Etre heureux

Qu’est-ce qui fait qu’on peut être heureux ?

Tant qu’on a besoin de quelque chose pour être heureux, on n’est pas heureux : ni quand cette chose nous manque, ni même quand on la détient.

Qu’est-ce qu’on peut « faire » pour pouvoir être heureux ?

  • faut-il gagner plus d’argent, pour se sentir bien ?
  • faut-il rendre ses ascendants fiers de soi, pour se sentir reconnu ?
  • faut-il  construire une carrière, une réputation, une entreprise, pour enfin pouvoir être satisfait?
  • faut-il  réaliser des projets, participer à une grande chose, pour pouvoir être épanoui ?
  • faut-il éprouver du plaisir, connaître des satisfactions, pour être joyeux ?
  • faut-il  devenir “quelqu’un”, pour pouvoir s’aimer soi-même ?

Tant qu’on cherche à mettre le bonheur en équation, à poser des prérequis au bonheur, à réunir des circonstances, on cherche finalement à s’acheter du bonheur en boite (vous en trouverez en paquets de six dans tous les supermarchés :-), et on ne parvient pas à être heureux.

Si c’était le cas, ça se saurait, vous seriez heureux depuis longtemps. Mais à chaque fois que vous avez obtenu ce que vous désiriez, vous n’avez été satisfait que ponctuellement, et cela ne vous a pas rendu plus heureux durablement. La preuve, c’est que vous vous êtes remis presque aussitôt en quête d’une prochaine satisfaction (ou bien à fuir la prochaine insatisfaction, ce qui revient au même).

En fait, pour être heureux, à proprement parler : il n’y a rien à « faire » !

La grande confusion

Les problèmes que nous rencontrons dans nos vies n’ont rien avoir avec le fait d’être heureux ou malheureux. Ce qui nous empêche d’être heureux vient toujours d’une seule et même confusion :

  • Nous croyons que le bonheur dépend des circonstances extérieures, alors qu’il s’agit d’un état intérieur qui ne dépend pas d’elles. du coup, nous nous agitons pour changer notre environnement, alors que cela n’a pas d’effet sur notre bonheur. Cela ne peut que momentanément procurer un plaisir superficiel.

Nous croyons que pour être heureux à l’intérieur il faut acquérir des objets à l’extérieur (j’entends par « objets » tout ce qui est objectif : des évènements, des circonstances, des situations, des perceptions, des pensées, et pas que des choses matérielles.), alors que c’est exactement l’inverse :

  • Que ce soit pour obtenir les objets extérieurs, ou pour agir positivement sur l’extérieur, il faut d’abord reconnaître et assumer pleinement notre nature essentielle, qui est justement d’être heureux. C’est une donnée de départ de notre constitution, et pas quelque chose qui peut s’acquérir. C’est seulement quand on part de cet état interne de plénitude, que l’on offre une vibration fondamentalement rayonnante, et que nos actions vers l’extérieur sont durablement efficaces.

Nous n’avons ainsi rien à faire pour être heureux, nous le sommes déjà par nature. Et quand cet état naturel de bonheur s’épanouit, parce qu’il n’est pas entravé, obscurci par des couches superposées de souffrances et de croyances diverses (visant à nous protéger de ces souffrances), les circonstances extérieures s’alignent d’elles-mêmes, parce que nos actes expriment l’harmonie intérieure dans laquelle nous vivons.

être heureux

Parler à un coach

Quelle est notre nature ?

Nous ne sommes ni nos pensées, ni nos sentiments, ni nos perceptions sensorielles.

Qu’y a-t-il de commun entre une pensée, une émotion ou une perception ? Rien.

Hormis que nous en sommes conscient. Leur seul point commun c’est nous-même, qui sommes conscient de chacune d’entre elles.

Autrement dit, notre nature profonde n’est pas la pensée, le ressenti ou la perception. Notre nature profonde est la conscience, elle-même. Ici, je l’affirme, mais c’est à vous de le vérifier par vous-même dans votre propre expérience…

Et pour reprendre une métaphore traditionnelle de l’Advaita Vedanta, la conscience ne dépend pas plus de ses contenus (ce dont la conscience est consciente), que l’espace n’est affecté par les objets qu’il contient :

  • Introduisez par exemple un meuble dans une pièce, puis ressortez-le. L’espace de la pièce, a-t-il été affecté d’une quelconque manière par ces changements qui sont survenus à l’intérieur de lui-même ? A l’évidence, non. Eh bien il en va de la conscience de la même manière. Vous, en tant que conscience, n’êtes pas affecté par les objets dont vous êtes conscient.

Quelle que soit l’expérience que l’on fasse, bonne ou mauvaise, la conscience profonde que l’on est, n’est en rien affectée par cette expérience.

Vous êtes cet espace vaste et vivant qui perçoit, ressent et pense, mais qui n’est pas affecté par ce qu’il perçoit, ressent et pense. Ce que vous êtes, essentiellement, est ce qu’il est indépendant des circonstances.

Et que diriez-vous que pourrait ressentir un tel être, qui ne connaîtrait pas de limites, pas de contradictions, pas d’oppositions, et qui serait conscient d’être comme ça ? Il n’est pas néant, il n’est pas rien. IL n’est pas inconscient non plus. Il est la conscience, consciente d’elle-êmme, consciente d’être consciente… Voilà ce que vous êtes : vous n’êtes pas rien, c’est une évidence. Et vous le savez de manière intime et indubitable. Vous êtes, et vous êtes conscient d’être ! (voir à ce sujet : « Une vie spirituelle ? »)

Cet être que vous êtes, est expansion, et affirmation positive : Ce que vous êtes, de quelque manière qu’on le nomme, est donc forcément… heureux, puisque sans contrainte ! C’est sa nature originelle, fondamentale, essentielle, unique.

Ceci est peut-être un peu abstrait et cette approche par la lucidité au sommet, ne convient probablement pas à tout le monde. Toutefois elle s’impose à tous, mais d’une manière différente pour chacun, tant il est vrai que nous sommes à la fois tous pareils et tous différents (tous la même nature, mais chacun est une expression différenciée, à l’infini complémentaire de chaque autre).

Les témoignages sont nombreux de personnes, qui se sont trouvées dans des situations extrêmes et qui ont soudain perçu cette unité sous-jacente, cette reconnaissance intime qu’ils sont eux-mêmes cette unité qui les entoure en même temps qu’elle pulse à l’intérieur d’eux-mêmes :

  • des personnes victimes d’accidents
  • des personnes vivant une expérience de mort imminente (Near Death Experiment)
  • des personne traversant une grave maladie, bouleversant toute leur vie, toute leur vision du monde et d’eux-mêmes
  • des personnes transportées par la Grâce à travers une activité sportive, artistique ou religieuse
  • des personnes vibrantes d’amour au moment par exemple d’un rapport sexuel très épanoui
  • etc…

Ces personnes ont en commun d’avoir soudain pu accéder à une autre dimension de la conscience. Le choc de la situation a été si intense qu’il a opéré une fêlure dans leur réseau mental de croyances à propos de ce qu’ils sont. Ils se sont brutalement découvert :

  • une nature immense au sein de l’exiguïté du corps,
  • une nature invincible au sein de la vulnérabilité la plus totale (sous les bombardements par exemple),
  • une nature d’abondance au sein de la précarité,
  • une nature paisible au sein de la plus grande tourmente,
  • une nature éternelle face au plus grand danger
  • etc…

Le témoignage vibrant de Philippe, laisse à penser que cette transformation a opéré en lui, du sein même de l’épreuve redoutable à laquelle il a été confronté. Ouvrez votre coeur et écoutez…

D’où vient le malheur ?

  • Le malheur est un processus qui consiste à « croire » que nous ne sommes que notre corps, lequel est fini, et donc vieillit, souffre, et meurt. Se prendre pour son corps est donc une effroyable perspective, qui nous fait peur, nous révolte et nous rend fondamentalement triste…tôt ou tard !
  • De même se prendre pour son personnage social, ou les contenus de son mental (pensées et émotions) est une expérience commune mais néanmoins terrifiante. Dans ces conditions, sans même sans rendre compte (parce qu’on croit que c’est normal, que tout âme monde le vit et qu’on a l’habitude), on vit dans la tension permanente, on n’est jamais en paix, jamais profondément tranquille…

A cause de cette erreur d’appréciation de ce que nous sommes vraiment, de ce manque de clarté très répandu, on se restreint, on s’enferme inutilement dans une étroitesse qui crée notre propre malheur.. Par-dessus notre nature d’être la conscience pure et sans limite, viennent se surimposer des pensées (fausses), des croyances à propos de nos limites, en partant de la fausse prémisse que nous serions notre corps, ou notre mental…

Du coup, on se sent vulnérable et on se protège. Et ces multiples protections, occupations, et autres réactions compensatoires, au sein desquelles nous nous agitons, ne font que nous enliser davantage dans la croyance fausse que nous sommes ce corps-mental, limité et périssable. Dans cette perspective étroite, quoi qu’on fasse pour s’en sortir, on ne fait que renforcer notre système de défense, qui renforce le pré-supposé de départ, et le rend de plus en plus inaccessible, de plus en plus enfoui…

Etre pleinement heureux, vivre l’expérience du bonheur indépendant des circonstances, suppose de voir cela clairement. Alors, peu à peu les vieilles habitudes, les vieux conditionnements se délitent progressivement. Quand on voit cela, on n’est plus pressé, on n ‘a plus d’angoisse. Ce n’est pas pour cela qu’on s’endort. Non, au contraire, c’est plutôt un éveil (voir : « S’éveiller de l’état de veille »  et « éveil spirituel, une expérience ordinaire« ). Mais c’est un éveil à la tranquillité fondamentale de notre nature. Cette tranquillité est très active, très créative, très concentrée. Et plus elle s’épanouit, plus elle s’amplifie dans une quadruple direction :

  • liberté, responsabilité, décision
  • joie, inspiration, gratitude
  • amour, sensibilité, relation
  • tranquillité, paix, abondance

Après, vivant comme tout le monde dans l’expérience de la dualité, en aval de cette conscience de soi, il y a des limites et des oppositions qui s’imposent au corps et au mental, évidemment. Mais ces limites qui affectent notre personnage, ne nous affectent pas en profondeur.

Notre nature profonde d’être heureux n’est donc pas affectée en profondeur par les vicissitudes de l’expérience. Rassurez-vous, cela n’a rien à voir avec de la schizophrénie : vous ne vous prenez pas pour quelqu’un d’autre. Au contraire, vous cessez de vous prendre pour quelqu’un. Vous êtes celui qui perçoit, et définitivement vous n’êtes pas celui qui est perçu.

Comment incarner cela, simplement, au jour le jour, dans nos activités courantes ?

Parler à un coach

Se réaliser, c’est travailler par plaisir, et pour… rien !

Du coup, si on revient à notre quotidien à tous, par exemple si on considère le travail, qui est souvent une grande source de souffrance pour beaucoup : être heureux au travail, c’est travailler par plaisir. Et pour rien ! Pas « pour » être heureux, mais plutôt « parce que » on est heureux ! C’est presque pareil à première vue, mais c’est fondamentalement différent…

  • Attention, quand je dis « pour rien », je ne dis pas qu’il faille travailler sans accueillir les fruits du travail avec plaisir et gratitude.
  • Je ne dis pas qu’il faille travailler gratuitement, sans salaire (ça ce serait une utopie, une histoire de conte de fées qu’il faut laisser aux petits enfants. Ill faut bien gagner de quoi se nourrir et se vêtir, et donc toucher de l’argent en rémunération de l’énergie engagée dans le travail, c’est évident. Mais ça c’est fonctionnel, cela n’a rien à voir avec le sens profond du travail, ce n’est pas cela qui peut vous rendre heureux et épanoui).

Ce que je dis, c’est qu’il faut travailler généreusement, gratuitement dans le sens qu’il n’y a pas à nourrir une attente de résultat, une projection sur le futur. Pour être heureux, il faut travailler dans l’instant présent, en donnant tout son coeur à l’ouvrage, en faisant de son mieux, et en étant parfaitement concentré, présent, engagé.

Le travail aura des effets, c’est certain. Il y aura un résultat à l’action, mais ce résultat est secondaire.

  • D’abord parce que ce résultat survient généralement plus tard, donc pas “maintenant”, et donc d’un certain point de vue : “pas réel pour moi maintenant”, puisque je n’en fais pas l’expérience maintenant. (L’instant présent est le seul dont je puisse faire l’expérience, depuis toujours et à jamais. Le reste -passé et futur- n’est en définitive qu’une élucubration mentale, une représentation qui se projette comme une sorte de ligne du temps à partir de fragments de mémoire, reconstitués artificiellement).
  • Ensuite, parce que le résultat ne nous appartient pas. Il y a tellement de facteurs qui entrent en jeu… Vous faîtes quelque chose qui devrait normalement produire un effet donné, mais il se met à pleuvoir, ou bien il y a un attentat, ou bien vous avez un AVC, ou bien l’autre change d’avis, ou bien le coup part finalement de travers à cause du vent, etc… Et du coup, l’effet produit est différent de l’effet attendu. Pourtant vous avez bien fait et bien “réussi” ce que vous aviez à faire. Mais voilà, vous n’êtes pas le seul “agissant” dans votre environnement, et comme tout interagit avec tout, ce que vous faîtes ne suffit pas toujours à provoquer mécaniquement les résultats attendus.

Du coup, si le résultat n’est pas le but de l’action, à quoi sert elle et quel est son but ?

L’essence de l’action est sa propre finalité

D’un point de vue non dualiste, l’’action est à elle-même son propre but.

  • Bien entendu, je mange parce que j’ai faim (normalement), et pas sans raison. Il y a donc des causes et des raisons à nos actes.
  • Et d’un point de vue fonctionnel, il y a même des objectifs : “je mange POUR me nourrir”. Mais pour peu que les aliments soient dénaturés par notre agriculture et notre industrie qui font la guerre à la nature, je mange et pourtant cela ne nourrit pas le corps. Ou bien, je mange, mais les nutriments ne sont pas assimilés parce que le corps manque de ce dont il aurait besoin pour les métaboliser.
  • Vous me direz, on peut aussi manger par plaisir. C’est vrai et c’est d’ailleurs merveilleux. Mais des fois, manger ne procure pas de plaisir. Donc, en soi, le fait de manger, ou le fait de procéder à n’importe quelle consommation est insuffisant à nous rendre heureux. Le plaisir ne rend pas heureux. Le plaisir ne fait que nous détendre quelques instants. En cela il est très bon, mais c’est un manque de lucidité de le confondre avec le bonheur.

Finalement le mieux n’est-il pas encore de manger PARCE QUE (plutôt que POUR) :

  • parce que j’ai faim,
  • parce que cela me fait plaisir,
  • parce que mon corps ressent ce besoin ou cette envie.

Le reste (l’effet, le résultat) ne m’appartient pas, et je n’ai aucun pouvoir dessus. A la limite, je ne m’y intéresse pas. Je ne polarise pas dessus, je n’y accroche pas de fantasme.

Reconnaître qu’on n’a pas le pouvoir qu’on croyait sur le résultat est à la fois une déception et un soulagement. Vous ne trouvez pas ?

  • décevant, parce que constatant que je n’ai pas autant de pouvoir que je croyais, le “moi” que je croyais être n’est pas si important que ça. On peut même se demander à quoi il sert, s’il est impuissant…
  • soulagement, parce que dès lors, je peux me concentrer sur le pouvoir que j’ai vraiment, au lieu de me disperser avec celui que je n’ai pas. C’est plus reposant, de me concentrer sur maintenant, et faire ce qui est à faire du mieux que je peux, sans me faire de souci parasite… (voir le “dossier spécial coaching : vivre l’instant présent“)

La seule responsabilité est peut-être de faire ce qui est en train de se faire, maintenant.

C’est à la fois peu et beaucoup. En fait, c’est : TOUT !

Parler à un coach

Où est le bonheur dans le travail ?

  • Quand on cherche le plaisir dans le travail, des fois on le trouve, mais des fois non. C’est potentiellement frustrant, voire insécurisant…
  • Quand on cherche le bien-être au travail, on ne le trouve pas, car il n’est pas dans les choses, dans les évènements ou les situations. Donc pas non plus dans le travail ! Même dire que le bonheur est en “moi” est une formulation erronée. Le bonheur est ce que je suis, il est la joie pure de l’être, il ne peut donc être quelque part, pas plus en moi qu’en dehors de moi.. Quant au “moi”, c’est une histoire plus qu’incertaine… (voir nos articles : “démasquer l’imposture de la personnalité”)
  • Quand on se cherche soi-même dans le travail, on ne se trouve pas : on ne trouve que le travail lui-même. Mais le travail sans tout ce qu’il y a autour (c’est-à-dire les attentes, les espoirs, les projections, les inquiétudes, toutes ces pensées parasites qui se superposent à l’expérience pure et simple) ce simple travail n’est que pure expérience, il est miroir de ce que je suis. Je ne me trouve pas dans ce miroir, mais j’y vois un reflet de “je suis” dans “je fais”. Et ce “je suis” est pure expérience de la joie d’être. Du coup le travail est joie pure, si on n’y rajoute rien (lire à ce propos : “le pouvoir négatif des pensées toxiques“)

La joie de vivre, la joie d’être, est dans les petites joies du quotidien : la joie de travailler, la joie de manger, de respirer, de bouger, d’aimer… Il y a un grand amour et un grand humour aussi dans tout cela, qui est parfaitement simple. Simple comme la vastitude de l’espace du “je suis”.

On a tous à faire avec des clients, externes ou internes. Si on cesse de se prendre pour son petit « moi », la relation au client est directe, simple, chaleureuse, sans étiquettes, sans intermédiaire. Du coup, elle est également sans confusion : je ne demande rien, j’offre un rayonnement généreux (tout en faisant payer le prix du travail effectué, nous l’avons déjà précisé. C’est du pur principe de réalité en action).

La relation au client est parfaite, comme toutes les autres relations, parfaite comme elle est, avec toutes ses imperfections. Et on la vit, sans la moindre tentative de la manipuler, de la changer, ou de la qualifier d’une quelconque manière.

L’expérience de ce partage immédiat est appréciée. Cela suffit. C’est sans lendemain !

Car demain est un autre jour…

Alors, sans se projeter dans un quelconque résultat ultérieur, on ne se cherche plus dans le travail : on se laisse trouver par le travail.

On ne demande pas au travail de nous procurer du plaisir et encore moins du bonheur, on le fait parce qu’il doit être fait, parce que c’est à nous de le faire, parce que c’est notre vocation dans la vie d’accomplir cette tâche (voir : Trouver sa vocation).

Du coup c’est un honneur d’exercer son métier et de servir des clients qui nous offrent leur confiance. C’est avec gratitude que nous procédons aux actes professionnels, auxquels nous nous entrainons chaque jour, pour être chaque jour en progrès, pour être chaque jour meilleur…

Dans cette perspectives rien n’est à rejeter, aucune expérience n’est mauvaise en soi, ni la contrariété, ni la maladie, l’accident ou la mort. Ce n’est pas triste, ni morose, c’est joyeux au contraire, puisque c’est la vie.

C’est aussi joyeux qu’une source jaillit de terre, ou qu’un vol d’oiseau s’élance dans le ciel.

 

Aussi joyeux même que l’expérience d’une émotion comme la tristesse, qui est elle aussi une manifestation de la vie et de la joie de l’être (voir : “avoir peur de la mort“ et « écouter les émotions, c’est tout !« ). C’est aussi simple et naturel, cela fait partie du tout, dont c’est l’une des expressions à cet instant.

Nous parlons ici du travail,  sous toutes ses formes. Le travail en tant qu’activité. Ce que nous venons de dire aussi bien à des gens qui n’ont pas d’emploi, tant qu’ils engagent leur attention dans une action, même momentanée.

Faire de son mieux

Quand je dis que je fais de mon mieux, cela signifie que je donne le meilleur de moi-même, que je me donne totalement moi-même, et il ne reste rien de “moi” dans le feu de l’action, qui brûle même le concept de “moi”. Dans l’action à laquelle je m’adonne, il n’y a qu’elle. Il n’y a pas :

  • moi,
  • l’action,
  • et le mieux que je peux faire (c’est-à-dire généralement : des efforts approximatifs, largement en-dessous du véritable potentiel).

Dans l’action, comme dans le feu, il y a une “consumation”, le feu se brûle lui-même et consume tout ce qu’on met dedans !

L’action juste, ou l’action véritable, engage la totalité de l’être, il n’y a pas l’espace pour glisser un papier à cigarette entre un pseudo “moi” et l’expérience que je vis d’être en train d’agir.

L’être que je suis est action, à l’instant même.

  • Je ne travaille pas pour quelque chose, je n’écris pas pour vous convaincre de quelque chose ou pour vos intéresser, ou pour vous plaire…
  • Je travaille parce qu’il y a une urgence à ce travail, un nécessité à exprimer ces évidences pour les partager avec ceux qui y sont sensibles…
  • Je travaille pour la joie de travailler. C’est tout…

Suis-je excellent dans mon travail, en ce moment même ? Je n’en sais rien, et la question ne se pose pas : Je suis et je fais ce qui s’impose. Même la notion du “mieux que je peux” est presque en trop. Elle se consume dans le feu de l’engagement et de l’action, dans laquelle il n’y a finalement aucune place, même pour des questions de ce type…

la joie de travailler, être heureux

De toutes façons, la question de savoir si je peux faire maintenant mieux que le mieux que je peux maintenant n’a pas de sens :

  • Comment ferais-je moins que le mieux que je peux ? Il faudrait que je fasse exprès de faire moins bien, il faudrait que je laisse le pied sur le frein au moment où j’appuie sur l’accélérateur… Il me faudrait une bonne raison pour cela. Et en fait, je n’en vois aucune !
  • Et par ailleurs, bien sûr qu’il reste de l’énergie dans ce corps après avoir écrit la phrase précédente. Alors : a-t-il vraiment Tout donné, puisqu’il n’a pas entièrement disparu dans le feu de l’action ?
    • Mais “il” n’est pas ce corps, ni cette énergie, qui d’ailleurs n’est pas dans ce corps non plus, contrairement aux apparences. Cette énergie est l’énergie tout court. Et elle n’est pas « dans » ce corps, mais elle est ce corps lui-même.
    • Et “lui”, l’ego, le « moi », n’est qu’un concept, qui n’a pas d’existence réelle. Comment une chose sans substance pourrait-elle brûler ? Il y a bien un “je suis” qui vit l’expérience de l’écriture de la phrase. Mais il n’y a de “moi” distinct de l’action que dans les pensées. Il n’y a pas de “moi” dans l’expérience directe. A la limite, il n’y a même pas un “je travaille”. En fait, il y a : “je suis” et “cela travaille”.

Il ne s’agit évidemment pas de faire du parfait (cela n’existe pas de faire “parfaitement” les choses, du moins telle qu’on imagine la perfection !).

Parler à un coach

L’excellence, c’est faire de son mieux

L’excellence n’est donc pas la perfection (voir à ce sujet : “performance ou excellence ?“).

L’excellence c’est tout bête, c’est faire du mieux que je peux (maintenant, et à chaque instant) !

Et à celui qui répondrait avec une exigence aberrante “le mieux que tu peux, c’est insuffisant. Ce que je veux c’est du résultat…”, nous pourrions répondre par une autre question : “explique-moi comment tu fais pour faire “plus” que le mieux que tu peux ? Comment pourrais-je donner plus que tout ce que j’ai ?”.

On voit bien que cette logique du “toujours plus et jamais assez”, comporte un bogue et ne mène nulle part (hormis au stress et au cercle infernal la déception, du tourment, des reproches et du sentiment de culpabilité)…

Etre heureux est notre état naturel (avant que les ennuis ne commencent !). Regardez comment un bébé est détendu et joyeux, ouvert, curieux d’explorer…

Pour autant, vous n’êtes probablement pas pleinement heureux en ce moment même. Bien que n’ayant peut-être aucune contrariété en tête, il y a toujours une petite araignée au plafond qui travaille en arrière plan du mental à ruminer je ne sais quel espoir inassouvi, je ne sais quelle amertume non digérée…

Qu’est-ce que la joie ?

Elle ne dépend pas des circonstances, c’est un état accessible à tout instant, même au sein d’une situation difficile, au coeur d’une émotion de colère, de peur, ou de tristesse. C’est une question de maturité émotionnelle, c’est un état qu’on apprend à retrouver en soi, à force d’y aller s’y ressourcer. On finit par y demeurer et y vivre sa vie depuis ce point d’appui. Cela ne veut pas dire que les tourments cessent comme par magie, mais ils n’ont plus la même emprise, ils ne parviennent plus à effacer ce plan de conscience de la profondeur de l’être, où vous expérimentez que vous ne risquez rien puisque vous êtes là…(un peu comme on dit à un enfant : »tu ne risques rien, je suis là »). Vous êtes là, vous êtes maintenant, vous êtes tout court. Et cela suffit. Le reste n’est que pensées. Et comment vous sentez-vous sans ces pensées pénibles ? Bien… Et oui, sans ces pensées, vous êtes bien. le problème est qu’elles ne cessent de revenir en boucle et de changer de forme, changer d’objet. C’est une maladie mentale, dont nous sommes tous affectés. Voulez-vous en guérir ?

A tous ceux qui souffrent, physiquement et émotionnellement, en ce moment même, j’aimerais rappeler que c’est en vivant pleinement l’expérience de la dualité (dont la douleur n’est pas exempte) qu’on peut découvrir l’unité, et s’y installer à demeure éventuellement. Il n’y a pas d’autre chemin pour Vivre que de vivre ce qui est là, à chaque instant… personne n’a jamais dit que ce serait forcément toujours drôle et facile. Mais un jour, quand on se rend compte que ce n’est effectivement  pas le cas, on sourit avec une pointe mélancolique quand on lit certains propos enthousiastes, et on laisse à leurs croyances les personnes qui ont besoin du tout positif, tout en sachant pertinemment que la vie est contraste et changement permanent, un jeu oscillant entre positif et négatif, qu’il est nécessaire d’accueillir en appréciant toute l’étendue de la palette des expériences.

Un coaching pour retrouver la joie de vivre

Un coach n’est pas un charlatan qui vend des élixirs de bonheur. Mais quelques séances pour vous remettre les yeux en face des trous, des fois cela ne fait pas de mal, et contribue à vous remettre d’aplomb.

En vous reliant à votre profondeur, en vous reconnectant à ce qui est vrai pour vous, vous pourrez vous réaligner, vous remettre dans votre axe, rentrer chez vous finalement…

Je suis toujours heureux d’accompagner une nouvelle personne qui souhaite se mettre en chemin vers sa vérité, vers son bien-être intrinsèque. Je travaille par téléphone à travers des séances individuelles d’une heure. Je vous expliquerai comment ça marche et vous n’avez qu’à essayer pour voir.

Parler à un coach

Paul Devaux
Depuis 2006, Paul Devaux a fondé sa propre structure, dans laquelle il intervient en Coaching d’organisations, Coaching des équipes dirigeantes, et Coaching individuel. A l’aise avec les formats courts, centrés sur les résultats et volontairement orientés vers les solutions, Paul Devaux pratique un accompagnement chaleureux et incisif, qui crée l’alliance et bouscule en douceur le cadre de référence de ses clients.

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