Etre heureux au travail

Qu’est-ce qui fait qu’on peut être heureux au travail ? La même chose qui fait qu’on est heureux dans la vie…

Que ce soit au travail ou ailleurs, tant qu’on a besoin de quelque chose pour être heureux, on n’est pas heureux : ni quand cette chose nous manque, ni même quand on la détient.

Qu’est-ce qu’on peut « faire » pour être heureux au travail ?

  • faut-il gagner plus d’argent, pour se sentir bien ?
  • faut-il rendre ses ascendants fiers de soi, pour se sentir reconnu ?
  • faut-il  construire une carrière, une réputation, une entreprise, pour enfin pouvoir être heureux au travail ?
  • faut-il  réaliser des projets, participer à une grande chose, pour pouvoir être épanoui dans son travail ?
  • faut-il éprouver du plaisir, connaître des satisfactions, pour être joyeux ?
  • faut-il  devenir “quelqu’un”, pour pouvoir s’aimer soi-même ?

Tant qu’on cherche à mettre le bonheur en équation, à poser des prérequis au bonheur, à réunir des circonstances extérieures, on cherche finalement à s’acheter du bonheur en boite (vous en trouverez en paquets de six dans tous les supermarchés :-), et on ne parvient pas à être heureux au travail, ni elle part !

Si c’était le cas, ça se saurait, vous seriez heureux à votre travail depuis longtemps. Mais à chaque fois que vous avez obtenu ce que vous désiriez, vous n’avez été satisfait que ponctuellement, et cela ne vous a pas rendu plus heureux durablement. La preuve, c’est que vous vous êtes remis presque aussitôt en quête d’une prochaine satisfaction (ou bien à fuir la prochaine insatisfaction, ce qui revient au même).

En fait, pour être heureux, à proprement parler : il n’y a rien à « faire » !

La grande confusion qui empêche l’accès au bonheur

Les problèmes que nous rencontrons dans nos vies n’ont rien avoir avec le fait d’être heureux au travail ou malheureux (voir à ce sujet cet autre article : bien-être au travail). Ce qui nous empêche d’être heureux vient toujours d’une seule et même confusion :

  • Nous croyons que le bonheur dépend des circonstances extérieures, alors qu’il s’agit d’un état intérieur qui ne dépend pas d’elles. du coup, nous nous agitons pour changer notre environnement, alors que cela n’a pas d’effet sur notre bonheur. Cela ne peut que momentanément procurer un plaisir superficiel.

Nous croyons que pour être heureux à l’intérieur il faut acquérir des objets à l’extérieur (j’entends par « objets » tout ce qui est objectif : des évènements, des circonstances, des situations, des perceptions, des pensées, et pas que des choses matérielles.), alors que c’est exactement l’inverse :

  • Que ce soit pour obtenir les objets extérieurs, ou pour agir positivement sur l’extérieur, il faut d’abord reconnaître et assumer pleinement notre nature essentielle, qui est justement d’être heureux. C’est une donnée de départ de notre constitution, et pas quelque chose qui peut s’acquérir. C’est seulement quand on part de cet état interne de plénitude, que l’on offre une vibration fondamentalement rayonnante, et que nos actions vers l’extérieur sont durablement efficaces.

Nous n’avons ainsi rien à faire pour être heureux au travail et dans la vie, nous le sommes déjà par nature. Et quand cet état naturel de bonheur s’épanouit, parce qu’il n’est pas entravé, obscurci par des couches superposées de souffrances et de croyances diverses (visant à nous protéger de ces souffrances), les circonstances extérieures s’alignent d’elles-mêmes, parce que nos actes expriment l’harmonie intérieure dans laquelle nous vivons.

être heureux

D’où vient le malheur ?

  • Le malheur est un processus qui consiste à « croire » que nous ne sommes que notre corps, lequel est fini, et donc vieillit, souffre, et meurt. Se prendre pour son corps est donc une effroyable perspective, qui nous fait peur, nous révolte et nous rend fondamentalement triste…tôt ou tard !
  • De même se prendre pour son personnage social, ou les contenus de son mental (pensées et émotions) est une expérience commune mais néanmoins terrifiante. Dans ces conditions, sans même sans rendre compte (parce qu’on croit que c’est normal, que tout âme monde le vit et qu’on a l’habitude), on vit dans la tension permanente, on n’est jamais en paix, jamais profondément tranquille…

A cause de cette erreur d’appréciation de ce que nous sommes vraiment, de ce manque de clarté très répandu, on se restreint, on s’enferme inutilement dans une étroitesse qui crée notre propre malheur.. Par-dessus notre nature d’être la conscience pure et sans limite, viennent se surimposer des pensées (fausses), des croyances à propos de nos limites, en partant de la fausse prémisse que nous serions notre corps, ou notre mental…

Du coup, on se sent vulnérable et on se protège. Et ces multiples protections, occupations, et autres réactions compensatoires, au sein desquelles nous nous agitons, ne font que nous enliser davantage dans la croyance fausse que nous sommes ce corps-mental, limité et périssable. Dans cette perspective étroite, quoi qu’on fasse pour s’en sortir, on ne fait que renforcer notre système de défense, qui renforce le pré-supposé de départ, et le rend de plus en plus inaccessible, de plus en plus enfoui…

Parler à un coach

Quelle est votre véritable nature ?

Nous ne sommes ni nos pensées, ni nos sentiments, ni nos perceptions sensorielles.

Qu’y a-t-il de commun entre une pensée, une émotion ou une perception ? Rien.

Hormis que nous en sommes conscient. Leur seul point commun c’est nous-même, qui sommes conscient de chacune d’entre elles.

Autrement dit, notre nature profonde n’est pas la pensée, le ressenti ou la perception. Notre nature profonde est la conscience, elle-même. Ici, je l’affirme, mais c’est à vous de le vérifier par vous-même dans votre propre expérience…

Et pour reprendre une métaphore traditionnelle de l’Advaita Vedanta, la conscience ne dépend pas plus de ses contenus (ce dont la conscience est consciente), que l’espace n’est affecté par les objets qu’il contient :

  • Introduisez par exemple un meuble dans une pièce, puis ressortez-le. L’espace de la pièce, a-t-il été affecté d’une quelconque manière par ces changements qui sont survenus à l’intérieur de lui-même ? A l’évidence, non. Eh bien il en va de la conscience de la même manière. Vous, en tant que conscience, n’êtes pas affecté par les objets dont vous êtes conscient.

Quelle que soit l’expérience que l’on fasse, bonne ou mauvaise, la conscience profonde que l’on est, n’est en rien affectée par cette expérience.

Vous êtes l’espace vaste de la conscience

Vous êtes cet espace vaste et vivant qui perçoit, ressent et pense, mais qui n’est pas affecté par ce qu’il perçoit, ressent et pense. Ce que vous êtes, essentiellement, est ce qu’il est indépendant des circonstances.

Et que diriez-vous que pourrait ressentir un tel être, qui ne connaîtrait pas de limites, pas de contradictions, pas d’oppositions, et qui serait conscient d’être comme ça ? Il n’est pas néant, il n’est pas rien. IL n’est pas inconscient non plus. Il est la conscience, consciente d’elle-êmme, consciente d’être consciente… Voilà ce que vous êtes : vous n’êtes pas rien, c’est une évidence. Et vous le savez de manière intime et indubitable. Vous êtes, et vous êtes conscient d’être !

Cet être que vous êtes, est expansion, et affirmation positive : Ce que vous êtes, de quelque manière qu’on le nomme, est donc forcément… heureux, puisque sans contrainte ! C’est sa nature originelle, fondamentale, essentielle, unique.

Ceci est peut-être un peu abstrait et cette approche par la lucidité au sommet, ne convient probablement pas à tout le monde. Toutefois elle s’impose à tous, mais d’une manière différente pour chacun, tant il est vrai que nous sommes à la fois tous pareils et tous différents (tous la même nature, mais chacun est une expression différenciée, à l’infini complémentaire de chaque autre).

Cela dit, si vous voulez être heureux au travail, considérez votre nature profonde et débranchez la machine à raconter des histoires d’ennui et de contrariété au travail. Si vous vous contentiez de faire votre job, sans gamberger, en vous concentrant sur chaque activité, vous seriez sans filtre, sans histoire, et vous seriez simplement heureux au travail, comme partout ailleurs.

Expérience d’unité

Les témoignages sont nombreux de personnes comme vous et moi, qui ont reconnu leur nature véritable à l’occasion de circonstances inattendues. Ce personnes se sont trouvées dans des situations extrêmes, grâce auxquelles elles ont soudain perçu l’Unité sous-jacente, cette reconnaissance intime qu’ils sont eux-mêmes cette unité qui les entoure en même temps qu’elle pulse à l’intérieur d’eux-mêmes :

  • des personnes victimes d’accidents
  • des personnes vivant une expérience de mort imminente (Near Death Experiment)
  • des personne traversant une grave maladie, bouleversant toute leur vie, toute leur vision du monde et d’eux-mêmes
  • des personnes transportées par la Grâce à travers une activité sportive, artistique ou religieuse
  • des personnes vibrantes d’amour au moment par exemple d’un rapport sexuel très épanoui
  • etc…

Ces personnes ont en commun d’avoir soudain pu accéder à une autre dimension de la conscience. Le choc de la situation a été si intense qu’il a opéré une fêlure dans leur réseau mental de croyances à propos de ce qu’ils sont. Ils se sont brutalement découvert :

  • une nature immense au sein de l’exiguïté du corps,
  • une nature invincible au sein de la vulnérabilité la plus totale (sous les bombardements par exemple),
  • une nature d’abondance au sein de la précarité,
  • une nature paisible au sein de la plus grande tourmente,
  • une nature éternelle face au plus grand danger
  • etc…

Le témoignage vibrant de Philippe, laisse à penser que cette transformation a opéré en lui, du sein même de l’épreuve redoutable à laquelle il a été confronté.

Cet homme s’est retrouvé un jour dans une situation très difficile à supporter, bien plus que de se sentir mal dans son travail. Et pourtant il a pu transformer sa façon de voir et faire l’expérience du bonheur, tout simple et immense. UN retournement inattendu de sa vision du monde, de sa propre situation et de lui-même.

Ouvrez votre coeur et écoutez…

Bonheur indépendant des circonstances

Etre pleinement heureux, vivre l’expérience du bonheur indépendant des circonstances, suppose de voir cela clairement. Alors, peu à peu les vieilles habitudes, les vieux conditionnements se délitent progressivement. Quand on voit cela, on n’est plus pressé, on n ‘a plus d’angoisse. Ce n’est pas pour cela qu’on s’endort. Non, au contraire, c’est plutôt un éveil (voir : « S’éveiller de l’état de veille »  et « éveil spirituel, une expérience ordinaire« ). Mais c’est un éveil à la tranquillité fondamentale de notre nature. Cette tranquillité est très active, très créative, très concentrée. Et plus elle s’épanouit, plus elle s’amplifie dans une quadruple direction :

  • liberté, responsabilité, décision
  • joie, inspiration, gratitude
  • amour, sensibilité, relation
  • tranquillité, paix, abondance

Après, vivant comme tout le monde dans l’expérience de la dualité, en aval de cette conscience de soi, il y a des limites et des oppositions qui s’imposent au corps et au mental, évidemment. Mais ces limites qui affectent notre personnage, ne nous affectent pas en profondeur.

Notre nature profonde d’être heureux n’est donc pas affectée en profondeur par les vicissitudes de l’expérience. Rassurez-vous, cela n’a rien à voir avec de la schizophrénie : vous ne vous prenez pas pour quelqu’un d’autre. Au contraire, vous cessez de vous prendre pour quelqu’un. Vous êtes celui qui perçoit, et définitivement vous n’êtes pas celui qui est perçu.

Comment incarner cela, simplement, au jour le jour, dans nos activités courantes ?

Parler à un coach

Se réaliser, c’est travailler par plaisir

Du coup, si on revient à notre quotidien à tous, par exemple si on considère le travail, qui est souvent une grande source de souffrance pour beaucoup : être heureux au travail, c’est travailler par plaisir. Et pour rien ! Pas « pour » être heureux, mais plutôt « parce que » on est heureux ! C’est presque pareil à première vue, mais c’est fondamentalement différent…

  • Attention, quand je dis « pour rien », je ne dis pas qu’il faille travailler sans accueillir les fruits du travail avec plaisir et gratitude.
  • Je ne dis pas qu’il faille travailler gratuitement, sans salaire (ça ce serait une utopie, une histoire de conte de fées qu’il faut laisser aux petits enfants. Ill faut bien gagner de quoi se nourrir et se vêtir, et donc toucher de l’argent en rémunération de l’énergie engagée dans le travail, c’est évident. Mais ça c’est fonctionnel, cela n’a rien à voir avec le sens profond du travail, ce n’est pas cela qui peut vous rendre heureux et épanoui).

Ce que je dis, c’est qu’il faut travailler généreusement, gratuitement dans le sens qu’il n’y a pas à nourrir une attente de résultat, une projection sur le futur. Pour être heureux, il faut travailler dans l’instant présent, en donnant tout son coeur à l’ouvrage, en faisant de son mieux, et en étant parfaitement concentré, présent, engagé.

Lâcher prise sur les résultats

Le travail aura des effets, c’est certain. Il y aura un résultat à l’action, mais ce résultat est secondaire. être heureux au travail ne dépend pas de l’obtention d’une promotion ou de combien on gagne.

Les résultats ne sont pas à notre portée

  • D’abord parce que ce résultat survient généralement plus tard, donc pas “maintenant”, et donc d’un certain point de vue : “pas réel pour moi maintenant”, puisque je n’en fais pas l’expérience maintenant. (L’instant présent est le seul dont je puisse faire l’expérience, depuis toujours et à jamais. Le reste -passé et futur- n’est en définitive qu’une élucubration mentale, une représentation qui se projette comme une sorte de ligne du temps à partir de fragments de mémoire, reconstitués artificiellement).
  • Ensuite, parce que le résultat ne nous appartient pas. Il y a tellement de facteurs qui entrent en jeu… Vous faîtes quelque chose qui devrait normalement produire un effet donné, mais il se met à pleuvoir, ou bien il y a un attentat, ou bien vous avez un AVC, ou bien l’autre change d’avis, ou bien le coup part finalement de travers à cause du vent, etc… Et du coup, l’effet produit est différent de l’effet attendu. Pourtant vous avez bien fait et bien “réussi” ce que vous aviez à faire. Mais voilà, vous n’êtes pas le seul “agissant” dans votre environnement, et comme tout interagit avec tout, ce que vous faîtes ne suffit pas toujours à provoquer mécaniquement les résultats attendus.

Du coup, si le résultat n’est pas le but de l’action, à quoi sert elle et quel est son but ?

Le but de l’action est elle-même !  (voir à ce propos cet article sur la puissance de l’action juste).

 

Travailler « Parce que » et non pas « Pour »…

Travailler, est un « besoin naturel, un peu comme manger par exemple.

Pourquoi mange-t-on ?

  • parce que j’ai faim,
  • parce que cela me fait plaisir,
  • parce que mon corps ressent ce besoin ou cette envie

Finalement le mieux n’est-il pas encore de manger PARCE QUE (plutôt que POUR se nourrir, grandir, se reconstituer des réserves…).

Je mange parce que j’en ai envie, et je travaille parce que j’aime mon activité. J’aime accomplir ces tâches (autrement, il faut changer de job, et se recentrer sur sa vocation !)

Le reste (l’effet, le résultat) ne m’appartient pas, et je n’ai aucun pouvoir dessus. A la limite, je ne m’y intéresse pas. Je ne polarise pas dessus, je n’y accroche pas de fantasme.

Reconnaître qu’on n’a pas le pouvoir qu’on croyait sur le résultat est à la fois une déception et un soulagement. Vous ne trouvez pas ?

  • décevant, parce que constatant que je n’ai pas autant de pouvoir que je croyais, le “moi” que je croyais être n’est pas si important que ça. On peut même se demander à quoi il sert, s’il est impuissant…
  • soulagement, parce que dès lors, je peux me concentrer sur le pouvoir que j’ai vraiment, au lieu de me disperser avec celui que je n’ai pas. C’est plus reposant, de me concentrer sur maintenant, et faire ce qui est à faire du mieux que je peux, sans me faire de souci parasite…

La seule responsabilité est peut-être de faire ce qui est en train de se faire, maintenant. Comme dans la méditation, il faut lâcher les pensées et rester tranquille, concentré sur son travail de l’instant présent (voir cet article : apprendre à méditer)

C’est à la fois peu et beaucoup. En fait, c’est : TOUT !

Parler à un coach

Comment être heureux au travail ?

Ne pas se chercher dans le travail :si on cesse de se projeter dans un quelconque résultat ultérieur, on ne se cherche plus dans le travail : on se laisse trouver par le travail.

On ne demande pas au travail de nous procurer du plaisir et encore moins du bonheur, on le fait parce qu’il doit être fait, parce que c’est à nous de le faire, parce que c’est notre vocation dans la vie d’accomplir cette tâche (voir : Trouver sa vocation).

Du coup c’est un honneur d’exercer son métier et de servir des clients qui nous offrent leur confiance. C’est avec gratitude que nous procédons aux actes professionnels, auxquels nous nous entrainons chaque jour, pour être chaque jour en progrès, pour être chaque jour meilleur…

Dans cette perspectives rien n’est à rejeter, aucune expérience n’est mauvaise en soi, ni la contrariété, ni la maladie, l’accident ou la mort. Ce n’est pas triste, ni morose, c’est joyeux au contraire, puisque c’est la vie.

Le plaisir au travail…

Tout le monde parle de retrouver du plaisir dans son travail. En effet, c’est naturel d’éprouver naturel, mais comme en amour, il ne faut pas chercher le plaisir, mais le laisser venir spontanément.

  • Quand on cherche le plaisir dans le travail, des fois on le trouve, mais des fois non. C’est potentiellement frustrant, voire insécurisant…
  • Quand on cherche le bien-être au travail, on ne le trouve pas, car il n’est pas dans les choses, dans les évènements ou les situations. Donc pas non plus dans le travail ! Même dire que le bonheur est en “moi” est une formulation erronée. Le bonheur est ce que je suis, il est la joie pure de l’être, il ne peut donc être quelque part, pas plus en moi qu’en dehors de moi.. Quant au “moi”, c’est une histoire plus qu’incertaine…
  • Quand on se cherche soi-même dans le travail, on ne se trouve pas : on ne trouve que le travail lui-même. Mais le travail sans tout ce qu’il y a autour (c’est-à-dire les attentes, les espoirs, les projections, les inquiétudes, toutes ces pensées parasites qui se superposent à l’expérience pure et simple) ce simple travail n’est que pure expérience, il est miroir de ce que je suis. Je ne me trouve pas dans ce miroir, mais j’y vois un reflet de “je suis” dans “je fais”. Et ce “je suis” est pure expérience de la joie d’être. Du coup le travail est joie pure, si on n’y rajoute rien (lire à ce propos : “le pouvoir négatif des pensées toxiques“)

La simple joie d’être

La joie de vivre, la joie d’être, la joie d’être bien dans son travail, ces joies se trouvent dans les petites joies du quotidien :

  • la joie de travailler,
  • la joie de manger,
  • la joie de respirer,
  • la joie de bouger,
  • la joie d’aimer,
  • etc……

Il y a un grand amour et un grand humour aussi dans tout cela, qui est parfaitement simple. Simple comme la vastitude de l’espace du “je suis”.

On a tous à faire avec des clients, externes ou internes. Si on cesse de se prendre pour son petit « moi », la relation au client est directe, simple, chaleureuse, sans étiquettes, sans intermédiaire. Du coup, elle est également sans confusion : je ne demande rien, j’offre un rayonnement généreux (tout en faisant payer le prix du travail effectué, nous l’avons déjà précisé. C’est du pur principe de réalité en action). Etre heureux au travail, c’est simple comme la vie est simple…quand on ne se la complique pas !

Et si tout était déjà parfait ?

La relation au client est parfaite, comme toutes les autres relations, parfaite comme elle est, avec toutes ses imperfections. Et on la vit, sans la moindre tentative de la manipuler, de la changer, ou de la qualifier d’une quelconque manière.

L’expérience de ce partage immédiat est appréciée. Cela suffit. C’est sans lendemain !

Car demain est un autre jour…

La gratuité de la joie

C’est aussi joyeux qu’une source jaillit de terre, ou qu’un vol d’oiseau s’élance dans le ciel.

 

Aussi joyeux même que l’expérience d’une émotion comme la tristesse, qui est elle aussi une manifestation de la vie et de la joie de l’être (voir : “avoir peur de la mort“). C’est aussi simple et naturel, cela fait partie du tout, dont c’est l’une des expressions à cet instant.

Nous parlons ici du travail,  sous toutes ses formes. Le travail en tant qu’activité. Ce que nous venons de dire aussi bien à des gens qui n’ont pas d’emploi, tant qu’ils engagent leur attention dans une action, même momentanée.

Qu’est-ce que la joie ? Etre heureux d’être en vie…

Elle ne dépend pas des circonstances, c’est un état accessible à tout instant, même au sein d’une situation difficile, au coeur d’une émotion de colère, de peur, ou de tristesse. C’est une question de maturité émotionnelle, c’est un état qu’on apprend à retrouver en soi, à force d’y aller s’y ressourcer. On finit par y demeurer et y vivre sa vie depuis ce point d’appui. Cela ne veut pas dire que les tourments cessent comme par magie, mais ils n’ont plus la même emprise, ils ne parviennent plus à effacer ce plan de conscience de la profondeur de l’être, où vous expérimentez que vous ne risquez rien puisque vous êtes là…(un peu comme on dit à un enfant : »tu ne risques rien, je suis là »).

Vous êtes là, vous êtes maintenant, vous êtes tout court. Et cela suffit. Le reste n’est que pensées. Et comment vous sentez-vous sans ces pensées pénibles ?

Bien, probablement…

Et oui, sans ces pensées, vous êtes bien. Le problème est qu’elles ne cessent de revenir en boucle et de changer de forme, changer d’objet. C’est une maladie mentale, dont nous sommes tous affectés.

Voulez-vous en guérir ? Parler à un coach

Un coaching pour retrouver la joie de vivre au travail

Un coach n’est pas un charlatan qui vend des élixirs de bonheur. Mais quelques séances pour vous remettre les yeux en face des trous, des fois cela ne fait pas de mal, et contribue à vous remettre d’aplomb.

En vous reliant à votre profondeur, en vous reconnectant à ce qui est vrai pour vous, vous pourrez vous réaligner, vous remettre dans votre axe, rentrer chez vous finalement…

Je suis toujours heureux d’accompagner une nouvelle personne, qui souhaite se mettre en chemin vers sa vérité, vers son bien-être intrinsèque. Je travaille par téléphone à travers des séances individuelles d’une heure. Je vous expliquerai comment ça marche et vous n’avez qu’à essayer pour voir.

Voir : nos tarifs de coaching pour les particuliers

Paul Devaux
Depuis 2006, Paul Devaux a fondé sa propre structure, dans laquelle il intervient en Coaching d’organisations, Coaching des équipes dirigeantes, et Coaching individuel. A l’aise avec les formats courts, centrés sur les résultats et volontairement orientés vers les solutions, Paul Devaux pratique un accompagnement chaleureux et incisif, qui crée l’alliance et bouscule en douceur le cadre de référence de ses clients.

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