Coaching et psychotherapie ont des points communs, mais sont surtout bien distincts. Evidemment, vu de l’extérieur, dans les deux cas, le client parle, le professionnel écoute et tend le miroir pour faire progresser le client dans sa réflexion. Mais à y regarder de plus près :

  • les objectifs du client ne sont pas les mêmes,
  • les manières de travailler sont différentes,
  • la relation entre le client et le professionnel n’est pas de même nature,
  • les cadres de références méthodologiques sont souvent très différents.
coaching et psychotherapie
quel rapport entre
coaching et psychotherapie ?

 

Coaching et psychotherapie : Le coaching travaille sur les objectifs

Tandis que la psychothérapie travaille sur la demande

Les psychanalystes ont beaucoup apporté à notre profession il y a 20 ans quand le Coaching balbutiait encore. Ils ont laissé en héritage beaucoup de notions utiles (comme celle de supervision notamment). Les apports du monde psy ont été utiles, surtout au début. Ils ont contribué à structurer un métier qui s’improvisait. Mais c’est bien aussi que le Coaching s’en affranchisse dorénavant, pour tracer sa propre route…

Ainsi, avec le recul de quelques années, certaines notions ne sont pas pertinentes en Coaching, comme celle de “demande” (un psy vous dira qu’il cherche à identifier votre “demande”…)

De notre point de vue, en effet, le client ne présente pas de « demande » au coach, il élabore des solutions vers ses « objectifs », certes devant le coach, mais par lui-même et pour lui-même.

S’il a une demande, c’est à lui-même qu’il l’adresse, tandis le coach l’aide éventuellement à la formuler.

Ce n’est peut-être qu’une nuance, presque une simple question de mots, mais dans nos métiers de communication, la forme compte bien autant que le fond… (et ce ne sont pas les psy qui diront le contraire).

Prenons un exemple, pour situer la différence que nous évoquons :

  •  Chez un psychanalyste par exemple, on ne serait pas surpris d’entendre de sa part : « Je ne sais pas si je vais pouvoir vous prendre en analyse, parce que je n’entends pas suffisamment votre demande », comme pour repousser le patient dans ses retranchements, et par là même bien induire le cadre d’une relation où le patient serait « demandeur », et où il serait accepté ou non par le psy (lequel pourrait presque être appelé le “répondeur” en symétrie à la notion de patient “demandeur”…)
  • En Coaching, la même chose prendra plutôt la forme d’une invitation : « Je ne suis pas encore au clair avec votre objectif… voudriez-vous le préciser encore ? », ou bien : « Quelle est votre motivation profonde à vouloir atteindre ce résultat ? ». Et on voit bien là, que la parité est mieux respectée dans le coaching que par la suggestion d’un rapport de « demandeur à répondeur ». en effet le coach n’est pas un soigneur et encore moins un sachant, mais un simple accompagnateur impertinent… Ceci nous amène à une deuxième grande différence :

Coaching et psychotherapie : le Coaching privilégie la parité

  • La relation de Coaching se démarque d’autres formes de « relations d’aide » par la notion fondamentale de « parité », puisque dès le départ, le client et le coach se cooptent mutuellement. Même si cela ne se produit que très rarement, un coach pourrait très bien refuser un client (par exemple : s’ils se connaissent trop bien, si le coach ne se sent pas compétent pour accompagner ce client, ou encore s’il craint d’être instrumentalisé par l’entreprise dans une manipulation contre l’intérêt de son client ou contre sa propre déontologie, etc…)
  • Le coach n’étant pas un mentor, ou un expert, il n’est pas ce « grand autre » auprès duquel le client viendrait requérir des conseils ou de l’assistance. Au contraire, nous l’avons déjà dit, le coach privilégie une position basse, pour mieux accompagner son client, sans le diriger. En fait, même si la relation n’est pas complètement symétrique, et que c’est bien le client qui élabore lui-même sur les objectifs qu’il s’est choisi, c’est comme si le client et le coach s’accompagnaient mutuellement, dans une réflexion partagée (presque une sorte de méditation à deux) sur les objectifs du client.

D’autres différences entre coaching et psychothérapie comptent aussi (surtout pour le coaching en entreprise), parmi lesquelles :

  • le champ du coaching, qui porte sur les objectifs stratégiques et opérationnels
  • le travail de coaching, qui porte sur le “comment” et non sur le “pourquoi”
  • le contrat d’objectifs, qui est spécifique au coaching
  • la présence de l’institution qui finance le coaching et la pratique des entretiens tripartites
  • etc…