Qu’est-ce que l’amour vrai ? Est-ce que j »aime cette personne pour de vrai ? Ou bien est-ce par exemple uniquement de l’attachement lié à l’habitude ?

C’est très simple et très évident de répondre à cette question.

Pourtant quand on est un peu à côté de ses pompes (et cela arrive à tout le monde de temps en temps), il arrive qu’on ne sache pas vraiment y répondre.

Au début on a été amoureux peut-être… Et puis ce processus ponctuel lié à l’excitation de la nouveauté s’est probablement émoussé, et puis tari peut-être. Après la « nouveauté », il pourrait survenir la « familiarité », qui est un autre processus « amoureux ». Et ainsi de suite : une nouvelle forme d’état amoureux s’offre à être expérimentée à chaque nouvelle étape de la relation.

Mais il se trouve que certains restent collés, identifiés peut-être, coincés malheureusement, dans la sempiternelle recherche de ces premières palpitations qui les font se sentir en vie intensément. Alors, ils vont d’expérience en expérience, pour tenter de ne vivre éternellement que ces excitations juvéniles (et déjà merveilleuses en effet), prémisses de l’amour vrai, qui, lui, va infiniment plus loin que cet apéritif…

Mais si vous le pouviez, aimeriez-vous revivre éternellement votre première année de maternelle ? Vous, qui avez évolué d’année en année, ne savez-vous pas qu’il y a des choses intéressantes à vivre, après cette première année ? Du coup, ne serait-ce pas dommage, voire aberrant, de refaire toujours le même parcours, sans jamais découvrir la suite ?

Après l’état amoureux, qui est merveilleux, il y a encore toute la suite de la merveille à déployer. Et la merveille prend des formes variées et surprenantes, parfois un peu ingrates au premier abord. Oserez-vous vous laisser dérouter, surprendre, embarquer, loin de tout contrôle de votre mental, dans la grande expérience qui s’offre à vous ? (voir à ce sujet : notre programme sur 8 semaines « le pouvoir d’oser« )

L’aimez-vous vraiment ? 3 questions pour savoir…

Récemment, un client en coaching me faisait part de son embarras par rapport à sa compagne, qui venait de le quitter.

« Je me sens tellement « perdu » que je ne sais même pas si je l’aime ou pas…Qu’est-ce que l’amour vrai ? »

Voici les 3 questions qu’il m’est venu de lui proposer en miroir, pour l’aider à y voir plus clair :

  1. Quand elle n’est pas là, elle te manque, tu penses à elle, la vie est un peu terne, tout en étant tout de même vivante et intéressante, mais c’est un peu comme s’il y manquait quelque chose, comme une bonne soupe sans sel ? Ou bien quand elle n’est pas là, ça va aussi bien pour toi que si elle était là (voir même : encore mieux 🙂 ? Là, tu commences à voir se dessiner ta réponse…
  2. Quand elle est là et que cela se passe bien entre vous, est-ce que c’est « génial » ? Est-ce que tu te sens totalement en état d’amour envers elle évidemment, mais aussi  envers tous et tout, si bien que tu serais prêt à vivre cette expérience d’un bout à l’autre avec elle quoi qu’il arrive tellement c’est évident que c’est elle la compagne de ta vie ? Ou bien est-ce que tu te dis, qu’avec une autre ça pourrait le faire aussi (peut-être même encore mieux : avec une plus jolie-sexy-gentille-intelligente, etc… un peu comme avec un produit de consommation, tu pourrais ainsi comparer les fonctionnalités, lire des avis d’utilisateurs, comparer avec des produits concurrents, et en fonction de ton « budget » viser le meilleur rapport qualité/prix..) ?

C’est là qu’il ne faut pas se contenter d’être romantique, mais qu’il faut être profondément honnête envers soi-même.

Voulez-vous rêver votre vie, ou bien vivre vos rêves ?...

Ne répondez pas trop vite à cette question, de façon automatique, en fonction de ce que vous aimeriez que soit la réponse (selon une moralité, une perspective religieuse, des peurs ancestrales, ou des rêves roses). Soyez honnête, et prenez votre temps : il en va de votre vie.

Vous savez, peut-être que vous aimez vraiment cette personne, mais que votre amour n’a pas encore été complètement dégagé de sa gangue. Donc vous ne vous reconnaissez pas complètement dans ce qui est présenté là. Mais cela ne veut pas dire pour autant que votre relation n’en ait pas le potentiel. Vous pourriez être étonné, c’est surprenant la vie. Des fois cela se voit tout de suite, mais parfois il faut une épreuve pour que l’évidence jaillisse en pleine conscience. A vous de voir…

3. Et enfin, quand elle est là et que ça se passe mal entre vous (si c’est la bonne personne pour toi, c’est très difficile à vivre, parce qu’elle te correspond bien et qu’elle sait instinctivement où taper pour te remettre en question là où cela te touche), est-ce que tu serais prêt à foutre en l’air votre relation sur un coup de tête pour ne plus vivre cela, ou bien est-ce que même ça, cette souffrance, c’est quand même bon, parce que c’est avec elle que tu le vis… Ce sont « vos » disputes, et tu les aimes parce qu’elle est dedans et avec. Une dispute AVEC ELLE, c’est peut-être une dispute, mais c’est quand même avec elle ! C’est toujours mieux qu’autre chose sans elle, ou un paradis avec une autre ! Dans ce cas, même vos éventuelles disputes sont auréolés d’une sorte de sacralisation, et quand tu sors la tête du four et que tu reprends un peu de sérénité, tu abdiques de tout ego, tu renonces à avoir raison, tu ne veux pas avoir le dernier mot, tu ne te laisses pas faire, mais ce n’est même plus la question : tu l’aimes et ne voudrais pas qu’elle souffre. La compassion noie le ressentiment. L’ego est « vu », et dissout par l’amour vrai. Pour autant tu es libre et sans compromission : elle peut te quitter, c’est sa liberté. Cela ne te fait pas peur. Tu ne perdras rien, parce que grâce à elle tu t’es trouvé et qu’elle sera toujours en toi… du coup, tu peux pleinement te donner, sans arrière pensée, sans manipulation, sans attente cachée. Tu es prêt. A tout, tout le temps.

(Bon là, je reconnais que ça va un peu plus loin que le simple bout du nez. Si l’amour vous conduit là, c »est sans doute que cette relation vous a poussés un peu plus loin que sur le chemin ordinaire. Pourtant cet extra-ordinaire est très naturel. C’est là que va l’amour vrai, celui qui brûle toutes les scories et ne laisse derrière lui que de l’incandescence pure)

Il en va de même avec vos bouderies, vos impatiences, vos irritations, vos frustrations, vos déceptions, vos angoisses, vos colères, vos désespoirs : c’est toujours infiniment précieux parce que c’est AVEC ELLE ! Tout est bon du moment que c’est AVEC ELLE… De votre passé, tu ne regrettes rien (au-delà du fait que si tu pouvais, tu ne referais pas les mêmes erreurs évidemment). D’elle : tu ne changerais rien ! Et de votre avenir, tu n’as rien besoin de savoir, ni d’espérer ni de redouter, parce que ta vie est déjà réussie, du fait même de l’avoir connue. Il reste évidemment toute la suite à vivre, mais quoi qu’il arrive, c’est de moindre importance, ce ne sont là que des évènements. Oui, si elle tombe enceinte « au mauvais moment », si elle te trompe, si elle te quitte, si elle attrape une maladie grave, si elle tombe en dépression, et si même elle mourait, ce serait pénible à vivre, mais ce serait quand même « bon », parce que ce serait toujours AVEC ELLE, et ce serait toujours d’elle dont il s’agirait (et tout est bon en elle et avec elle, même ses défauts et ses manquements)…

Certes la séparation fera souffrir, mais ça c’est « le contenu de l’histoire ». Quant à l’amour vrai, il n’est pas dans l’histoire. C’est plutôt l’histoire, plus ou moins réussie et plus ou moins agréable, qui est dans l’amour vrai, lequel est parfait…

Bon, alors là, tu réponds quoi ?

Prends le temps, retourne maintenant au contact avec elle, avec cette question, avec cette appétence, et tu verras bien ce qui infuse du sein même de la relation. La question t’apportera progressivement la réponse, sans que tu la cherches. Elle va s’imposer.

Si c’est « Oui », c’est banco, mais accroche toi, ça va tanguer pour de vrai ! L’amour vrai n’est pas une croisière tranquille…

Si c’est « non » , ne perds pas de temps : prends tout ton temps pour te séparer si tu manques de courage pour le faire tout de suite, ou si les circonstances ne sont pas propices, mais ne faillis pas à cette séparation, elle est absolument nécessaire, sous peine sinon de te compromettre et de rendre trois personnes malheureuses :

  • Elle, celle avec qui tu ne rompts pas, et qui reste bloquée avec un homme qui ne la « mérite pas », puisqu’il ne l’aime pas vraiment…
  • Toi, qui passes à côté de ta vie, avec la mauvaise personne (même si tu as pour elle beaucoup d’affection, d’estime et de respect, même si c’est éventuellement la mère de tes enfants, même si… tout ce que tu voudras !)
  • Et ta véritable amoureuse, que tu ne connais pas encore peut-être, mais que tu trahis déjà en ce moment même, en n’ayant pas le courage de t’affranchir de tes chaines !

Après, bien sûr, tous les accommodements sont envisageables, à toi d’être créatif et aimant. Co-construis avec tes partenaires de vie, ce qui paraîtra le plus juste. Mais ne te soumets jamais pour faire plaisir. C’est un TRES mauvais calcul, qui ne fera plaisir à personne, en définitive…

Et bien sûr, on peut écrire « il » à la place de « elle » partout dans cet article. Là je racontais une séance de coaching à propos d’un homme qui, se demandait s’il aimait une femme, mais cela marche dans l’autre sens, entre deux êtres quel que soit leur sexe. L’amour vrai n’est pas une question de sexe, ce n’est même pas une question de sentiment, c’est une expérience : l’expérience de l’unité de conscience entre deux êtres apparemment distincts et séparés. L’amour est la reconnaissance intime de ne faire qu’un avec l’autre, au-delà des formes passagères. Cette expérience est ordinaire et très répandue, chacun la vit généralement avec ses parents en tant qu’enfant, puis avec ses partenaires amoureux, et enfin avec ses enfants… Rien de très original, et pourtant c’est extraordinaire.

Si on pleure à la mort d’un être aimé, c’est parce qu’on sent la perte progressive des mémoires de cette expérience. mais cette expérience d’unité va continuer, au-delà des mémoires qui en effet vont se transformer.

Une vie sans soleil

Cet extrait de 4 mariages et un enterrement m’avait marqué. Comment le ressentez-vous ?

Dans ce film, le jeune homme qui déplore la mort de son compagnon, est excessif peut-être, frappé de « passion ». C’est bien joué, et on sent qu’il est désespéré, éteint, et plein de rage pourtant. Pour lui, c’est évidemment un grand moment à vivre. Mais ce n’est qu’un moment, à propos duquel il met en scène une histoire terrible, avec sincérité (comme quand on est sincèrement malade). L’être cher sur lequel il prenait appui, a disparu et il devra marcher sans appui dorénavant. Et il ne voit pas comment cela va être possible. C’est pourtant impitoyablement nécessaire.

Pour le moment, il croit que l’amour vrai cesse avec la mort de l’être aimé, et cela lui est évidemment insupportable. Mais il se rendra compte tôt ou tard qu’il se trompait. L’amour, comme la vie, n’a pas d’opposé (la mort n’est l’opposé que de la naissance, et la haine n’est qu’une forme douloureuse et réactive de l’amour). Bien après, quand sa douleur sera partiellement digérée (en même temps que son apitoiement sur soi-même), et elle le sera forcément un jour, il reprendra contact avec sa propre Source, la vie qui s’écoule en lui-même.

Pour autant, il ne cessera jamais d’aimer son ami. Mais il n’en aura plus « besoin ». Leurs rencontres ne seront plus « nécessaires » pour qu’il sente l’amour en lui. De ce fait, leurs éventuelles rencontres seront vraiment « gratuites » (désintéressées), sans cause et sans objet, juste parce qu’elles s’imposeront comme une évidence (dans ce cas précis, la rencontre ne sera plus physique puisque l’un des deux est mort)…

Quant à la mort, elle n’est rien face à l’intemporalité de l’amour vrai. Et la Joie demeure, qui reprendra tôt ou tard son expression naturelle de joie d’être et de joie de vivre (mais longtemps après peut-être….).

Le feu de vie reprend, comme des braises couvaient sous la cendre, et refont des flammes quand un peu d’air vient les attiser.

L’amour vrai n’a rien à voir avec l’histoire de solitude et de déchirure, qui survient toujours tôt ou tard, ne serait-ce qu’à la mort d’un des deux aimants. Cette histoire de souffrance, qui est respectable, n’est qu’une mise en scène psychologique. Quand cette misérable histoire sera suffisamment déployée pour être vue et dissoute, il restera l’amour vrai, sans histoire, un sentiment de tendresse toujours disponible, une Présence en soi, forte et tranquille, qui va au-delà de la séparation et de la mort. Quelle présence ?

  • La présence de l’autre diront les romantiques (et les nécromantiques)
  • La Présence de Dieu diront les mystiques.
  • Tout en appréciant le point de vue des uns et des autres, je dirais juste « La Présence », qui est autant celle de l’autre, que du Tout Autre, que de soi-même.

Deux demi lunes ne feront jamais un soleil !

Avec la femme que j’ai eu la Grâce de rencontrer il y a longtemps, nous nous étions faits la réflexion un jour que  : « Deux demi-lunes ne feront jamais un soleil ! »

Cela signifiait que nous ne pouvions pas nous contenter d’être comme deux handicapés, prenant appui l’un sur l’autre, dans une relation de co-dépendance. Nous ne pouvions pas nous satisfaire d’une vie médiocre, que nous avions alors qualifiée « d’association de malfaiteurs ». Nous devions absolument devenir deux soleils à part entière, deux êtres complets, et non deux demi-portions, sinon ce serait l’échec assuré. Nous en étions tous deux persuadés, forts d’expériences « antérieures ».

Pour autant, s’accomplir soi-même dans ses correspondances naturelles, n’était pas un pré-requis, mais plutôt une vigilance de chaque instant : ne jamais tomber dans la promiscuité de la fusion. Toujours garder suffisamment d’espace entre nous, pour épanouir l’être profond au soleil de l’autre, et non pas dépérir dans son ombre. Pour cela il fallait d’abord se connecter en soi-même à l’amour vrai, et non pas seulement se brancher à l’amour par l’intermédiaire de l’autre. C’est d’une exigence totale, radicale. Le prix à payer pour cette éthique peut être très lourd…

  • L’amour courtois, sous la fable des niaiseries médiévales mal comprises, c’est cela, de tous temps.
  • Le tantrisme véritable, sous les pornographies exotiques et inutiles, c’est cela aussi.
  • L’extase et les nuits noires des mystiques, c’est cela encore (mais avec Dieu).

En définitive, au-delà des vicissitudes du quotidien, il n’y a que cela à vivre, intimement.

C’est pourtant quelque chose que l’on ne peut pas « comprendre », parce qu’on ne peut que le vivre : dans l’ardeur de cette fournaise, le mental n’a pas entrée.

Comme le dit Barry Long, « seule la peur meurt », et comme le suggère Mooji : « le feu ne brûle pas le feu ». Sautez donc dans le feu, tout brûlera, sauf le feu de l’amour. (Eh, déconnez pas, ne sautez pas dans le feu, ce n »est une image ! 🙂

Nous devons devenir pleinement équilibré, complet, individualisé, équilibré, j’oserais dire « auto-satisfait », sinon nous serons toujours dépendant, et par cette fuite l’Amour vrai s’échappera inexorablement, parce que l »amour vrai n’est pas compatible avec les compromissions. Il est impératif de s’individualiser totalement et d’être heureux complètement, même sans l’être aimé, pour pouvoir aimer complètement. Mais bien sûr, lorsqu’on commence dans l’aventure, on voit les choses à l’envers : on croit que cette relation va nous exonérer du travail personnel, que la relation va nous rendre heureux, sans que nous ayons à combattre nous-même nos propres dragons, pour être heureux par nous-mêmes !.

Eh bien, il n’en est rien ! Et fort heureusement…

Amour véritable : être soi-même, et pleinement amoureux

J’aime particulièrement quand Luis Ansa parle de vivre en état d’amour. Vivre avec intensité, avec appétit, comme un amoureux, amoureux de la vie, de l’instant présent, quels qu’en soient les contenus…. Dans ces conditions, même la fadeur a du goût. D’ailleurs, en bon amérindien, Luis parle du « goût de l’épice », en suggérant que la vie intense aurait une saveur, un peu comme une épice. Personnellement, je n’aime pas les épices, mais je vois ce qu’il veut dire, et j’aime cette image.

Je trouve d’ailleurs cet homme très sympathique.

Je n’ai pas suivi son enseignement. Il est mort récemment, mais je ne l’ai pas connu de son vivant. Toutefois, je le prends comme ami, depuis que j’ai lu un de ses livres. Je suppose qu’on se serait bien entendu, même si on ne se serait pas forcément fréquenté. Mais quelle importance ? Le gars est sincère et libre, manifestement. De mon coté, sans comparaison mais avec fraternité, je m’entreprends sur ces questions depuis quelques temps aussi, et cela crée une passerelle d’amitié au travers du temps et de l’espace, bien qu’on ne me verra jamais dans le moindre stage de chamanisme :-)…

Je le cite :

Quand on veut vous manipuler, on va vous promettre le ciel et la terre à travers un enseignement, à travers une thérapie, à travers un pouvoir que l’on attribue à un gourou ou à un chef de secte. Et des tas de gens vont y croire, des tas de gens seront même prêts à payer pour y avoir accès.
Mais qui sont ces gens qui vont y croire ? Vous allez tout de suite me dire : « Ah non, certainement pas moi ! »
Et pourquoi les autres tomberaient dans le panneau et pas vous ? Qu’est-ce qui vous fait croire que vous seriez moins naïfs ?
On vous manipule toujours par le pouvoir de la parole. Il ne s’agit donc pas d’écouter ce qui est dit mais de voir les actes qui sont posés. C’est comme dans la drague, on vous fait croire ce que vous voulez entendre. Les méthodes du marketing pour avoir des clients, pour vendre un produit et pour faire de l’argent ne font qu’utiliser l’image et la parole.
Pour vous manipuler, l’image du maître doit donc être contrôlée, elle doit être au-delà de tout ce que l’on peut penser : c’est un surhumain, un démiurge qui a tous les pouvoirs, qui sait tout, qui peut tout.
Et les gens le croient !

Etre soi-même, c’est l’antidote à la manipulation

amour vrai

On vous manipule dès que l’on vous propose d’être autre chose que ce que vous êtes. (…)
C’est pour cela que dans la voie du sentir et dans ce travail sensitif, il n’y a aucun dogme, aucun devoir. Je vous ai dit chaque fois : « soyez libre ! » Surtout, soyez libre ! Je ne suis en rien supérieur à vous, vous n’êtes en rien supérieur à moi. Vous n’êtes pas inférieurs non plus. Nous sommes des amis faisant un travail d’ex­ploration.
Je ne critique pas les sectes, je les vomis. (moi aussi : Note du rédacteur 🙂
Quand on s’endort, que l’on se croit vacciné contre tout poison, on baisse la garde et c’est là que pique le serpent. C’est pourquoi je vous dis : soyez attentifs, soyez toujours attentifs ! Le mal connaît les faiblesses du bien mais le bien ne connaît pas les stratégies du mal.
Alors ne vous privez pas du discernement, d’une forme d’autodéfense et de protection, d’un certain jugement. Si votre tendance à juger constamment l’autre est néfaste, il ne faut pas pour autant éliminer toute capacité de jugement. Les excès, d’un côté comme de l’autre, sont mauvais. Gardez votre bon sens !

Gratitude et amour vrai

En face de cela, soyez, soyez vous-même !
Je ne peux avoir de la gratitude que pour ce que je suis, pas pour ce que je pourrais être. Je vise ce que je suis aujourd’hui et j’avance avec ce que je suis aujourd’hui. Vous comprenez ? Vous devez trouver votre propre identité, pas la mienne, la vôtre.
C’est pour cela qu’il n’y a pas de Maître, pas de chef. Ici, on est dans une structure horizontale, pas pyramidale. On fait un travail ensemble, en amis. Parce qu’aussi longtemps que l’on maintient une hiérarchie, le pouvoir est là. Et aussi longtemps que le pouvoir est là, la peur est là. Et il n’y a pas d’amour vrai.
C’est aussi simple que cela.
Donc, je n’enseigne pas la voie du sentir, je vous donne des outils pour que vous puissiez vous libérer de vous-même.
S’étudier soi-même, c’est observer comment on se comporte. C’est cela le travail intérieur.
L’assurance d’être exempt de toute critique, de toute remise en question, est le signe que vous êtes complètement à côté de la plaque. Vous vous croyez arrivé quelque part. Vous avez la certitude de ne pas vous tromper, de savoir…
J’ai déraciné au maximum la peur qui m’habitait depuis l’enfance mais j’en ai gardé une, que je cultive, la peur d’être un con total. Cette peur est positive, cultivez-la vous aussi ! La peur d’être idiot, la peur de me laisser embarquer par mes propres imbécillités ou par celles des autres, me maintient dans un état de vigilance permanente.
Il ne faut pas être manipulable…
Pourquoi citer cette diatribe contre la manipulation et l’esprit sectaire dans un article sur l’amour vrai ?
A votre avis…

L’amour authentique est incompatible avec la médiocrité

L’amour ordinaire, l’amour médiocre, qui n’est pas de l’amour, mais de l’épicerie (mais rien à voir avec « le gout de l’épice » auquel faisait allusion Luis), ce n’est que de la manipulation réciproque ! Pour vivre un amour profond et vrai, il va falloir se départir d’un paquet de mauvaises habitudes, qu’on n’a peut-être même pas encore identifiées…
Il faudra de la persévérance et du courage, mais cela emmènera plus loin que les rêves auraient pu l’imaginer…
Et le coaching dans tout ça ?
Envolez-vous petits oiseaux, si vous n’êtes pas prêt à taper dans la motte pour de vrai.
Le coaching n’a rien à proposer que du travail sur soi  : du travail d’honnêteté envers vous-même..
  • Si cela ne vous concerne pas, ce n’est certes pas un problème, soyez heureux comme vous êtes, mais passez votre chemin. On se reverra peut-être plus tard, quand vous serez prêt… En attendant, on peut toujours travailler sur autre chose.
  • En revanche si c’est l’heure pour vous, si vous êtes sérieux dans votre Queste de vérité intérieure et de liberté, alors faisons un bout de chemin ensemble peut-être…