Changer le monde ou se changer soi-même ?…

Faut-il se lancer à l’assaut du monde extérieur, en espérant que cela nous exonèrera du travail intérieur, ou bien se concentrer sur le travail intérieur comptant que cela aura des répercussions objectives sur le monde extérieur ?

changer le monde ou se changer soi-même ?
Changer le monde…
ou se changer soi-même ?

 

Le métier de coach est formidable, puisqu’il donne l’opportunité d’accompagner des personnes qui ont choisi de transformer quelque chose dans leur propre vie. En ce sens, c’est une profession qui contribue directement à rendre le monde meilleur.

Effet d’entraînement et contamination positive

Le regard positif  du coach, exerce un effet d’entraînement sur le client. En regardant délibérément les qualités du client, ses ressources, ses réussites et ses tours de mains singuliers, le coach aide le client à identifier et prendre appui sur son “noyau”, afin de devenir pleinement lui-même.

Et puisque le client et le coach sont en interaction, tous les progrès du client entrainent aussi le coach dans une spirale de progrès personnel, symétrique à celle du clientDu coup, le coach contamine ses autres clients avec ce même souffle de progrès continu, qu’il a tout d’abord suscité et qui l’a touché en retour.

C’est ainsi qu’un coach devient peu à peu une personne ressource, qui exerce une effet positif sur ses clients, sans rien faire de particulier, avant même de mettre en oeuvre ses techniques et d’offrir du miroir (voir notre article : “être coach ou faire du coaching ?”)

 

Exemplarité systémique

Si vous ne donnez pas vous-même l’exemple, si vous n’amorcez pas un peu la pompe en commençant par changer déjà quelque chose en vous-même : comment espérer que les autres fassent ce travail à votre place ?

Comment changer le monde ? En commençant par se changer soi-même.

Que chacun s’améliore lui-même et le monde entier sera amélioré par voie de conséquence.

Un long chemin commence toujours par un premier pas (voir : 5P Kaizen). C’est ce premier pas qui coûte le plus, car ensuite les suivants ne sont que la continuation du mouvement déjà engagé. Se concentrer sur des petits pas personnels, plutôt que de “vouloir embrasser trop, et finalement : mal étreindre !”

 

changer par osmose
L’exemplarité provoque
le changement par capillarité

 

Les vertus du désir, pour changer

Personnellement, je ne suis pas très en accord avec certaines options qu’on entend souvent à propos du “désir” :

1/ D’abord celle qui consiste à laisser entendre que tout ne serait qu’illusion, sous prétexte que toute manifestation ne serait que passagère et éphémère. Pour moi, cela rend tout finalement encore plus confus. Reconnaissons plutôt qu’il faut se déterminer  soi-même, grâce au choix et à l’acte.  Ne rien faire, c’est malheureusement faire un choix par défaut, et renoncer à l’engagement, qui est le fondement même de la vie...

 

2/ Des techniques de méditation proposent de “faire le vide mental”... D’abord, le vide ne se fait pas: il est ou il n’est pas, mais il ne s’agit pas de le “faire”.

Tenter de faire le vide, c’est faire encore quelque chose, donc plus on essaie, plus on s’agite, moins on est calme, moins les pensées s’estompent, et moins il y a de “vide”.

Mais surtout : il n’est surtout pas question de vide ! Au contraire, c’est le plein qu’il faut viser ! Le but de l’exercice méditatif est de calmer le mental pour changer de plan de conscience, en remplaçant les pensées ordinaires automatiques par une Pensée verticale unique et concentrée, qui n’est pas un vide, mais une plénitude !

 

Changer la plenitude de vie
Expression du vide ou expression de joie
et de plénitude ?

 

3/ Enfin, le “Nirvana” (sommet de l’éveil spirituel et d l’accomplissement) est parfois présenté comme la cessation du désir, alors que le désir est la force même de l’univers, l’expression de la nature en nous qui tend à se rapprocher et s’unir. C’est le désir qui pousse  à la création !

Il ne s’agit donc pas de ne pas avoir de désir (ce qui est tout aussi impossible que de faire le vide mental), mais de se détacher des résultats de l’action (Bhagavad Gita, un des textes fondateurs de l’Inde)…

Mais revenons au coaching, en tant que moyen d’agir sur le monde, qui est notre propos plus direct.

Le désir est bon en soi. La question est de le filtrer son contenu, pour s’assurer qu’il soit bien aligné avec les motivations profondes. S’assurer que le désir est “écologique”, que son accomplissement est utile à tous…

Le coaching accompagne le client au présent, dans son désir de se changer

  • Accueillir l’émergence des désirs du client comme une opportunité de mobiliser l’énergie et de jouer avec elle, de se laisser inviter à la découverte de la nouveauté.
  • Le client prend du champ pour construire une vision à contempler, mais le résultat est le fruit d’une combinaison complexe de paramètres, parmi lesquels figurent ses actions. L’inviter à se concentrer sur son désir, qui lui est présent et dépend directement de lui, plutôt que de tourner en rond avec des paramètres sur lesquels il n’a pas de prise. Puisque le résultat ne nous appartient pas,il est plus efficace de se concentrer encore davantage sur l’action immédiate. (Dans les “4 accords tolteques”, Don MIguel Ruiz propose 4 contrats simples pour éviter de se perdre dans les fantasmes, et pour se concentrer sur l’action, maintenant. Je vous recommande la lecture de ce livre. J’en propose un compte rendu de lecture ici.)
  • Le client est un peu comme un peintre, qui se concentre sur sa toile le temps qu’il se sent inspiré, mais qui la laisse de côté au profit d’un nouveau projet quand il estime avoir terminé son ouvrage. Les résultats extérieurs sont importants, mais ils appartiennent toujours au passé, tandis que l’actualité est toujours à l’intérieur, dans l’instant présent. C’est justement cela la matière première du coaching systémique, qui travaille sur le vivant.
  • Pas de mépris pour le “faire”, “l’avoir” ou le “paraître” : tout est bien, en tant que manifestation de “l’être”.

 

Aller plus loin sur les manières de changer le monde :

Toutes ces techniques de coaching, nous les enseignons dans nos formations au coaching professionnel. Si vous voulez contribuer à changer le monde en mieux, et que vous pensez come nous, que changer le monde commence par vous changer vous-même, rejoignez-nous dans nos formations et supervisions, dans lesquels vous retrouverez cet état d’esprit et cette façon d’envisager la vie et le coaching.