Posture de challenger (site satellite)
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De nombreux participants à nos séminaires de leadership positif se demandent jusqu’où ils doivent se mettre en posture de challenger leur équipe.

  • Comment doser l’exigence ?
  • Comment obtenir plus ?
  • Comment créer de la valeur en sollicitant les collaborateurs au-delà de leur zone de confort ?

La posture de Challenger est une des 4 postures clés

Nos formations au coaching d’équipe et au leadership positif, s’appuient sur le modèle de coaching Orygin (4 éléments : Terre, Eau, Air, Feu)

  • La Terre représente les appuis solides, les méthodes, les cadres et les règles qui structurent
  • L’Eau représente le lien, la fluidité des relations, la cohésion de groupe, la prise d’appui sur la dynamique de groupe
  • L’Air représente l’inspiration, le partage d’idées, la coopération transverse, la capacité à débattre en équipe pour être plus créatifs et ouverts à des remises en question constructives
  • Le Feu représente la fixation de caps ambitieux, la responsabilité et la liberté de décider, en choisissant un présent aligné avec le futur désiré plutôt qu’avec le passé subi.

Les besoins fondamentaux d’une équipe, permettent de dégager 4 postures de management :

  • posture de challengerposture d’expert  : Quand le leader est face à des juniors et doit agir dans l’urgence, quand il doit affirmer sa légitimité et se positionner en expert. Le leader positif va devoir emprunter le chemin de l’expertise, quitte à s’affirmer de façon directive pour créer de la valeur, en imposant ses méthodes issues de son expérience. Il choisira d’aller avec chacun au fond des dossiers, de rentrer dans le contenu technique pour développer les compétences de ses équipiers, en partant de la réalité terrain.
  • posture de faciliteur : Elle permet de renforcer la cohésion. Un leader faciliteur accompagne l’élaboration collective, pour faire accoucher d’une vision partagée. C’est dans cette posture que se tisse le lien de confiance, et se joue l’alliance relationnelle avec l’équipe. Cette posture privilégie le « faire ensemble », elle favorise les approches participatives.
  • posture d’agitateur d’idées, orienté solutions, pour ouvrir des perpectives, quitte à bousculer un peu quelques certitudes et remettre en question des croyances parfois limitantes. Cette posture favorise le partage d’idées et la transversalité, ainsi que les échanges sur la vision et la stratégie d’équipe.
  • posture de challenger, centrée sur le progrès et l’engagement vers la réussite, pour aller plus loin dans l’exigence envers soi-même, pour apprendre à supporter la confrontation, pour rebondir positivement sur l’échec, etc…

Chacune des 4 postures est utile et il est nécessaire d’y avoir recours selon les situations.

Alterner les postures

On focalise parfois sur l’une ou sur l’autre, mais c’est une erreur :

  • Etre un expert, c’est très bien, mais cela ne suffit pas.
  • Il faut aussi être un faciliteur, excellent animateur. Savoir se mettre au centre des relations pour unifier le groupe, est un atout évident, mais il faut aller encore plus loin parce que, dans une équipe au travail, la relation n’est pas une fin en soi.
  • Etre un agitateur d’idées, qui stimule la créativité, qui invite à se projeter sur de nouvelles solutions, qui organise l’anticipation et l’action concertée, c’est formidable.
  • Toutefois, il faut également faire progresser l’équipe et la challenger. Mais ce n’est véritablement possible que lorsque les fondamentaux sont bien posés, la relation  et les communications sont bien fluides, et quand les synergies sont pleinement efficaces

Donc chaque posture est une marche permettant la suivante. Et la dernière marche ne tient en haut de l’escalier que parce qu’elle est soutenue par les trois autres. Inutile de vouloir challenger trop tôt, si on n’a pas d’abord construit les fondations de l’équipe. Challenger, c’est une cerise sur le gâteau…

  • un cadre clairement posé
  • la confiance établie
  • la réflexion stratégique très aboutie
  • alors, là une réflexion en rupture prend tout son sens, qui permet de prendre une posture de challenger. Mais c’est un art, celui de proposer des ouvertures à l’aide de questions puissantes