Osons une autre gestion du temps !…
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Gestion du temps… En général, on se préoccupe de « gestion du temps »… surtout quand on a l’impression d’en manquer ! On a trop de choses à faire, les journées semblent trop courtes, le temps semble s’emballer, les todo listes se remplissent plus vite qu’elles ne se vident, on s’essouffle, on finit par ressentir une sensation d’oppressement …

Du coup, malgré les bonnes pratiques de gestion du temps, on a le sentiment désagréable de ne pas y arriver et on finit par sentir « coupable » par dessus le marché !

Dans certains cas, il est certain qu’un peu de méthode pourrait tout de suite vous soulager. S’il faut travailler sur votre organisation, sur vos priorités, sur votre capacité de synthèse et de concentration, ce n’est pas un problème. Ce ne sera pas très difficile pour vous d’apprendre quelques bonnes pratiques et de vous discipliner un peu, et cela ne vous fera probablement pas de mal d’ailleurs.

Vous pourrez ainsi notamment :

  • Vous concentrer sur un seul objectif à la fois, et faire une seule chose à la fois
  • Vous permettre de ralentir, et faire tout : plus doucement, avec plus d’attention et de concentration
  • Aller à l’essentiel quand vous parlez (et quand vous pensez) vous aidera à vous concentrer sur ce qui crée le plus de valeur
  • Structurer votre action en privilégiant ce qui est prioritaire au lieu de vous perdre dans des choses secondaires.
  • Organiser votre agenda en y insérant délibérément des pauses
  • Différencier les temps de réglages opération les des temps de réflexion stratégique
  • Vous construire une semaine type, qui soit lisible de l’extérieur par vos proches, et qui soit pensée de façon écologique, tant pour votre équilibre de vie personnel, que par rapport aux rythmes de votre environnement.
  • Dédier des séquences de travail à des activités spécifiques, au lieu de tout faire en même temps.
  • Toujours vous poser la question de vos objectifs avant d’agir, et dimensionner le temps que vous y consacrez, au lieu de vous laisser manager par le flot ininterrompu de choses à faire…
  • Planifier son temps de manière rationnelle et « gérer ses priorités » en intégrant les notions de plaisir et de travail dans l’énergie.
  • Ne pas rêvasser , ne pas laisser sa pensée se dévider comme un rouleau de papier toilette, ne pas bavarder intérieurement. Au contraire, rester “sur le pont”, pleinement éveillé et attentif, comme si votre vie en dépendait. Dans ces conditions de présence à soi même, vous verrez, la vie est plus intense et beaucoup moins fatigante aussi, parce que vous vous rechargez au fur et à mesure que vous agissez. Et vous êtes aussi beaucoup plus efficace : concentré mais détendu.
  • Prévoir une gestion du temps qui intègre une régularité (lire cet article sur la “discipline de vie : “vivre la vie désirée”)
  • Cesser toute plainte, tout critique inutile. On consacre énormément de temps et d’énergie à critiquer ce qui ne nous convient pas, et parfois même à critiquer d’autres personnes… (Ce qui n’est pas sans conséquences sur soi d’abord, sur ceux qui prêtent l’oreille aux médisances ensuite, et sur ceux qui en sont l’objet enfin. Toute cette petite boucle est en soi contre productive…). Sans être moralistes, reconnaissons simplement que critiquer est une mauvaise habitude, qui coûte cher en énergie. Au lieu de se ressourcer en évoquant ce qui nous plaît, on se plombe tout seul en considérant le côté des choses qui ne nous plaît pas. Et en l’évoquant par des pensées et des paroles, nous nous « collons » encore plus à ce avec quoi précisément nous ne sommes pas en affinité. Ce n’est décidément pas une bonne pratique d’efficacité et de gestion du temps…
  • Etre attentif aux « signaux faibles », à la synchronicité et aux reflets systémiques, pour surfer dans le sens de la vague, au lieu de ramer à contre courant
  • Savoir « donner sa confiance » et « cultiver une générosité de principe » est une stratégie de réussite, à la fois économique et élégante, qui fait économiser beaucoup plus de temps que celle consistant à vouloir tout contrôler et ne rien déléguer
  • Apprendre à se concentrer aussi sur des micro situations, pour remporter des victoires rapides chaque jour, en canalisant bien son énergie
  • Mesurer l’avancement de ses tâches et sa progression personnelle de façon volontairement positive, pour se donner de l’élan au lieu de se complaire en constats d’insatisfaction décourageants
  • Pratiquer pour vous-même la visualisation créatrice peut vous aider aussi à vivre de façon plus fluide et avec une meilleure maîtrise de votre souffle
  • Aménager son temps avec des plages de temps « vides » juste pour « être », même sans rien faire apparemment. Quand le mental est surchargé, c’est presque impossible, reconnaissons-le. Et pourtant c’est peut-être cela qui est le sens même de la vie : respirer pour apprécier. Alors, pourquoi ne pas inclure progressivement cette « activité » de non-agir dans notre to-do-liste d’efficacité personnelle ?
  • Vous préparer mentalement à réussir, comme les champions sportifs le font avant un match décisif (voir à ce sujet notre article sur : “la préparation mentale des dirigeants“)
  • Savoir rédiger des mémos et des compte-rendus d’entretiens qui mobilisent, pour donner envie à vos destinataires d’aller de l’avant avec vous, plutôt que des pensums fastidieux autant à écrire qu’à lire
  • etc…

Vous voyez, cela en fait des bonnes pratiques de gestion du temps à mettre en place, pour devenir plus efficace. Mais souvent le problème de fond de la gestion du temps ne se résout pas en mettant en oeuvre quelques pratiques au demeurant excellentes, tant qu’on reste victime de l’illusion du temps…

Gestion du temps : une belle illusion !

En fait, nous n’avons pas besoin de plus d’une seconde pour vivre la seconde en cours… Donc en fait, nous ne manquons jamais de temps !

Croire que temps s’écoulerait de façon linéaire, instant après instant, entre passé et futur, n’est qu’une construction du mental. Une idée que l’on se raconte à propos du temps, lequel n’a que faire de nos croyances à son propos et ne se laisse absolument pas « gérer » !

La seule chose que nous pourrions éventuellement “gérer” serait notre attitude mentale par rapport au temps, mais le temps lui-même certainement pas :

  • Pouvez vous revenir en arrière, par exemple pour changer quelque chose à votre passé ?
  • Pouvez-vous aller visiter un peu le futur pour modifier vos choix présent en fonction de l’avenir ?

Bien sûr que non !

En effet :

  • Hier est passé, c’est mort, la page est déjà tournée
  • Demain n’existe pas encore, et vous verrez bien demain de quoi il sera fait.
  • Mais … en attendant, c’est maintenant que tout se joue pour vous, en ce moment précis.

Personne ne peut donc gérer le temps. On ne peut que le vivre, et s’en réjouir, en acceptant qu’il “passe”, tandis que nous apprécions les expériences qui nous données à vivre.

Les pièges du temps linéaire

Une tendance habituelle consiste à se projeter dans un temps linéaire, espérant et attendant de se trouver mieux dans le futur. Cette projection représente une fuite de la sensibilité à l’instant présent. C’est une façon d’esquiver l’expérience de ce qui est là, maintenant, préférant nous évader mentalement dans un ailleurs dans le temps (qui serait meilleur que l’instant présent), dont il est par définition impossible de faire l’expérience “maintenant”.

Probablement par peur de l’ennui, peut-être par peur de disparaître dans le vide d’un instant présent qui ne serait pas assez intense, ou pas assez bien pour nous, on construit une autre réalité qui serait préférable et que l’on attend, que l’on espère, en échafaudant des plans sur la comète… Mais tout cela n’est qu’une construction mentale, parfaitement artificielle, une fiction.

En fait, cette autre réalité meilleure, qui viendrait “après”, n’existe pas !

Voyez clairement que cette pensée de l’instant d’après, plaquée par dessus l’expérience directe de l’instant présent, est une perte d’énergie, un détour par rapport à l’éventuelle “solution” que l’on cherche peut-être. Ne serait-il pas finalement plus raisonnable de se laisser trouver par “maintenant”, au lieu de toujours espérer en un “après” meilleur ou de regretter un “avant” meilleur que l’instant actuel ?

Personne ne trouvera jamais de solution ou de ressource dans l’instant d’après, puisque ce sera alors “l’instant présent !”

A cause d’une perception erronée du temps, nous sommes parfois tentés de faire toujours plus de choses, un peu comme si nous allions « exister plus » si nous parvenons à en « faire plus »… Il s’agit là d’une fuite en avant, d’une course sans fin, où on laisse tôt ou tard derrière soi : ses énergies perdues et ses espoirs déçus.

Ne cherchez pas à faire “plus” de choses dans un temps imparti, à mieux “remplir” votre agenda, cherchez plutôt à vider votre agenda, pour mieux vivre l’instant présent, et l’investir complètement, en faisant complètement la tâche en cours, sans chercher à gérer quoi que ce soit d’autre que votre attention à l’instant présent.

  • Et si, au lieu d’en faire toujours plus, pour conjurer la peur du vide, une autre voie possible et complémentaire pouvait consister à chercher à en « faire moins » ?
  • Pourquoi ne pas essayer parfois de remplacer la quantité par la qualité, en substituant le mot « mieux » au mot « plus » ? Dès lors, il n’y a rien à gérer, et la nouvelle question est alors : « Comment être mieux présent à ce que je suis, dans ce que je fais, maintenant ? »..

Il nous est arrivé parfois de rencontrer des clients qui se plaignaient d’être épuisés. Le plus urgent, selon nous, étant de s’aligner tout de suite sur le bien-être recherché. Et puisque le plaisir est porteur d’énergie, nous proposons souvent de travailler sur des questions telles que :

  • « Quel plaisir vous est accessible aujourd’hui ?
  • Et maintenant, là tout de suite : qu’est-ce qui est ressourçant pour vous ?
  • Et qu’est-ce qui pourrait l’être encore plus, sans rien changer à la situation présente ?
  • Que pourriez-vous changer en vous-même, tout de suite, pour être encore mieux dans la situation présente ? »

Ainsi, on change tout de suite de qualité d’énergie, et on peut continuer à travailler depuis un état présent plus conforme au résultat visé…

Différencier deux temps distincts

Il faut distinguer deux “temps” différents :

  • Il y a le temps réel, dont on ne peut rien dire, ni rien faire. On constate que les végétaux poussent, les saisons passent. Cet écoulement du temps avec sa régularité inexorable semble être le maître de la naissance et de la mort, de la croissance et de la dégénérescence. Ce temps, qui ne respecte pas ce que l’on fait sans lui. On est donc bien obligé d’en tenir compte. Ce n’est pas une abstraction mentale. C’est une donnée, qui n’a rien de psychologique : vous ne pouvez pas planter, ni récolter en hiver, il faut attendre des saisons plus propices. C’est ainsi.
  • Et il y a le temps mental ou émotionnel, sur lequel par contre : on peut évidemment agir. Ce temps psychologique, est une construction parfaitement artificielle. On peut aisément le démasquer par de simples questions telles que :
    • Quand a-t-on cessé d’être dans l’instant d’avant, pour entrer dans l’instant présent ? Ou pour le dire autrement : quand l’instant présent a-t-il commencé ?
    • De même quand l’instant présent va-t-il se terminer pour laisser place à l’instant suivant ?
    • Où est l’instant présent, on peut y répondre de façon intuitive en disant : il est là, “maintenant”. Mais : où est l’instant passé, où est l’instant futur ? Si on pousse encore un peu sur l’espace : où sommes-nous ? Sur la Terre, mais où est cette planète ? Dans l’univers, mais où est ce dernier ? Si l’espace n’a pas de fin, alors comment localiser un point particulier, celui où nous sommes…
    • Si la somme des instants nous donne l’éternité du temps, où peut bien être cette éternité si ce n’est “maintenant”, justement dans l’instant présent ?
    • Etc…

On peut en trouver beaucoup des questions comme celles-ci, qui illustrent combien ce temps linéaire auquel nous “croyons” n’est qu’une pensée ! Et rien ne nous oblige à croire à cette pensée…

Alors, réalisant que vous n’êtes victime que d’une illusion, la gestion du temps est une démarche dont la “relativité” ne pourra plus nous échapper… Etant plus clair et plus lucide, vous trouverez les bonnes options de gestion du temps, si cette expression vous paraît avoir encore un sens.

gestion du temps

Coaching de gestion du temps : agir dans l’énergie

Soyez donc complètement là, maintenant dans la situation présente, aussi modeste soit-elle : assister à cette réunion, répondre à ce mail, conduire cet entretien, etc…

Se maintenir dans le “maintenant”, c’est radical, mais c’est super simple (remarquez que je n’ai pas dit que c’était facile) !

Avant toute démarche de gestion des priorités, l’enjeu d’un vrai coaching de gestion du temps est d’abord de vous aider à être pleinement présent à ce que vous faîtes, dans votre corps, et pas seulement avec votre tête.

Vous savez déjà qu’en gestion du temps classique, il faut assumer d’abord les priorités, planifier ou déléguer le reste, en délaissant l’inutile, etc…

Eh bien voici un peu de changement : Il va s’agir de ne pas tout planifier, mais de « faire dans l’énergie » et dans le plaisir, certaines choses au fur et à mesure qu’elles se présentent, maintenant !

Parfois, planifier le report de cette petite chose qui se présente tout de suite risque au final de coûter beaucoup plus de temps et de préoccupation que de la faire tout de suite, à chaud, dans l’énergie, avec l’inspiration et la motivation de l’actualité.

Cette forme de gestion du temps est très stimulante, même si elle entre en contradiction avec tous les sacro saints principes de planification en fonction l’urgent et de l’important. Mais il faut reconnaître que ces deux dimensions classiques ne sont pas suffisantes pour bien arbitrer nos priorités. Si on ne fait les choses qu’à partir d’un classement selon l’urgent et l’important, il nous manquera très vite la dimension de plaisir consistant à faire parfois tout de suite ce qui n’est ni important ni urgent, mais très gratifiant.

Nous suggérons donc de rajouter une dimension complémentaire à la gestion du temps habituelle : celle de  plaisir et d’énergie (qu’on pourrait tout aussi bien intituler : plaisir, fantaisie, inspiration, élan, … !).

Par exemple, rédiger un compte-rendu juste après une réunion ou un entretien important, quitte à retarder ou à reporter ce que l’on avait prévu et qui était plus important et peut-être plus urgent, juste parce que « je le sens bien maintenant », que j’ai les idées claires et l’énergie qui va bien. Ne pas oser écouter cette invitation me fait prendre un double risque : celui de devoir dépenser une énergie bien plus importante quand je m’y remettrai (et donc un peu de ce temps si précieux), et celui de ne jamais retrouver l’inspiration qui était là, au moment opportun !

Bien entendu, il serait absurde d’en faire un principe absolu, au point de tout faire au fil de l’eau sans jamais rien planifier… C’est pourquoi nous proposons plutôt d’en faire un principe “relatif”, à faire coexister en soi avec les deux autres principes plus classiques ?

Si donc, il est pertinent de gérer de manière rationnelle nos fameuses “choses à faire”, il est également astucieux de s’autoriser à faire certaines choses “dans l’énergie”, au moment où elles nous sollicitent : accepter de nous laisser “dérouter” et surprendre par les invitations de l’instant Présent.

Et si cette nouvelle petite chose à faire était en fait : une invitation, une proposition, un cadeau, ayant rapport sans qu’on le sache avec ce qu’on est justement en train de faire… Ne passerions-nous pas à côté d’une ressource, en délaissant cette sollicitation imprévue, au nom d’une planification arbitraire ? Et si se laisser ainsi dérouter par ce qui se présente hors des rails pré-tracés par notre mental était aussi une vraie priorité ?
Au lieu de finir la journée, alourdi de tout ce que nous n’aurons pas eu le temps de faire, nous aurions ainsi plus de chance d’être satisfaits des enseignements reçus, au travers des opportunités auxquelles nous nous serions ainsi rendus disponibles…

Plutôt que de « tasser » des choses  à faire dans notre agenda, nous avons besoin au contraire d’y ménager de la place pour pouvoir faire face avec plaisir à l’imprévu et saisir les opportunités. Il s’agit encore là d’un retournement indispensable à notre équilibre intérieur et à notre très chère « performance »…

Chasse au temps perdu

Nous proposons aussi de « gagner du temps » en cessant d’en perdre à des « passe-temps » vraiment coûteux, comme celui consistant à se plaindre, à adresser des reproches ou à se justifier face aux reproches que l’ion reçoit des autres. Si on se laisse aller à ces jeux psychologiques désastreux, on se raconte qu’on est débordé, parce qu’en effet on se vide de notre énergie… et du coup c’est l’occasion de se plaindre encore un petit coup et de griller quelques pensées supplémentaires inutilement.

On consacre énormément de temps et d’énergie à critiquer ce qui ne nous convient pas et parfois même à critiquer d’autres personnes… (Ce qui n’est pas sans conséquences sur soi d’abord, sur ceux qui prêtent l’oreille aux médisances ensuite, et sur ceux qui en sont l’objet enfin. Toute cette petite boucle place en effet malgré elle une part de son énergie sur une longueur d’onde qui ne produit rien de positif…). Sans être moralistes, reconnaissons simplement que critiquer est une mauvaise habitude, qui coûte cher en énergie. Au lieu de se ressourcer en évoquant ce qui nous plaît, on se plombe tout seul en considérant le côté des choses qui ne nous plaît pas. Et en l’évoquant par des pensées et des paroles, nous nous « collons » encore plus à ce avec quoi précisément nous ne sommes pas en affinité. Ce n’est décidément pas une bonne pratique d’efficacité…

En résumé, en coaching de gestion du temps, il ne s’agit pas de s’occuper du temps, mais de s’occuper vous, de votre façon d’être là. Apprendre à ne plus se préoccuper du temps, mais à se concentrer sur des actes justes. Si vous ne pouvez pas “gagner du temps”, vous pourrez au moins éviter de vous perdre vous-même, en vous laissant berner par l’illusion de votre mental.

Voici maintenant un petit truc, qui libère de l’énergie, évite de perdre du temps et transforme quelque chose de parfaitement inutile, en une opportunité très gratifiante pour qui veut se développer personnellement.

50 fois par jour se présentent certainement à vous des choses que vous n’aimez pas faire. Et d’une certaine manière, c’est tant mieux, car au lieu de tomber dans le piège de vous plaindre, de reprocher ou simplement même de critiquer, vous pourriez choisir de vous en servir comme d’un miroir pour progresser :

  • que vous renvoie cette chose extérieure (chez l’autre par exemple) que vous pourriez rectifier à l’intérieur de vous-même ?
  • vers quelle autre direction, qui vous conviendrait beaucoup mieux, pourriez-vous vous tourner ?
  • Et si vous devez absolument dire quelque chose à ce propos, que pourriez-vous dire de positif de ce que vous aimez, au lieu de critiquer ce que vous n’appréciez pas ?

Exemple : Au lieu de dire « je n’aime pas cette inconstance chez cette personne et ces changements déstabilisants dans cette situation », je peux choisir de dire que :

  • « j’aime bien telle autre personne qui est constante et fiable »,
  • ou « j’aime bien quand cette personne parvient à être posée ».
  • Je peux dire aussi que j’apprécie dans une autre situation sa clarté et sa stabilité relatives, qui me laissent l’opportunité de me positionner, et d’y prendre ma place confortablement pour y être pleinement efficace et y goûter à satiété.

Cela ressemble peut-être à des codes de conduite moralistes du début du siècle dernier, je vous l’accorde. Mais laissons ces connotations en dehors de notre propos, pour oser voir les choses de façon neuve, sans comparaison, choisissant délibérément de ne retenir que ce qui est intéressant, sans perdre d’efficacité à considérer ce qui ne plaît pas.

Arrêter de travailler trop !

Quand on travaille trop, on finit par avoir le sentiment d’être moins performant, de ne plus s’appartenir, de perdre sa vie à la gagner, d’être plus dispersé, irritable et fatigué… Cet état, proche du burn-out, n’est pas agréable, on n’y ressent plus le bien-être et tout finit pas sembler un peu mécanique et absurde.

Beaucoup de personnes semblent épuisées et fonctionner surtout à partir de leur énergie nerveuse. Dans ce cas-là, elles manquent de temps de façon chronique… et finissent souvent par en perdre encore davantage :

  • Ainsi, par exemple, avez-vous remarqué que les personnes qui commencent un entretien par “je n’ai pas beaucoup de temps à consacrer à cet entretien”, sont justement celles dont les entretiens durent le plus longtemps (avec en plus un “rendement” plutôt plus faible) ? C’est peut-être parce qu’elles ne parviennent pas bien à se concentrer sur l’objectif de l’entretien, et se laissent aller à des digressions, qui leur font passer du temps à autre chose que leur but véritable ?
  • Avez-vous remarqué aussi que quand arrivent enfin les vacances, bien méritées et tant attendues, on commence souvent par tomber malade (avant, il n’y avait pas la place, donc le corps a dû docilement attendre un espace pour s’exprimer !) ? Ou bien on est tellement fatigué, qu’il faut déjà plusieurs jours pour décompresser avant d’entrer dans les véritables vacances… Si bien que le « bon temps » semble amoindri ou amputé d’une partie, par contamination de la période d’avant, qui continue à infuser malgré soi pendant les vacances…
  • Plusieurs personnes, qui souffrent de ne pas avoir de vie privée, m’ont avoué  qu’elles doivent passer une partie de leur week-end à dormir pour récupérer, et pouvoir repartir au combat le Lundi… Ainsi même leurs temps libres, sont perdus pour leur vie privée.

Travailler trop n’est certes pas une fatalité, mais par contre c’est un cercle vicieux, dans lequel on s’enlise et duquel on ne peut pas toujours sortir seul.

Privilégier une certaine qualité de vie

Personnellement, j’ai choisi de privilégier la qualité de ma vie à une activité trop intense, qui n’est pas un rythme qui me convient.

J’ai donc pris la décision et le risque il y a de nombreuses années de travailler moins, autrement, et sur un autre rythme. En ce qui me concerne, cultiver un peu de recul m’est nécessaire pour rester performant.

Par ailleurs, j’avais envie d’une activité qui revête un sens à mes yeux. Alors j’ai choisi de créer de la valeur pour mes clients, en proposant une prestation compatible avec mes valeurs et mes compétences, tout en leur étant vraiment utile… et tout en me laissant suffisamment de temps pour respirer et me développer.

C’est depuis ce choix structurant que je m’exprime et m’adresse à vous. Mon intention est d’entrer en résonance avec ceux qui souffrent de “trop” de travail, et ont envie de lever le pied, sans savoir :

  • ni si c’est possible
  • ni comment s’y prendre.

Je voudrais les encourager, en leur confirmant que c’est parfaitement possible. Beaucoup de mes clients y parviennent. Ils prennent le problème à bras le corps, approfondissent leur motivation, analysent le fonctionnement de leur système pour en modifier des paramètres, et réussissent toujours à économiser au minimum 4 heures par semaine, soit une demi-journée.

4 heures de travail en moins chaque semaine ?

Vous vous rendez compte : une demi-journée économisée pour vous, jusqu’à la fin de votre vie ! C’est énorme…

Que feriez-vous de plus et de mieux, si vous disposiez de 4h par semaine de disponiblité en plus, pour vous ?

  • 4 heures par semaine en plus pour pratiquer un sport ou un art de votre choix ?
  • 4 heures par semaine en plus pour aller vous promener, visiter un musée ou aller à une conférence ?
  • 4 heures par semaine en plus à consacrer à votre famille pou vos amis ?
  • 4 heures par semaine en plus pour méditer et vous développer ?
  • 4 heures par semaine en plus pour lire et vous former ?
  • Etc…

Peut-être pensez-vous que ce n’est pas possible pour vous, avec toutes ces choses que vous avez à faire ?

Prenons un instant le problème dans l’autre sens : si vous pouviez travailler 4 heures par semaine en PLUS, vous ne vous en sortiriez probablement pas mieux et auriez toujours autant de travail qu’aujourd’hui ! C’est bien la preuve que ce n’est pas une question de plus ou moins de temps.

Alors, à ce compte-là, reconnaissez, que vous pourriez très bien travailler 4 heures de moins, cela ne changerait pas grand-chose non plus !

C’est donc plutôt une question de décision, laquelle relève d’une autre perspective et d’une attitude différente. Après, bien sûr, il y a des choix à faire, et puis enfin : des manières de s’y prendre. (Un bon coaching vous aiderait peut-être ? 🙂

Et là, il y a des astuces, des tours de mains, des bonnes pratiques. Mais, honnêtement, tout cela, qui fonctionne pourtant très efficacement, ne marchera pas de façon pérenne si vous ne prenez pas d’abord le problème par le bon bout : celui d’un changement en profondeur de votre relation au travail.

Il ne s’agit pas pour autant d’entreprendre un long travail sur soi et encore moins une “thérapie” (quoi que cette option ne soit parfois pas inutile).  Il suffit de se donner les moyens de poser quelques constats comme ceux que nous venons de partager (mais pas des généralités comme dans cet article : plutôt des constats qui vous concernent personnellement), de vous en distancier un peu pour reprendre votre capacité de choisir, puis de vous engager dans des actions différentes. Le plus long c’est de décider de s’y mettre. Après, vous serez étonné de la rapidité avec laquelle ça bouge.

Rien ne vous empêche d’effectuer déjà quelques réglages mineurs … lesquels vous feront gagner très facilement les 4 heures par semaine dont nous parlons.

En revanche, il est vrai que pour aller encore plus loin et gagner plus de 4 heures par semaine, il vous faudrait modifier votre organisation plus en profondeur, ce que vous n’êtes peut-être pas prêt à faire, sans accompagnement…

N’hésitez pas à nous contacter pour parler à un coach et voir concrètement comment soulager votre emploi du temps.