour eux et pour vous) mais cela pourra leur arriver. De la même manière, les stagiaires des formations au coaching ne pleurent pas tous, ni à chaque fois, mais il n’est pas rare que certaines émotions soient activées. Ce n’est pas un problème, c’est même très bien, c’est la vie et puis c’est tout…

Choisissez une formation qui vous transforme en profondeur, pas une bête formation intellectuelle, ni une simple formation boite à outils. Le plus efficace, c’est une formation qui catalyse votre transformation intérieure. Celles-ci sont forcément animées par des formateurs qui incarnent l’esprit du coaching, et la posture de coach, des humains a-dogmatiques, qui aiment leur métier et le pratiquent auprès de vous, tandis que le manège tourne…