Comprendre le lâcher prise :

Inspirons-nous de ce qui se passe dans le corps humain, pour comprendre comment lâcher prise :

Comment fait-on, par exemple, pour lâcher prise dans les épaules, (ou les mâchoires, la nuque, les tempes, etc… ce genre de zones où se cristallisent volontiers les tensions) ? Pour les relâcher, il faudra plus qu’un effort de volonté comme de desserrer les dents en écartant les mâchoires, ou de descendre ses épaules, comme s’il s’agissait d’abaisser une manette sur une machine. Cela serait d’ailleurs le contraire d’un lâcher prise, puisque ce serait une action volontaire qui ne « lâcherait » rien du tout ! Il ne s’agit pas de détendre ses muscles comme s’il s’agissait de choses extérieures à soi, mais de se relâcher soi-même tout entier au niveau des épaules et dans les trapèzes (pour poursuivre notre exemple).

Prendre un appui pour lâcher prise

lâcher prise
Cette épaule gauche semble chercher à s’accrocher comme un porte manteau vers le haut. Au contraire, le point d’appui est en bas ! Prendre contact avec le bas du corps, les pieds, le bassin…

Pour parvenir à ne plus se crisper dans le haut du corps, et détendre nos trapèzes, il va falloir cesser de les solliciter, en faisant l’expérience d’un appui plus profond dans le bas du corps. En s’installant solidement dans son bassin, bien campé sur ses jambes ou bien calé dans son siège, on peut progressivement découvrir les fondements de la confiance et cesser de s’accrocher dans le haut du corps, par peur des abysses qui se trouveraient en bas…

La détente qui s’en suit procède d’un abandon de haut vers bas, quand d’abord on est rassuré par un soutien qui monte du bas vers le haut. Étonnamment, le lâcher prise ne consiste donc pas tant à « lâcher », qu’à savoir d’abord prendre appui en profondeur.
Dès lors, il n’y a plus d’effort à faire pour lâcher (ce qui serait d’ailleurs un bien curieux paradoxe), mais le relâchement se produit tout seul car les appuis sont suffisamment solides.

Seulement voilà : prendre appui vers le bas du corps, cela signifie accepter cette zone du corps, qui abrite la profondeur de nos instincts, non seulement le sexe (toujours un peu tabou) mais aussi le nombril, la vie et donc la mort (encore plus tabou peut-être…).

Lâcher prise implique donc de renoncer à des peurs ancestrales (voir notre article : “comprendre la peur“). C’est un travail que l’on peut faire en coaching. Aussi surprenant que cela paraisse, quelques séances suffisent parfois, à relâcher un dynamisme de tension chronique. Du coup, il y a souvent tout un pan de la vie qui s’en trouve soulagé, comme libéré !

Le lâcher prise n’est pas que physique

Bien entendu, les tensions mentales s’inscrivent dans le corps sous forme de contractures préjudiciables pour le bon fonctionnement du corps.

Certaines tensions sont douloureuses, on peut donc les localiser, et travailler pour les détendre. Mais d’autres sont très anciennes, archaïques même, tellement habituelles qu’on ne s’en rend plus compte. On a certaines rides sur le visage qui expriment ces émotions chroniques (voir l’article : “Gérer ses émotions“), on a des maux de têtes, des tensions dans le ventre, une respiration réduite, un coeur qui pulse mal, mais on vit avec depuis tellement longtemps, qu’on n’y fait pas attention. On croit que c’est normal ! Alors, pour détendre ces tensions profondes, le lâcher prise est indispensable sur 2 niveaux :

  1. lâcher prise au niveau de votre “âme”, en voyant avec l’esprit les refus qui vous chiffonnent
  2. lâcher prise dans le corps, en détendant les zones musculaires dures. Pour cela, il existe des postures et des massages, mais aussi une action directe de l’esprit qui ressent de l’intérieur et décide de lâcher. Cela se fait, assez vite finalement, même si ce n’est pas forcément instantané.

Si on s’agrippe à quelque chose (une compulsion, une situation, un désir, etc…) c’est parce qu’on croit que cette chose a de la valeur. Vous ne pourrez lâcher prise sur cette chose, tant que vous continuerez à croire que cette chose a de la valeur. Alors, des exercices physiques seront d’une certaine utilité, mais il ne faut pas les envisager seulement comme ayant une action mécanique sur le muscle. Ils servent de support à prendre conscience de la contraction émotionnelle. Et voyant localement, précisément, cette dynamique de refus, vous “verrez” qu’elle est sans fondement, qu’elle ne repose que sur des peurs, qui sont des processus vides. Alors seulement, mais alors obligatoirement, cela lâchera tout seul. Vous n’aurez aucun effort à faire pour enfin lâcher prise. “Cela” lâche prise. Et en fait, au sens propre, personne n’a jamais lâché prise : personne ne peut le “faire”, puisque cela se fait tout seul, quand on voit finalement que la chose agrippée désespérément est : sans valeur… Ceci ne procède pas tant d’un massage ou d’une posture physique que d’un travail de conscientisation, un travail sur soi finalement…

Le coaching peut vous aider à lâcher prise en vous accompagnant sur ce travail de discrimination :

  • qu’il s’agisse d’un travail de développement personnel, pour se libérer d’une tendance dans un aspect précis de votre vie (par exemple, une habitude que vous avez prise d’être stressé, à laquelle vous avez décidé de remédier, car cela vous coûte trop cher en fatigue, en douleurs, en contrariétés, en disputes, etc…)
  • ou bien qu’il s’agisse d’une situation spécifique (lâcher prise dans un conflit, faire le deuil d’une perte, accepter un changement particulier)

Bien sûr, vous n’allez pas faire tout le chemin, spirituel ou thérapeutique, en quelques séances seulement, mais vous le ferez ponctuellement, localement, par rapport à un sujet spécifique. Mais rien ne vous empêche ensuite, ayant compris le jeu, de vous attaquer au reste de vos contractures inutiles. Mais cela ne relève plus du coaching mais de votre cheminement de vie, dans lequel le coaching aura été un petit coup de pouce ponctuel 🙂

Comment travailler le lâcher prise ?

Lâcher prise… sur le lâcher prise lui-même !

Dîtes vous bien que : “le pire n’est jamais certain !”

Et quel que soit le sujet : tout cela n’est peut-être pas si grave !

La première chose que nous ferons ensemble sera de lâcher prise sur cette histoire de lâcher prise, elle même… Il ne manquerait plus que nous en fassions un problème de plus !

Vous n’allez tout de même pas vous “accrocher” à votre lâcher prise... Il vaudrait peut-être mieux accepter que vous avez du mal à accepter, et lâcher prise sur le fait même que vous avez du mal à lâcher prise…

Ce serait probablement un bon début. Et ce premier lâcher prise, sur la possibilité de ne pas lâcher prise tout de suite ou complètement, serait déjà une belle première expérience de lâcher prise qui vous mettrait en chemin. Je vous propose de lâcher un tout petit peu, maintenant de votre côté, et de venir me voir, pour que nous regardions ensemble comment lâcher prise sur le reste ?

lâcher prise

Comment pourriez-vous lâcher prise, si vous ne vous acceptez pas comme vous êtes devenu, avec vos qualités et vos difficultés ? Pour ne pas faire du lâcher prise un nouveau problème à résoudre, qui provoquera davantage de tensions, nous commencerons par considérer les choses tranquillement, avec un peu de recul et d’humour, pour décrisper la situation et regarder comment s’y installer dans la détente…

Si ce qui vous a été proposé jusqu’ici dans cet article vous a convenu, il vous suffit d’en rester là et de quitter cette page, maintenant. Eventuellement, prenez rendez-vous pour une séance de coaching et engager votre travail sur vous-même.

Par contre, si vraiment vous tenez à poursuivre cette lecture plus avant, je dois vous prévenir que nous allons maintenant changer de point de vue et de fréquence. Si vous n’y comprenez rien, n’y attachez donc aucune importance, essayez plutôt de vous laisser surprendre et cueillir par ce qui est proposé là. Ne soyez pas surpris que votre mental se perd un peu dans ce qui est écrit dans les lignes suivantes. Contentez-vous de …. “lâcher prise” et de lire en vous laissant bercer par les propositions qui s’adressent à votre profondeur, par delà votre Mental.

Aussi étonnant cela soit-il, j’aimerais m’amuser en affirmant que :

“Personne” ne peut lâcher prise !

Ce n’est pas votre mental qui peut lâcher prise. Lui, sa fonction est binaire par nature, aimer ou pas, approuver ou non, accepter ou refuser, etc… Donc il ne peut accepter d’une manière inconditionnelle et accepter ce qui pour lui est proprement inacceptable (du moins selon son cadre de référence).

Si vous cherchez à lâcher prise avec votre mental, comme un effort qui consisterait à lâcher ce qu’il vous est naturel de “tenir”, vous n’y arriverez jamais (et rassurez-vous, les autres ne sont pas plus doués que vous, ils n’y parviennent pas non plus, car le Mental ne peut pas lâcher prise !)

La seule façon de lâcher prise, est de reconnaître que vous êtes en amont et au-delà de votre Mental qui s’agrippe. Alors, tandis qu’il continuera à refuser, à trier, à catégoriser pour contrôler (c’est sa nature, on ne va pas lui en vouloir), vous, qui vous reconnaîtrez comme plus vaste que cette fonction mentale, vous vous détendrez dans le vaste espace de la conscience que vous êtes, par delà le mental.

Qu’est-ce que la conscience ?

C’est ce qui contient les contenus de votre expérience, c’est l’espace (non personnel) qui révèle les objets, les pensées, les émotions, les sensations… toutes vos perceptions y prennent place. Cet espace n’est pas limité, même pas par vous. Si bien qu’il serait plus juste de parler de “la” conscience plutôt que de “votre” conscience. La conscience est beaucoup trop vaste pour être liée à une petite personne. Ce personnage, pour lequel vous vous prenez (un nom, un corps, un âge, une histoire, un métier, une situation sociale et familiale, etc…) : en êtes vous conscient ? Bien sûr que vous êtes conscient de votre personnage ! Donc c’est qu’il survient au sein de la conscience, qu’il est contenu dans la conscience. Ce personnage pour lequel  vous vous prenez, mais que vous n’êtes pas, est contenu dans la conscience que vous êtes…

Dans ce sens de la personne (voir à ce sujet notre article : “l‘imposture de la personnalité“), on peut tranquillement affirmer que personne n’a jamais réussi à lâcher prise. Je veux dire : aucune personnalité, aucun personnage limité, contenu dans la conscience infinie que vous êtes, ne peut accepter, comprendre, contenir ce qui le contient. Il n’y a que vous, en tant qu’espace illimité de conscience pure, qui puissiez lâcher, parce que dans le fond de votre vraie nature, vous ne tenez rien. Lâcher ne vous pose donc aucun problème. Vous êtes… sans référence à aucune condition extérieure ou intérieure.

Ce qu’un coaching peut faire pour vous, si vous avez besoin de lâcher prise sur quelque chose, c’est de vous aider à vous déconditionner de ce que vous croyez être, pour réorienter votre attention sur ce que vous êtes vraiment qui n’a aucun besoin de lâcher prise puisqu’il accueille tout depuis la paix et l’acceptation totale de ce qui est.

Alors, votre Mental, il en pense quoi de tout ça ?

Vous n’avez aucun effort à faire pour apprécier la détente

Quand vous constatez une tension, une résistance, un refus, c’est que vous le constatez depuis un endroit de vous-même qui est au-delà de cette tension, de cette résistance, de ce refus. Ce n’est donc pas vous, à proprement parler, qui résistez, refusez, êtes tendu. Vous êtes plutôt “cela” qui constate ce phénomène, sans en être affecté.

Si, si… regardez bien : “cela” qui constate (je dis “cela”, pour ne pas dire celui ou celle, afin de ne pas qualifier ni sexuer “cela”, ce champ de conscience que vous êtes, avant même d’être masculin ou féminin, et de vous prendre pour un homme ou une femme) n’est pas concerné par ce qui est constaté.

Constater ce qui s’agrippe et ce qui refuse (et non seulement ce qui est refusé ou agrippé) c’est déjà être au-delà du processus et des contenus. C’est être dans ce qu’on appelle une acceptation, qui permet le relâchement des tensions, un lâcher prise progressif, qui vous ramène progressivement à une meilleure santé mentale.

Le lâcher prise n’est pas une pratique

C’est plutôt un état. C’est l’état de votre vraie nature quand vous cessez de vous identifier à une restriction de vous-même, qui voudrait lâcher prise. Rupert Spira, explique cela (en Anglais :-(, mais de façon très éloquente, comme toujours.

En résumé de son propos :

“Le lâcher prise, c’est ce que vous êtes, et non ce que vous faîtes”…

Nous ne sommes pas nos perceptions, elles ne font qu’aller et venir en nous. Il n’est pas nécessaire de nous y accrocher, et il n’y a non plus besoin de les lâcher. En définitive, ces mouvements ne nous concernent tout simplement pas… Il suffit de les accueillir, de les constater, pour que cela ne trouble pas la tranquillité essentielle que nous sommes, fondamentalement.

Lâcher prise ne signifie pas déserter ou renoncer à ses objectifs

Voici ce que dit fort justement une collègue coach,  :

Est-ce à dire que lâcher prise implique de renoncer à nos buts, à nos objectifs ? Pas nécessairement. Prenons un exemple simple qui permettra de comprendre le processus du lâcher prise :

Il vous est sans doute déjà arrivé d’avoir un nom sur le bout de la langue et de vous acharner pendant de longues minutes pour le retrouver, mais en vain. On dirait que plus vous faites des efforts, moins vous vous en souvenez. Puis, vous passez à autre chose, vous lâchez prise sur votre recherche. Soudain, le nom recherché arrive de lui-même et sans aucun effort.

Penser de façon obsessionnelle à un problème est la plupart du temps complètement inefficace et ne le règle surtout pas. On appelle cela de la résistance. Au contraire, s’en détacher provisoirement peut permettre à notre cerveau de faire émerger certaines solutions et surtout de laisser la place à l’originalité et la créativité.

Lâcher prise est un un acte de confiance

Pourquoi trouvons-nous si difficile de laisser aller notre besoin de contrôle ? Parce que nous nions et sommes très peu conscients de nos peurs qui nous poussent à toujours vouloir garder le contrôle. Par exemple, on peut craindre des autres qu’ils nous dominent, avoir peur de se tromper, peur de ne pas être à l hauteur, peur de manquer de quelque chose….

Mais plus on cherche à contrôler – les collègues, le conjoint, ses enfants, une manière de faire les choses, l’opinion des autres, les évènements et les situations de la vie ou même son apparence – plus cela est signe d’insécurité, et moins on lâche prise.

Lâcher prise est un acte de confiance. Cela nécessite l’acceptation de nos limites, la reconnaissance des autres dans leurs différences et la capacité de faire avec ce qui est dans le présent. La tentation est grande toutefois de refuser ce qui n’est pas conforme à nos désirs, de résister à ce qui est. Le besoin de contrôle nous fait nous acharner sur ce qui aurait pu être ou ce qui devrait être et oublier ce qui est présentement….

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Oser lâcher la tête : s’enraciner dans le corps !

Pour lâcher prise sur notre besoin de contrôle, il faut lâcher la tête et se recentrer dans nos sensations corporelles.

Cette réconciliation avec notre corps est absolument indispensable. Pour cela, on va commencer par éveiller la sensation de notre corps. On connaît tous cette perception sensitive mais, généralement, on n’y fait pas attention, on ne la développe pas. C’est pourtant la porte d’entrée dans le corps. Commencez par éveiller la sensation des mains ou des pieds car ce sont les parties du corps qui sont déjà les plus familières. C’est très facile à faire. Quand on parle de la sensation, on parle donc d’un senti, c’est-à-dire d’une perception directe de telle ou telle partie du corps (et non pas d’un “ressenti”, ce mot exprimant plutôt une représentation à connotation émotionnelle). – Extrait de “La voie du sentir” de Luis Ansa

S’enraciner, ce n’est pas seulement prendre appui sur le bas du corps pour libérer la fluidité dans les épaules et favoriser la grâce des mouvements des bras, comme vous l’enseignerait un professeur d’arts martiaux compétent.

S’enraciner c’est surtout s’établir dans un autre plan de la conscience. En fait il y a deux plans de conscience en soi :

  • avant plan : ce que je crois être, et qui n’est qu’une projection mentale de ce que je suis. Cette personnalité qu’on appelle “moi”, et qui est construite de toute pièce par le cerveau, par une agrégation d’images. Ce moi n’est que fictif, il n’a pas d’essence véritable, même pas d’existence réelle. Il est le fruit d’une vaste illusion perceptive : je crois que je suis mon corps, ce personnage social qui porte un nom, a un métier, une famille, une vie même… Mais rendez-vous compte de l’énormité et de l’absurdité de cette croyance : la vie n’est pas quelque chose qu’on “a”, mais elle est ce que l’on “est”, profondément. Si j’ai une vie, j’en suis distinct. Et qu’advient-il de “moi” quand je perds cette vie ? Et, avant même de la perdre, qui et où suis-je, à côté, au-dessus ou en amont de cette vie que j’ai ?… La vie ne peut être que ce que je “suis” et non pas une “chose” que je pourrais avoir ou perdre !

De même qu’on a deux pieds et qu’on peut passer le poids de son corps de l’un à l’autre, d’avant en arrière par exemple, on peut aussi déplacer le centre de gravité de sa conscience de l’avant à l’arrière de soi-même, en cessant de s’identifier au “personnage” que les autres voient de nous à travers notre corps, pour nous établir dans une conscience plus vaste de ce que l’on est. La conscience de l’arrière plan !

  • arrière plan : je suis celui qui voit le personnage à l’avant plan, je suis celui qui est conscient de penser et qui est conscient de ne pas être cette pensée, cette émotion, cette expérience. Si à l’avant plan je me prends pour quelqu’un qui est né et qui mourra, à l’arrière plan je réalise que n’étant pas ce corps (qui est né et mourra en effet) : “je” ne suis jamais né, et “je” n’ai pas de contraire car “je” suis une expression différenciée de la Vie au sein de ma nature unité. Dans cet arrière plan, je suis vaste et calme, joyeux et confiant. Lisez donc les très très nombreuses expériences relatées en ce moment même par de nombreux individus, qui réalisent qu’ils ne sont pas leur “moi” et qui témoignent de leur expérience de l’arrière plan de la conscience. C’est intéressant de voir que vous n’êtes peut-être pas seul à vivre en vous ces deux plans de conscience. Mais au-delà de la référence extérieure aux autres, qui peut vous mettre la puce à l’oreille ou vous conforter dans votre pressentiment, sondez surtout dans votre propre expérience, maintenant : passez intérieurement de l’avant-scène à l’arrière de ce que vous êtes, délaissez quelques instant tous les enjeux qui vous étreignent, et faîtes exactement comme quand vous êtes sur le point de vous endormir (tous les soirs… même si vous êtes insomniaque) : observez que tout cela attendra demain, et accueillez ce qui est là, maintenant, ce grand vous-même, dont vous n’êtes pas séparé, mais dont vous vous êtes imaginé que c’était à l’extérieur et sans intérêt. Ici vous êtes cet espace dans lequel se déploient les formes, les impressions, les phénomènes… Et vous serez sans doute à la fois sidérés et émerveillés, de réaliser peu à peu que vous n’êtes pas ce que vous pensiez être.

S’enraciner dans le corps, c’est s’établir dans l’arrière plan de la conscience depuis lequel les évènements sont relativisés sans effort, parce qu’ils sont vus dans leur essence, depuis votre véritable nature. Ce que j’évoque là est une expérience toute simple et directe, que vous pouvez réaliser tout de suite, vous-même, sans mot pour le situer dans vos représentations mentales. Des mots vous en mettrez après, comme je le fais moi-même en ce moment. Mais d’abord, donnez-vous la permission de vivre cette expérience, sans mot et sans vous raconter d’histoire à son propos. Juste écouter et voir….

S’enraciner c’est surtout cela, cette démarche intérieure, ce déplacement de l’attention d’avant en arrière de soi. L’enracinement dans l’arrière plan se fait tout seul, et cela vous enracine immédiatement dans l’expérience sensorielle, donc dans votre corps !

Nota : En revanche, l’inverse n’est pas vrai : vous pouvez être très “corporel” et vous identifiant à ce corps, ne jamais vous enraciner dans votre véritable nature. Vous pouvez faire des tas d’exercices corporels, et être quand même à côté de vos pompes, tout en étant à fond “dans votre corps”… avec votre tête !

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