Je voudrais rassurer tout ceux, de plus en plus nombreux, qui préfèrent se donner les moyens de l’école à la maison pour leurs enfants, ou qui y songent de plus en plus. Ce n’est pas un choix facile, mais il est respectable.

Il n’est pas besoin d’en faire une idéologie, un combat militant, une position de principe quelconque. C’est juste un choix, auquel le système lui-même vous donne droit.

Le système scolaire est ce qu’il est, il convient à la plupart, avec ses défauts et ses limites. Mais tous les systèmes en ont, et celui-là n’est pas pire qu’un autre. Simplement, il se peut qu’il ne soit pas adapté pour votre enfant. Dans ce cas, (si vous en avez l’envie et les moyens, financiers et intellectuels), vous déciderez peut-être de recourir à l’école à la maison. On ne va pas en faire toute une histoire ! …

J’aurais aimé l’école à la maison

Personnellement, j’ai souffert d’ennui chronique à l’école, toute ma scolarité ! Et j’aurais aimé que mes parents m’offrent l’option de l’école à la maison. Mais cela n’a même pas été envisagé. J’ai ainsi pu « végéter » jusqu’en Sup de Co, dont j’ai quand même fini par réussir à me faire renvoyer ! Eh bien je vais vous faire un aveu : je n’ai rien regretté, ni de l’école où j’ai perdu énormément de temps, ni de mon renvoi qui m’en a fait gagner beaucoup, m’obligeant à faire face à la vie en direct. Les deux expériences m’ont été très utiles :

  • La première (devoir subir l’ennui sur les bancs de l’école) pour apprendre à me soumettre à des conditionnements que je trouvais absurdes et à me confronter à la bêtise et la méchanceté des autres (« ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort », paraît-il… Je me serais bien passé d’être baigné dans ces petits « acides » mais j’en suis sorti, c’est l’essentiel. J’ai passé le premier tiers de ma vie à me construire une carapace pour me défendre, et le deuxième tiers à essayer de la retirer. Après tout : c’est un chemin comme un autre !)
  • La seconde (me faire finalement virer d’une grande école) pour oser être moi-même et affronter le système. Cela m’a obligé à me déterminer et à me lancer dans le grand bain, sans ceinture ni bretelles. Franchement : ça valait le coup ! Et l’insécurité et la  culpabilité dans lesquels mon choix m’a plongé pendant longtemps m’auront finalement permis de forger une trajectoire originale, que je ne regrette pas…

 

Vous avez le droit de choisir l’école à la maison

école à la maisonDepuis que je suis parent, j’ai eu la « malchance » que ma fille ne soit pas mieux calibrée pour le système que je ne l’étais, et qu’elle se sente mal à l’école (on l’a qualifiée « d’enfant précoce ».  Je ne trouve pas que la précocité soit le bon terme, mais enfin il faut bien mettre une étiquette pour se parler.  Cette question de vocabulaire ne m’émeut donc pas plus que ça.). Du coup nous avons décidé de choisir l’école à la maison au lieu d’aller en primaire. Maintenant, elle a 14 ans et elle est plutôt épanouie, pas de problèmes « fusionnels » avec sa mère, pas de problèmes de « socialisation »… (il y a toujours de bonnes âmes pour essayer de vous faire peur avec des mots savants comme ça :-). Par contre elle s’éclate à faire du dessin, elle adore s’amuser, cuisiner, manger, aller à la piscine, regarder des documentaires à la télé, découvrir des trucs nouveaux, visiter des pays, des galeries d’art, etc… Elle adore faire de l’improvisation théâtrale et elle suit des cours dans un groupe d’adultes depuis 5 ans, qui la stimule comme elle en a envie (et besoin apparemment). Je suis content pour elle.

Pourquoi je vous raconte ça ?

Parce que les parents qui ont un enfant qui ne s’adapte pas au système scolaire, sont toujours bien embêtés et souvent pleins de doutes sur les décisions qu’ils ont à prendre. Donc je voulais partager avec eux, pour les encourager à oser faire leur choix et assumer leur différence, que : pour moi, ça se passe bien ! Et comme je ne suis pas le centre du monde, j’aimerais aussi relayer l’info, que plein de gens qui ont réussi avaient opté pour l’école à la maison (voir le paragraphe suivant). Apparemment, on y survit donc très bien.école à la maison coaching

Le problème dans la vie, c’est que tout ceux qui sont dans une secte, reprochent à ceux qui n’y sont pas de ne pas y être auprès d’eux, pour leur confirmer qu’ils ont bien raison de faire comme ils font… au lieu de laisser chacun libre de ses choix et assumer ses responsabilités. En coaching d’équipe, on appelle ce phénomène de groupe, la pression de conformité. Un des pires que je connaisse, puisqu’il insulte à la dignité et l’intégrité de l’individu.

Personnellement, j’ai horreur des sectes ! Pour moi, c’est le cancer de l’humanité. Que ce soit la secte de la médecine, de l’éducation nationale, du journal télévisé, de la morale « charlie », et tout ça : c’est souvent une secte bien pensante ! Je respecte, car après tout, il faut bien se situer quelque part (alors pourquoi pas sur une autoroute à grand passage…). Et je ne propose pas aux autres de se réveiller, de changer, ou de sortir de là où ils se sentent apparemment bien : je leur demande juste de me laisser être ce que je suis, tout en veillant à ne faire de mal à personne.

 

L’école à la maison : une catastrophe pour beaucoup…

  • Jean d’Ormesson, académicien : « Pendant les dix premières années de ma scolarité, je ne suis pas allé à l’école. J’ai été élevé dans les jupes de ma mère. Ce sont des souvenirs délicieux. J’ai eu une enfance extraordinairement heureuse. « 
  • Pierre-Gilles de Gennes, prix nobel de physique. Pierre-Gilles de Gennes n’est pas allé à l’école avant la cinquième, pour des raisons de santé. C’est sa mère qui s’est occupé de son instruction. Adulte, il est devenu physicien. : « Globalement, ce que je déteste le plus dans les Écoles, c’est l’autosatisfaction – des maîtres, des élèves et des anciens élèves. D’elle vient le conservatisme ; et cette notion absurde du « droit à vie ».  » (dans son livre Les objets fragiles)
  • Agathe Christie, romancière célèbre, instruite par sa mère jusqu’à l’âge de 16 ans. Aujourd’hui encore, elle continue d’être reconnue comme l’une des écrivains de romans policiers les plus respectées. Elle fut anoblie en 1971.
  • Thomas Edison  n’est allé à l’école que quelques mois : hyperactif, il est déclaré instable par son professeur à l’âge de sept ans. Sa mère, ancienne institutrice, se charge de lui enseigner les connaissances de bases ; il apprendra tout le reste dans les livres, de manière autodidacte : « Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10.000 solutions qui ne fonctionnent pas. Il n’y a dans l’homme que l’estomac à pouvoir être pleinement satisfait. La soif de connaissance et d’expérience, le désir d’agrément et de confort, ne peuvent jamais être apaisés. »
  • Pierre Curie (1859-1906) n’est allé ni à l’école, ni au lycée. A son époque, l’instruction n’était pas obligatoire. Il a été instruit à la maison par ses parents, puis par un ami de la famille. Il obtient une licence de physique à 18 ans, mais les moyens financiers de sa famille ne lui permirent pas de poursuivre ses études. Toutefois, il continua d’apprendre de manière autodidacte. Adulte, il est devenu physicien, après avoir été instructeur en laboratoire. Il a reçu, avec sa femme Marie Curie et Henri Becquerel, le prix Nobel de physique en 1903. Pierre et Marie Curie ont instruits leurs enfants pendant deux années au sein d’une école coopérative : les parents y dispensaient l’enseignement à leurs enfants. Leur fille Irène a reçu, avec son mari Frédéric Joliot, le prix Nobel de chimie en 1935.école à la maison
  • Luc Ferry, ministre :  élève doué, mais il avait du mal à se fondre dans le circuit classique. Après la troisième, il choisit finalement de poursuivre ses études à la maison avec les cours du CNED.
  • Margaret Mead, anthropologue : a été instruite parfois à la maison et parfois à l’école, sa famille déménageant souvent. Ses parents reprochaient à l’école traditionnelle de donner la priorité à la mémorisation et aux savoirs « par coeur ». Enfant, elle a beaucoup appris de sa mère ; sa grand-mère, enseignante, a également participé à son instruction : « Ne doutez jamais du fait qu’un petit nombre de gens réfléchis et engagés peuvent changer le monde. »
  • Marie-Paule Salonne, écrivain, prix Minerva en 1932, n’est pas allée à l’école. Sa mère a choisi d’instruire elle-même ses enfants, chose peu courante en 1910. Adulte, Marie-Paule Salonne, encouragée par Edmond Rostand, est devenue écrivain. A son tour Marie-Paule Salonne a instruit sa fille en famille, avec l’aide de sa mère. Elle a écrit, en hommage à sa mère, dans le recueil de poème « L’école des papillons » : « Ce fut l’école large ouverte de l’air libre, Et qui n’a pas de murs pour borner l’horizon :Celle où votre tendresse aidait votre raison. A nous laisser courir dans le printemps qui vibre, Pour cueillir les rayons des heures à foison Ce fut l’école large ouverte de l’air libre !… »

Que penser devant tant d’échecs, qui ont permis de si belles réussites ?

Ecole à la maison : un parcours courageux

Cela part peut-être d’une inaptitude à la norme des enfants, mais cela relève d’une décision courageuse et non conformiste des parents. Pas facile de devoir supporter, année après année, le regard étonné, puis suspicieux, ou inquiet des autres, que votre choix dérange.

  • « Mais que se passerait-il si tout le monde faisait comme vous ? » – Eh bien on verra à ce moment-là, mais ce n’est malheureusement pas demain la veille !
  • « Qu’adviendrait-il du système éducatif, si tout le monde se mettait à l’abandonner comme vous ? » – Il se remettrait peut-être en question et cela ne lui ferait pas de mal !
  • « Croyez-vous être plus compétent que des professionnels de l’éducation, pour oser vous substituer à eux ?  » – D’abord, je n’aime pas qu’on pense à ma place. Ensuite, les profs qui n’ont jamais réussi à quitter l’école, ne font pas tellement démonstration de maturité :-)… Je plaisante bien sûr, mais je crois qu’il y a suffisamment d’échec scolaire et de profs déprimés, pour qu’il n’y ait pas besoin de répondre à cette question…
  • « Avez-vous pensé à ceux qui n’ont pas d’autre moyen que d’aller à l’école ? » – Oui, je les plains, mais j’y suis passé et je n’en suis pas mort. Je leur souhaite donc le meilleur avec leur propre karma. De mon côté, je ne vais pas sacrifier ma fille pour leur faire plaisir, d’autant plus que cela ne changerait rien pour eux !
  • « Ne craignez-vous pas que…. ? » –  Si, si : comme n’importe qui, si je me laisse aller à la crainte, je me mets à craindre à peu près tout, à tout moment, et à tout propos. Et vous-même : ne craignez-vous pas , vous aussi, que…. ? Personnellement, je préfère donner ma confiance plutôt que craindre. Après, d’autres choix sont possibles, que chacun se détermine et voit midi à sa porte  🙂

école à la maison

En toute amitié,

PAUL DEVAUX : 06.10.56.14.96

Nota : Si vous cherchez des coachs spécialisés sur le coaching scolaire et le coaching des parents, j’en connais quelques uns dont c’est la spécialité, dont je vous donnerai les coordonnées. Prenez contact.

(pensez au coaching téléphonique)