Aimé Jacquet affirme qu’un Coach n’a pas besoin d’être un expert

Aimé, l’expert du coaching, affirme qu’un coach n’est pas un expert…

Plus on manage, moins on est expert (techniquement) !

Pourquoi ?

Parce que : manager, c’est un autre métier que celui d‘expert.

  • Si vous devez vous choisir un Coach, ne vous attendez pas à ce qu’il puisse vous conseiller dans votre domaine.
  • Si vous souhaitez améliorer la dimension coach de votre management, renoncez à une partie de votre expertise pour développer votre capacité à coacher

Un grand Coach, couronné de succès, nous explique pourquoi avec ses mots et son expérience…

 

 

Expert ou manager, il faut choisir

GROW

John Whitmore dans son livre “le guide du coaching” témoigne également d’une anecdote selon laquelle des professeurs de golf, ne sachant pas jouer au tennis mais étant de bons pédagogues, auraient mieux enseigné le tennis que des professeurs de tennis ordinaires, justement parce que n’étant pas en position d’expert, ils auraient été d’autant meilleurs en pédagogie auprès des stagiaires.

A vérifier sur une plus large échelle, mais cela ne m’étonne pas vraiment :

 

  • Quand un expert enseigne, il le fait à partir de lui-même (son expérience, les méthodes qu’il a à enseigner)
  • Quand un pédagogue anime une formation, il le fait à partir de l’apprenant, l’aidant à modéliser ses propres expériences, ce qui est un mode d’apprentissage reconnu bien plus performant, que les conseils et les injonctions délivrés depuis une posture d’expert.

 

Les qualités d’un vrai manager

Au-delà de quelques compétences techniques indispensable, ne serait-ce que pour comprendre de quoi on parle, et être crédible en étant passé soi-même par là où passent les N-1 actuellement; il y a des qualités de management spécifiques à développer pour booster votre management :

  1. Responsabilité : Savoir agir en responsable et oser décider
  2. Objectivité : Etre lucide et honnête intellectuellement (reconnaître ses torts si nécessaire, s’effacer devant la vérité)
  3. Joie de vivre : Se sentir inspiré par les idées nouvelles et cultiver un enthousiasme communicatif
  4. Equilibre personnel : Oser être soi-même, et rayonner vers les autres pour les aider à se développer
  5. Générosité : Faire preuve d’empathie et ressentir de la compassion, vouloir du bien aux autres (être altruiste ne veut pas dire idiot ou naïf)
  6. Intégrité : S’abstenir de plaintes, de reproches ou de justifications.
  7. Etre conciliant par principe (mais savoir entrer en conflit de façon fonctionnelle quand il le faut, sans se laisser embarquer par vos affects et vos émotions) et savoir offrir sa confiance en déléguant abondamment
  8. Disponibilité : Etre profondément enraciné dans l’instant présent, sans projet, sans attente, mais en appréciant la vie, est la meilleure manière d’être disponible et rayonnant, au service de votre environnement…

 

 

Ces qualités d’être humain se traduisent par 8 qualités de management, dont voici la liste, complétée par quelques mots de présentation.

1- Se tenir pour responsable 

Un manager est d’abord quelqu’un qui assume sa responsabilité

  • Sans se soucier du regard des autres, une des qualités d’être d’un manager est d’oser prendre des risques, prendre des décisions, et en assumer les conséquences. Ne pas attendre que les autres approuvent, ou donnent leur assentiment pour amorcer le mouvement. Ce sera la meilleure des démonstrations qui entraînera les autres à la suite, si c’est probant. Dans le cas inverse, il suffira de reconnaître l’erreur et changer d’orientation. Un bon leader tente de nouvelles choses, pour progresser et faire progresser. Il ne stagne pas dans la routine
  • En se reconnaissant comme une partie de l’équipe, commencer par se transformer soi-même en s’alignant sur le résultat visé pour déclencher le mouvement naturel de la dynamique collective. (voir à ce propos une technique de coach : incarner le comportement cible)

 

2 – Etre objectif

Etre honnête intellectuellement, c’est ne pas placer son ego entre soi et la vérité. Et être suffisamment clairvoyant sur soi-même, pour ne pas le faire inconsciemment. Autrement dit, si par exemple, il cherche à savoir ce qu’il serait bien de faire dans une situation donnée, il admettra si c’est le cas qu’il serait bien d’aller dans un autre sens que celui qui l’arrangerait à titre personnel. C’est cela ne pas mettre son ego entre soi et la vérité.

  • Un leader ne cherche pas à avoir raison (ou alors ce serait pour valoriser son ego, et ce n’est pas du leadership, mais une maladie mentale), il cherche à découvrir et promouvoir ce qui est juste et vrai.
  • Autrement dit, il n’argumente pas en vain dans des discussions stériles, qui ne servent qu’à échauffer et irriter les egos. Il énonce sa position, l’argumente si nécessaire, ne serait-ce que pour l’expliquer, puis il n’en rajoute pas et laisse les autres faire leur chemin, sans chercher coûte que coûte à les rallier à force d’arguments et de pressions diverses (séduction, insistance, menaces, promesses, etc…). Par ailleurs, quand vient le moment de décider, après avoir consulté, il choisit de co-construire la décision ou de la prendre tout seul, mais il explique pourquoi ce choix de processus de décision et le pourquoi du contenu de sa décision. Ensuite il invite ses interlocuteurs à réfléchir à comment ils vont mettre en oeuvre avec succès sa décision. Et s’il est intelligent, il aura intégré dans sa décision le meilleur des positions de chacun pour en faire un tout cohérent et recevable.
  • Par ailleurs, quand un leader a tort et qu’il s’en aperçoit, au lieu de le cacher sous le tapis furtivement, il le reconnaîtra tout simplement, et  présentera même des excuses si besoin.

 

3 – Faire de tout une opportunité !

C’est un état d’esprit, résolument optimiste et délibérément constructif :

  • Organiser des échanges résolument tournés vers les solutions, plutôt que de nourrir les problèmes en leur accordant de l’importance. Plus on s’intéresse au problème, plus on le nourrit, plus on s’y enfonce, moins on peut en sortir. au contraire, il faut nourrir les solutions. IL faut cesser de ressasser ce qu’on ne veut pas pour se tourner délibérément vers ce qu’on voudrait à la place. C’est une question d’hygiène mentale (voir à ce sujet le processus de pivot)
  • Cultiver la chance, en la considérant comme une compétence à développer, qui consiste à rebondir avec optimisme sur les difficultés pour trouver des solutions innovantes.
  • Communiquer ainsi son optimisme avec enthousiasme pour dynamiser son équipe, en utilisant toutes les situations comme des opportunités pour faire levier et progresser.
  • Pratiquer la gratitude comme attitude stratégique pour s’ouvrir à la joie de travailler et l’inspiration créative… Remercier serait-il une meilleure stratégie que d’exiger toujours plus ? (voir à ce sujet la pratique consistant à tenir un journal de gratitude)

La vie est elle une succession de problèmes à résoudre ou bien une série d’opportunités à saisir ? C’est un choix de chaque instant…

 

4 – Inspirer le dépassement

Quand une équipe se sent progresser, quelque chose de « magique » semble se mettre en place qui oriente fortement vers la réussite.

Comment parvenir à déclencher cette dynamique  positive ?

  • Viser des cibles désirables, qui donnent du sens à l’action.
  • Donner du souffle en créant volontairement des boucles de réussite.
  • Adopter une position basse pour mieux libérer les énergies.
  • Entraîner l’enthousiasme des autres, en démontrant le sien.
  • Manager les rythmes, pour entretenir le « souffle »…

Tout en veillant à sélectionner et nettoyer ses propres filtres, un manager s’applique à aider son équipe à ne cultiver que les boucles de croyances les plus pertinentes…

 

5 – Prendre appui sur la dynamique de groupe pour conduire le changement

Au lieu de se croire séparé des autres et de « lutter contre », opter plutôt pour une compréhension globale et systémique de la vie et de l’équipe, grâce à laquelle on peut influencer son environnement de façon pérenne et profonde.

Commencer par travailler avec les gens tels qu’ils sont (sans chercher tout de suite à les faire évoluer) et s’attacher plutôt à faire progresser le groupe, afin d’entraîner naturellement les changements individuels.

Accepter d’abord la réalité, telle qu’elle est, avant de chercher à la changer… pour mieux la faire évoluer.

Prendre appui sur la dynamique de groupe, en tenant compte de son « principe interne d’organisation » et en ajustant sa propre posture au stade de maturité de l’équipe.

 

6 – « Sans plainte et sans reproche ! »

Faire le choix de relations saines et simples en renonçant aux mauvaises habitudes de plainte, de reproche et de justification, qui finissent par faire échouer n’importe quelle relation. Cultiver la discipline personnelle de limiter son propre bavardage intérieur.

 

7 – S’enraciner dans la confiance  

Croire en soi et donner généreusement sa confiance aux autres pour qu’ils aient envie de la mériter, au lieu d’attendre qu’ils la méritent pour la leur donner en récompense…

S’enraciner pour pouvoir lâcher prise et encore mieux aller de l’avant !

 

8 – Se maintenir dans l’instant présent !

C’est en habitant pleinement l’instant présent et s’engageant dans l’action qu’on est le plus performant. De même, c’est en se concentrant totalement dans les petites choses, qu’on fait le mieux le plein d’énergie vitale (les grandes choses ne sont-elles pas qu’une combinaison complexe de multiples petites choses ?). Une sagesse pragmatique consiste à  apprécier chaque situation pour le plaisir qu’elle procure et la variété qu’elle permet d’expérimenter, ici et maintenant.

De cette logique découle une gestion du temps plutôt originale

Cette présence à l’instant présent permet d’offrir un regard positif : Adopter une attitude appréciative et cultiver un regard positif pour voir et valoriser le bon côté des choses, pour entrainer plus de ce qui se passe déjà bien actuellement, en modélisant les meilleures pratiques. C’est en soi une stratégie courageuse qui fait la différence…

Pour aller plus loin sur la question d’expert ou manager :

En quelques séances de coaching de manager, nous vous donnerons les bases (les outils et les méthodes), en les adaptant à la fois à votre environnement et à votre personnalité.
Nous vous aiderons à trouver l’équilibre, votre équilibre entre expert ou manager.
Nous travaillerons sur votre posture, et sur votre équipe, pour préparer vos prochains actes de management, et optimiser vos premiers pas vers le devenir manager.
Paul Devaux
Depuis 2006, Paul Devaux a fondé sa propre structure, dans laquelle il intervient en Coaching d’organisations, Coaching des équipes dirigeantes, et Coaching individuel. A l’aise avec les formats courts, centrés sur les résultats et volontairement orientés vers les solutions, Paul Devaux pratique un accompagnement chaleureux et incisif, qui crée l’alliance et bouscule en douceur le cadre de référence de ses clients.

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