Offrez-vous un véritable espace de silence réflexif pour réfléchir et avancer vers vos objectifs.

Les meilleures questions de votre coach sont courtes, ouvertes et surtout suivies d’un silence  pour vous laisser réfléchir.

Le silence en coaching pour vous permettre de réfléchir aux solutions

Pour vous faire bénéficier d’un véritable espace de réflexion, votre coach  privilégie son propre silence intérieur. Au lieu de chercher toutes les pistes de solutions qu’il pourrait vous proposer s’il était un conseiller, il  reste attentif, disponible, ouvert à votre réflexion.

Ce silence attentif est sans doute ce qui sera le plus efficace pour vous accompagner dans votre réflexion. Bien sûr ce silence ne sera pas total, il sera accompagné de quelques questions,  feed-back, et  reformulions, pour vous aider à avancer dans votre réflexion.

silence en coaching

Le silence en coaching est précieux pour vous

Parce que le fait d’être écouté (et de se sentir écouté) est déjà un signe de reconnaissance fort, qui confère de l’énergie et de l’inspiration.

Grâce à ce silence qui ne nourrit aucune intention, vous pourrez réfléchir vous-même à voix haute, en utilisant votre coach comme une caisse de résonance.

Vous allez pouvoir déposer et clarifier  ce qui est peut-être confus en vous.

Vous allez pouvoir aussi vous entendre dire certaines choses et prendre conscience à cette occasion de ce qui est présent en vous à propos de la situation que vous évoquez.

De son côté, l’attention de votre coach est concentrée sur vous et votre manière de penser, pour vous proposer quelques feedbacks et feedforwards,  et ainsi mieux vous permettre d’approfondir vos propres interrogations, de prendre du recul par rapport à vos idées et à vos positions,, de challenger vous-même vos pistes de solutions…

 

Les effets positifs du silence en coaching

  • Réfléchir sans être dérangé par l’avis intempestif d’un autre (qui n’y connaît rien) !
  • Pouvoir aller jusqu’au bout de son idée, sans être interrompu ou se sentir jugé…
  • Et puis, ces moments sont tellement rares … Depuis ce silence attentif et respectueux, le coach vous témoigne une présence chaleureuse et responsabilisante.

Si le silence en coaching est précieux pour donner de l’espace à votre réflexion, votre coach dosera avec vous jusqu’où vous en avez besoin, à partir de quand vous souhaitez être “relancé” par une intervention du coach, pour ne pas vous laisser seul dans une impasse par exemple, car un silence en coaching prolongé au-delà de ce que qui est confortable pour vous pourrait s’avérer anxiogène. Votre coach devra donc “manier le silence” avec tact…   Il ponctuera ce silence, de quelques questions puissantes et de multiples interventions, qui vous accompagneront dans votre élaboration sans interférer.

 

silence en coaching

 

La gestion du silence

Et en tant que manager, comment faites-vous pour gérer les silences pendant un entretien de management ?

Gérer le silence en entretien est un art délicat et important, parce que le silence présente un côté embarrassant. Il peut même faire un peu peur parfois.

“Trois moines ayant appris de leur maître que la clé de l’illumination est dans le silence, ont fait voeu de garder le silence jusqu’à l‘éveil spirituel.

Après une longue période, le premier moine dit: «Le silence est difficile,” le second moine répondit: «Tu es fou, tu viens de parler, tu as rompu ton voeux !” Après quoi le troisième moine soupira et dit, «Je suis le seul à n’avoir pas parlé… ”

Et ainsi, tous trois n’ont pas pu tenir le silence, qui exerce une forte attraction, comme s’il fallait le remplir, dire quelque chose pour qu’il se passe quelque chose…

Et pourtant, à bien y regarder, le silence n’est pas vide, le silence est consistant, le silence parle… Néanmoins le silence embarrasse parfois et peut provoquer d l’angoisse chez vos interlocuteurs. Donc il est intéressant de savoir le ponctuer pour ne pas laisser trop longtemps quelqu’un dans la sensation de vide, si c’est ce qu’il ou elle éprouve. Après une ou deux des interventions suivantes, on peut alors revenir au silence et en profiter encore mieux…

Comme vous allez le constater, un coach ou un manager  n’a que l’embarras du choix pour accompagner le silence et le rendre ainsi plus confortable pour son interlocuteur

Aucune des interventions suivantes n’est en fait nécessaire, et pourtant chacune d’entre elles, bien placée et bien servie peut créer une immense valeur pour celui ou celle qui en bénéficie :

  • Résumer, proposer une synthèse, ou reformuler… pour interrompre le mode narratif. Par exemple, quand votre « client » voudrait vous amener à comprendre pourquoi il ne trouve pas, alors que vous êtes ensemble pour chercher comment trouver : « OK : vous avez cette difficulté qui a ces trois conséquences. Et donc, vous faites quoi avec ça ? »
  • Valider, encourager : « Bravo », « C’est un bon début ça, non ? »
  • Rester silencieux et attentif, pour laisser de l’espace à la réflexion active de votre interlocuteur
  • Utiliser des relances minimalistes : “OK”, “Et donc ?”, “Ah…”, pour accompagner sans prendre trop d’espace
  • Répéter le dernier mot ou un mot clé, ou une idée clé pour inviter le client à développer
  • Demander des permissions et offrir des invitations : « puis-je vous interrompre un instant ? », « êtes-vous prêt à commencer cette session ? », « Oui, je vous vois bien faire ça », « Et pourquoi en effet ne tenteriez-vous pas votre chance ? »
  • Recourir à des métaphores (en restant très court pour repasser la balle) : « ce que vous me dites me fait penser à… qu’en pensez-vous ?».
  • Faire usage de précautions oratoires : « je me trompe peut-être complètement, mais… », « je ne sais pas du tout si ce que je vais vous dire peut être intéressant pour vous… »
  • Exprimer un sentiment personnel : « ce que vous venez de dire est touchant », « je suis impressionné par votre courage envers vous-même »
  • Recentrer : « Et vous, dans tout ça ? »,  « Et si nous revenions vers le sujet que vous m’avez dit vouloir aborder ? »
  • Proposer une question décadrante
  • Faire appel aux héros personnels de votre interlocuteur (réels ou virtuels) : « que vous suggèreraient-ils dans cette situation ? »
  • Inviter à faire le tri entre les vrais et les “faux problèmes
  • Recadrer : « Des tas de gens aimeraient peut-être avoir ce genre de problèmes, qui présuppose que vous soyez déjà arrivé là où vous êtes, et qui est déjà très enviable aux yeux de beaucoup… »
  • Proposer des commentaires sur la relation : « Quand nous travaillons ensemble, vous êtes généralement très calme (ou très positif, ou très créatif …), donc vous savez très bien le faire… comment parvenir à être aussi centré dans la situation que vous me décrivez ? »
  • Evoquer le processus, qui se répète en reflet systémique aussi dans la relation : « Je me sens confus (ou énervé ou inquiet …). J’ai l’impression que c’est en reflet par rapport à la situation dont vous me parlez. Comment parler de cela plus que du problème ? », « Je sens de la colère (ou de la peine, ou de l’ennui …) monter en moi. Pourtant vous n’en avez pas exprimé…Ça vous parle ça ? Et donc ?… », « Je crois que nous sommes dans une impasse et je sens que vous attendez de moi que je trouve une solution que je n’ai pas. Comment allons-nous faire ?
  • Recourir à l’humour (attention : l’humour c’est quand le client rit. En revanche s’il ne rit pas, ce serait peut-être plutôt de la disqualification). L’humour est un contrepied qui amène l’énergie ailleurs… parfois au bon endroit.
  • Etc…

Vous voyez, on est loin d’être démuni pour meubler le silence, quand c’est nécessaire. Mais, si vous voulez privilégier le silence, il ne faut évidemment par abuser de ces exemples d’intervention. Deux ou trois interventions de cette sorte dans le même entretien suffisent largement. Gérer le silence, ne veut pas dire le remplir pour l’éliminer.