Dans cet article je vais partager avec vous une confidence de coach : J’ai commencé à m’ennuyer tout de suite à l’école, dès la maternelle, et ensuite j’ai continué à l’école primaire pendant des journées entières. Pour moi, ça commençait mal… Et de fil en aiguille, je suis devenu coach, pour le meilleur et pour le pire !

 

confidence de coach
aime pas l’école !

Confidence de coach : « je n’ai jamais aimé l’école ! »

J’ai le souvenir du Lycée Henri IV à Paris comme d’un défilé absurde de profs, souvent rigides, et parfois carrément fous !

Et pendant des heures, on nous apprenait des choses, qui ne revêtaient aucun intérêt à mes yeux, avec comme seule motivation la contrainte psychologique et le risque d’avoir de mauvaises notes. Les profs (ces grands élèves qui n’ont jamais quitté l’école) étaient parfois convaincants parce qu’ils croyaient eux-mêmes à leur discours. Mais, heureusement pour moi, dès que j’ai été en âge de m’affranchir de ces premiers conditionnements, j’ai commencé à “sécher” intensivement.

Et là, les cours me sont apparus dans toute leur absurdité (avec tout de même certaines années dans certaines matières, notamment en prépa, où quelques profs remarquables étaient tout de même parvenus à m’intéresser). Le sommet fut atteint en école de Commerce où carrément je n’ai même plus été aux cours, tellement j’étais décalé et étais abasourdi de voir cette ruche pleine de jeunes personnes, déjà prises dans le système et désireuses de s’y intégrer le plus vite possible.

Se défaire d’un long conditionnement

Comme tout le monde, malgré tout, j’ai dû :

  • Subir pendant plus de 20 ans un conditionnement lourd (et dépourvu de sens même s’il est porté par des gens sincères pour la plupart et certainement pleins de bonnes intentions à l’égard des élèves), au lieu de se découvrir et d’être moi-même pour cultiver la singularité de mon être
  • Empiler du savoir dans ma tête, un savoir inutile et encombrant, alors que le plus important est surtout d’apprendre à la fois à penser et à se libérer de l’emprise des pensées automatiques (préjugés, idées toutes faites, stéréotypes, mais aussi réflexes primaires issues de croyances inconscientes)

Cela m’a au moins permis de savoir ce que c’est que de se lever avec la boule au ventre tous les matins, de supporter des allergies multiples et un abonnement à toutes les maladies infantiles, puis de devenir fort pour faire face à l’imbécillité et à la cruauté gratuite qui règnent souvent dans les petites classes.

Par la suite, j’aurai passé la seconde moitié de ma vie à détricoter cette force de façade, afin de reconnaître ma vulnérabilité et réparer mes erreurs, en laissant peu à peu re-émerger la douceur, qui est une force encore plus grande

C’est finalement un parcours comme un autre. Je me dis qu’il faut bien emprunter un chemin, alors : pourquoi pas celui-ci ?

Sortant finalement de l’école de commerce au milieu de ma deuxième 1ère année (j’avais réussi à redoubler à Sup de Co, il paraît que c’est un record !), ma famille inquiète me prédisait un destin funeste…

 

confidence de coach
Qaund tout a commencé…

Et ils avaient raison, j’ai mal tourné :

… la preuve, quelques années après, je suis devenu coach !

 

Après avoir appris à réaliser du chiffre d’affaires en étant commercial, j’ai rapidement “managé” des vendeurs, puis des managers de vendeurs. Mais tout cela n’avait aucun sens à mes yeux, et je n’y prenais aucun plaisir. Je le faisais, parce qu’il fallait bien gagner sa vie. Ce n’était pas une motivation suffisante pour y passer de trop nombreuses heures chaque jour…

Et puis j’ai été formé, et même un peu Coaché, par un Coach-formateur en management, qui m’a présenté à ses propres Coachs (l’un d’entre eux, Olivier Devillard, m’a tendu la main et on a même fini par s’associer pendant 7 ans, quelques années plus tard).

Je me suis mis à mon compte comme formateur indépendant à 35 ans et j’ai commencé à apprendre à être coach.

Ma vie professionnelle a vraiment commencé là.

J’ai commencé à m’intéresser, à prendre du plaisir, à réaliser que je ne savais pas bien faire, et à vouloir apprendre. Là, j’ai engagé un travail sur moi-même. Là, j’ai décidé que j’allais arrêter de “perdre ma vie à la gagner” et commencer à vivre heureux, y compris dans le temps consacré aux activités professionnelles. Et jusqu’ici, cela ne se passe pas trop mal…

 

Il paraît que les chiens ne font pas des chatsconfidence de coach

Je vais vous faire une autre confidence de coach : Aujourd’hui, ma fille ne va plus à l’école (je n’y suis vraiment pour rien, n’ayant pas eu tellement l’occasion de m’occuper directement de cette décision, mais évidemment : je ne m’y suis pas opposé !).

Je me dis : après tout, pourquoi pas ? Elle fera son chemin autrement, voilà tout. Et puis, elle est un être libre, au fond de sa nature essentielle. De toutes façons, ce sont ses choix qui feront sa vie, plus que ceux de ses parents (qui ne comptent finalement pas tant que ça !).

Personnellement, je me souviens qu’un vieil homme sage avait entrepris de me conseiller de ne pas abandonner mes études, quand voyant ma détermination, il avait souri d’un regard malicieux et répondu que lui-même avait été plus à la pêche qu’à l’école. Et c’est avec cette “permission implicite” en poche en guise de tout diplôme, que je me suis lancé dans le grand vide du monde professionnel.

 

Personnellement, à chaque fois que j’ai osé sortir du collectif pour assumer des choix personnels, cela m’a plutôt réussi. Je vous en souhaite autant à tous.

Et pour ceux qui cherchent un Coach ou un superviseur, qui trace sa propre route depuis un bout de temps, vous savez où me trouver…

Paul Devaux, qui suit son petit bonhomme de Chemin…

superviseur de coach

 

Ce qui vous vaut cette confidence de coach à propos de l’école et du déconditionnement individuel, c’est un article qu’on m’a transmis ce matin sur un jeune futur champion olympique qui n’a pas été à l’école (quelle chance !). C’est un article intéressant, qui fera peut-être enrager ceux qui sont adeptes des normes, mais qui fera rêver ceux qui aimeraient bien en sortir.

Par ailleurs, je partage aussi avec vous cette vidéo d’un jeune homme qui s’est également bien sorti de n’être jamais allé à l’école : J’aurais bien aimé que ce fut mon cas, qui ai subi d’y perdre beaucoup de temps depuis mon enfance jusqu’à la seconde année de « l’école supérieure de commerce »… Casse-pied de A à Z (ou presque). Après quoi  il m’a fallu quelques années pour m’autoriser à en sortir ! Mais globalement, c’est une aventure plutôt sympa. Qu’on se rassure : ce serait à refaire, je referais tout pareil (y compris d’aller à l’école me casser un peu les pieds ! Je n’en suis pas mort, ce manque d’intérêt fondamental était même finalement un apprentissage intéressant…:)