Qu’entend-on par « maladies positives » ?

Au premier degré, une maladie c’est casse-pied. On n’aime pas être malade, on ne se sent pas bien, on est freiné dans nos activités. Eventuellement si la maladie n’est pas bénigne, on peut même avoir peur, peur de ne plus être à la hauteur, peur de se retrouver seul, peur de disparaître !

Alors qu’est-ce qui permettrait de parler de maladies positives, alors que les maladies paraissent être fondamentalement « négatives », le symptôme d’un désordre, le signe d’un déséquilibre, à soigner au plus vite pour revenir à la normale et au bien-être.

Nous allons envisager un point de vue, à partir duquel toutes les maladies sont des maladies positives, parce qu’elles permettent de nous recentrer et de nous remettre en contact profond avec la vitalité intrinsèque de notre être…

Comment sommes-nous constitués ?

Situons d’abord 3 couches en nous-même :

 

maladies positives
3 niveaux de soi
  • 1- le moi superficiel = la surface de contact avec le monde extérieur, que nous appellerons la personnalité, cet amalgame d’aspects agrégés entre eux au fil des années pour donner une apparence de cohérence à ce que nous donnons à voir aux autres. C’est aussi ce « moi » que nous croyons être, et auquel nous nous identifions. C’est la somme de nos conditionnements, de nos habitudes, et des étiquettes qui nous ont été attribuées (par exemple, pour une femme : »elle est généreuse », ou bien « elle est jolie », ou encore « elle est fofolle », etc…). Certains l’appellent le « masque social ». D’ailleurs en Grec ancien, « personnalité » signifie « ce à travers quoi passe le son », et ce mot désignait le masque que les acteurs portaient pour amplifier le son et l’émotion qu’ils véhiculaient dans les rôles archétypes qu’ils interprétaient….
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Les masques qui amplifient l’expression des émotions
  • 2- Le moi négatif, ou l’ombre, ce qui est refoulé sous le masque social, parce que ce n’est pas « correct » de montrer ces aspects de soi en public (toutes sortes d’émotions ne sont pas assumées par la société, il faut donc les réprimer pour ne pas choquer les autres, et parfois même les refouler pour ne pas se choquer soi-même…)
  • 3- Le centre de l’être = Soi. Personne ne peut définir mentalement ce qu’est le Soi, il n’est pas définissable par le mental, puisqu’il déborde ce dernier. On le pressent, au-delà des deux premières couches de soi-même, on le désigne au travers de ce qu’il n’est pas, mais cette profondeur n’est pas caractérisable, pour pouvoir être mise en boite ou en équation.

Le processus des maladies positives

Une maladie est toujours l’occasion de vivre un certain processus, qui nous entraîne de la surface vers le centre, puis du centre vers la surface :

  • D’abord, on ressent un symptôme (« en surface ») qui nous gène, on ressent parfois de la douleur. Et puis si celle-ci persiste et augmente, cela commence même à faire peur (« moi négatif »). Instinctivement, on a peur  de disparaître, et cette peur nous met en contact avec l’élan vital fondamental (« centre de l’être »)…
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On va d’abord de la surface vers le centre

 

Cette descente vers le centre de l’être nous amène à quitter la peur de disparaître (dans le moi négatif) pour ressentir  le désir de vivre, l’élan de vitalité (qui jaillit du centre, avec l’impulsion de conscience « JE SUIS ! ») :

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Rebond : Jaillissement du désir de vivre – élan de guérison

 

Autrement dit, la maladie et la douleur,  symboliquement « négatives » au 1er degré puisqu’elles tendraient à nous faire disparaître, sont en fait l’opportunité de nous faire quitter l’identification à ce que nous ne sommes pas (la personnalité), pour stimuler la conscience de ce que nous sommes vraiment : l’élan de vie qui vient du centre de l’être ! Les maladies sont donc toutes des maladies positives, puisqu’elles nous aident à trouver notre équilibre de vie, et surtout parce qu’elles nous font prendre appui sur la vie que nous sommes !

 

Le principal est de ne pas mourir idiot !

A quoi bon vivre comme des automates prisonniers du mental, ou des animaux prisonniers des instincts, si on n’en profite pas pour découvrir notre véritable nature ?

Il en va de notre dignité, de nous émanciper de l’emprise des tendances lourdes, pour découvrir expérimentalement (c’est-à-dire par l’expérience du quotidien, tout simplement) que nous sommes la vie elle-même, derrière le voile des apparences…

On peut le lire dans les livres, l’écouter dans le discours des sages, mais ce qu’il faut c’est le vivre, très simplement, très naturellement. Vous en avez l’expérience quand par exemple, vous pouvez enfin vous baisser après en avoir été empêché par un mal au dos, ou vous promener dans la nature après avoir été longtemps enfermé. Vous aimez ressentir cette liberté, ce bien-être, vous aimez ressentir cet état d’amour (amour de la vie, amour pour la vie). Et c’est parce que… c’est cet état,précisément, que vous êtes, au fond !

 

Etre l’espace autour de soi

Assumer ses instincts, accepter ses pensées, et se reconnaître au-delà encore, dans un espace plus vaste que les pensées et les sensations…

Dans les schémas précédents, nous présentions l’être authentique au centre, recouvert du moi négatif et habillé de la personnalité. Mais ceci n’est qu’une vue symbolique, car en fait l’être que nous sommes est tout aussi bien autour que dedans, à l’extérieur de vous aussi bien qu’à l’intérieur.

Quand nous sommes pris dans nos pensées, nous sommes « dans notre tête », l’attention est concentrée vers l’avant du front, comme la lampe sur le casque des mineurs qui éclaire les objets devant soi.

 

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La lampe du mental éclaire devant soi

Quand nous sommes conscients d’une manière moins focalisée, plus globale, nous percevons à 360 degrés, nous ressentons l’environnement aussi bien devant que derrière, et nos perceptions sont moins localisées, notre pensée est plus vaste et plus lucide, moins personnelle, plus objective, comme si nous percevions depuis une sphère, au centre de laquelle se trouve le corps, et non pas depuis un point situé au centre du corps…

 

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On croit parfois que l’aura est une émanation du corps, mais il se pourrait plutôt que le corps soit une concrétisation de l’aura, représentant l’esprit que nous sommes…

 

 

Sans vous envoler dans les sphères new-age, vous pouvez parfaitement faire cette expérience très simple et ordinaire de ressentir par la globalité de vous-même (que vous percevrez plutôt autour du corps), depuis laquelle vous considèrerez le corps avec amitié comme s’il s’agissait d’un gros animal bien sympathique, qui n’est pas vous mais plutôt votre « empreinte matérielle », une expression de ce que vous êtes…

 

Il paraît que Theihard de Chardin, disait que nous ne sommes pas un être humain en train de vivre un parcours spirituel, mais un être spirituel en train de vivre un parcours humain…

 

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La conscience de soi est un remède au-dessus de la chimie et de l’énergie