Il est très important d’être soi, d’être soi-même, et donc de cesser d’être les autres, et de vouloir leur ressembler, de vouloir leur plaire, de vouloir leur faire plaisir… sans doute dans l’espoir d’être un tout petit peu accepté et aimé en retour…

Ceci est humain, mais tellement misérable. Vous ne trouvez pas ? Ici, on ne juge pas, on ne se moque pas, mais on essaie de regarder les choses en face, et de corriger le tir, si l’on peut afin d’être soi même plus pleinement… et donc probablement plus heureux et mieux aligné.

Mais il se trouve que ce n’est pas si simple, parce qu’il y a des automatismes, et le mécanisme de la pensée nous empêche d’être soi même pleinement.

Alors voici un petit exercice très simple pour être soi, le matin avant de se lever du lit, avant de revêtir sa peau habituelle, la peau de la personnalité pour laquelle on se prend toute la sainte journée.

Chaque soir, on meurt un peu…

Vous savez, tous les soirs avant de s’endormir, on abandonne tout ! On accepte de quitter même la plus belle des maîtresses pour s’endormir, toutes nos passions, notre chat, notre jardin, notre dromadaire (pour ceux qui en possèdent un évidemment), nos chers soucis, nos ennuis, tout !

On meurt absolument à toutes ces préoccupations, pour juste, se laisser aller dans les bras de Morphée et s’endormir du sommeil du juste.

Même les insomniaques, n’échappent pas à la règle générale, quand ils parviennent enfin à sombrer dans le sommeil, ils lâchent enfin tout ! D’ailleurs, le problème de ceux qui ont du mal à s’endormir, vient peut-être entre autres de la peur de lâcher, de la peur de « mourir » à soi-même en quittant l’état de veille.

Et le matin, on ne se réveille pas complètement pour de vrai…

Mais évidemment, le matin au réveil, après avoir tout quitté pendant le sommeil réparateur, sans même s’en rendre compte, on reprend nos croyances de la veille, nos fausses identités, on retrouve notre chien et ses croquettes, notre fiancée et sa jalousie, notre patron et ses exigences, nos choses à faire aujourd’hui et leur lot de contrariétés associées…

Autrement dit, on n’a pas seulement mis un orteil hors du lit qu’on a déjà repris notre manteau de fumées, dont on s’affuble tout seul, croyant que ce manteau c’est « nous-même », et que c’est donc naturellement la seule chose à faire…

Seulement voila, dans ces conditions, au mieux vous serez l’ego que vous croyez être, vous serez ce « moi » pour lequel vous vous prenez et que vous donnez à voir aux autres (qui d’ailleurs voient autre chose que ce vous croyez qu’ils voient, tandis qu’ils regardent ce que vous leur montrez 🙂 ).

Mais jamais vous ne pourrez être pleinement vous-même, dans ces conditions ! Si vous restez coincé dans l’imposture de la personnalité, vous ne pourrez jamais « être soi », vraiment.

Être soi, c’est bien autre chose !

Alors, pour être « Le Soi, impersonnel et fondamental » de notre nature originelle, avant qu’elle ne soit affublée de faux semblants, il faut s’en donner les moyens.

En voici un très simple.

Essayez-le et s’il vous plaît, et puis laissez des commentaires pour partager votre expérience, demain matin après votre réveil, lequel pourrait bien vous mettre sur la voie d’un « éveil spirituel,  Il s’agirait là d’un réveil des plus ordinaires et naturels qui puissent être…

Heureux petits veinards !

Voici l’exercice pour être soi

Avant de vous lever, avant de penser à quoi que ce soit, voyez si vous pouvez simplement rester un instant sans identité, neutre en quelque sorte. Demeurer simplement dans votre corps, appréciant les sensations corporelles, sans aucune intention de quelqu’ordre que ce soit, juste : se maintenir dans le « maintenant » sans se l’approprier, sans l’instrumentaliser au profit d’un quelconque objectif. Eprouver des sensations, sans se dire à soi-même qu’on est en train d’éprouver des sensations, sans s’identifier ni s’approprier. Vous comprenez ?

Il faut essayer pour saisir ce que cela pourrait bien être que cette étrange expérience de simplement « être, juste un instant, sans se raconter à soi-même une histoire à ce propos.

Si une préoccupation s’élève, laissez la s’élever, mais sans la suivre.

Si vous vous êtes rendu compte qu’une pensée s’est élevée… c’est que :

  1. vous l’avez probablement suivie un peu (qu’est-ce qu ‘on vient pourtant de vous dire ? Désobéissants !)
  2. vous êtes déjà revenu (sinon vous y seriez encore :-). Alors : bon retour parmi nous…

Donc, revenez simplement à la sensation, sans vous l’approprier, sans mettre d’étiquette dessus.

Puis levez-vous, et observez la sensation de la verticale, et ne partez pas tout de suite dans les automatismes, comme celui d’aller à la salle de bains.

Restez encore quelques secondes ainsi, sans durée de temps, debout, les yeux fermés par exemple.

Et attendez encore un peu, restez à respirez. Ou plutôt : laissez-vous être respiré.

Ne faites rien. Jouissez de la quiétude, lorsqu’il n’y a personne :

  • Personne pour faire,
  • personne même pour être.
  • Il y a juste l’être : sans personne pour dire « c’est moi qui suis » !

Dans ces quelques instants de grâce, vous serez conscients de la vie qui se manifeste à travers vous, avant même d’être  re-devenu « vous ». Vous serez ainsi simplement dans la conscience de soi, avant l’appropriation inopportune par votre petit « moi », qui dit « c’est moi qui ressent, pense, ou fait telle ou telle chose ».

Bon allez, maintenant allez prendre une bonne aspirine et promettez-vous de ne plus jamais remettre les pieds sur ce site de fous qui débite autant d’inepties 🙂

être soi

Pour ceux qui seraient probablement malsains d’esprit, et qui seraient éventuellement intéressés par ce genre d’idées de micro-pratiques pour être soi, n’hésitez pas à laisser des commentaires. J’espère, pour nous tous et pour la santé mentale de notre humanité, que ceux-la ne seront pas trop nombreux…