Dans nos séminaires de leadership positif, nous proposons parmi de multiples exercices “décadrants et décapants” une courte séquence de “respiration connectée“. De quoi s’agit-il ?

Notre état intérieur de disponibilité se reflète dans notre environnement

Que ressentez-vous en observant cette  photo ?

respiration connectée
Un bureau encombré comme la tête de son propriétaire ?

Ou celle-ci ?

respiration connectée
Trop, c’est trop !

Et maintennat : celle-ci ?

Bureau dégagé, tête disponible, sérénité, maîtrise…

 

Il est évident qu’un manager qui a la tête farcie de préoccupations de tous ordres, est “préoccupé”, peu disponible, dispersé, peut-être tendu, si bien qu’il risque de passer à côté des opportunités du quotidien sans les voir, et en tous cas sans apprécier l’instant présent (qui après tout est la seule chose que nous puissions vraiment expérimenter, pour de vrai !). La meilleure des opportunités, la plus simple et la plus évidente n’est-elle pas d’être là, maintenant, pour vivre cet instant, précisément celui-ci ?

 

Cultiver un état de présence à soi-même et aux autres, tout simplement…

Nous ne disons pas ici qu’il serait mieux d’avoir un bureau dégagé plutôt qu’un bureau embarrassé et en désordre (après tout cela relève d’une affaire de goût, d’une histoire de vie, et c’est un détail sans importance). Ce n’est qu’une image pour faire comprendre l’intérêt de cultiver de l’espace à l’intérieur de soi, de préserver des plages de disponibilité dans son agenda, pour pouvoir prendre le temps (même s’il ne s’agit que d’une minute ou deux), sortir la tête de l’eau un instant pour respirer et prendre un peu de recul. C’est très difficile ? Non, c’est très simple au contraire !

Nos séminaires s’adressent les uns aux managers stratégiques, les autres aux leaders et futurs dirigeants, qui sont tous des gens sous pression et à fort potentiel. Nous leur proposons :

  • une sélection d’apports originaux pour les faire réfléchir et les aider à prendre du recul
  • et un choix d’exercices surprenants, qui les aident à mieux maîtriser leur façon de penser, leur manière d'”être là”, et même leur manière de “respirer”…

Présence à soi-même et relation authentique 

Qu’est-ce que la présence en coaching ?

Respiration connectée

Ainsi, dans le séminaire de leadership positif, nous proposons une courte séquence de respiration connectée, pour plusieurs raisons :

  • redonner de l’énergie et de l’inspiration aux participants, après une matinée intense
  • permettre un échange au sein du groupe sur la notion de “Présence à soi-même” : pour bien manager, il faut bien relationner, et pour entretenir une bonne relation, il faut être présent : il faut qu’il y ait un escargot dans la coquille ! Si le manager est uniquement dans sa tête, avec de bonnes intentions mais centré sur des arguments, des objectifs, il n’est pas vraiment là, présent, disponible…
  • offrir une première expérience de cet exercice, qui inspire beaucoup les leaders (voir : “comment retrouver l’inspiration“)
  • et servir de métaphore pour introduire au concept de silence (voir l’article sur la force du silence en coaching) et à la pratique des questions qui déclenchent le silence réflexif chez l’interlocuteur

 

Cet exercice de respiration consciente et connectée au rythme naturel de l’inspire et de l’expire est u exercice simple et puissant pour retrouver son calme en 5 minutes chrono. Essayez de le faire en même temps que la vidéo, vous verrez…

 

En quoi consiste la séquence de respiration connectée que nous proposons ?

C’est tout simple ! Les participants restent assis tranquillement, tout en prêtant attention à leur respiration, guidés par un coach qui vit lui-même l’expérience avec les participants, pendant qu’il la leur propose et leur suggère quelques indications.

Respirer ainsi ensemble quelques minutes est super simple. On est loin d’une séance de yoga, de méditation ou de zen, mais il est indéniable que cela invite chacun à un état interne légèrement différent des états de conscience ordinaire :

Observer que “cela respire en soi”a pour effet de calmer, de recentrer et d’ouvrir un espace d’écoute intérieure.  Cet état de présence à soi-même et d’écoute de ce qui s’y passe est justement l’état qu’il faut cultiver quand on écoute vraiment un collaborateur.

C’est donc un training très puissant (l’air de rein) à l’écoute systémique : écoute des résonances entre l’intérieur et l’extérieur, écoute des silences entre les mots, écoute des enjeux et des émotions sous-jacentes, et non seulement du strict contenu des paroles échangées.

Dans cet état d’écoute on n’est pas que dans la tête même si celle-ci est alerte. Il y a un pilote dans l’avion, et son attention est répartie dans tout l’appareil et non pas limitée au cockpit…

 

La force du vide dans la respiration connectée

A l’occasion de cette séquence, les participants sont invités à partager leurs impressions et leurs sensations. Ils réfléchissent ensemble  aux bonnes manières de cultiver ainsi un état de disponibilité et de “vide”, non seulement en situation d’écoute, mais en général dans leur vie professionnelle : dans la façon de tenir son agenda, dans la façon d’envisager son engagement dans l’activité (même en vacances) – voir “gestion du temps“.

  • Saviez-vous qu’il y a plus d’énergie ds le vide entre les particules, que dans les particules elles-mêmes ?
  • Savez-vous que la beauté de la musique réside tout autant dans les silences entre les notes, due ds les notes elles-mêmes ? Ces silences donnent le rythme et permettent d’apprécier le son…
  • Savez-vous que c’est principalement pendant le sommeil que l’enfant grandit, développe son cerveau et que c’est aussi principalement pendant le sommeil que l’adulte métabolise les enseignements de son expérience de la journée ?

On focalise sur le plein et sur le “faire”, mais ce ne devrait pas être au détriment du vide et de l’ “être”.

D’ailleurs, ce qu’on appelle “le vide” n’est-il pas en fait “un plein”, mais désencombré de tout parasitage dispersant ?

“Ne rien faire”, “faire rien”,  juste être, et laisser rayonner ce qui est là, pourrait être une sorte de faire, bien plus efficace et grâcieuse que l’agitation plus ou moins désordonnée issue des préoccupations aléatoires ?

 

NB : On appelle cette pratique “respiration connectée”, parce que :

  • par la respiration, on se connecte au grand flux de vie qui nous traverse et nous réunit ds le même rythme archétype avec tout le  Vivant
  • on se connecte à la profondeur de soi-même en même temps qu’à notre environnement.

Cette respiration connectée (à notre attention délibérée) devient donc une respiration connectante.