Réussir sa carrière
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Réussir sa carrière est votre droit. Cette légitime aspiration n’a rien de malsain, comme s’il s’agissait d’arrivisme ou de magouilles pour arriver à vos fins quitte à marcher sur les autres.

Au contraire, réussir sa carrière est une priorité si vous devez vous y épanouir, devenir quelqu’un de rayonnant et de positif, quelqu’un qui irradie et entraines les autres à se dépasser par l’exemplarité du manager.

Manager sa propre trajectoire pour réussir sa carrière

Puisque vous êtes l’une des composantes importantes de votre équipe, vous devez prendre soin de vous, comme vous prenez soin de vos équipiers et de leur dynamique.

D’ailleurs, plus vous gagnerez en maturité avec votre équipe et plus il sera important de vous préoccuper de votre propre développement car les exigences de votre équipe augmenteront également à votre égard.

Pour cela, nous vous suggérons de prendre régulièrement le temps de vous « promener » dans la liste de questions suivantes pour prendre du recul et faire le point intelligemment. Nous avons regroupé quelques points importants à prendre en compte, autour de trois axes pour réussir sa carrière :

Développez sainement votre réseau

  • Quelles personnes de votre entourage, qui ne se connaissent pas encore, pourriez-vous mettre en relation pour leur bénéfice mutuel ?
  • A qui cela vous ferait-il plaisir de rendre service gratuitement ?
  • Quelle information utile pourriez-vous communiquer assez largement, ou envoyer gratuitement à des personnes clés de votre réseau ?
  • De quelles personnes, à la fois différentes et complémentaires de vous,  pourriez-vous vous rapprocher ?
  • De qui, dans votre entourage, pourriez-vous solliciter des conseils ou des avis pertinents ?
  • Sur quels projets transverses, pourriez-vous prendre l’initiative de solliciter vos pairs pour proposer des améliorations dans l’entreprise ?

Préparez votre avenir

  • Qu’aimeriez-vous faire dans 5 ans, ici ou ailleurs, si vous réussissez au mieux de vos espérances ?
  • Idéalement, quel serait votre prochain poste ?
  • De quel appui avez-vous besoin pour progresser comme vous le souhaitez ?
  • De quelles expériences complémentaires avez-vous besoin, quelles nouvelles compétences souhaitez-vous acquérir ? Quelles formations devriez-vous suivre ?
  • Auprès de qui devriez-vous faire votre marketing interne ?
  • Auprès de quels sponsors, auriez-vous intérêt à faire du lobbying très en amont de vos futurs besoins ?

Prenez soin des relations avec votre N+1

  • Comment pourriez-vous utiliser votre hiérarchie comme une ressource positive pour votre équipe ?
  • Sur quels projets pourriez-vous nouer plus de complicité avec votre patron ?
  • Sur quels projets stratégiques de votre patron, pourriez-vous apporter une contribution significative ?
  • Quel système de reporting volontaire pourriez-vous mettre en place pour le rassurer ? Comment l’aider à gérer son propre stress ?
  • Quels retours utiles pourriez-vous obtenir de lui ? (voir : “reporting positif“)
  • Comment allez-vous lui donner du feed-back sur son management ?
  • Sur quels sujets est-il nécessaire de le confronter ? (voir à ce sujet : “Savoir dire non“, “Manager son patron“)
  • Quelles « balles hautes » pourriez-vous lui envoyer dans son meilleur côté, de façon à ce qu’il réussisse des « smatchs » valorisants ?

En conclusion, nous aimerions vous rappeler que ce dispositif de plan de management aura la valeur que vous allez lui donner :

  • D’abord, en mettant en œuvre les actions que vous y inscrivez
  • Mais aussi par le simple fait de vous procurer une check-list de bonnes questions à vous poser périodiquement pour vous maintenir dans une dynamique d’ajustements et de progrès continue
  • Et enfin, par le fait d’y revenir, souvent, de mâchonner vos idées, de les laisser infuser, de trouver par vous-mêmes d’autres idées qui n’y figurent pas mais qui vous viennent à force de travailler avec…

Par ailleurs, pour réussir sa carrière, il y a aussi quelques grands principes d’hygiène à respecter.

Trouver un juste équilibre entre vie professionnelle et vie privée

réussir sa carrière

Il ne sert pas à grand chose de réussir sa carrière si à cause d’elle on rate sa vie de famille ou sa vie intime, je veux parler du développement de votre être profond.

En effet, vous n’êtes pas réduit à votre identité professionnelle, vous êtes beaucoup plus vaste, riche et complet que ça !

Votre équilibre repose sur 2 leviers complémentaires :

  • vos croyances, vos habitudes, vos émotions (domaine habituel de la psychologie)
  • vos comportements et votre organisation quotidienne (domaine opérationnel… qui prend souvent toute la place au détriment de VOUS, votre être profond, et de la santé de votre corps !).

Prenez en compte ces deux éléments, en adressant à la fois la logique globale de votre système et les interactions entre les éléments de ce système. Voici des questions pour vous aider à avancer dans votre réflexion :

  • logique globale : quel est votre projet de vie, votre vocation/mission ? quel est le style de vie qui en découle et auquel vous aspirez profondément ? Quelle est votre « signature », votre « caractère » profond, votre énergie dominante, qui sur détermine vos goûts, vos aspirations, vos affinités, vos talents ? A défaut d’être au clair sur ces questions, vous essaierez tout un tas de choses, qui ne dureront pas, parce qu’elles ne vous correspondent pas bien. Vécues comme étrangères à votre système, « la greffe ne prendra pas » !
  • interactions entre les composantes de votre système : comment par exemple allez-vous pouvoir concilier une nouvelle activité sportive avec vos engagements familiaux, sociaux, et professionnels ? Il y a des ajustements à prévoir, qui doivent respecter une cohérence et une logique d’ensemble. A défaut de ces précautions: comment arbitrer, comment pérenniser les bonnes résolutions, et ne pas finir par culpabiliser devant l’échec de vos bonnes intentions ? (voir : sentiment de culpabilité)

Vous avez besoin de trouver un bon équilibre entre les différentes composantes de votre vie :

  • vie professionnelle
  • vie sociale, associative, communautaire
  • vie familiale
  • vie intérieure, personnelle

Votre vie culturelle ou votre vie sportive entre elles-mêmes dans l’une des 4 catégories ci-dessus, selon que vous visitez des musées seul ou en groupe, et que vous préférez le football à la voile en solitaire.

Actuellement, quelle pondération de votre temps consacrées-vous à chacun de ces 4 domaines de votre vie ?

D’après vous quel serait l’idéal ? Comment pourriez-vous vous en rapprocher un tout petit peu plus ? Quels seraient des tout petits pas que vous pourriez faire facilement pour rééquilibrer votre vie ? Vous ne serez une personne complète que si vous jouez sur plusieurs tableaux simultanément. Pas besoin d’pitre champion partout, mais ce serait bien d’avoir quand même un peu de chaque. Après ça, c’est chacun son dosage selon ses préférences et ses possibilités.Mais, pour être encore plus performant au travail et réussir sa carrière encore mieux, il est important de trouver un meilleur équilibre de vie.

 

Soyez d’abord responsable de vous-même

Si l’on souhaite réussir sa carrière, ne serait-il pas logique d’assumer d’abord sa propre responsabilité, plutôt que de se placer soi-même en dépendance par rapport aux autres et aux évènements extérieurs ?

  • On ne se sent pas libre, quand on se croit vide à l’intérieur et qu’on croit avoir besoin du plein qui serait à l’extérieur, pour se remplir à l’intérieur. Dans ce cas, depuis cette croyance erronée, une forme de dépendance structurelle et métaphysique va surdéterminer tous nos actes de management. Si vous avez peur de ne pas être à la hauteur et de ne pas y arriver seul, vous entretiendrez toujours cette peur ontologique, qui vient d’un manque de confiance en soi pathologique. Il vaudrait mieux soigner cela…
  • A l’inverse, si on est en contact intime avec le plein intérieur (et il s’agit là d’une expérience et non pas d’une croyance), ce plein rayonne vers l’extérieur et peut éventuellement nourrir les autres. Voyez l’image du soleil, il brille parce que c’est sa nature. Il ne le fait pas POUR faire plaisir aux gens qui ont mis sur leur peau de l’huile pour bronzer ! S’il n’y a personne sur les plages ou quand il y a des nuages ou quand c’est la nuit, le soleil brille toujours. C’est un symbole immense d’une joie de vivre qui explose en permanence et bombarde tout le système solaire de photons, sans attente de retour, sans projet, sans  intention même.

 

Adonnez vous à l’action “intensément”

D’une certaine manière, il est inutile de se poser trop de questions à propos de réussir sa carrière. La seule chose à réussir c’est maintenant. Et encore, il n’y a pas grand chose à réussir mais tout simplement à vivre. La réussite n’est u’un concept, une carrière n’est qu’une trajectoire d’action. Ce qui compte ce n’est pas tant le résultat que le chemin, à chaque instant

En effet, l’action est à elle-même son propre but. L’essence de l’action est sa propre finalité.

  • Bien entendu, je mange parce que j’ai faim (normalement), et pas sans raison. Il y a donc des causes à nos actes.
  • Et d’un certain point de vue, il y a aussi des objectifs : “je mange POUR me nourrir”. Mais pour peu que les aliments soient dénaturés par notre agriculture et notre industrie qui font la guerre à la nature, je mange et pourtant cela ne nourrit pas le corps. Ou bien, je mange, mais les nutriments ne sont pas assimilés parce que le corps manque de vitamine D, de magnésium, ou que sais-je ?…

Finalement le mieux n’est-il pas encore de manger PARCE QUE (plutôt que POUR) :

  • parce que j’ai faim,
  • parce que cela me fait plaisir,
  • parce que mon corps ressent ce besoin ou cette envie.

Le reste (l’effet, le résultat) ne m’appartient pas, et je n’ai aucun pouvoir dessus. A la limite, je ne m’y intéresse pas. Je ne polarise pas dessus, je n’y accroche pas de fantasme.

Reconnaître qu’on n’a pas le pouvoir qu’on croyait sur le résultat est à la fois une déception et un soulagement. Vous ne trouvez pas ?

  • décevant, parce que constatant que je n’ai pas autant de pouvoir que je croyais, le “moi” que je croyais être n’est pas si important que ça…
  • soulagement, parce que dès lors, je peux me concentrer sur le pouvoir que j’ai vraiment, au lieu de me disperser avec celui que je n’ai pas. C’est plus reposant, de me concentrer sur maintenant, et faire ce qui est à faire du mieux que je peux, sans me faire de souci parasite…

La seule responsabilité est peut-être de faire ce qui est en train de se faire, maintenant.

C’est à la fois peu et beaucoup. En fait, c’est : TOUT !

L’être que vous êtes est action, à l’instant même. Vous ne travaillez pas pour quelque chose, je n’écris pas pour vous convaincre de quelque chose ou pour vos intéresser, ou pour vous plaire… je travaille parce qu’il y a une urgence à ce travail, un nécessité à exprimer, je travaille pour la joie de travailler. C’est tout…

  • Suis-je excellent dans mon travail, en ce moment même ? Je n’en sais rien, et la question ne se pose pas vraiment. Je suis et je fais. Même la notion du “mieux que je peux” est presque en trop :
  • Comment ferais-je moins que le mieux que je peux ? Il faudrait que je fasse exprès de faire moins bien, il faudrait que je laisse le pied sur le frein au moment où j’appuie sur l’accélérateur… Il me faudrait une bonne raison pour cela. Et en fait, je n’en vois aucune !

Pour réussir sa carrière, il faut juste rester tranquille et faire de son mieux à chaque instant . Ce n’est qu’ainsi que l’on s’installe durablement dans la joie de vivre.

Cultiver la joie au travail

La joie de travailler ensemble est l’une des finalités de la vie. Dans le panel de nos émotions, la joie est la seule qui soit positive (les trois autres fondamentales étant : la tristesse, la colère et la peur).

Elle scintille sous la peau, elle met tout le corps en énergie. Dans son expression la plus pure et la plus instinctive, elle donne envie de sauter, de danser, de chanter.
Exprimer sa joie, c’est la laisser « monter en soi », c’est ressentir la tension dynamique qu’elle provoque, se remplir de l’énergie euphorisante qu’elle procure, puis la décharger en l’exprimant avec des mots, des chants, des gestes, des mouvements, des rires, des cris éventuellement…
Ne pas pouvoir partager sa joie fait disparaître celle-ci. Rappelez-vous de vos jeunes années quand, émerveillé par une découverte, vous bruliez d’impatience de la partager avec les autres. Et combien vous pouviez être frustré si vous vous heurtiez à des adultes désabusés ou trop occupés pour vous entendre …

(aller plus loin sur ce sujet : “Célébrer la joie de travailler ensemble“)

Réussir sa carrière, c’est vivre avec les autres, c’est contribuer à leur réussite et leur épanouissement. On ne peut pas réussir sa carrière en mettant une pression de dingues sur les autres, qui eux-mêmes s’en prennent aux autres pour compenser et par effet de contagion. Faire cela, ce serait plutôt “se pourrir la vie et celle des autres” ! Finalement, ne vaudrait-il pas mieux se soucier un peu moins de sa carrière et un peu plus de bien-être. Les émotions sont très importantes dans une vie professionnelle. Il faut prendre soin de “maîtriser ses émotions“, car ce sont elles qui nous rendent heureux et performant ou malheureux et inefficace.

Gérer ses émotions pour réussir sa carrière

En fait on ne peut pas, au sens propre : « gérer ses émotions », mais on peut gérer ses pensées, qui déclenchent les émotions.

Ensemble, nous remonterons à la racine des émotions et nous distinguerons les sensations physiques (les réactions physiologiques, sur lesquels vous n’avez heureusement pas de prise) des histoires psychologiques que l’on se raconte et qui déclenchent le débordement émotionnel. Sur votre psychologie, vous avez la main, et vous pouvez décider de voir les choses autrement, donc de réagir autrement !

Avec le coaching, vous apprendrez à repérer les prémisses de l’émotion et les pensées qui la déclenchent.Vous apprendrez à contrôler, non pas vos émotions (auxquelles il ne faut surtout pas toucher, ne cherchez jamais à les réprimer ou à les refouler, ce serait pire !), mais vos pensées, qui déclenchent l’émotion.

  • On travaille toujours sur des situations concrètes, les situations qui déclenchent les émotions trop fortes qui vous posent problème.
  • On les décortique ensemble…
  • Et on envisage d’autres réactions, plus mesurées et plus adaptées, pour faire face à ces situations.

Ainsi, en quelques séances de coaching, vous percerez à jour votre mécanisme, et vous cesserez d’être pris par la répétition inconsciente. Vous vous exercerez à vous libérer de mauvaises habitudes mentales, en :

  • cultivant un plus grand recul sur la vie, sur vous-même et sur les situations
  • pratiquant des respirations pour vous détendre et vous recentrer (au lieu de partir avec l’emballement des pensées et l’enchaînement des réactions corporelles exagérées)
  • nourrissant des pensées qui feront contre poids à vos automatismes, et vous ouvriront plutôt au calme et à la joie de vivre

Cela vous demandera un peu de travail sur vous-même, de la vigilance, de la rigueur, de la volonté aussi… Le coaching est justement là pour vous accompagner sur ce chemin de travail sur soi (voir : “les deux sortes de souffrance” )

Et vous verrez : avec de l’entraînement et un peu de pratique, vous constatez rapidement des progrès encourageants.

Les émotions ne sont pas votre ennemi, elles sont au contraire votre allié. Il faut juste apprendre à les canaliser, en passant par les pensées, et en laissant au corps la possibilité de s’exprimer librement. Si vous faîtes cela, gérer ses émotions ne sera plus un souci. Au contraire : cesser de vouloir gérer ses émotions, mais en accueillir la juste expression, deviendra plutôt un jeu pour vous, qui vous fera vous sentir plus vivant, plus libre, et plus « maître de vous-même » !