Pour réussir sa vie, les routines matinales sont une aide précieuse. Il n’y a pas de doute qu’il faut s’accorder du temps à soi-même, à minima du temps pour une hygiène personnelle, et certainement aussi du temps pour se développer.

Par ailleurs, quoi qu’on veuille construire (a fortiori quand il s’agit de soi-même), il faut de la régularité, car « le temps ne respecte pas ce qu’on fait sans lui » paraît-il…

Dans cet article sur les routines personnelles, nous évoquerons à la fois:

  • le meilleur moment de la journée pour planifier le travail sur soi
  • les 3 séquences de travail logiques (une pour le corps, une pour âme, une pour l’esprit, même si d’un certain point de vue, les trois ne font qu’un) pour constituer votre enchainement de routines personnelles

Pourquoi le matin est le meilleur moment

Si vous voulez être régulier dans le temps que vous vous accordez à vous-même, le meilleur moment est finalement le matin au réveil, quitte à se lever encore plus tôt, bien avant que les obligations diverses ne commencent.

Vous me direz : et quand on n’est pas du matin ? D’autres moments de la journée sont possibles évidemment, mais regardez bien l’avantage qu’il y a à démarrer la matinée du bon pied :

  • Quand vous démarrez votre journée ordinaire, après vous être adonné à vos routines, c’est un peu comme si vous aviez déjà réussi votre journée avant même de l’avoir commencée : vous êtes en forme, disponible, frais, concentré, en appétit, bien orienté mentalement… Vous êtes fin prêt pour réussir la suite, quand le commencement est déjà bien emmanché !
  • De plus, le matin, l’énergie est montante. C’est le meilleur moment pour s’éveiller (voir cet article : « s’éveiller de l’état de veille« ).
  • Et puis, le matin, surtout si c’est bien avant que la vie ordinaire des autres ne commence, vous êtes normalement à peu près tranquille et ne serez pas dérangé (par le téléphone, par les enfants, ou par des obligations sociales diverses)

Par ailleurs :

  • Le soir, on est souvent fatigué de la journée, et on aura tendance à reporter ou à manquer d’élan pour s’adonner à ses routines personnelles, toujours un peu répétitives…
  • Dans la journée, il y a beaucoup de variables qui bousculent les agendas, si bien que souvent on ne peut accomplir ce qu’on aurait voulu. Donc si vous planifiez vos routines en pleine journée, vous aurez souvent le désagrément de constater qu’elles seront passées  à la trappe (une fois de plus 🙂

 

Trois routines matinales chaque jour

  • Imaginez ce que serait votre santé, si vous faisiez régulièrement de l’exercice physique, sans vous blesser ni vous fatiguer.
  • Imaginez ce que serait votre calme, votre immunité et votre bien-être intérieur, si vous méditiez chaque jour une vingtaine de minutes. Imaginez aussi ce que serait votre état d’esprit et comment se développerait votre joie de vivre et votre optimisme si vous passiez chaque jour 10 minutes à éprouver les bienfaits de la gratitude pour toutes les opportunités de votre vie, passée, présente et à venir…
  • Imaginez combien vous seriez ouvert à des progrès de tous ordres si vous passiez chaque jour une demi-heure à vous inspirer d’idées nouvelles !

Pour bénéficier des ces trois bains de jouvence, nous suggérons de travailler en trois tranches de trente minutes :

Après avoir fait tout ce que vous avez à faire au réveil pour vous sentir disponible (toilette, café, etc… personnellement je compte environ 30′), il vous reste 1h30 (3 x 30′) pour travailler les trois plans : corps-âme-esprit.

La première séquence d’exercice matinal est pour votre corps

Quoi faire en 30 minutes ?

Le temps passe très vite…

  • Vous vous étirez, vous faites quelques échauffements avec vos bras (des moulinets) et vos jambes (des balancements de jambes) tout en douceur parce que le corps est encore froid.
  • Vous faites gentiment quelques exercices abdominaux, ses vous faire souffrir, des petites séries pour personne âgée…
  • Vous pouvez enrouler votre colonne vertébrale en procédant à quelques rockings sur votre tapis, des sortes d’allers et retours en roulant d’avant en arrière sur le dos.
  • Si vous voulez vous muscler un peu, vous pouvez faire quelques séries avec des poids (mais surtout n’allez pas faire de gros efforts, ce n’est pas le moment de vous fatiguer)
  • Ce n’est pas le moment non plus de faire de la cardio, pour transpirer et être fatigué ensuite tout le reste de la journée. Et puis vous n’avez pas le tempos d’aller faire un footing. Alors contentez-vous de sautiller, ou de rebondir quelques minutes sur un trampoline, cela gaine l’ensemble de la musculature, ça fait du bien au cerveau et en plus c’est rigolo !
  • Prenez le temps de ressentir votre corps entre chaque exercice, respirez, étirez-vous, appréciez les sensations !
  • Vous pouvez aussi vous masser (voir les auto-massages du Qi-Gong)

A vous de trouver vos propres exercices, ceux qui vous procurent du bien-être. Et puis n’hésitez pas à varier les plaisirs. Il ne s’agit pas de devenir un athlète, mais de prendre soin de votre corps, chaque jour une demi-heure, tout simplement.

Vous savez votre corps, c’est sacrée une grosse bête, un magnifique animal, qui mérite du respect et un minimum de soins…

Vous respecteriez probablement un gros fauve, comme un jaguar, ou un gorille. Eh bien le corps d’un humain mérite bien autant d’admiration et de respect, non ?

Il ne s’agit pas ici de l’embellir ou de le sculpter (même si cela aura cet effet à terme). Surtout ne vous donnez pas d’objectifs (ni de perdre du poids, ni de prendre du muscle, ni d’affiner votre silhouette, ou de gagner en performance, ou que ce soit… Contentez-vous d’honorer la vie, en prenant soin du corps que vous êtes, gentiment, gratuitement, sans rien lui demander en contre-partie. Soyez généreux !

Le corps peut vieillir plus ou moins vite, selon la manière dont il est traité. Mais il est normal et bon qu’il vieillisse. C’est une expérience intéressante à vivre, au même titre que toutes les autres qui nous sont données de pouvoir traverser pour nous en enrichir. Etre débarrassé des hormones qui nous poussent à courir le monde est une bénédiction quand on a suffisamment expérimenté l’exploration extérieure et qu’on aspire légitimement à explorer le monde intérieur pour compléter son parcours.

La jeunesse éternelle n’aurait aucun intérêt si c’est pour se maintenir dans l’inconscience éternelle. Au bout d’un moment, il est valable de descendre du manège pour se poser, et comprendre le sens de tout cela. Sinon, à quoi bon faire encore et toujours une partie de plus, sans aucun progrès, sans en tirer aucune densification de la conscience…

Etant plus jeune, on s’est parfois senti fort/e et beau/belle : c’était bien à vivre. Il est donc maintenant bien temps d’expérimenter la faiblesse et la vulnérabilité du corps et d’apprendre à sentir aussi comment ils contrastent avec la force croissante de l’esprit.

Vous rappelez-vous ce que c’était que d’être un enfant, avec une énergie débordante ? Pour vous amuser, vous pouviez courir dans un champ de hautes herbes en agitant les bras, juste comme ça, emporté par le plaisir simple de vous sentir vivant !

A part la course effrénée qui vous est peut-être maintenant plus difficile, rien ne vous empêche de revenir à des plaisirs aussi simples comme celui de vous rouler dans l’herbe, vous éclabousser dans une rivière, regarder les étoiles allongé dans l’herbe, etc…

Ce dont on parle là finalement, c’est d’une attitude envers la vie, une attitude d’explorateur qui ouvre ses yeux à chaque fois comme si c’était la première et la dernière fois.

Demandez vous ce que vous feriez différemment aujourd’hui si vous saviez que c’était votre dernier jour ? Et si, au contraire, c’était le premier (voir la phrase célèbre : “Aujourd’hui est le premier jour du reste de ma vie !”)

Vous allez peut-être trouver cela étrange, mais vous pourriez entretenir une relation d’amitié avec ce corps. Vous pourriez lui parler même, en l’encourageant, en le remerciant… Ce sont là des pratiques des chamans de toutes les civilisations, qui ne sont pas sophistiquées, mais c’est la base. C’est le début de l’amour. Comment pourrions-nous aimer les autres et en prendre soin, si déjà nous ne nous aimons pas et ne prenons pas soin du corps que nous sommes !

Tout est aimable en soi, lorsqu’on veut bien quitter les jugements et les ressentiments, pour simplement s’installer dans l’écoute des sensations du corps et la perception directe de la réalité. Il n’y a donc aucun effort à faire pour s’aimer, il suffit de cesser de s’agiter et d’entretenir ses peurs. Mais c’est tout un travail que de réaliser et d’accomplir cela. Il ne s’agit pas de le lire, ou de le dire et d’en parler savamment : il s’agit juste de le « faire » !

En fait, c’est le travail de toute une vie, jour après jour, dont les fruits se récoltent plutôt sur le tard de l’expérience (mieux qu’au début, où on ne se rend pas bien compte). La maturité et la vieillesse sont donc la finalité de l’incarnation, qui ouvre la possibilité d’une conscience densifiée et d’une légèreté retrouvée, après l’avoir partiellement perdue au contact des épreuves de la vie.

Extrait de l’article : « Retrouver sa jeunesse »

 

La seconde routine du matin est pour votre âme

Trouvez-vous un coin pour vous asseoir tranquillement quelques instants.

Si vous êtes souple, asseyez-vous en tailleur sur un coussin.

Mais, pour la plupart des gens, si vous voulez garder vos genoux en bonne santé, une bonne chaise fera encore mieux l’affaire.

réussir sa vie

Dans les deux cas, prenez soin de surélever un peu votre bassin par rapport à vos genoux à l’aide d’un coussin, pour que votre colonne vertébrale puisse s’ériger sans faire d’effort et que vous puissiez rester tranquille un moment, sans trop bouger, et sans entraver le mouvement naturel de la respiration. Les illustrations de ces jeunes femmes vous donneront un exemple à suivre. Porter une queue de cheval ou un chignon n’est pas indispensable 🙂

L’exercice consiste à ne rien faire, ou plutôt à faire : RIEN !

Ne cherchez pas à ne pas penser, ou à ne pas bouger. Restez juste là, à ressentir vos sensations, à offrir toute votre attention aux sensations présentes, à écouter le rythme de la respiration, à parcourir votre corps de l’intérieur (pendant les premières minutes), juste pour faire connaissance, sans aucun objectif, même pas celui de détendre… La détente se fera d’elle-même sans que vous n’ayez besoin de vous en occuper ! (voir à ce sujet : « Coaching de lâcher prise« )

Consacrez-vous ainsi chaque jour entre 10 et trente minutes, sans faire le héros qui médite tel un athlète intérieur des heures durant, sans bouger d’un cil. Cela, laissez-le à ceux qui se la jouent pratiquants avancés. Même, et surtout si vous pratiquez la méditation depuis des années, ne forcez rien, soyez gentil et doux avec vous-même, dans cette routine matinale, qui n’a pas d’autre objectif que de vous éveiller à la journée. Les exploits, vous les ferez plus tard, dans un cours de yoga, dans une secte ou auprès d’un maître véritable… Ce n’est pas ici notre propos. Nous suggérons juste que vous preniez un instant chaque jour pour être avec vous-même, en vous-même, sans intention, sans objectif, pour apprécier le fond de votre nature. Faîtes-le par plaisir. Donc ne souffrez pas !!! Soyez attentif à n’avoir mal nulle part, et à ne pas vous agacer de vous-même, parce que vous seriez agité. C’est normal qu’il y ait de l’agitation. Constatez-la et n’en faites pas une histoire. Contentez-vous de persévérer, sans but.

Rester assis en silence n’est pas une pratique religieuse ou même « spirituelle ». Ne collez pas d’étiquette sur cette pratique. Contentez-vous de l’expérimenter, sans référence à quoi que ce soit d’autre que votre exploration dans l’instant.

S’asseoir au bord d’une chaise, en prenant soin de pouvoir ériger sa colonne vertébrale sans appui et sans rigidité, respirer calmement, rassemblant son attention sur le va et vient apaisant du ventre et des côtes au rythme du souffle.

  • Il ne s’agit pas ici de chercher à respirer lentement ou profondément, mais juste d’être ouvert à ce qui se passe à l’intérieur de soi. Etre à l’écoute du souffle, comme s’il s’agissait d’un enseignement précieux. Ecouter attentivement, profondément, tranquillement, sans rien changer à rien. On peut fermer les yeux, ou les laisser ouverts le regard posé devant soi, mais sans vraiment regarder quelque chose en particulier.
  • Il ne s’agit pas d’essayer de « faire le vide » (Bon courage si vous essayez !), mais simplement d’observer que des pensées apparaissent, tout en étant suffisamment centré pour ne pas partir avec elles (voir notre article : Stopper le mental).

Comme une vache regardant les trains passer, il s’agit de s’installer confortablement dans une posture physique de présence et d’éveil, et d’ouvrir une vue large à l’intérieur de soi, au point de s’entendre soi-même en train de penser, sans pour autant alimenter ces pensées, sans les suivre dans leur contenu, sans s’identifier à cette activité mentale.
Progressivement, le processus de pensée n’étant plus surinvesti, se calmera un peu au profit d’une certaine quiétude, dont vous apprécierez la saveur, à chaque fois différente. Quelques pensées surgiront bien encore de-ci de-là, qui en entraineront d’ autres encore … Mais en observant le processus sans l’entretenir, les pensées s’espaceront davantage, et vous apprécierez quelques instants furtifs de silence, au sein d’un bavardage intérieur parfois moins soutenu.

Au début, pratiquer cet exercice 5 ou 10 minutes vous demandera une grande attention, et pourrait être vécu comme très difficile. Mais au bout de quelques séances seulement, en augmentant éventuellement un peu la durée, tout en veillant à ne pas perdre de la qualité de concentration, vous ressentirez de plus en plus de confort et d’agrément. Avec un peu d’habitude, vous expérimenterez même l’impression réconfortante de revenir chez vous quand vous vous assiérez ainsi pour un petit moment de repos vigilant. Et vous disposerez dès lors, en vous-même, d’un espace d’accueil pour vous-même, chaleureux et ressourçant. Extrait de l’article : « Pratiquer l’assise silencieuse« 

 

Se challenger soi-même pour tenter de « tenir plus longtemps » dans cette pratique n’est pas nécessaire. Bien au contraire, ce serait réintroduire des objectifs et de la contrainte, là où on essaie plutôt de laisser émerger « gratuitement » un état qui vient tout seul, sans qu’on s’en mêle. Il s’agit juste de réunir les conditions pour passer un petit moment confortable, attentif à sa posture et à sa respiration. Pourquoi méditez-vous ? Pour la joie de méditer. Rien de plus. De même : pourquoi travaillez-vous ? Pour la joie de travailler ! C’est une sorte de maladie mentale d’introduire des objectifs partout, si on y réfléchit bien.

 

  • L’assise silencieuse est une pratique naturelle à l’être humain, à toutes les époques et dans toutes les civilisations.
  • L’assise silencieuse appartient au patrimoine de toute l’humanité, et n’est en rien l’apanage exclusif du yoga ou du zen (même si, à l’évidence, ces courants ont compté parmi les porteurs éclairés de ce qu’on appelle « la méditation »).

Pour aller plus loin sur ce sujet :

Cette deuxième séquence de votre routine matinale, vous libère et vous clarifie le mental, un peu comme un ciel lavé de ses nuages pas un bon coup de vent, l’assise silencieuse vous permet peu à peu de décanter. N’en attendez aucun résultat spectaculaire, mais l’expérience prouve que 10 à 15 minutes par jour d’une assise silencieuse suffisent à provoquer un état de quiétude, qui dégage un peu le mental de ses dispersions et rassemble l’énergie au profit d’une plus grande lucidité et d’une meilleure vitalité globale.

S’il vous reste un peu de temps, vous pourriez éventuellement écrire quelques mots de remerciements dans un journal de gratitude, ou bien pratiquer quelques minutes de visualisation créatrice. Cela consiste à vous imaginer entrain de réussir votre vie, dans une situation de votre choix : une négociation délicate, un challenge sportif, une situation familiale, etc… Vous vous imaginez en train de mettre en oeuvre avec succès des comportements performants, qui vous font vous sentir bien et fiers de vous, heureux de vivre. Une bonne pratique peut aussi être d’écrire ou d’énoncer quelques affirmations positives. C’est une technique super simple mais TRÈS efficace pour programmer positivement votre subconscient… (Vous pourriez aussi jouer un peu de musique, ou chanter des sons, ou dessiner ou colorier des mandalas. Tout est bon, du moment que vous en profitez pour vous faire plaisir et pour orienter vos pensées d’une manière choisie).

On sait que le corps et le “subconscient” se soumettent aux injonctions que leur suggèrent nos pensées :

  • Si par exemple, nous pensons (même sans nous en rendre compte) que nous ne sommes pas capables de quelque chose : inconsciemment nos forces se mobilisent pour réaliser cette “prophétie auto-réalisatrice”, de telle manière que nous aurons de la difficulté à réussir cette chose, malgré tous nos efforts.
  • Inversement, si nous croyons fortement que nous sommes capables de cette chose : nous nous sentirons davantage confiants et inspirés, et la réalisation de l’action semblera plus aisée, avec des résultats significativement meilleurs.

Soyons clair, la technique des affirmations positives n’est pas “miraculeuse” ! Mais elle provoque des effets réels. Pourquoi ne pas l’essayer quelques jours ? Juste pour voir si elle vaut la peine d’être introduite dans vos routines matinales, après l’assise silencieuse et aux côtés de la gratitude.

 

Terminer les routines matinales par l’esprit

Votre esprit a besoin de se nourrir lui aussi. De quoi ? Mais d’espaces et d’ouvertures, pour s’émanciper des « étroitesses d’esprit », des limitations, des identifications à des restrictions de soi…

Il a besoin de se développer, en s’ouvrant à des horizons plus vastes.

Qui que nous soyons, nous sommes nés quelque part, dans une famille ou un contexte qui nous a plus ou moins conditionné, pour le meilleur et pour le pire. Qui que nous soyons, nous avons donc toujours besoin de nous émanciper des croyances qui nous ont été inculquées à notre insu. Nous avons besoin d’apprendre toujours, d’explorer plus avant, de découvrir de nouvelles perspectives. Le coaching peut aider à cela bien sûr, mais si chaque matin, vous entreteniez une dynamique volontaire de lire quelques pages d’un livre de développement personnel, d’un texte sacré, d’un témoignage d’un personnage remarquable, etc… vous seriez puissamment inspiré et vous développeriez sans faire d’effort, juste parce que vous seriez quotidiennement baigné dans un courant d’ouverture d’esprit.

Soyons humbles, nous ne « savons » pas grand chose. Et c’est tant mieux, parce que le « savoir » n’est pas très utile. Je ne vous parle pas de vous cultiver, de lire des trucs intellectuels, des pensées abstraites de philosophe ou de docteurs en théologie. Nous parlons de parcourir avec légèreté des propositions simples et accessibles. Youtube est un trésor de vidéos inspirantes. Personnellement j’aime beaucoup certains conférenciers qui témoignent de leur expérience de non-dualité. Par exemple, j’aime bien celui-là :

Peu importe ce qui vous inspire. C’est à chacun de voir où il en est et ce qui lui plaît.

Vous pourriez lire sur l »écologie, sur les émotions, sur les relations entre humains, sur des techniques de communication, sur des découvertes scientifiques en neurosciences ou en physique quantique pourquoi pas ? Essayez-vous à lire ainsi des pages nouvelles chaque jour. Et lisez activement, avec un stylo à la main. Soulignez ce qui vous intéresse et notez vos réflexions personnelles à part dans un cahier. Arrêtez souvent la lecture, pour réfléchir et méditer par vous-êmme. Osez vous poser des questions. Les réponses, c’est la MORT, les questions c’est la VIE ! Alors, vivez et interrogez-vous. Laissez-vous creuser par les questions. Et peu à peu, la conscience fera son chemin, comme la rivière fait son lit.

Réussir sa vie

 

 

 

 

Voir aussi sur le thème de réussir sa vie :

On pourrait vouloir, à la suite de cet article, se prendre en mains pour réussir sa vie, et se lancer dans ces routines matinales. Dans ce cas, quelques séances de coaching pourraient éventuellement vous aider, en représentant un accompagnement ponctuel. Ne vous y trompez pas, ce n’est pas difficile. Démarrer est assez facile même. Ce qui est difficile c’est de se maintenir dans le rythme sur la durée. personne ne vous oblige à vous martyriser…

Si trois fois trente minutes vous paraît trop, trop dur, trop tôt, commencez par trois fois 10 ou 15 minutes. Personne n’est en embuscade derrière la porte avec un chronomètre pour vous juger ! Vous êtes libre, c’est cela qui est formidable.

Si vous vous adonnez à cette pratique matinale, vous pourrez dire adieu aux divers maux absurdes dont sont affublés bon nombre de personnes autour de vous :

  • mal au dos, mal au cou, mal au ventre, mal à la tête, digestion difficile, haleine chargée (pour cela allez quand même regarder un peu du côté de votre alimentation !)
  • fatigues, coups de mou, états dépressifs
  • rhumes à répétition
  • accidents, chutes, diverses maladresses corporelles liées à l’inattention et à la non conscience du corps
  • pertes d’objets, oublis de rendez-vous ou d’évènements importants, problèmes de mémoire ou de concentration
  • etc…

Bref, vous serez en forme, bien dans votre peau, globalement content. C’est déjà pas si mal. Une bonne base pour aborder les évènements.

Si vous en avez marre, faites des pauses, mais revenez toujours à vos fondamentaux.

la routine du matin, un point d’ancrage pour réussir sa journée

  • Que reste-t-il quand les rêves sont compromis, quand le quotidien semble frustrant, quand les perspectives manquent d’attraction ?
  • Que vous reste-t-il quand vous passez finalement à côté de  l’instant présent, « éternel insatisfait » que vous êtes, insatisfait de ce qui est là, en vous, et autour de vous ?
  • Où pourriez-vous bien aller ailleurs, alors que vous avez bien compris que partout : ce sera la même chose ?
  • Quelle nouvelle activité pour vous distraire, alors que vous savez pertinemment, qu’il ne s’agit pas de « faire », encore et encore, pour vous étourdir davantage et vous perdre vous-même encore un peu plus ?
  • Que pourriez-vous bien « consommer » de plus pour « passer le temps », alors que même la nostalgie d’un futur meilleur, n’est qu’une réaction de plus, à laquelle vous ne souhaitez plus répondre, sous peine sinon de « repartir pour un tour », dans le cercle infernal des nouvelles illusions, bientôt déçues ? Votre appétit n’est finalement plus orienté autant qu’avant vers ces nourritures habituelles, et pourtant il y a le poids des habitudes compulsives, qui vous porte encore vers ces consommations dorénavant désuètes. Une partie de vous a pris de l’avance sur votre personnage ordinaire, qui continue de s’agiter, alors même que vous avez déjà compris que c’était inutile…
  • Que vous reste-t-il quand vous avez déjà épuisé toutes les fuites (ou un certain nombre en tous cas) ?

Il vous reste votre pratique… ce rendez-vous régulier avec vous-même, face à face !

NB : « Réussir sa vie » est une préoccupation légitime, mais partiellement aberrante, parce que la vie n’a pas besoin que vous la réussissiez. Elle se débrouille très bien sans vous. En fait, « réussir sa vie » n’est qu’une expression, mais si l’on y réfléchit profondément, la vie se réussit toute seule. Votre naissance, vous n’y êtes pour rien, pas plus que pour votre respiration, votre digestion, la gestion des cellules du corps, etc… Tout cela se passe malgré vous, pendant que vous tournicotez en rond dans votre tête à l’affut demie préoccupations dérisoires…

 

Rigueur et régularité dans les routines matinales

C’est au pied du mur, que vous allez vous trouver vous-même, au milieu du tunnel ou au coeur même du désert, tandis que vous habitez en ville, et courez comme tout le monde dans les transports en commun.

Réussir sa vie, en étant prêt à mourir au passé à chaque instant

Pour ne pas vous laisser entamer par ce tourbillon d’activités qui vous vide de votre vie, il vous reste votre engagement d’honorer vos valeurs profondes, gratuitement, sans rien attendre en retour. Là vous êtes dans l’état du Samurai, prêt à mourir à chaque instant de sa vie, sans peur et sans regret, totalement engagé dans l’instant présent (voir à ce propos notre article : « Rien à regretter« ).

Etes-vous prêt à entamer votre prochaine séance matinale avec la même fraîcheur que si c’était la première, et la même intensité que si c’était la dernière ?…

La fidélité à votre routine matinale, si celle-ci a été pensée dans cette perspective, vous assurera la vitalité et l’équilibre, le calme, l’inspiration et la lucidité.

Sinon vous serez toujours ballotés par les évènements. Ce n’est pas très grave quand tout va bien. Mais, par gros temps, quand cela se met à tanguer : mieux vaut garder le cap sur les étoiles. Et la régularité dans votre pratique quotidienne vous sera un point de repère et de ressourcement précieux, pour tenir bon, sans dévier de votre axe.

Cap sur les étoiles et fidèle à la pratique

Réussir sa vie - coaching de vie

Ces routines matinales, personnelles et quotidiennes, ce sont les exercices que vous vous êtes choisi pour vous mettre en contact avec votre profondeur…

Cette triple séquences d’exercices un peu monotones (« routines matinales » ça ne sonne pas super fun), toujours le même enchaînement de routines matinales, finit parfois par « ennuyer » votre mental.

Quand vous aurez compris que rien n’est plus ou moins désirable qu’autre chose (être là ou ailleurs, faire cela ou autre chose… tout cela est dérisoire, puisque de toutes façons, vous n’êtes là que pour quelques instants ! Et après… l’Eternité sera très longue – ou pas du tout – si vous êtes passé à côté de vous-même…), quand vous aurez enfin abandonné tout « espoir » (à savoir ces projections mentales à propos de ce qui devrait être à la place de ce qui est), il vous restera toujours « l’espérance » (mais encore faut-il y accéder et en faire l’expérience, sinon ce n’est qu’un mot de plus. Même si vous regardez dans le dictionnaire la différence entre « espoir » et « espérance », cela ne vous avancera guère, si vous ne la vivez pas…).

C’est alors, qu’il vous reste encore à insister. Insister au seul endroit qui compte vraiment, mais qui ne paye pas de mine. Ce moment privilégié de votre journée est le seul susceptible d’ouvrir la porte intérieure vers un Etat dont vous avez probablement la nostalgie. Cette saveur que vous avez connue ou pressentie (voir : « éveil spirituel ordinaire« ), et qui vous a échappé, ne reviendra qu’au prix d’une insistance persévérante, pour dissoudre en vous les opacités qui entravent son plein épanouissement. (Ceux qui écrivent que c’est facile sont des menteurs, ou des naïfs qui n’ont pas vécu ce dont ils parlent. Par contre cela fait peut-être vendre plus facilement leurs livres ?)

Réussir sa vie : prenez vous en mains !

A propos de livres, en voici un dont un client m’avait parlé récemment : Miracle morning, le pouvoir des routines matinales. Je l’ai acheté (pour voir) mais je l’ai revendu aussitôt, parce que je l’ai trouvé vraiment trop insipide. Pourtant je ne suis pas une lumière moi-même, mais là vraiment, Il délaye en 250 pages ce que je viens de vous dire dans les 10 premières lignes de l’introduction de cet article. Mais cela inspirera peut-être certains. Je lui dois l’envie d’écrire cet article et je lui en suis reconnaissant. En tous cas, c’est un best seller !

Comme quoi, quand on est américain, on est capable de découvrir l’importance de se lever la matin pour faire sa toilette, s’en extasier dans un livre et faire fortune avec ça… Je trouve cela vraiment cocasse (et cela ne me dérange pas). Si vous l’avez lu vous-même, peut-être que ce livre vous a plu. N’hésitez pas à laisser un commentaire à son sujet si cela vous inspire.

Pour poursuivre sur votre lancée, vous pouvez aussi lire cet autre article : Maîtriser sa vie, du site NRGyTraining, qui propose un outil de planification de vos exercices et routines personnelles, avec un « jeu » à jouer avec vous-même pour vous maintenir dans la régularité sur la durée…

Réussir, maîtriser… lâcher !

Un dernier mot avant de se quitter ?

Réussir sa vie, se maîtriser, ce n’est absolument pas synonyme de « tout contrôler ». Au contraire, ces pratiques régulières représentent un socle structurant pour pouvoir lâcher prise et laisser s’exprimer la liberté, l’intuition et la fantaisie. Il est bon de se mettre à l’écoute des aspirations profondes, et des manifestations de l’énergie en soi.

  • Des fois vous êtes malade, et il est meilleur d’interrompre les routines physiques pour laisser le corps se reposer. C’est l’occasion de revenir à la pratique plus tard avec un entrain renouvelé, après ce petit écart. Il est bon de se laisser inspirer par la vie et de ne pas tout rigidifier avec des exercices et des pratiques.
  • Des fois, vous êtes en voyage, ou inspiré par autre chose que vous 3 routines. Laissez-vous donc dérouter quelques temps, pour mieux revenir après à vos rythmes, ne serait-ce que pour vérifier qu’ils vous conviennent toujours. Et si ce n’est pas le cas ? Changez-en ! Vous êtes libre… beaucoup plus que vous ne le croyez peut-etre.

La plus grande des pratiques est d’être vrai et fidèle à soi-même, ce soi-même qui est aussi riche que toute la vie, donc aussi changeant et aussi créatif que le processus auto-créateur de la Vie, quel que soit le nom que vous lui donnez…