Comment pleinement profiter des vacances pour mieux incarner qui vous êtes vraiment, pour lâcher prise de vos préoccupations, et enfin être heureux quelques instants ?
Cet article se propose de vous stimuler à apprécier chaque instant de vos vacances, en même temps que vous vous entraînerez à garder conscience de vous-même : vous n’en deviendrez que plus fort, plus vital, plus énergique ! (voir cet article : présence à soi-même)
Profiter des vacances, du changement de rythme et de contexte pour exercer un autre regard, plus naturel, sur qui vous êtes, dans votre nature profonde…

Naturel ou spontané ?

Il est important pour se comprendre de bien faire la différence entre « naturel » et « spontané » :
Vous pouvez être spontanément rempli de crainte et d’indignation si vous êtes témoin d’une agression, ce qui n’est pas spécialement conforme à votre nature intrinsèque, à l’état normal.

Votre nature n’est pas d’être agressif, craintif, complexé, ou indigné : votre nature serait plutôt d’être heureux, calme, disponible, prêt à l’action et au partage… Il n’y qu’à regarder les bébés, naturellement curieux, tendres, ouverts, souriants. Voilà une image moins déformée de notre nature que nos comportements travestis par l’adaptation maladroite à la souffrance.

  • Spontané : ce peut être la réaction qui sort de vous de façon involontaire et mécanique, mais en relation à une histoire, à des souffrances passées, en relation à des émotions non assumées qui peuvent ressurgir soudain de façon disproportionnée, et sas relation directe avec la situation présente. Vous vous êtes mis en colère spontanément, pour une broutille, ou bien vous avez été pris spontanément par une bouffée d’angoisse, etc… Cela n’a rien de naturel, au sens où cela n’exprime pas votre nature profonde, qu’il faut aller chercher encore en dessous de ces réactions apprises, même inconsciemment.
  • Naturel : C’est l’expression de votre nature profonde, que vous ne pouvez pas toujours exprimer de façon spontanée, parce qu’on vous prierait de sortir… Naturels sont vos élans qui émanent du centre de votre être, sans être entravés ni colorés par vos émotions de surface, sans être filtrées par vos croyances ni par les codes de conduite en société.

L’idéal serait d’avoir nettoyé votre personnalité, de l’avoir alignée à un point tel que ce qui sort spontanément de vous en toutes circonstances soit parfaitement alignée avec le centre de votre être… Mais un long chemin commence forcément par un premier pas, et ce que je vous propose c’est de profiter des vacances pour en faire un premier, tout petit, minuscule même… mais immense par ses effets positifs pour vous !

Vous ne pouvez pas faire un effort pour être spontané, c’est antinomique. En revanche, vous pouvez profiter des vacances pour être plus authentique, c’est-à-dire n’exprimer à l’extérieur que ce qui vient vraiment du centre, laissant délibérément les réactions épidermiques (et spontanées) de côté. Plus exactement, vous les observez comme un phénomène extérieur, comme s’il pleuvait ou s’il y avait un coup de vent. Vous l’observez sans rien faire contre, ni pour. Vous voyez la réaction  se manifester en vous « du coin de l’oeil », mais vous choisissez de vous concentrer plutôt sur ce qui est encore en-dessous : celui qui est conscient de cette réaction. En quelque sorte, vous vous exercez à détourner l’attention du phénomène pour observer l’observateur en vous. Cela change tout. Cela vous procure une distance naturelle, un champ de conscience amplifié, une attention un peu décalé, à la fois plus globale et plus précise…

Profiter des vacances pour vous exercer

Vous pouvez vous exercer chaque matin, avant même de vous lever, à apprécier l’instant présent, et à vous ouvrir sans retenue à l’expérience d’être encore au lit avant de vous lever, juste quelques secondes : une seconde « après » l’autre.
Puis, un peu plus tard, une fois debout et rafraîchi, vous pouvez choisir de vous asseoir, le dos plutôt droit sur une chaise, sans prendre appui sur le dossier (si c’est possible pour vous), et rester là, tranquille encore quelques instants… Qu’allez-vous « faire », à l’intérieur, tandis que vous avez les yeux fermés et restez plus ou moins immobile quelques minutes ? Vous allez simplement respirer, et écouter votre respiration de l’intérieur, sentir ce qui se passe en vous tandis que cela respire, sans votre participation active. Vous allez apprécier de nouveau l’instant présent, être attentif à ce qui est là, aussi bien dehors que dedans, sans le manipuler, sans le commenter, sans lui coller d’étiquette, juste l’accueillir…
Cet exercice, répété quelques minutes soir et matin est un puissant vitaliseur. Vous serez plus calme, mieux centré et enraciné, plus conscient, plus concentré et en même temps plus ouvert et disponible… Cela vous tente d’essayer ? Pas la peine de vous transformer en « moine zen », ou d’en faire une « séance de méditation » ! Il s’agit juste de s’installer quelques instants et observer ce qui est là, observer ce que vous êtes, sans rien en faire…

Après, bien sûr, il y a des techniques, il y a des enseignants, il y a des livres etc… Et tout est bien comme ça. Mais si vous avez la chance de ne rien connaître de tout cela (qui est pourtant très bien, et vous aurez la chance de le connaître si vous vous y intéressez, cela ne tient qu’à vous !), restez encore vierge quelques temps, juste pour laisser la fraîcheur de votre expérience individuelle s’épanouir avant d’y mettre des mots, et ceux des autres de surcroît…

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S’ENRACINER DANS LE CORPS

Comment s’entretenir dans un alignement personnel, et une ouverture à la vie, qui permet à chaque instant de disposer de tout l’influx nécessaire ?

D’abord en s’enracinant dans vos sensations physiques. Tout vivre depuis l’attention fixée sur le corps, comme une main posée sur la rampe d’escalier, vous vivez les évènements « extérieurs » depuis votre corps. Comme si vous preniez appui sur vos sensations physiques, votre respiration, les sensations de votre verticalité, de votre détente, de votre posture, de votre expression de visage, etc…

Etre dans votre corps, est la meilleure façon de relativiser les évènements et de ne pas vous prendre les pieds dans les jeux psychologiques, qui vous épuisent.

 

Pour entretenir sa vitalité, il y a sûrement de bonnes pratiques d’hygiène : alimentation, sommeil, exercice, sexualité…

Mais entretenir sa vitalité est aussi beaucoup une question émotionnelle, dans la mesure où les pensées auxquelles nous croyons nous provoquent des émotions qui consomment et détournent énormément d’énergie au détriment du corps.

Bonnes idées pour bien profiter des vacances et faire le plein d’énergie

 

1- Prendre du temps pour soi

Ralentir et ne rien programmer. S’accorder la permission de journées de détente pour se ressourcer. Faire tranquillement des choses, sans objectif de productivité, des choses que vous avez envie de faire, demi-heure après demi-heure. Je n’ai pas dit de se farcir toutes les corvées que vous n’avez pas pu accomplir pendant le reste de l’année. Nous parlons plutôt de choses sympa, qui vous font plaisir. Sinon c’est plus des vacances. Le maître mot, c’est pas de faire des choses extra, des trucs super, mais justes de faire des choses plutôt, plaisantes, en le faisant à la cool.

Vous êtes peut-être fatigué et une journée/soirée dans votre canapé à ne rien faire vous ferait peut-être du bien. Mais nous avons parfois du mal à nous accorder ces moments de pause car nous culpabilisons à l’idée de ne pas être assez « efficaces ».

2- Profiter des vacances pour faire un peu d’exercice

Dans un premier temps, après une activité physique on se sent fatigué et on a besoin de repos, mais le corps s’adapte, et cette activité permet de garder un bon niveau d’énergie. Pour cette raison, même les malades auraient intérêt à pratiquer une activité physique adaptée, en respectant les temps de repos.

Nous menons des vies trop sédentaires. Il ne s’agit pas de passer de la passivité physique à une activité intense, comme faire du ski à fond tout d’un coup pendant une semaine, alors que cela fait des mois que vous ne bougez pas. Cela c’est dangereux et mauvais pour la santé. Il s’agirait plutôt de respirer en marchant, en se promenant, en pratiquant une activité physique tous les jours, même à petite dose.(voir : « marche de santé, marche appréciative« )

L’été, c’est le bon moment pour bouger, retrouver son corps. Cependant être sédentaire toute l’année et se mettre au sport au moment des vacances, n’a pas beaucoup d’intérêt et peut même conduire à des accidents.

Marcher, randonner, nager, faire du vélo, mais évidemment : sans excès. Il n’y a pas besoin de se prendre pour des champions sous prétexte que ce sont les vacances. Ce serait quand même bête de se casser une jambe au ski, de tomber en faisant de l’escalade, de faire un infarctus en pédalant ou en pratiquant avec trop d’intensité je ne sais quelle autre passion que vous auriez, pour laquelle vous manquez d’entraînement…

3 – Admirer la beauté

La beauté des paysages, la beauté naturelle de la mer, de la montagne, de la plaine, de la simple campagne, la beauté des oiseux, la beauté du client. pas besoin d’aller dans le Colorado (qui est sans doute très beau) ou dans les îles paradisiaques du pacifique (qui sont probablement idylliques) pour pouvoir contempler la nature, qui est au-dessus de votre tête. Il faut juste prendre le temps de regarder le ciel, même s’il y a des nuages.

Et puis il y a l’art, des spectacles, des galeries d’art, des musées, visiter des monuments, admirer des statues… ce ne sont pas les beautés culturelles qui manquent dans notre pays. Aller voir des films ou des pièces de théâtre avec vos proches, histoires d’en profiter pour nourrir le lien.

Etre touriste dans sa propre ville (aller au marché, visiter les cathédrales, les musées, etc.) Pourquoi se ruiner dans une autre pays quand on peut aussi se surprendre à découvrir des coins super tout  près de chez soi ?

Explorer sa ville comme un étranger vous fait changer de perspective et découvrir de bons côtés là où vous n’en voyiez pas avant . Un voyage lointain n’est pas forcément nécessaire pour découvrir du nouveau ou pour se laisser aller. D’ailleurs, votre portemonnaie vous dira merci ! La non-mobilité devient une vertu. C’est l’imaginaire qui se met en route …

Parler à un coach

4- Passer du temps avec vos proches

Pas besoin de faire des choses. Se contenter d’être un peu ensemble, pour rien, ou pas grand chose. Prendre le temps, s’intéresser à l’autre, lui poser quelques questions, lui raconter quelques expériences, partager des impressions sur un livre.

Si vous prenezt vos vacances à la maison, vous aurez aussi l’occasion de tester les parcs de votre région. Par exemple, l’été, essayez d’aller aux parcs aquatiques, cela ravira petits et grands. C’est le moment parfait pour vous détendre et passer des vacances à la maison finalement pas si nulles que ça ! Les parcs d’attraction sont aussi supers pour faire le plein de sensations fortes et de fous rires avec vos enfants ou avec des amis !  Lorsque ces journées sont bien organisées, elles sont inoubliables !

5- Se déconnecter des mails et du téléphone portable

Profiter de ses vacances pour se mettre en zéro connexion : ni mail, ni internet, ni téléphone …`

Un français regarde la télévision en moyenne 4h par jour alors qu’il passe au moins 10h au travail et dans les transports. Autant dire que nous sommes totalement accros.
Aussi, nous sommes hyper connectés, toujours sur le qui-vive, dans l’attente d’un message, d’un mail ou autre tweet. Nous pouvons surfer sur Internet quel que soit le lieu où nous nous trouvons.

Il nous est de plus en plus difficile de déconnecter.
Bien pratiques lorsque nous travaillons, ces nouvelles technologies ne cessent de nous stresser. Nous ne savons plus lâcher prise totalement.Rester connecté à son travail empêche le cerveau de se libérer.

C’est primordial de couper le rythme quotidien, de se mettre en mode pause et de laisser vagabonder son esprit pour laisser libre cours à ses envies, libérer son potentiel créatif et prendre du recul sur sa vie et son travail.

Coupez tout ! La terre ne s’arrêtera pas de tourner et vous n’êtes pas indispensable. Se reconnecter à la vie réelle, à son environnement, à soi !

6- Une bonne dose de lumière pour fair elle plein de vitamine D

Profitez des vacances pour faire le plein de lumière et de soleil. Evitez de vous faire dorer la pilule en plein cagnard, en bon touriste couvert de crème, alors qu’il suffit de s’exposer le matin et en fin de journée quand les rayons ne sont pas trop intenses.

Toute cette luminosité fait du bien au moral, un joli teint hâlé nous redonne le sourire. Le soleil a un effet bénéfique sur notre équilibre physique et psychologique. Il permet la synthèse de vitamine D qui est très importante pour se maintenir en bonne santé.
Rien de tel que profiter de son jardin, des parcs ou balades en pleine nature pour se sentir plus léger, être de bonne humeur et apprécier les longues journées d’été.
Sortez le salon de jardin et mangez à l’extérieur, investissez dans une chaise longue, installez-vous et lisez un bon roman sur votre balcon jusqu’à ce que la nuit tombe.

Cela peut aussi éviter les blues de l’hiver ! mais la lumière n’est pas que physique, elle est aussi intérieure, psychologique. Penser à des choses positives : c’est notre prochaine suggestion.

7 – Offrez-vous quelques jours d’une cure de positivité

Porter délibérément un regard positif sur votre situation, votre environnement, vos accomplissements (même modestes : ne jugez pas, ne comparez pas, portez juste un regard indulgent et appréciateur sur ce que vous faîtes ou avez fait)

7- Dormez !

Pendant l’année, nous sommes souvent en carences de sommeil. En vacances, nos nuits durent entre 1 h et 1 h 30 de plus. Ce temps supplémentaire n’est pas de la « récupération » mais du temps de sommeil normal, celui qu’il nous faudrait toute l’année. Les heures perdues le sont définitivement car c’est au jour le jour que le sommeil agit en réparant notre corps : cela ne se stocke pas ! Après une carence en sommeil, la récupération est minime et ne porte que sur la première nuit voire sur les deux suivantes. Si pendant six mois on a exagérément rogné sur son sommeil, les lésions engendrées sur le corps et le cerveau ne se répareront pas en trois semaines. Néanmoins ne soyez pas avare de votre sommeil, ne culpabilisez pas de dormir, vous en avez besoin !

Cela ne veut pas dire se transformer en marmotte ! Nous avons besoin d’un temps de sommeil, et si l’on dort trop, on n’est pas bien non plus : on s’étiole, on s’avachit et on manque alors d’énergie.

Pour éviter de trop dormir, il faut tout simplement se lever le matin, lorsqu’on est réveillé en y associant un rituel agréable (petit déjeuner tranquille, journal, écoute de la nature…). Notre horloge biologique programme notre heure de lever, et 30 minutes avant, nous produisons du cortisol, l’hormone du stress, afin d’accompagner ce réveil.

La sieste fait partie de nos rythmes biologiques : entre 13h et 15h nous avons un pic de somnolence. Le corps ralentit et on est prêt pour la sieste, surtout lorsqu’il fait chaud. C’est le moment idéal. Ce sommeil n’est pas un temps de repos additionnel à la nuit, il la complète et est intéressant lorsque cette dernière a été un peu courte. Les vacances sont aussi un temps social important où l’on veille plus tard. Physiologiquement, il vaut mieux se lever tôt et faire la sieste plutôt que se lever tard. Contrairement à notre rythme de travail, où la sieste correspond plutôt à un lâcher-prise (de 5 à 20 mn), la sieste des vacances nous offre ce petit bout de sommeil supplémentaire (30 mn à 1 h 30).

Et pendant qu’on parle du dodo…

8- Faîtes l’amour (pas la guerre !)

Cette formule issue de l’époque du « flore power » ne manque pas de bon sens s’il s’agit de vous ressourcer.

Quand le cœur est heureux, les pensées sont plus gaies. A l’inverse, l’appauvrissement de l’énergie sexuelle entraîne des dysfonctionnements cérébraux. Les différentes énergies du corps ne procurent pas les mêmes effets. Le cœur génère de l’amour tandis que les organes sexuels produisent de l’excitation et des orgasmes.
Quand ces forces se combinent, quand on éprouve l’amour et l’orgasme à la fois, l’énergie vitale est à son comble. C’est ce processus qui permet le mieux aux cellules de se diviser pour en créer de nouvelles.

9- Accueillez l’imprévu et faites des trucs nouveaux

Organisez certaines journées et organisez le fait que certaines journées ne soient pas organisées du tout. Partez à l’aventure, sans but et sans destination, et voyez où vos pas vous mènent. Prenez le premier train que vous voyez sur le tableau d’affichage de la gare, ou un bus au hasard, et voyez où ça vous amène.

Et si vous :

  • preniez des cours de dessin ?
  • appreniez à jouer d’un instrument ?
  • alliez danser ?
  • écoutiez un livre Audio ?
  • faisiez du bénévolat ?
  • preniez des cours de photo ou de parapente ?
  • organisiez un pique-nique entre amis ?
  • alliez faire un tour dans un lieu religieux pour vous imprégner de son calme et peut-être même (soyons fou !) : prier  ?
  • alliez vous faire faire un massage ou une séance de shiatsu ?
  • preniez un cours de méditation ou une séance de sophrologie ? (voir : pratique de l’assise silencieuse)
  • etc… la liste est longue de trucs originaux à tenter pendant les vacances

Parler à un coach

10- Débarrassez vous des trucs inutiles que vous avez entassés

Faites les brocantes si vous aimez ça, mais mettez d’abord à la poubelle ou donnez les vieux trucs de la cave, du garage et du grenier !

Il y a beaucoup d’énergie bloquée dans les trucs coincés dans l’inertie sous vos piles de trucs au rebut que vous ne jetez pas sous prétexte qu’un jour cela vous serait peut-être utile. Donnez-les, faites circuler !

En plus de libérer de l’espace, le désencombrement  libère une énergie folle !

Cette mise à jour vous permettra ni plus ni moins de faire de la place, au sens propre comme au sens figuré, pour ce qui compte vraiment pour vous au jour d’aujourd’hui, et vous rendre disponible, ouvert, prêt en quelque sorte, pour ce qui est à venir.