La palette de nos émotions est très riche et infiniment subtile. Mais comme pour la palette du peintre, où 3 couleurs primaires (le bleu, le jaune et le rouge), permettent d’obtenir toutes les autres nuances, 4 émotions fondamentales permettent de décliner toutes les autres émotions :

  • la peur
  • la colère
  • la tristesse
  • la joie

Gérer ses émotions - coaching

Gérer ses émotions

Les émotions sont utiles et naturelles, en tant que réactions physiologiques de votre corps :

  • Si vous êtes dans la jungle et qu’un lion vous menace, la peur vous permet de courir plus vite.
  • Si le lion vous rattrape (et il le fera probablement… Gloups !), la colère vous aidera à vous battre.
  • Si le lion est plus fort que vous (et il l’est probablement… Re-gloups !), la tristesse vous aidera à ressentir le manque du membre qu’il vous aura arraché et à en faire le deuil.
  • Ce deuil étant achevé, vous ressentirez la joie d’être en vie, et cette émotion vous aidera à vous adapter à votre nouvelle condition, tout en mesurant mieux encore la valeur de la vie (et les risques de vous promener tout seul dans la jungle… Quelle idée aussi !)

 

Le problème avec les émotions, c’est à partir du moment où on les ressent quand ce n’est pas nécessaire, quand la réaction émotionnelle est disproportionnée par rapport à la situation et qu’elle vous amène à des comportements inadaptés ou vous emporte au point de vous faire perdre vos moyens au lieu de les décupler face au danger !

C’est exactement ce qui se passe avec le stress : Vous êtes dans le bureau de votre patron, il n’y a pas de lion, pas besoin que votre corps reçoive de l’adrénaline comme pour survivre dans la jungle ! Mais dans votre jungle psychologique, la situation est vécue comme dangereuse et votre corps secrète les mêmes hormones que si votre vie était en danger… Alors, si cette situation de stress psychologique se reproduit trop souvent (disputes en famille, films violents, attitude fermée face aux autres, qui déclenche une sensation d’isolement puis d’hostilité, etc…) , comme vous n’avez pas l’occasion d’éliminer les substances chimiques sécrétées par vos glandes en piquant un 100 mètres devant le lion, votre organisme se détraque, et vous finissez par ressentir les émotions,… tout le temps, et trop fort.

 

Vos croyances sont auto-confirmantes et vos émotions aussi !

Plus vous pensez que quelque chose est vrai, plus votre attention sera orientée sur cet aspect de la réalité, et vos impressions vous confirmeront de plus en plus votre croyance. Votre cerveau est ainsi fait ! Par exemple, si vous pensez que les gens sont peu fiables, tout vous démontrera que vous avez raison :

  • quand vous croiserez des gens fiables, vous n’y prêtez pas attention
  • en revanche, chaque micro situation illustrant votre conviction la renforcera

Et comme vos émotions sont une réaction de votre corps au contenu de vos pensées, plus vous entretenez votre croyance, plus l’émotion associée se manifeste en vous. Par exemple, plus vous pensez à une chose triste, plus vous êtes triste. Plus vous êtes contrarié par quelque chose, plus vous êtes en colère d’une manière générale. Plus vous êtes inquiet plus votre environnement vous paraît menaçant, et renforce votre inquiétude…

Ainsi :

  • vous vivez dans une peur sans objet (voir : comprendre la peur), se traduisant par une angoisse sourde et diffuse, vous sursautez au moindre bruit, vous nourrissez des pensées inquiétantes, qui vous font éprouver de la peur trop souvent. Et cette peur se trouve justifiée par les risques que vous voyez partout, vous obligeant à vous protéger par avance. Et à force d’envisager les accidents, vous êtes moins confiants, moins disponible, moins attentif… Et ils arrivent ! Ce qui vous confirme dans vos peurs, même si elles étaient en partie infondée.
  • vous vivez dans la colère, et vous êtes d’une humeur massacrante, prêt à vous disputer, à vous battre, pour vous défendre, y compris quand personne ne vous attaque réellement… Les personnes dans ce cas, sont agressives, et déclenchent l’agressivité des autres envers eux, à cause de la colère qui les habite et qui doit s’extérioriser ! Cette colère cherche des supports pour se justifier, au travers de multiples querelles qui vous permettent d’exploser et de vous renforcer dans une attitude colérique face à tout !
  • vous vivez dans la tristesse, sans en train, affligé de phases de fatigue, avec des pensées pessimistes et des attitudes de perdants (voir l’article : pour la joie de travailler). Tout devient pour vous sujet à entretenir la tristesse, vous affectionnez les histoires tristes, la peine des autres vous permet d’extérioriser la vôtre, et votre attention est polarisée par les situations qui vous rendent de plus en plus triste. Avec nostalgie et mélancolie, vous regrettez évidemment le passé, et les perspectives du futur ne suffisent pas à vous réjouir…

 

Gérer ses émotions, une question d’hygiène !

Ces états sont peut-être ordinaires, mais certainement maladifs. Si vous étiez en bonne santé psychologique, vous éprouveriez ces émotions naturelles de temps en temps seulement, et elles seraient naturellement évacuées par l’action (voir : aller au coeur de l’émotion)

Si vous avez tendance à “monter dans les tours”, à “péter un cable” un peu trop souvent, vous êtes fragile sur le plan émotionnel. Mais cela peut se régler !

 

gérer ses émotions
Comme sur un moteur ou une machine, on peut régler votre système émotionnel

 

Il faut gérer vos déclenchements émotionnels intempestifs, avant que cela ne devienne chronique et ne finisse par nuire à votre santé. C’est ce qu’on appelle “la somatisation” :

  • Vous savez les ulcères à l’estomac à force d’être contrarié, et les risques cardio-vasculaires à force d’être “sanguin” et de se laisser emporter par la colère
  • les refroidissements et les angines de poitrine à répétition à force d’être angoissé (c’est la même racine étymologique), et les problèmes de reins et vessie à force d’avoir peur,
  • les problèmes pulmonaires à force d’être triste (pensez à Chopin, qui était tuberculeux et qui composait des musiques tellement mélancoliques…)

Un coaching pour gérer ses émotions ?

En fait on ne peut pas, au sens propre : “gérer ses émotions”, mais on peut gérer ses pensées, qui déclenchent les émotions.

Ensemble, nous remonterons à la racine des émotions et nous distinguerons les sensations physiques (les réactions physiologiques, sur lesquels vous n’avez heureusement pas de prise) des histoires psychologiques que l’on se raconte et qui déclenchent le débordement émotionnel. Sur votre psychologie, vous avez la main, et vous pouvez décider de voir les choses autrement, donc de réagir autrement !

Avec le coaching, vous apprendrez à repérer les prémisses de l’émotion et les pensées qui la déclenchent. Vous apprendrez à contrôler, non pas vos émotions (auxquelles il ne faut surtout pas toucher, ne cherchez jamais à les réprimer ou à les refouler, ce serait pire !), mais vos pensées, qui déclenchent l’émotion (voir notre article sur le filtre mental)

  • On travaille toujours sur des situations concrètes, les situations qui déclenchent les émotions trop fortes qui vous posent problème.
  • On les décortique ensemble…
  • Et on envisage d’autres réactions, plus mesurées et plus adaptées, pour faire face à ces situations.

Ainsi, en quelques séances de coaching, vous percerez à jour votre mécanisme, et vous cesserez d’être pris par la répétition inconsciente. Vous vous exercerez à vous libérer de mauvaises habitudes mentales, en :

  • cultivant un plus grand recul sur la vie, sur vous-même et sur les situations
  • pratiquant des respirations pour vous détendre et vous recentrer (au lieu de partir avec l’emballement des pensées et l’enchaînement des réactions corporelles exagérées)
  • nourrissant des pensées qui feront contre poids à vos automatismes, et vous ouvriront plutôt au calme et à la joie de vivre

Cela vous demandera un peu de travail sur vous-même, de la vigilance, de la rigueur, de la volonté aussi… Le coaching est justement là pour vous accompagner sur ce chemin de travail sur soi.

Et vous verrez : avec de l’entraînement et un peu de pratique, vous constatez rapidement des progrès encourageants.

Les émotions ne sont pas votre ennemi, elles sont au contraire votre allié. Il faut juste apprendre à les canaliser, en passant par les pensées, et en laissant au corps la possibilité de s’exprimer librement. Si vous faîtes cela, gérer ses émotions ne sera plus un souci. Au contraire : cesser de vouloir gérer ses émotions, mais en accueillir la juste expression, deviendra plutôt un jeu pour vous, qui vous fera vous sentir plus vivant, plus libre, et plus “maître de vous-même” !

 

 

Si vous voulez en savoir plus sur la manière dont le coaching aide à gérer ses émotions, n’hésitez pas à me joindre sur mon portable.

Généralement 6 à 8 séances suffisent pour atteindre vos objectifs !

 

Paul Devaux : 06.10.56.14.96

superviseur de coach

Mieux comprendre comment gérer ses émotions :

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