Comment Coaching et méditation sont ils compatibles ? Comment accompagner en coaching par la méditation ? Comment proposer éventuellement la méditation pendant un coaching ?

 

coaching et méditation

De plus en plus de personnes s’intéressent à la méditation, pour parvenir à faire silence en eux-mêmes et se rendre ainsi davantage disponibles à ce qui a vraiment de la valeur à leurs yeux : leur bien-être, celui de leurs proches, l’atteinte de leurs objectifs, ceux de leur équipe, etc…

Faire silence, ce serait très bien, s’il suffisait de se taire extérieurement… Seulement voila, il y a dans la tête de chacun, une voix qui bavarde et commente tout sans cesse !

Eckhart Tollé raconte dans son livre “le pouvoir du moment présent” combien il fut frappé de s’en rendre compte, quand après avoir vu un fou qui parlait tout seul à haute voix dans la rue, il a entendu sa propre voix penser (tout bas, heureusement pour lui) “tiens cette personne parle toute seul…”. Ainsi, lui-même était justement en train de parler tout seul dans sa tête avec ce commentaire. (voir à ce propos notre article : “arrêter de penser“)

 

Coaching et méditation : Cesser de penser !

Comment “débrancher” au moins partiellement cette voix intérieure, qui est celle de notre mental, qui s’agite sans cesse et ne nous laisse pas en paix ? Essayez donc de vous asseoir 2 minutes immobile en essayant de ne pas penser… Ou bien essayez de compter combien de pensées différentes vous passent par la tête en l’espace d’une seule minute et faîtes ensuite la multiplication avec le nombre de minutes qu’il y a dans environ 16 heures, et vous verrez combien de pensées vous traversent chaque jour !

Voici un extrait d’un témoignage personnel, qui propose une manière de faire en quelque sorte le vide mental, pas un vide sidéral, absolu, mais juste un peu d’hygiène intérieure, pour parvenir à se décoller des pensées toxiques et parasites, quand elles sont trop nombreuses et envahissantes.

 

Je médite, assis en tailleur, le dos droit, sur un coussin, enraciné dans les sensations corporelles, adossé à l’arrière plan de la conscience, il y a cette constatation : cela vit, cela respire, et cela pense aussi.

La détente dans les épaules donne la sensation de bras qui s’effondrent, comme des cascades de montagnes s’écoulent impétueusement jusqu’en bas des falaises.

Les jambes repliées reçoivent cette abondance verticale et la diffusent dans l’horizontale, comme des rivières diffusent l’eau des glaciers dans les vallées et plaines fertiles.

La colonne vertébrale s’érige, au fur et à mesure des premières respirations attentives, qui contribuent à placer les pièces osseuses dans leur alignement, au fur et à mesure qu’une dynamique verticale s’y installe, étirant la sensation à la fois vers le haut et vers le bas.

Cet axe vertical à l’arrière du buste donne parfois l’impression d’une montagne massivement enracinée. Et parfois, l’attention se portant sur les cimes enneigées, où l’agitation mentale s’estompe dans la pureté de l’altitude, une sensation de légèreté et de clarté souriante semble émerger des nuages, un peu au-dessus de la tête. C’est plutôt l’image d’une flèche tendu vers le haut qui se propose/ Et les yeux, suivant une inclination naturelle, voudraient presque se révulser en arrière, comme pour plonger la conscience dans un évanouissement contemplatif.

Demeurant ainsi quelques instants, je médite entre 20 et 30 minutes chaque jour depuis de nombreuses années. Une impression de familiarité m’accueille quand je m’élance dans cette exploration quotidienne. Et en même temps, c’est toujours neuf, et l’expérience est à chaque fois une première fois, sans comparaison avec une précédente fois ou une fois suivante. Pas de repère, pas de comparaison, juste ce qui est là… (lire tout l’article : “Quand je médite”)

Pourquoi méditer ?

Pour rien, ou plutôt par plaisir de se mettre à l’écoute. a l’écoute de l’écoute elle-même.

On médite pour voir. Méditer, c’est s’asseoir et voir (ou entendre). Et comme il n’y a pas toujours besoin de s’asseoir pour voir, on finit par apprendre à voir débout, en mouvement, en toutes circonstances, à l’arrière plan des pensées elles-mêmes  (lesquelles continuent leurs histoires, sans que cela n’affecte une sorte de paix des profondeurs).

Ainsi, il y a beaucoup moins besoin d’impostures et de postures pour se libérer de tensions, qui ont l’air de ne plus être aussi prégnantes qu’avant, parce qu’elles finissent par être vues, et se résorber tranquillement d’elles-mêmes dans le calme qui les contient. Elles sont comme une crampe dans un muscle : quand la contracture involontaire cesse, la boule de tension disparaît, le muscle n’est plus gonflé et ne fait plus souffrir. Donc plus besoin spécialement de l’étirer ou de le masser. Plus besoin de prendre autant de cours de yoga et de faire des stages à gogo. Ou alors, pourquoi pas, si c’est une passion. Mais sinon, autant faire de la poterie ou ramasser des champignons dans les bois…

 

Proposer la méditation en coaching

Dans nos formations au coaching, nous ne proposons pas des cours de méditation, mais un travail personnel sur la manière dont vous pouvez choisir d’orienter vos pensées et d’approfondir votre écoute, dans le cadre de vos interventions de coach. Voir à ce propos : “coacher en profondeur“, et “niveaux de conscience en coaching“)
A titre d’exemple, ce simple exercice de respiration consciente et connectée, au rythme naturel de l’inspire et de l’expire est un exercice qui aide à retrouver son calme en 5 minutes chrono. Essayez de le faire en même temps que la vidéo, vous verrez…

Avec des exercices très ordinaires, on peut réellement augmenter l’impact d’une séance de coaching (en le pratiquant soi-même évidemment, mais aussi en le proposant quelques minutes au client, à condition qu’on n’y passe pas toute la séance, sinon ce ne serait plus du coaching mais une séance de méditation, et autant abandonner le coaching pour vous faire bonze !).

On peut aussi rester en silence avant une séance, pour se préparer. On peut surtout pratiquer le silence et entrer dans un état de présence accentuée pendant que l’on coache.