Retrouver l’inspiration ? Commencer par expirer à fond !

  • Comment utiliser sa propre respiration pour être « inspiré » ?
  • Comment utiliser sa respiration pour retrouver l’inspiration ?
  • Comment se centrer sur l’instant présent pour s’accorder aux rythmes naturels de la vie du corps ?

Etonnamment les mots « inspiration » et « expiration » ont chacun un sens figuré, en plus de leur sens propre lié au processus pulmonaire. Dans le langage imagé :

  • Expirer, c’est aussi : mourir (ne dit-on pas qu’un mourant rend son dernier souffle ?)
  • Inspirer, c’est aussi : insuffler un idéal aux autres ou capter une intuition pour soi (ne dit-on pas que les poètes sont inspirés par leur muse ?)

L’inspiration (trouver des idées, se sentir motivé, avoir de l’enthousiasme, etc…) est donc très liée processus physiologique de la respiration.

Voyons comment il peut nous aider à laisser le passé s’écouler derrière nous, pour mieux vivre le présent et recevoir l’ « inspiration » du présent.

Un peu comme dans la marche de santé, quand on prend appui sur le pied arrière pour faire un pas en avant : on tient son passé sous ses pieds pour le laisser derrière soi avec le pas suivant, qui nous engage résolument vers l’avenir.

 

Accepter d’expirer avant de retrouver l’inspiration

retrouver l'inspiration
Ne pas confondre inspiration et agitation mentale !

A chaque fois qu’on se perd en conjectures, qu’on est prisonnier de sa tête et que le mental s’agite et tourbillonne, une pratique très efficace pour se recentrer et s’enraciner consiste à expirer à fond, jusqu’au bout, au point qu’il n’y ait plus de place pour des pensées toxiques, au point qu’il ne reste rien en dehors du souffle, qui s’amenuise jusqu’à cesser une seconde, au travers de la pause à vide, qui précède l’inspiration suivante … 

Ne cherchez pas à bloquer vos poumons à vide, contentez-vous d’expirer doucement et complètement, jusqu’à ce que l’appel de l’inspiration se fasse ressentir naturellement. Appréciez alors le soulagement et l’immense plaisir, tout simple mais puissant, que vous ressentez quand l’inspiration emplit vos poumons d’air frais. Puis expirez de nouveau de la même manière, en prenant votre temps, en allant jusqu’au bout, en étant attentif à vider vos poumons en douceur, mais au maximum… Puis appréciez de nouveau comment l’inspiration vous surprend, et laissez vous inspirer de nouveau…

Pratiquer ainsi quelques minutes provoque immanquablement un effet saisissant de relativisation de toutes les préoccupations passagères.

Une autre pensée se présente ? Laissez-la se manifester sans la manipuler, choisissant de la laisser se dissoudre avec le souffle, tout en ne vous concentrant que sur l’expire … Imaginez-vous que vous “chevauchez votre souffle”. Faites cela quelques instants, quelques minutes éventuellement, tout en fermant les yeux ou en posant votre regard quelque part au loin. Mais tournez votre attention vers l’intérieur des sensations. Suivez les invitations de votre inspiration et de votre expiration :

Le diaphragme est un muscle en forme de dôme qui sépare la cavité thoracique de la cavité abdominale. Il s’aplatit lorsqu’il se retrouver l'inspirationcontracte, repoussant les viscères et augmentant la dimension de la cavité thoracique et par conséquent des poumons. Cette augmentation de volume des poumons entraîne une dépression qui aspire l’air. Il agit à la manière d’une pompe située à la base des poumons. Pour donner un ordre d’idée, durant la respiration normale, au repos, le diaphragme s’abaisse d’environ 1 cm et permet ainsi l’entrée de 500 millilitres d’air dans les poumons. Par ailleurs, il peut s’abaisser de plus de 10 cm lors d’une inspiration forcée et entraîner l’entrée de 2 à 3 litres d’air. Evidemment ces quantités peuvent être bien différentes dans le cas d’une respiration complète accompagnée avec la conscience (voir nos 2 articles à ce sujet : “coaching de lâcher prise” et “être attentif“)

A l’inverse, le relâchement du diaphragme permet l’expiration. Contrairement à l’inspiration, l’expiration normale (non forcée) est un processus passif qui ne nécessite aucune contraction musculaire. Elle est le résultat de la rétraction élastique des muscles inspirateurs, tandis que la poitrine et les poumons qui reprennent naturellement leur forme après avoir été dilatés.

Retrouver l’inspiration ? On ne peut qu’être inspiré !

Pour retrouver l’inspiration, comme dans toute situation, il y a deux attitudes : prendre ou recevoir.

  • Accepter de lâcher (expirer au sens symbolique de « mourir ») plutôt que de toujours vouloir tenir et prendre, envers et contre tout !
  • Accepter de se laisser vider, au lieu de chercher à se remplir toujours davantage …

Cette pratique de l’expiration consciente est le préalable au renouvellement.

Peut-on prendre l’inspiration ? Peut-on la conquérir, s’en emparer, en essayant par exemple de doper sa créativité par des remèdes chimiques ?

En pratique, les personnes qui ont une longue expérience de l’attention au corps témoignent que la meilleure solution pour inspirer complètement est d’expirer d’abord complètement, puis de se laisser surprendre par l’inspiration suivante :

  • Nous laisser inspirer par le souffle qui entre en nous, sans rien faire volontairement par nous-même dans un tout premier temps.
  • Ensuite, il suffit d’accompagner le mouvement naturellement déclenché, en mobilisant consciemment les muscles inspirateurs, au fur et à mesure que nous y sommes « invités » par le souffle.

C’est là une minuscule expérience à vivre : expirer à fond, puis ne faire rien et attendre… attendre que le souffle revienne de lui-même, comme la marée descend et remonte toute seule, sans qu’on n’ait à s’en préoccuper de façon volontaire. Se contenter d’accompagner et d’apprécier.

Il ne faut pas aspirer l’air avidement, avec l’idée de prendre et de se remplir, mais plutôt se laisser inspirer… avec l’idée d’accueillir et de recevoir un cadeau (voir : Le pouvoir de l’instant présent).

  • A chaque expiration : accepter d’expirer,
  • et à chaque inspiration : se laisser « inspirer »…

Voir ces techniques pour retrouver l’inspiration :

Cessez de vous vider !

Cesser de  vider votre corps de l’énergie dont il a besoin par des décharges émotionnelles fortes et fréquentes. Les émotions c’est très bien, c’est naturel (voir : “Ressentir toutes les émotions“). Ce qui n’est pas naturel c’est de monter dans les tours à tout bout de champ. A chaque fois que vous vivez une grande peur, ou une grosse colère, vous êtes vidé, vous ressentez de la fatigue, et il faut du temps pour vous remettre de vos émotions. Même votre immunité chute !

Voici une expérience, parmi tant d’autres, qui l’attestent : 200 adolescents ont testé leur système immunitaire. Des médecins ont préalablement vérifié leur bonne santé et un système immunitaire à peu près normal. Ils ont tous été réunis dans une salle pour regarder deux films. Le premier montrait de belles images, des comportements d’entraide et des sentiments d’amour. Suite à ce premier film, et après un autre examen médical, ils ont découvert que le système immunitaire de tous, était nettement renforcé. Ensuite, vint le deuxième film, tout à fait à l’opposé du premier. Au lieu de montrer des scènes d’amour et de grande générosité humaine, il était rempli de scènes violentes. Suite au troisième examen du système immunitaire, ils ont constaté que celui-ci avait nettement diminué, beaucoup plus bas que la moyenne initiale.

Les pensées que nous cultivons, génèrent des émotions, lesquelles ont un impact direct sur la chimie du corps. Alors vous imaginez dans quel état sont ceux qui sont sans arrêt tristes, craintifs ou grognons, et qui finalement sont sans cesse dans ces émotions, qui les privent de leur vitalité (et les empêchent de retrouver la santé) ? Voir : Maîtriser ses émotions ?

Une bonne grippe pour retrouver l’inspiration ?

Au lieu de cela, si un manager a la grippe par exemple, la plupart du temps, il (ou elle) va tout de même au travail, avec de l’aspirine et des traitements allopathiques de confort, pour empêcher les symptômes d’exprimer ce qui a pourtant besoin de s’extérioriser…

  • Cela contribue à propager l ‘épidémie
  • Cela montre à chacun l’exemple d’une mauvaise gestion de ses besoins vitaux (allez donc après cela  faire passer des messages de sécurité ou de vie équilibrée…)
  • Cela fatigue le corps davantage, juste au moment où il manifeste le besoin de se reposer
  • Cela nous prive de l’état salutaire que la somatisation cherchait à provoquer (le corps n’est-il vraiment qu’une machine, qui tombe en panne et dont il faut supporter les défaillances avec des béquilles chimiques, ou se pourrait-il qu’il soit beaucoup plus fort et sophistiqué qu’on l’imagine, et que son langage soit en fait porteur de sens ?…)

“Ne t’écoute pas”, “ne te laisse pas aller”, “sois fort(e) et fonce”… ces messages qu’on a tous plus ou moins engrammés, sont stimulants… mais ils contiennent aussi leurs limites, forcément. Avec ces mauvaises habitudes, le corps et le mental ne s’arrêtent jamais, ne connaissent jamais de pause, embringués dans une fuite en avant, dépourvue de sens autant que de souffle.

Et si, au contraire la grippe était une opportunité ? Si la maladie avait une fonction biologique  ? Et si elle était porteuse d’une expérience intéressante à vivre, d’un message utile pour nous ?

Pourquoi ne pas en faire le prétexte d’une pause,  et faire un break, pour vivre pleinement sa grippe, en laissant le corps se reposer ? Finalement, ce n’est pas forcément moins intéressant qu’autre chose… Et la terre ne va pas s’arrêter de tourner parce qu’on reste chez soi quelques jours !

Retrouver l’inspiration : 5 bonnes idées pratiques

1-Lisez des citations inspirantes

Ayez votre dose quotidienne d’inspiration en consultant des applications spécialisées sur votre smartphone ou en parcourant celles déjà publiées sur Out the Box, par exemple.

2-Pratiquez la marche de santé

Les personnes faisant de l’exercice en extérieur se sentent plus revitalisées, plus énergiques, moins tendues et déprimées que celles qui en font en intérieur. Faites de l’exercice en extérieur pour vous préparer à retrouver l’inspiration et profitez des endorphines !

3-Pratiquez l’assise silencieuse

Restez assis tranquillement quelques instant à vous laisser inviter par le souffle. Comme si vous étiez ainsi un disciple du souffle, écoutez son enseignement avec toute l’attention dont vous êtes capable, quelques minutes tous les jours, ou bien chaque fois que vous êtes inspiré de le faire…

4-Tenez un journal de gratitude

Notez par écrit tout ce vis-à-vis de quoi vous vous sentez reconnaissant est très inspirant. En faisant cela, vous attirerez dans le champ de votre attention plus de ce qui vous inspire. C”est une excellente pratique pour stimuler votre bien-être et vous rebrancher à ce qui vous plaît. aviez-vous que des études scientifiques démontrent les bienfaits physiologiques d’entretenir en soi un climat de gratitude ?

 Le Pr Paul Mills de l’université de San Diego, a examiné les liens entre la gratitude éprouvée dans un groupe de 186 malades et le bien-être, le sommeil, l’humeur, et la fatigue. L’âge moyen du groupe était de 66 ans et demi, et l’insuffisance cardiaque était encore aux premiers stades, avec des modifications des parois cardiaques (hypertrophie ventriculaire) mais sans symptômes.

Les participants devaient répondre à un questionnaire d’orientation reconnaissante (le GQ-6, validé scientifiquement) avec des questions telles que «J’ai de nombreuses raisons d’être reconnaissant dans la vie», «Je suis reconnaissant envers une grande diversité de personnes», ou encore «En vieillissant, je me trouve davantage capable d’apprécier les personnes, les événements et les situations qui ont fait partie de ma vie». Les résultats ont montré que ceux qui éprouvaient le plus de gratitude étaient aussi ceux chez qui les différents paramètres cités plus haut étaient les plus favorables.

Fiche de lecture : Les vertus du bonheur et de la gratitude

5-Mettez de l’ordre dans votre environnement, prenez soin de votre maison

Encouragez l’émergence de l’inspiration en créant un environnement qui supporte et encourage un esprit ouvert et organisé. Rangez votre espace de travail et assurez-vous que vos espaces de vie soient jolis et ordonnés. Prenez soin de votre maison, elle vous le rendra ! Quand vous passez l’aspirateur, c’est en vous que vous aspirez les résidus émotionnels. Quand vous rangez vos affaires, c’est comme si vous mettiez de l’ordre dans vos pensées par la même occasion !

Une technique pour retrouver l’inspiration en équipe

Il s’agit de poser la question 5 fois la question « pourquoi » pour challenger une idée partagée et aller des moyens à l’objectif véritable. Du coup, la réflexion sera peut-être réorientée vers une solution plus en rapport avec l’objectif véritable. Ainsi un de mes clients essaie depuis plusieurs années de mettre en place le guichet unique pour servir ses affiliés. En se posant ainsi la question du pourquoi( pourquoi le guichet unique ? Pour mieux fédérer nos services. Pour quoi fédérer nos services ? Pour avoir une offre compétitive ? Pourquoi avoir une offre compétitive ? Pour nous maintenir sur le marché ! Pourquoi  nous maintenir sur le marché ? Pour mieux servir l’affilié !

Donc finalement, il ne s’agit pas spécialement de mettre en place un guichet unique (qui semble si difficile à mettre en place dans cette organisation-là) mais plutôt de remettre l’affilié au coeur de notre quotidien. De ce simple recadrage, est sortie l’idée simple d’inviter des affiliés à nous parler de leurs attentes vis-à-vis d’un éventuel guichet unique. Les affiliés ont dit qu’ils n’en avaient rien à faire, ce qu’ils voulaient c’était avoir de bonnes prestations et des interlocuteurs accessibles facilement. Cela change complètement l’équation du problème. Du coup,

Autre exemple :
– Pourquoi voulez-vous monter cet événement ?
– Parce que l’entreprise va mal.
– Pourquoi l’entreprise va mal ?
– Parce que les clients se détournent de notre marque.
– Pourquoi ?
– Parce que nous ne sommes pas assez modernes.

Dans cet exemple, on le voit bien, l’objectif n’est pas de monter un événement mais de se moderniser. L’événement n’est qu’un moyen, et peut-être pas le plus efficace. On peut alors retrouve l’inspiration en changeant d’angle : chercher à être plus moderne ! Plus la peine de se casser la tête à faire un N!ième évènement, qui n’aura rien de neuf, parce qu’on en a déjà fait plein, et que les clients en sont lassés !

Une autre méthode simple : les chapeaux de Bono

Cette technique permet d’éviter la censure et la critique de nouvelles idées.

La méthode consiste à « synchroniser » chaque participant d’une même réunion sur le même mode de pensée. Six modes de pensée ont été identifiés, chacun symbolisé par un chapeau de couleur différente.

Le chapeau blanc représente la neutralité. L’objectif est d’énoncer des faits, des chiffres. On est dans le minimalisme.
Le chapeau jaune représente la critique positive. L’objectif est de faire des commentaires constructifs, positifs. On peut évoquer ses rêves, et rebondir sur les idées des autres pour les mettre en action. On est dans une démarche optimiste.
Le chapeau rouge représente la critique émotionnelle. On exprime son avis, ses sentiments, ses intuitions. On n’a pas ici à se justifier.
Le chapeau vert représente la créativité. L’objectif est de trouver de nouvelles idées, des solutions de rechange, de sortir des sentiers battus
Le chapeau bleu représente l’organisation. C’est l’animateur de la réunion qui canalise les idées et favorise les échanges entre les chapeaux.

Un avantage de cette technique est qu’elle incite l’ensemble des participants à regarder dans une même direction à chaque chapeau, favorisant ainsi l’échange et la communication. L’énergie de groupe créatrice permet de différer la critique immédiate et permet aux nouvelles idées de voir le jour…

Méthode SCAOMERR pour retrouver l’inspiration

Cette technique permet d’examiner une idée, un produit, un évènement, un problème… sous différents angles, grâce à l’application systématique de questions facilitantes, en suivant l’ordre de l’acronyme SCAMMPERR. En utilisant ces opérateurs de façon systématique on arrive à générer de nouvelles solutions.
L’acronyme est relativement facile à retenir. Chaque lettre représente une opération à faire subir à l’idée, au problème, au produit… qui nous intéresse. Voici la signification de chacune des lettres (les opérateurs) :
S : substituer
C : combiner
A : adapter
O : optimiser
M : modifier
E : éliminer
R : réorganiser
R : renverser

Application d ela méthode au challenge d’un journal interne d’entreprise :

S – substituer : mettre un élément à la place d’un autre.
Par exemple : qu’est-ce qui pourrait remplacer le journal interne ? Si je mets un journal en place, quel outil existant peut-il remplacer ? Est-ce que je peux l’utiliser autrement ?
C – combiner : fusionner deux concepts.
Par exemple : pourrions-nous fusionner les informations disponibles dans le journal interne et celles envoyées par mail aux salariés ?
A – adapter : placer son concept dans un autre contexte.
Par exemple : y a-t-il eu quelque chose de semblable dans le passé ? Que pourrais-je copier ?
O– optimiser : améliorer, grandir, grossir, agrandir ou étendre ?
Par exemple : que peut-on ajouter ? Des articles supplémentaires ? Plus de temps pour rédiger les articles plus qualitatifs ?
M – modifier : changer la forme, la signification, la couleur…
Par exemple : peut-on changer le titre ? La ligne éditoriale ? Passer à une version en ligne ? Peut-on utiliser le journal interne diffusé au siège également auprès de la force de vente ? Peut-on employer une partie du contenu et le recycler à destination de nos clients ou de nos fournisseurs ?
E- Eliminer ou épurer : qu’est-ce qui n’est pas nécessaire ?
Par exemple : a-t-on besoin d’autant de pages ? tous les types de sujets abordés sont-ils pertinents ? doit-on garder une fréquence aussi élevée ?
R- réorganiser : d’autres dispositions ?
Par exemple : D’autres rubriques ? Un ordre différent ?
R – renverser (inverser) : inverser le négatif et le positif ? partir du besoin des lecteurs ou bien faire s’exprimer les lecteurs dans notre journal  Mettre le haut en bas? Changer les séquences ? Etc…

C’est une technique qui vous permettra de trouver de nombreuses idées, de sortir de votre zone de confort et de retrouver l’inspiration manquante.

Voir aussi :

Retrouver l’inspiration par le coaching

A une personne qui chercherait un second souffle dans sa carrière ou dans son poste actuel, nous aimerions proposer qu’elle s’installe d’abord dans l’instant présent, aussi confortablement que possible, pour prêter attention à sa respiration comme nous venons de l’expliquer, aussi longtemps qu’elle s’y trouve bien, jusqu’à ce que l’inspiration lui vienne, naturellement. C’est assez empirique, mais très simple. Et ce sera toujours plus efficace que de se tourmenter inutilement et de s’entortiller dans les insatisfactions et les frustrations issues des actions désordonnées et des questionnements intellectuels sans fin, qui ne mènent nulle part.

Bien sûr un coaching ne se limitera pas à faire respirer quelqu’un quelques minutes. Mais c’est une illustration de la manière dont on peut s’y prendre pour se réaligner sur des rythmes naturels (voir à ce sujet : “alignement personnel“).

Si la personne n’a plus d’inspiration, plus d’élan, c’est qu’elle a rompu un équilibre et qu’il est grand temps de le rétablir en revenant aux fondamentaux. Le coaching sera l’occasion de les revisiter, et de laisser de nouveaux choix émerger, en prenant le temps d’y être attentif.

S’arrêter de temps en temps, faire des pauses, en ne faisant rien, rien du tout (ou presque), pour laisser revenir la vague de l’inspiration (c’est la fonction des vacances qui laissent la place vacante, et c’est la but des récréations à l’école qui permettent de se re-créer). Voir : “profiter des vacances pour faire le plein d’énergie“)

…Et si nous prenions le temps d’une bonne inspiration pour y réfléchir ensemble ?