Retrouver sa jeunesse concerne a priori tout le monde, dès qu’on commence à voir moins bien, à avoir un peu mal aux articulations, à perdre sa silhouette d’antan, à moins bien supporter l’alcool et les nuits blanches, etc…

Retrouver sa jeunesse semble même être une obsession de beaucoup, qui investissent beaucoup de temps et d’énergie à muscler leur corps et faire des régimes (ou alors, je me demande bien qui lit tous ces articles, qui pullulent dans les magazines à l’approche de l’été à propos de la santé et de la beauté du corps). Il faut dire qu’on ne cesse de nous montrer dans les films et les publicités des corps d’hommes et de femmes sculptés comme des statues de Dieux grecs… Retrouver sa jeunesse est d’ailleurs un mythe antique, que nous évoquerons en fin de cet article.

Retrouver sa jeunesse en régressant ?

Je suis récemment tombé sur cette citation d’oscar Wilde, qui m’a inspiré cet article :

“Si l’on veut retrouver sa jeunesse, il suffit d’en répéter les erreurs” aurait-il dit.

On comprend bien le sens de cette phrase, avec laquelle je ne suis évidemment pas d’accord du tout !

  • Si on se remet en position de revivre les mêmes expériences que lorsque nous étions plus jeune, cela nous rappellera probablement les périodes antérieures…
  • Mais nous les vivrons depuis notre maturité émotionnelle acquise, et certainement plus du tout avec l’ignorance et l’inconscience caractéristiques du manque d’expérience.

Refaire les mêmes erreurs serait les avoir commises pour rien, sans en tirer d’enseignement et tout en n’ayant plus les moyens vitaux de faire face à leurs conséquences, comme par le passé.

Je ne dis pas que revivre de temps en temps des expériences passées n’est pas amusant et rafraîchissant, mais quand ce n’est plus l’époque il est hideux d’insister et de s’accrocher à des illusions pour se faire croire qu’on est éternellement jeune et qu’on échappe à l’emprise du temps…

Avoir des regrets (s’il s’agit d’une nostalgie chronique) est plutôt une marque de déséquilibre, et la preuve d’une insatisfaction profonde dans l’instant présent. Le mieux ne serait-il pas de faire face à la vérité de soi-même et de se mettre en chemin vers plus d’authenticité (voir : “Le chemin pour s’individualiser” et “Présence à soi-même et relation authentique“). Retrouver sa jeunesse n’a en soi aucun intérêt. Ce qui est intéressant c’est de se trouver soi, dans sa vérité de chaque instant et de chaque période. C’est peut-être d’ailleurs cela “être jeune” : se sentir bien (alors même que la plupart des jeunes ne se sentent pas si bien que ça, malgré la jeunesse de leurs muscles). Quant aux possibilités offertes par le corps, elles paraissent normal, donc on n’y prête attention que lorsqu’elles commencent à manquer. Avant, on en use, mais on ne s’en réjouit pas spécialement…

(Voir à ce propos l’article : “Rien à regretter !“)

Retrouver sa jeunesse grâce à la science ?

retrouver sa jeunesse

Les découvertes à propos des anti-oxydants présents dans tel ou tel fruit exotique sont certainement pertinentes, mais finalement sans intérêt. Croyez-vous vraiment qu’en mangeant des baies de gogi, de la propolis ou du ginseng, vous serez réellement plus vigoureux, ou bien que votre peau ne sera plus ridée avec l’emploi de telle ou telle crème miraculeuse, vendue très chère en pharmacie ? Oui, c’est peut-être un soin ponctuel, ou une cure d’entretien pour accompagner le vieillissement des cellules, mais certainement pas pour retrouver sa jeunesse !

Que dire de l’acharnement en chirurgie esthétique à part que c’est un business juteux et que ses résultats sont la plupart du temps pitoyables ?

Il en va de même des “remèdes-de-bonne-femme” comme on disait au moyen-âge, et autres onguents et elixirs miracles, que la science n’approuve pas, mais que les gens achètent tout de même en espérant que cela marche… Et des fois c’est le cas, en effet. Pourquoi pas ?

Mais en quoi est-ce la résolution du vrai problème, qui est en fait la la peur de la mort, contre laquelle la science ne peut rien, pas plus que la magie des plantes.

Retrouver sa jeunesse d’esprit

Le corps peut vieillir plus ou moins vite, selon la manière dont il est traité et utilisé. Mais il est normal et bon qu’il vieillisse. C’est une expérience intéressante à vivre, au même titre que toutes les autres qui nous sont données de pouvoir traverser pour nous en enrichir. Etre débarrassé des hormones qui nous poussent à courir le monde est une bénédiction quand on a suffisamment expérimenté l’exploration extérieure et qu’on aspire légitimement à explorer le monde intérieur pour compléter son parcours. La jeunesse éternelle n’a aucun intérêt si c’est se maintenir dans l’inconscience éternelle. Au bout d’un moment, il est valable de descendre du manège pour se poser et comprendre le sens de tout cela. sinon, à quoi bon faire encore et toujours une partie de plus, sans aucune finalité, sans aucun progrès…

On s’est senti fort/e et beau/belle : c’était bien à vivre. Il est donc maintenant bien temps d’expérimenter la faiblesse et la vulnérabilité du corps et de d’apprendre à sentir aussi comment ils contrastent avec la force croissante de l’esprit.

Vous rappelez-vous ce que c’était que d’être un enfant, avec une énergie débordante ? Pour vous amuser, vous pouviez courir dans un champ de hautes herbes en agitant les bras, juste comme ça, emporté par le plaisir simple de vous sentir vivant !

A part la course effrénée qui vous est peut-être maintenant plus difficile, rien ne vous empêche de revenir à des plaisir aussi simples comme celui de vous rouler dans l’herbe, vous éclabousser dans une rivière, regarder les étoiles allongé dans l’herbe, etc…

Ce dont on parle là finalement, c’est plutôt de : retrouver sa jeunesse d’esprit !

Il s’agit d’une attitude envers la vie, une attitude d’explorateur qui ouvre ses yeux à chaque fois comme si c’était la première et la dernière fois.

Demandez vous ce que vous feriez différemment aujourd’hui si vous saviez que c’était votre dernier jour ? Et si, au contraire, c’était le premier (voir la phrase célèbre : “Aujourd’hui est le premier jour du reste de ma vie !”)

retrouver sa jeunesse d'esprit

S’aimer soi-même

Tout le monde écrit sur la confiance en soi, l’estime de soi, l’amour de soi… Mais comment fait-on pour s’aimer quand on ne s’aime pas ? Et comment peut-on s’aimer soi-même : faudrait-il se dissocier de soi, pour se voir, s’apprécier et enfin s’aimer pour s’unir à nouveau ?

En fait, l’amour n’est pas un sentiment, c’est plutôt un état. On n’est pas “quelqu’un” qui aime “quelqu’un” ou “quelque chose”. L’amour est beaucoup trop vaste pour se restreindre ainsi à “moi-aime toi”. La jeunesse d’esprit c’est laisser le courant d’amour nous traverser, sans prendre position, sans s’accrocher à l’idée que nous serions notre personnalité (voir : “démasquer l’imposture de la personnalité“). Aimer, c’est entrer en état d’amour, ou plutôt cesser de s’en tenir à l’écart (puisque c’est en fait notre vraie nature, dont nous étions plus proches quand nous étions enfant). du coup, on aime ce qui se présente, ce qui est là :

  • son propre corps, qui est parfait au-delà de ses défauts évidents
  • sa personnalité, qui s’est construite tant bien que mal… et il en faut bien une, et celle-ci n’est pas pire qu’une autre !
  • sa situation, issue de sa trajectoire antérieure
  • la vie infinie, notre planète merveilleuse dans l’univers, la nature vierge, les autres qui la peuplent, et le monde qui en résulte (avec ses splendeurs et sa pourriture)

Tout est aimable et aimé, lorsqu’on veut bien quitter les jugements et les ressentiments, pour simplement s’installer dans l’écoute des sensations du corps et la perception directe de la réalité. Il n’y a donc aucun effort à faire pour s’aimer, il suffit de cesser de s’agiter et d’avoir peur. Mais c’est tout un travail que de réaliser et d’accomplir cela. Le travail de toute une vie, dont les fruits se récoltent plutôt sur le tard de l’expérience (mieux qu’au début, où on ne se rend pas bien compte). La maturité et la vieillesse sont donc la finalité de l’incarnation, qui ouvre la possibilité d’une conscience densifiée et d’une légèreté retrouvée, après l’avoir perdue au contact des épreuves de la vie.

 

Cultiver une pensée orientée

Arrêter de penser de manière compulsive, cesser d’alimenter et d’entretenir des pensées toxiques (par exemple, pour privilégier des affirmations positives), représente une discipline de vie et une hygiène mentale indispensables pour être simplement heureux, bien enraciné dans l’instant présent, et ouvert aux sentiments tendres de compassion, de joie, de créativité, de gratitude, de liberté, etc…

Pour être attentif et pleinement disponible, il faut apprendre à orienter vos pensées délibérément vers ce qui vous plaît, ce qui vous procure du plaisir et de la joie, plutôt que de focaliser sur les problèmes, les contrariétés et les ressentiments. Il faut cesser de ressasser les regrets et les frustrations.

Cela se décide, une bonne fois pour toutes. Ensuite quand les pensées négatives émergent dans votre esprit, vous les constatez, mais vous ne partez plus avec comme avant, parce que vous les identifiez comme des pensées, et non plus comme des vérités auxquelles vous croyez. Ainsi, peu à peu, elles perdent de leur emprise sur vous, et en quelque sorte, vous vous désenvoutez progressivement !

Programmer intelligemment votre filtre mental

Si vous voulez rester jeune, il faut rajeunir vos pensées ! Déclarez que votre être profond (qui n’est pas votre corps) ne peut vieillir, et que vous êtes aussi jeune que votre esprit éternel.

Votre visage ne pourra traduire que la conscience que vous avez de vous-même, et ne reflétera que des belles rides, celles du sourire, de l’amour, de la joie et de l’intelligence, si vous privilégiez ces états intérieurs aux autres (morosité, inquiétude, peur, tristesse, colère, ressentiment, amertume, etc…).

Votre énergie n’a pas à décliner, car elle n’est pas la “vôtre”. L’énergie ne vieillit pas, ne diminue pas, ne disparaît pas, mais elle se transforme :

  • Il est juste qu’elle change de forme, car tout est vibration et changement dans la vie…
  • Mais il n’est pas juste de se résigner, de renoncer à nos idéaux, de trahir notre vocation profonde.

Au contraire, il est intéressant de travailler beaucoup dans le cadre d’une activité qui nous plaît et nous recharge. Dans ce cas, on se sent utile, on prend du plaisir, on a toujours envie d’apprendre, d’explorer, de découvrir et de se perfectionner. On se fatigue bien sûr, mais l’appétit de vivre, nous recharge en énergie, au fur et à mesure qu’on en dépense. Et peu à peu cet appétit s’affine et aspire à des nourritures plus subtiles. Pour y accéder, il faut accepter de renoncer à ce qui nous passionnait tant précédemment, mais ne nous retient désormais plus en arrière. Ainsi votre passion enfantine pour les bonbons a dû vous quitter, et vous n’avez eu à faire aucun effort pour cela : avec la maturité, vous vous êtes intéressé à de nouvelles choses, vous avez évolué et vous êtes naturellement “passé à autre chose”… Il en va de tout de la même manière, y compris des compulsions et des addictions (qu’il faut néanmoins soigner, sinon on y risque d’en souffrir longtemps et d’en subir de graves conséquences quand il s’agit de substances toxiques ou de comportements illicites et préjudiciables aux autres). Un jour l’inconséquence de la jeunesse nous quitte, heureusement ! Mais pas sa fraîcheur, si nous restons vigilant de toujours rester dans la qualité de présence aux expériences du quotidien.

Dès lors, il n’y aura pas besoin de chercher à retrouver sa jeunesse, parce que vous serez jeune en esprit et le vieillissement naturel du corps vous sera une nouvelle expérience à explorer avec joie, y compris s’il s’agit de douleurs et aussi de maladies…

Si vous pratiquez la technique des affirmations positives, vous pourriez affirmer chaque matin au réveil les affirmations suivantes :

“Je me sens régénéré par cette bonne nuit de sommeil (sauf quand vous avez mal dormi évidemment, car ce serait “mentir” à vous-même, il y aurait une sorte de bogue dans votre système de pensée et vous entreriez en conflit avec la profondeur de vous-même), je suis ouvert aux expériences nouvelles et remercie par avance la vie de ce qu’elle va me proposer comme situations et évènements extérieurs pour entrer en contact avec ma profondeur.

Chaque jour, j’apprends de nouvelles choses, et ma vie est passionnante, même dans les toutes petites choses du quotidien…”

Ressentez la vie circuler dans votre corps (voir à ce sujet : La voie du sentir), envoyez une bénédiction (de l’amour et de la gratitude) à chaque partie de votre corps. Cela ne prend que quelques minutes : commencez par exemple par votre main droite, le bras, l’épaule… Puis passez à la main gauche, le bras gauche et votre épaule gauche. Puis ressentez vos jambes, la droite puis la gauche, en commençant par les pieds. Puis scannez le tronc et la tête. Si vous passez sur une zone douloureuse, rassurez-là, aimez-la, comme s’il s’agissait d’un animal blessé. Si c’est une zone dont vous avez honte ou que vous n’aimez pas trop, faites comme si vous l’aimiez ! Et imaginez mentalement que vous y imposez votre main magnétique, comme si vous étiez un guérisseur qui soignerait par l’imposition de bonnes mains.

Et puis ensuite, commencez votre journée par un peu de gym après avoir été sourire devant le miroir de la salle de bains. Pas un sourire de séduction, un sourire d’amitié. Pas besoin de vous prendre pour votre image au miroir. Cette tête est comme elle est, ne la jugez pas. Et cette silhouette pareil, laissez-les tranquilles. Saluez-les, juste amicalement, sans y coller d’étiquette,, sans vouloir rien y changer. Au contraire, pensez de votre corps : “tu es parfait, tu as la meilleure forme possible, compte tenu des circonstances. Je t’aime et te respecte profondément. Sois heureux et épanoui aujourd’hui…” (comme si vous parliez à une grosse bête sympathique).

Quelques bonnes pratiques pour rester en pleine forme :

  • Tenez un journal de gratitude : c’est un cahier dans lequel chaque jour vous écrivez ce pour quoi vous vous sentez reconnaissant envers la vie, envers quelque chose ou quelqu’un. Entrer ainsi dans l’état de gratitude déclenche la production d’endorphine dans le corps, et vous oriente vers des émotions agréables, qui attirent dans le champs de votre conscience plus de situations gratifiantes (qui vous inspirent de la joie et de la gratitude). C’est un cercle vertueux ! Vous pouvez également y écrire des affirmations positives, qui traduisent au présent la réalisation de vos voeux.
  • Pratiquez la marche de santé : régulièrement, sortez marcher, en ne regardant en chaque chose que ce qui est beau et positif à vos yeux. Parfois, cela demande un petit effort, mais la plupart du temps, cela vient tout seul, et comme pour le journal de gratitude, cet exercice vous entraîne à penser positif
  • osez ressentir les émotions, sans filtre et sans tabou. Mais quand vous constatez des émotions de morosité, de colère, de tristesse ou de peur, remontez aux pensées qui les génèrent et retournez-les ! (voir la technique du processus de pivot : elle consiste à changer délibérément d’état interne, en se concentrant non pas sur ce qui nous déplaît dans une situation, mais sur ce vers quoi pointe notre désir à cet instant-là. Il s’agit donc de changer délibérément l’orientation de nos pensées. Cela demande un peu d’attention et c’est tout.)

Surtout : ne pas retrouver sa jeunesse !

Retrouver sa jeunesse par le corps n’a en fait aucun intérêt : un corps éternellement jeune serait une absurdité. Vivre l’expérience de la limitation et de la fatigue, traverser les mutations hormonales, représente finalement une grâce, qui nous aide à tourner la page, et à aller enfin vers plus subtil. Il est normal de commencer par les expériences les plus grossières (avec un corps adapté, pour pouvoir les encaisser) et de poursuivre avec des expériences plus fines, pour lesquelles il faut un corps travaillé de l’intérieur par l’âme et l’esprit, un corps plus sensible et plus intelligent.

Même s’il est également moins souple et plus ridé, cela n’a en fait aucune importance. Ce qui compte, ce n’est absolument pas de “retrouver sa jeunesse” ou de retarder la vieillesse (préoccupation qui prouverait vraiment l’immaturité de l’individu… et son manque de réalisme aussi – Voir à ce propos cet article : “Maturité émotionnelle”), mais de respecter son corps, de l’aimer, de l’accompagner à travers l’attention accordée aux sensations physiques de chaque instant, et non seulement aux pensées (voir : “arrêter de penser“).

Retrouver sa jeunesse du corps serait sûrement amusant quelques instants, mais :

  • à quoi bon toujours revoir un film depuis le début, si on ne peut jamais en voir la fin ?
  • à quoi bon répéter sans fin les mêmes expériences ?
  • pourquoi ne manger que l’entrée d’un repas, sans jamais passer au plat de résistance et au dessert ?
  • ce serait comme faire l’amour sans connaître l’orgasme, s’aimer sans pouvoir dire “je t’aime”, vivre sans jamais connaître la sagesse liée au vieillissement naturel, qui seul peut procurer l’expérience, avec son lot de souffrances incontournables (voir : “les deux sortes de souffrance“)…

Personnellement, je veille à entretenir ma santé, à faire un peu d’exercice parce que j’aime ça, à manger sainement parce que c’est meilleur au gout et plus léger à digérer, etc… mais j’accueille chaque jour le poids de l’expérience sur le corps, avec ses symptômes qui sont inséparables de ses grâces…

Paul Devaux : 06.10.56.14.96

Pour aller plus loin sur retrouver sa jeunesse :

 

Hébé, Déesse de la jeunesseretrouver sa jeunesse

Dans la mythologie grecque, Hébé, fille de Zeus et d’Héra, est une déesse personnifiant la Jeunesse, la vitalité et la vigueur des jeunes. Elle protège les jeunes mariées. Une tradition sans doute tardive la donne pour épouse à Héraclès. Elle avait en général sous son attribution tout ce qui regardait la vie domestique des habitants de l’Olympe. C’est elle qui attelait char d’Héra (Iliade V,722) , et Homère raconte aussi dans l’Iliade (V,905) qu’elle baigne et habille son frère Arès et qu’elle le soigna avec de l’ambroisie quand il fut blessé par Diomède lors de la guerre de Troie.

Avant l’arrivée de Ganymède sur l’Olympe, elle servait d’échanson aux dieux. C’est ainsi qu’elle versait l’ambroisie et le nectar aux dieux (afin qu’ils restent éternellement jeunes…).

Tout cela est bel et bon, mais figurez-vous qu’ill lui arriva tout de même malheur :

retrouver sa jeunesseEn effet, un jour, pendant un banquet, elle fit un faux pas et tomba de telle manière qu’Athéna craignit pour sa pudeur. Afin d’éviter que pareil impair ne risque de se reproduire, Zeus (toujours un peu espiègle et opportuniste) en profita pour charger Ganymède de cette importante tâche, en lieu et place de la pauvre Hébé. Ganymède, un jeune mortel qu’il avait enlevé, devint à partir de ce moment le nouvel échanson des dieux.

C’est ainsi que notre brave Hébé, en fut toute “hébétée”… Comme quoi, la jeunesse éternelle, c’est pas rose tous les jours non plus !

Peut-être qu’elle passe depuis le reste de l’éternité à ruminer sa rancœur et sa frustration. Je préfère penser qu’elle est soulagée de cette tâche ingrate et qu’elle se consacre dorénavant à soutenir ceux qui pensent “jeune” (plutôt que les dieux, qui n’ont pas besoin d’elle ! 🙂

 

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