Une fêtes des femmes, journée internationale de la femme : pourquoi pas ? Il y a bien une fête des mères et une fête des pères, une fête des enfants (Noël), une fête d’halloween, etc…

La fête des femmes a cependant pour moi deux fonctions très spécifiques (dont la seconde est infiniment plus “essentielle” que la première, qui est cependant très importante et indispensable) :

  • 1- Sensibiliser l’opinion publique au droit des femmes à ne pas être battues, violées, humiliées, harcelées, disqualifiées de mille manières invraisemblables et injustifiées, etc… C’est dingue quand on y pense :

En moyenne, en France, le nombre de femmes âgées de 18 à 75 ans qui au cours d’une année sont victimes de violences physique et/ou sexuelles commises par leur ancien ou actuel partenaire intime, est évalué à 225 000. (agressions de femmes par an en France).

  • 3 femmes victimes sur 4 déclarent avoir subi des faits répétés
  • 8 femmes victimes sur 10 déclarent avoir également été soumises à des atteintes psychologiques ou des agressions verbales

Parmi les violeurs, 90 % sont des personnes connues des victimes, et 37 % sont leur conjoint. Seule une victime sur dix dépose plainte.
Chaque heure en France, près de 9 femmes sont violées, soit 206 viols par jour. Le nombre de viols serait de 75.000 par an en France. Il y faut ajouter à cela chaque année 198 000 “tentatives” de viol (plus 24 000 plaintes pour agression sexuelle). Comment t ressort-on psychologiquement d’une “tentative” de viol ? Jusqu’où va la tentative ?… Si on ajoute les 225000 aux 198000, sur à peu près 34 millions de femmes en France, on arrive à 1,25% des femmes qui chaque année subissent une agression, majoritairement à caractère sexuel… Multipliez cette statistique par le nombre d’années que vit une femme, et vous avez un risque finalement très important qu’elle subisse une agression plus ou moins sérieuse dans sa vie. N’est-ce pas absolument révoltant ? Et surtout qu’on n’en parle pas davantage, et qu’il n’y ait pas des campagnes très importantes pour faire face à ce fléau, honte de notre civilisation…

  • 2- HONORER le féminin de l’être, qu’il soit exprimé à travers la femme ou l’homme. La vie est masculine ET féminine, et chaque genre a ses vertus sacrées.

Les vertus du féminin

Les vertus propres à la symbolique du féminin sont relatives à l’amour (non pas que l’homme ne puisse pas aimer, mais les vertus symboliques liées au masculin sont surtout celles d’être un réalisateur).

Les hommes et les femmes doivent développer le féminin et le masculin en eux :

  • féminin : apprendre à aimer, aimer la vie d’abord, s’aimer soi-même ensuite et aimer les autres aussi. C’est probablement ce que suggère l’évangile, un des piliers de la culture occidentale  : “Aime ton Dieu avant toute chose, et le prochain comme toi-même” (voir à ce propos notre article : Qu’est-ce que l’amour vrai ?). A côté des intégristes refoulés, les êtres de spiritualité authentique ne peuvent qu’être amoureux de la Femme, puisque aimer la femme  revient symboliquement à aimer l’amour (mais cela n’a évidemment rien à voir avec “aimer les femmes” et s’adonner à une sexualité incanalisée : ce serait top facile 🙂
  • masculin : apprendre à réaliser, à construire, à produire, à conquérir… mais ça, on n’a pas trop à se forcer, c’est une telle obsession de notre époque, que c’en est presque devenu une maladie, comme s’il fallait mener un combat contre la vie, pour pouvoir survivre….

Quant à eux, les chamanes amérindiens, qui ont su apprécier les vertus du féminin de l’être, identifient 13 rôles sacrés de la Femme, en rapport aux douze lunaisons de l’année (et le 13ème pour le cycle annuel dans son ensemble certainement) :

fête de la femme

C’est intéressant, mais 13 c’est également beaucoup de rôles à retenir… Personnellement, je préfère la version druidique occidentale des rôles de la Femme, plus simple, et fondée sur le ternaire fondamental.

La femme est ainsi le triple symbole de :

  • la pureté et la beauté (la féminité adolescente) : on célèbre alors la beauté du genre humain à travers la splendeur de la femme. C’est l’univers de la voyance pure, de l’aimantation exercée par l’amante, sur l’homme bien sûr, mais aussi sur la nature et ses forces élémentales… (voir la carte de la Force dans le Tarot traditionnel, représentée par une jeune femme ouvrant avec aisance la gueule d’un lion, qui signifie la Grâce avec laquelle la pureté vient à bout des difficultés naturelles).
  • la maternité, la maturité du féminin qui s’exprime à travers le sacrifice de la grossesse et l’amour maternel inépuisable
  • et enfin : “la vieille femme la mort”… Et oui, car la vie s’exprime dans un cycle infini qui inclut la naissance, l’apogée, et la mort (ultime compassion qui soulage des souffrances et offre l’accès à la suite de l’aventure sur un plan sublimé). En ce sens la femme représente la nature, NOTRE PLANETE, mère de l’humanité. A l’instar de la femme, cette planète est porteuse du “mystère”. Toutes les Traditions l’ont vu et chanté à leur manière. Et toutes les décadences ont aussi évidemment pris la femme pour bouc émissaire (l’inquisition catholique a brûlé tellement de pseudo sorcières qu’elle n’a rien a envier au fantasme musulman). Mais le pompon revient aux athées, matérialistes et pseudo scientifiques sans âme, qui défigurent la vie et assassinent la planète, au nom de la productivité et du profit absurde… Cette vieille femme la mort symbolise aussi la sagesse, issue de l’expérience, le pouvoir maîtrisé sur la nature (dans le Tarot symbolique : la pureté de la Force vivait en osmose avec la nature, mais sans la maîtriser, comme le fera plus tard le Fou, ultime stade de la libération pleinement réalisée). C’est aussi la femme mémoire du savoir, dans les traditions ancestrales…

Cette vidéo, je l’ai trouvée par hasard, après avoir terminé cet article. Je voulais l’écouter en faisant ma gym matinale, pour y puiser peut-être une inspiration nouvelle. J’ai eu la patience d’écouter jusqu’au bout, tout en sautant sur mon trampoline. Et j’ai apprécié deux choses :

  • la capacité de cette dame à témoigner sans filtre et sans filet (je n’aurais pas osé faire un TedX comme ça, a capella), juste en se laissant porter par l’inspiration de l’instant présent…
  • sa conclusion, qui me touche particulièrement : sur le féminin de la planète Terre (vous comprendrez pourquoi en lisant la fin de cet article, où justement j’y fais allusion moi aussi)

La race humaine est d’abord UNE !

Que l’on soit homme ou femme par le sexe, c’est sans importance. Il en va du sexe comme des races : il faut bien être né quelque part ! On ne va quand même pas s’en gargariser toute la vie.

Quand on est né dans un corps d’homme, la femme est notre mère, notre épouse et notre fille. Finalement, elle est toujours notre SOEUR. Alors, quand enfin on dépasse le stade barbare de la bestialité (où l’on déteste la différence parce qu’elle nous fait peur et nous renvoie à notre vulnérabilité que l’on tente de faire oublier), on ne peut qu’adorer la femme, l’aimer de tout son coeur, et évidemment a minima : la respecter !

Elle n’est pas plus une “emmerdeuse”, qu’un objet sexuel ou une servante pour faire le ménage (même si c’est ce que la culture suggère). Elle est l’incarnation de la Déesse mère, la personnification du courant de la vie, la représentante dans le genre humain des courants vitaux de la planète Terre (qui offre une matrice à l’émergence du Vivant !). C’est une fonction énorme… Il est d’ailleurs dans la nature essentielle de l’Homme de reconnaître cela et de le servir de toutes ses Forces (d’où les chevaliers du moyen-âge qui défendaient la veuve et l’opprimé, et se battaient pour l’honneur de leur Dame).

Alors, en ce jour dédié au féminin de l’être, nous ressentons une immense compassion pour les exactions que nous nous infligeons à nous-mêmes, humains, en laissant nos hommes mépriser et maltraiter nos femmes. Que l’on soit soi-même un homme ou une femme, nous faisons tous partie de cette même humanité, cette grande famille, qui est décadente lorsqu’elle n’honore pas le féminin et ne respecte pas ses femmes. On ne peut pas être viril et ne pas respecter le féminin. Les deux choses s’excluent mutuellement, parce que le masculin procède du féminin (les indiens utilisent une image pour faire comprendre cela :  le beurre (qui brûle comme le feu masculin) apparaît progressivement quand on travaille le lait féminin. De même la virilité authentique se développe chez l’homme et chez la femme, quand l’individu accepte ses racines et s’ouvre à l’expression de sa féminité…)

La journée de de la femme est forcément la fête de “Notre Dame la Terre”

Bonne fête aussi à notre mère la Terre, que nous aimons et devrions faire respecter, au lieu de la piller et de la dévaster.

C’est un être vivant qui souffre et nous aime sans compter, sans rancune.

…Mais c’est aussi un être d’instinct, qui commence à se secouer les puces… Quand la Terre tremble, tout le monde en prend pour son grade, sans distinction des hommes ou des femmes, des spiritualistes ou des matérialistes, des écologistes ou des pollueurs, des innocents ou des coupables. A nous de cesser de nous comporter en parasites et d’être enfin responsables !

Bonne fête à Notre Dame  la Terre, et à toutes les femmes.

 


 

A propos, voici un petit livre très utile, qui vous inspirera peut-être ? Je suis tombé dessus par hasard, il y a quelques années, et sa simplicité et sa pertinence m’ont frappées :

“Faire l’amour de manière divine” (moins de 7 Euros)

Le propos n’est pas grivois, ni exotique. Le livre est court, va à l’essentiel, et ne mâche pas ses mots. Il est a-dogmatique et ne parle que depuis l’expérience vécue. Tout ce que j’aime…

Il explique l’impasse sexuelle à laquelle nous mènent nos mauvaises habitudes, et ses lourdes conséquences, et aussi comment en sortir par l’amour véritable, avec tact, avec intelligence, avec détermination.

  • Il invite les hommes à être viril, mais pour de bon, pas à être des petits cons de machos,
  • et les femmes à se faire respecter, pas à être des séductrices dérisoires.
  • Les uns et les autres sont réunis par l’amour de la vie, dont chacun représente une facette…

En matière de sexualité, comme en art de vivre, comme nous sommes fondamentalement tous différents, il ne peut exister de stéréotypes, ni de recettes à appliquer à la lettre. C’est à chacun de ressentir dans le corps depuis les profondeurs de si, et d’oser exprimer son amour, c’est-à-dire l’amour qui le traverse et qui va au-delà de la personnalité de l’être aimé. L’amour est à la fois personnel (c’est bien moi qui t’aime toi) et impersonnel (cette attraction dépasse largement nos petits mois). C’est Lui, l’amour, qui inspire ce qu’il faut faire pour s’embraser à deux dans une communion qui rejoint l’Unité.

 

 

fête des femmes

« La plus grande source de mécontentement sur terre est que l’homme et la femme ont oublié comment faire l’amour physiquement ». Barry Long

Ce livre vise à démanteler l’avidité et les frustrations sexuelles, dont tant de nos contemporains souffrent, pour découvrir l’amour tel qu’il est réellement. Faire l’amour est un acte merveilleux auquel il importe de donner sa pleine expression. Le malheur fondamental de la femme, son mécontentement fréquent vient de l’incapacité de l’homme à libérer les énergies fondamentales les plus aiguës qu’elle porte en elle. Ces énergies, quasiment divines, sont intenses et raffinées. L’ homme est, lui aussi, malheureux quand il ne les déclenche pas. Il devient alors obsédé par la sexualité et s’adonne à la course au pouvoir et à la richesse pour compenser son insatisfaction. Sans tabou, Barry Long ouvre un chemin pour que la sexualité soit d’abord un acte intense d’amour.

Barry Long est un Australien qui parle de la vérité, de la vie, et de l’amour devant un auditoire mondial. Il est l’un des maîtres spirituels de notre époque. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui disent que sa remarquable contribution à leur vie quotidienne réside dans son enseignement sur l’amour et la sexualité.