Qu’est-ce que des questions spirituelles pratiques ?

On imagine bien ce que peuvent être des questions spirituelles : qui suis-je, d’où viens-je, où vais-je ? Est-ce que Dieu existe ? Y a-t-il un sens caché derrière le chaos apparent, etc… ?

Mais des questions spirituelles pratiques, à quoi ça ressemble au juste ? Je vais en donner un exemple, qui m’a été fourni hier par un client en coaching, qui s’en posait justement et les partageait avec moi avec simplicité.

Voici donc les premières mesures d’une demande de client en début de séance de coaching, qui illustre comment de plus en plus de personnes se posent enfin les vraies questions, les questions profondes (des questions spirituelles finalement), au-delà des questions superficielles d’ordre opérationnel (qui sont également légitimes et pertinentes).

« Je suis de nouveau sans emploi, et même si je m’en veux de n’avoir peut-être pas su saisir des opportunités, je sais aussi que j’ai renoncé à mon précédent job pour pouvoir progresser encore, pour aller vers mieux. Il m’a fallu du courage pour dire non à ce que je ne voulais plus…Donc je suis partagé entre le fait d’assumer ma décision  et celui de la regretter…Seulement voila, maintenant, je suis sans emploi, et je tourne en rond chez moi. Cet état d’oisiveté me rend fou…

Cependant aujourd’hui, mon objectif pour cette séance n’est pas de savoir comment je vais trouver un meilleur job : ça j’ai confiance, ça va se faire d’une manière ou d’une autre, tôt ou tard, et ce n’est pas vraiment le problème qui m’occupe le plus, finalement.

En fait, je constate que quand j’ai un job, je fais de mon mieux, je m’implique, je fonce,  et je n’ai plus de temps pour rien d’autre. A cause de cela, ma vie intérieure se rétrécit considérablement et ma vie sociale aussi. Ce n’est pas satisfaisant. Alors, je me mets à regretter les périodes où je n’ai pas à travailler. Mais d’un autre côté, quand je n’ai pas de travail, je suis pris par une angoisse irrationnelle, je me sens nul, non reconnu, isolé, etc… et je fantasme que tout irait mieux si seulement j’avais un travail épanouissant.

  • Je voudrais comprendre pourquoi je ne suis pas heureux, ou plutôt comment être heureux, avec ou sans travail !

Je constate que je ressasse le passé et que j’anticipe l’avenir, que je ne suis pas bien enraciné dans mon corps, pas complètement engagé dans l’instant présent (voir « s’enraciner dans le présent« ).

  • Je voudrais trouver le moyen de me libérer de la tyrannie des pensées toxiques , qui m’exilent hors de la vraie vie, malgré mes efforts de vigilance pour être attentif, présent et disponible
  • Je voudrais repérer à quelles questions je ne réponds probablement pas de façon satisfaisante, pour que « l’Univers » me mette ainsi à répétition dans cette situation absurde d’alternance de situations où d’abord je perds mon âme à gagner ma vie dans des jobs alimentaires sans avenir, et où ensuite quand je les quitte, je suis submergé d’angoisse de ne plus avoir de travail…

Vraies questions spirituelles

J’aime cette demande.

J’aime la formulation de ces questions spirituelles, elles émanent d’une expérience directe de devoir faire face à la souffrance.

Pour moi, elle traduit un certain niveau de maturité émotionnelle (ne serait-ce que par l’objectivité et la clarté du constat partagé en toute honnêteté et humilité) et une soif de se libérer.

Tout le monde n’en est pas là, mais j’observe que de plus en plus de clients s’adressent à moi sur ces questions spirituelles authentiques, qui émanent du coeur de l’émotion vécue. Il y a là plusieurs ingrédients fondamentaux, qui permettent d’engager un travail profond :

  • la conscience du mécanisme de la pensée et l’envie d’arrêter de penser de manière compulsive et sans maîtrise du processus
  • la confiance que le problème opérationnel et technique (en l’occurrence : retrouver un job) se fera sans effort particulier, et la conscience que sa résolution de surface ne résoudra rien au problème de fond, qui est intérieur et indépendant des circonstances
  • le recherche d’un état stable de bien-être, au-delà de simplement trouver un emploi, trouver un appartement, trouver une copine, etc…

Sortir de la roue infernale

Quand cette personne est sans emploi, elle s’emploie elle-même à réfléchir, à lire, à vivre l’émotion, à expérimenter l’instant présent… Ces périodes sont riches et fécondes pour elle, même si elles sont souvent difficiles à vivre, du fait de l’émergence de l’angoisse. La tentation est alors grande de réagir à cette angoisse par diverses compulsions pour la faire taire ou l’oublier. Une de ces esquives consiste à reprendre un emploi, qui contribue à occuper et abrutir l’esprit.

Mais cette fois, la séance n’est pas un appel à l’aide, pour être secouru dans la recherche d’un emploi, mais l’expression pour soi-même d’une soif de voir le processus et de repérer comment s’en exonérer, comment faire autrement. Il y a là l’expression du sentiment d’être responsable intérieurement de la situation extérieure, et du coup la volonté de prendre le sujet au bon niveau, au niveau intérieur dans la gestion des émotions et de la pensée…

Rêver sa vie ou vivre ses rêves ?

Il y a approximativement deux ans, cette personne a découvert en coaching comment bien utiliser la loi d’attraction, et elle a ainsi vu concrètement comment manipuler sa pensée pour s’attirer un job alimentaire (qu’elle ne trouvait pas depuis de longs mois). C’est comme si la personne rêvait. Elle rêvait qu’elle ne trouvait pas de travail, qu’elle sollicitait un coach et qu’en quelques semaines, un travail se présentait à elle sans qu’elle ne fasse rien pour cela. Cette personne rêvait en quelque sorte d’un dénouement miraculeux à l’angoisse qui l’étreignait dans son rêve. Le personnage du rêve avait simplement appris à réorienter le flux de ses pensées, et cela modifiait le scénario du rêve. Pour autant elle restait endormie, à continuer rêver, mais rêver qu’elle avait dorénavant un travail…

Et puis récemment, toujours au sein du rêve, après avoir rêvé qu’elle quittait son emploi, elle se décidait à entamer la lecture « le pouvoir de l’instant présent » d’Eckart Tollé, qui était un autre support proposé à l’époque pour étayer le travail de développement personnel que nous entreprenions. Là, le personnage du rêve comprenait qu’il était en train de rêver sa vie, et qu’il était toujours dans sa tête, pas tellement dans son corps malgré le sport qu’il pratiquait intensément, et finalement toujours en train de penser :

  • repenser au passé, à ce qui lui avait manqué dans son enfance et à ses échecs, nourrissant ainsi son sentiment de culpabilité
  • investir des attentes par rapport à un futur meilleur, espérer un dénouement favorable à diverses issues insatisfaisantes

Autant la première lecture sur la loi d’attraction, comme la première tranche de coaching, aidait le rêveur à améliorer le contenu de son rêve, autant la seconde lecture, et la seconde tranche de coaching, va accompagner le réveil du rêveur, sa capacité à s’éveiller de l’état de veille ordinaire (ici assimilé à un rêve).

Maintenir le maintenant…

Les prises de conscience sont toujours fortes et instantanées. Ce qui est long c’est leur intégration, leur assimilation.

Une compréhension nouvelle est une sorte de lucarne ouverte vers la lumière au sein d’un tunnel obscur qui n’en finit pas et dont on ne voit pas le bout. Cela fait du bien, de comprendre soudain quelque chose de nouveau, cela redonne du courage et de l’inspiration… mais cela ne suffit pas à nous sortir du tunnel.

  • Pour cela, il faut que cela percole au niveau énergétique, émotionnel.
  • Puis cela doit impacter le niveau corporel et concret du quotidien.

La transformation doit en effet opérer jusque dans les comportements, à la fois les grands choix de vie structurants, et les micro gestes du quotidien. Ce processus s’inscrit dans le temps.

Mais dès lors que le processus de conscientisation commence, le voyage n’est plus le même : on n’a pas encore le mode d’emploi complet, mais on sait qu’il s’agit d’un jeu, et le pressentiment qu’il s’agit d’un Jeu merveilleux. C’est le jeu du je qui s’éveille à sa véritable nature et prend enfin sa place dans la vie.

Bienvenue mes amis, mes frères humains… La vie, c’est votre vie !

Il y a l’expérience de l’instant présent, qui est instantanée évidemment. Et puis il y a l’hygiène de vie, si je puis dire, qui fait que l’on se maintient dans cette conscience, comme si maintenant se maintenait… En quelque sorte un instant qui s’étire et ne finit pas.

Les vraies questions spirituelles sont toujours concrètes. Disons plutôt qu’elles sont à la fois abstraites et concrètes. Lorsque l’on travaille la métaphysique, on en aborde l’aspect abstrait. Et lorsqu’on travaille sur soi, on les pratique concrètement. A ce moment là, on se pose plus des questions spirituelles ou autres, ce sont les questions spirituelles qui nous travaillent concrètement et qui opèrent une transformation au sein même de notre quotidien, sans que nous ne fassions d’effort direct pour cela. C’est la grande énergie impersonnelle qui agit à travers notre petite vie individuelle, parce qu’on s’est rendu disponible à La Question…

questions spirituelles

Faire la paix avec soi-même

Récemment mon attention a été attirée par trois fois dans la même journée sur le thème de la paix intérieure versus la violence qu’on se fait à soi-même.

Dans 3 séances de coaching consécutives, mes personnes ont évoqué la « nécessité » de se faire violence pour parvenir à une résultat :

  • Untel, qui travaille comme une brute, voudrait travailler moins, mais n’y parvient pas. Il envisage de se faire violence pour rentrer chez lui plus tôt.
  • Tel autre a pris le pli d’adresser des reproches à sa compagne. Elle l’a quitté. A cause de cela notamment. Il voudrait apaiser la situation, afin qu’elle revienne, et se demande s’il ne devrait pas se faire violence pour faire le premier pas envers elle…
  • Tel autre procrastine de manière pathologique et voudrait se faire violence pour passer à l’action !

Si une telle violence envers soi-même avait une chance de réussir, il y a bien longtemps que chacun des trois serait parvenu à ses fins, grâce à cette violence. Si ils en sont encore là, après tant de tentatives de violence contre eux-mêmes, au point d’aborder la question en coaching, c’est que ces tentatives ont toutes fini par échouer, et qu’il faut probablement changer d’approche et de méthode. C’est du moins un des fondements du coaching : il faut changer les pensées racines, qui déterminent les croyances limitantes, lesquelles conduisent aux échecs répétitifs…

En effet, chacun des trois client a déjà « essayé » de nombreuses fois, et cela n’a rien donné :

  • soit ils n’ont tout simplement pas réussi à se faire violence pour se contraindre
  • soit ils y sont parvenus partiellement et temporairement, mais cela n’a pas tenu dans le temps et ils sont finalement revenus à la case départ… avec une bonne dose de culpabilité en plus (voir à ce propos : « sentiment de culpabilité« ). C’est un cercle vicieux : plus on se fait violence, plus on résiste à cette violence, et plus on échoue face à cette résistance. On ne parvient pas à mater la rébellion bien longtemps. Force est de constater qu’on ne fait pas ce qu’on veut en soi, que la partie « forte » de soi qui voudrait dominer les autres parties « faibles » n’en a pas le pouvoir. En fait, la pseudo partie forte s’avère être faible, et la pseudo partie faible est très forte. Le constater peut rendre fou de rage, de désespoir et de dépit. On a honte de soi, on se déteste, on ne se supporte plus…on ne s’aime pas !

L’échec vient justement de ce manque d’amour et de l’intention de violence contre soi-même.

…Et aussi du fait d’avoir « essayé ». Tant qu’on essaye, et qu’on fait des efforts, c’est que la décision et l’impulsion ne viennent pas de l’être profond mais d’une sous-personnalité qui a usurpé le pouvoir quelques instants. C’est une question de temps pour qu’une révolution ait lieu et qu’un nouveau putsch renverse le gouvernement illégitime.

Tant qu’ on ne fait qu' »essayer », on ne peut qu’échouer !

S’aimer soi-même

Cet amour n’est ni narcissique, ni égoïste. Au contraire, il n’est même pas « personnel », c’est un amour universel en quelque sorte, qui s’adresse aussi bien à soi-même qu’à l’autre, puisque les deux sont intiment liés dans un sentiment d’unité (qu’on appelle précisément : l’amour !). Et puis, il ne s’agit pas de se mettre à regarder le monde avec des yeux de cocker.

Il s’agit d’autre chose…

C’est un mouvement du coeur, qui est d’abord déclenché par l’intelligence : il s’agit de voir le processus de mensonge et de fuite en avant. Pas juste le voir intellectuellement, il faut le voir appliqué à sa propre vie : voir en soi-même le malentendu fondamental, engendré par la fuite en avant, par cet évitement du ressent de ce qui est présent en soi. Voir cela honnêtement, et oser creuser encore plus profond en-dessous même de l’éventuel dégoût pour soi-même, pour laisser émerger une immense source de compassion : on comprend alors le mécanisme de la pensée, on voit progressivement l’invraisemblable tricherie. On la voit chez soi, sans s’en vouloir à soi-même, et on la voit chez les autres, sans les juger. On la voit et aussitôt : on n’en est plus dupe.

  • Là commence un chemin pour s’individualiser, pour désapprendre nos mauvaises habitudes de pensée.
  • Là commence une exploration de nos émotions et de nos sensations, au lieu de les fuir.

C’est là tout un travail d’accueil, car en fait, il n’y a rien à faire « contre » les pensées. Il suffit de les constater et de les reconnaître pour ce qu’elles sont : des pensées auxquelles on n’est pas obligé de croire ! Elles sont un peu comme un virus contagieux dont il faudrait se prémunir, en en voyant la nature mensongère. C’est cela le remède : la lucidité et l’honnêteté intellectuelle sont l’antidote à l’emprise des pensées fausses. Voir cela suffit à nous dégager de leur fascination qui nous retient coincé dans une restriction de nous-même.

Si on accepte de descendre en-dessous des pensées ordinaires, on accède à la vie, la vie que nous sommes, et qui s’aime elle-même. On découvre qu’au fond « je » m’aimais depuis le début, mais en surface il se racontait un film d’horreur, d’exil et de bouc émissaire (je me sens en exil de moi-même et je cherche une cause extérieure sur qui faire peser la responsabilité, qui n’est en fait que que la mienne !). Voir à ce sujet :

Ceci n’est pas quelque chose auquel il faudrait « croire », telle une nouvelle pensée à entretenir, c’est au contraire une expérience très simple, que l’on peut faire à tout moment, une expérience qui s’impose quand le moment est venu de passer à autre chose que le renouvellement incessant et absurde de la souffrance.

Pour cela, il faut probablement avoir souffert un certain temps de l’illusion, pour éprouver suffisamment intensément le manque de satisfaction et se mettre en recherche de la vérité de soi-même, en soi-même, et par soi-même… (du coup, les faux gourous ne risquent pas de vous harponner, parce que vous n’attendez rien d’autrui). Vous êtes parfaitement responsable de vous-même ! la seule chose que vous pourriez vouloir, pour votre confort et pour en sortir éventuellement plus aisément, c’est d’un accompagnement ponctuel, comme quelques séances de coaching. Mais c’est dérisoire, ce n’est pas long, ce n’est qu’un coup de pouce. et le boulot c’est vous qui allez le faire….

De très nombreuses personnes sont déjà sur ce chemin sans le savoir, j’en rencontre tout le temps. Vous-même qui lisez cet article, vous en êtes là probablement. (voir : retrouver l’énergie positive)

Vous cherchez à vous trouver dans votre profondeur, parce que vous avez ressenti un appel intérieur. Vous êtes lassé d’attendre l’amour des autres et lassé de constater que vous ne parvenez pas à les aimer non plus, de façon parfaitement généreuse et gratuite. L’amour, en général , n’est qu’un commerce, un échange d’attentions, et quand on n’obtient plus sa dose de bien être grâce à l’autre, commencent les disputes et cesse le prétendu amour… C’est pitoyable tout ce jeu que l’on s’invente, au lieu de voir les choses en face !

Mais en même temps, que vous constatez tout cela dans votre vie, qui par ailleurs est peut-être très « réussie » (bonne santé, bon boulot, bonne famille, bonnes vacances, etc…) vous ressentez la nostalgie d’un amour inconditionnel. Cet amour de vous-même par vous même, est la seule condition, qui vous permettra d’aimer les autres et de recevoir leur amour, sans aucune attente, aucun regret (voir l’article : « éveil spirituel ordinaire« ).

Vous constaterez alors l’effondrement de tous vos projets, de toutes vos ambitions, vous ne ressentirez plus aucune peur, ni aucune angoisse. Tout cela s’évaporera au profit de la Présence sous-jacente à tous ces décombres de votre vie d’avant. C’est cela l’alignement personnel véritable et ultime. Vous serez peut-être secoué pendant un bout de temps, avec encore des hauts et des bas, au travers desquels vous constaterez l’inertie des pensées toxiques encore actives, mais elles seront vues assez vite et leur impact se dissipera rapidement.

Vous ne serez pas géné par ce nouvel état qui ne fera que s’approfondir dans la paix et la joie intérieure, inexorablement.

Vous vivrez l’expérience extraordinaire que « vous êtes », vous êtes vous-même l’amour que vous espériez trouver à l’extérieur. Il vous suffit de vous mettre à l’écoute de votre profondeur, pour laisser rayonner ce que vous êtes. Rien à faire, juste à laisser faire…

Vivre intensément ses émotions

Le tort que l’on a souvent, c’est de vouloir comprendre ou maîtriser ses émotions. Alors on cherche à les interpréter

Pourtant par exemple, on n’a pas besoin de comprendre ce qui nous angoisse pour se libérer de l’angoisse.

D’abord, on n’a pas besoin de s’en libérer, on a besoin de vivre l’angoisse qui se présente et de l’apprécier, en tant que manifestation de la vie.

Là, l’angoisse étant vue, elle n’a plus de prise. Elle cesse de nous tourmenter. Elle nous ramène même à la tranquillité et à la joie de se sentir en vie. Rien besoin de comprendre, l’angoisse se dissipe d’elle-même. Et au passage, on voit clairement en effet ce qui la provoquait, tandis que cette cause cesse de provoquer cette réaction en soi.

Cette vue s’élève d’elle-même, sans effort volontaire, sans analyse.

Pour vivre intensément l’expression des émotions, sans pour autant se laisser submerger, il faut sans doute un peu de courage et d’honnêteté vis-à-vis de soi-même (ne rien réprimer et ne pas en rajouter non plus). Il faut surtout de l’amour, l’amour de la vie. Juste l’amour de la vie qui se manifeste maintenant.

L’émotion nous cherche, depuis notre enfance. tandis que nous la fuyons. Mais sous une forme récurrente propre à la structure caractérielle qui a forgé notre personnalité, c’est la vie qui nous cherche, qui cherche à se manifester en nous (voir à ce propos : “Une vie spirituelle”).

Ce qui fait le plus mal, c’est le refus et la fuite. Si vous lisez ces lignes en ce moment, c’est que vous êtes prêt à changer votre regard sur vous-même et sur la situation douloureuse.

A défaut de pouvoir accepter la situation, parce qu’elle est vraiment trop douloureuse pour vous cette fois-ci, vous pouvez au moins accepter l’instant présent en tant que contenant de la situation. Ainsi, acceptant l’idée même qu’il puisse survenir des évènements tels que celui que vous vivez, vous trouverez en vous un espace de tranquillité, ce qui est déjà un bon début. Pour la suite, vous continuerez de cette manière, à accueillir, à observer, à constater, sans tenter quoi que ce soit pour changer les choses. De toutes manières, vous ne pourrez intervenir sur la situation extérieure, qu’en ayant d’abord accepté à l’intérieur et fait le changement qui s’impose en vous-même d’abord. Ensuite, naturellement, par effet de résonance de votre alignement personnel sur votre environnement, la situation extérieure sera modifiée, ne serait-ce que par votre changement de regard et de posture…

Se tourner vers le bien-être

Nous pourrions partir de l’hypothèse que notre état naturel serait de ressentir du bien-être, puisque c’est ce à quoi nous aspirons spontanément.

Quand nous ne ressentons plus ce bien-être, il est nécessaire de changer les conditions, intérieures et/ou extérieures, pour le ressentir de nouveau.

Mais parfois, nous ne sommes pas assez attentifs et nous entrons dans le mal-être, sans rectifier ce qu’il faut pour en sortir, et au contraire nous persévérons même dans ce qui nous éloigne de ce que nous recherchons.  En fait, nous glissons sans nous en rendre compte dans des états internes et des situations externes, qui ne nous conviennent pas… Et au lieu de rebrousser chemin, nous nous enfonçons davantage…

Une bonne façon de détecter quand ça commence à ne pas aller est d’être attentif à nos émotions. Elles sont un indicateur simple et toujours disponible pour déterminer si nous sommes en phase avec ce que à quoi nous aspirons profondément. (C’est cela qu’on appelle l’alignement personnel : quand les circonstances concordent avec nos souhaits, ou quand nos comportements et nos attitudes nous conviennent et correspondent à notre vocation et nos valeurs.)