Agir dans l’énergie, bonne idée peut-être, mais ça veut dire quoi au juste ?

Agir dans l’énergie, c’est :

1- Agir (jusque là on avait compris…)

2 – Et le faire dans l’élan et l’impulsion du moment, sans calcul savant, sans préparation ni anticipation (qui sont par ailleurs de très bonnes choses)

Pourquoi et comment agir dans l’énergie dans la vie quotidienne ?

Repérer le sens naturel de l’énergie et l’épouser pour éviter de lutter contre le courant naturel de la vie, qui vous incline et vous propose des options favorables…

Agir dans l’énergie, c’est contraire à toutes les bonnes règles de gestion du temps, qui prônent de prioriser en fonction de l’urgent et de l’important !

Prenant le contre-pied d’un courant de pensée largement répandu, qui voudrait qu’on prenne toujours du recul, pour rationaliser et optimiser ses actions, nous suggérons au contraire (au moins dans un certain nombre de cas, laissés à votre libre appréciation), qu’il soit très économique et performant de fonctionner au feeling, d’agir dans l’énergie, de faire les trucs pendant que c’est chaud :

  • que ce soit pour les faire avec plaisir, au moment où justement on en a envie,
  • ou que ce soit pour vous en débarrasser, après leur avoir tordu le cou :-). Et dans ce dernier cas, après, quel bonheur de retrouver une page blanche, une disponibilité intacte, de s’être émancipé de cette lourdeur du truc à faire qu’on ne faisait pas et qui nous bouffait de l’intérieur, parce qu’on savait bien qu’il allait de toutes façons falloir y passer…

Agir dans l’énergie, c’est faire maintenant ce qui se présente maintenant. C’est une solution ultra simple (pas toujours applicable) pour s’éviter d’avoir à « gérer le temps » (quelle horreur ! comme si le temps était une chose que l’on pouvait gérer…) – voir à ce sujet : « Osons une autre gestion du temps »

Ainsi, une bonne pratique d’efficacité personnelle est la suivante : au lieu de faire les choses selon des critères d’importance et d’urgence, oser agir dans l’énergie, c’est-à-dire au moment où on est chaud (soit quand on est inspiré, ou bien quand on a de l’élan et du plaisir pour le faire). Partageons deux exemples…

Par exemple

Un compte rendu, si vous ne le faites pas tout de suite, à chaud sur l’évènement, dans l’énergie, la plupart du temps il y aura deux effets négatifs :

  1. tant que vous ne l’aurez pas fait, vous devrez y penser, pour ne pas oublier de la faire… et rien que ça, c’est déjà une perte d’énergie inutile. Une tâche qui était fluide dans l’instant risque de devenir lourde, si elle est reportée, parce qu’elle devient un devoir de plus, une ligne de plus dans une todo-list interminable. Et puis, c’est sans parler du poids de la culpabilité, et de la pression que cela engendre : vous savez comme quand vous étiez enfant et que vous saviez que vous aviez vos devoirs à faire, ou votre chambre à ranger, et que vous ne le faisiez pas… et que vous saviez bien aussi que ça se terminerait mal pour vous, à cause de cette vilaine procrastination !)
  2. quand vous vous déciderez enfin à faire votre compte rendu délicat ou votre courrier rasoir, à passer ce coup téléphone qui vous casse les pieds, ce sera loin de l’évènement, vous serez défocalisé, les souvenirs seront moins précis, vous serez moins porté par les intuitions qui vous animaient quand vous étiez dans le bain… Du coup votre compte rendu sera plus plat, moins inspiré, moins percutant. Votre coup de fil sera moins spontané, plus « téléphoné »… Non seulement vous aurez perdu de la réactivité aux yeux de vos interlocuteurs (et ils s’attendront donc à un rendu plus abouti puisque vous avez pris plus de temps), mais en plus vous serez moins bons et cela vous aura pollué jusqu’à ce que vous l’ayez fait. Comme vous le savez, l’addition est assez salée de ce report à plus tard.

Les conséquences de ne pas agir dans l’énergie

Voici un autre exemple concret, qui illustre encore le coût d’un report à plus tard, au lieu d’agir dans l’énergie. Parfois, il m’arrive le matin d’apercevoir le coussin où j’ai pour habitude de méditer chaque jour, et d’avoir bien envie d’y aller tout de suite. Mais il arrive aussi que la fantaisie me prenne de me faire croire que j’ai des choses plus importantes à faire, choses que je passe donc en priorité cette fois-ci, lesquelles en entrainent une autre, puis une autre encore, et ainsi de suite… Si bien que je me retrouve à l’heure du déjeuner sans avoir pu m’adonner à ce processus contemplatif qui me ressource pourtant, et qui me procure généralement beaucoup de bien-être (voir ma video sur le pouvoir des routines matinales)

  • Du coup, puisque c’est l’heure, mon mental suggère à mon corps qu’il a faim et je déjeune. Et après déjeuner : bof, c’est plus le bon moment pour moi de méditer.
  • Du coup, hop, je zappe et… c’est plus ou moins foutu pour aujourd’hui. Ceci dit j’ai une autre fenêtre de tir le soir, avant d eme coucher pour méditer. Mais d’ici-là, il va s’en passer des choses… Et puis le soir, je suis moins concentré, plus fatigué, c’est moins agréable, je suis distrait, je m’impatiente davantage. Bref, si j’avais écouté mon attirance et fait ce qui m’appelait dans l’énergie de l’instant présent, je ne m’en serais que mieux porté. Mais bon, des fois on se fait avoir (par soi-même), malgré l’habitude et l’expérience.

Peut-être d’ailleurs est-ce également utile à quelque chose…

En tous cas, quand je peux, j’aime privilégier le fait d’agir dans l’énergie (en l’occurrence, l’action serait de  « méditer » quand ça me tire par la manche). Sauf peut-être pour des régulations, pour des réponses émotionnelles, des réactions conflictuelles. Là, souvent au contraire, il est meilleur de laisser décanter et reposer avant d’aller au contact, si vous voyez ce que je veux dire… Cela évite d’envenimer les situations et de se laisser embarquer par nos automatismes de défense. Avec le recul sur la situation, on verra clairement qu’il n’y a rien de personnel à cet endroit-là, et qu’il n’y a rien à « faire » et personne à défendre. (voir à ce sujet : « écouter les émotions, c’est tout« )

Accompagné(e) pas à pas ?

Avec Violaine Herriau, nous avons bâti pour vous un programme de développement personnel sur 8 semaines, pour vous aider à agir dans l’énergie. Nous l’avons intitulé « le pouvoir d’oser« .

Pendant 2 mois, chaque semaine, nous proposons à ceux qui s’inscrivent à ce cycle de coaching de groupe :

  • un texte miroir pour vous faire réfléchir,
  • ainsi qu’une vidéo de soutien pour vous inspirer,
  • et des exercices à pratiquer,

pour transformer votre regard sur vous-même et sur votre réalité, pour modifier votre vie en profondeur, notamment sur les points que vous aurez choisis d’améliorer de manière significative. Le tout pour vous aider à franchir à chaque fois une étape de plus vers la réalisation de vos objectifs.

Pendant 8 semaines, nous. nous retrouvons en groupe dans le cadre d’un webinaire, qui permet à chaque participant de poser ses questions, d’échanger des retours d’expérience et de bénéficier d’une dynamique de groupe très positive (un peu comme les alcooliques anonymes qui se soutiennent pour faire abstinence, nous nous soutenons pour passer à l’acte sur les sujets que nous avons définis, chacun les siens).

La méthode est très simple, et c’est grâce à cela qu’elle est efficace. Elle propose de vous exposer chaque semaine à un miroir différent qui vous fait voir en vous-même 8 aspects de votre dynamique interne. chaque apport l’éclaire d’un point de vue différent et provoque des résonances en vous, qui vous mette t en contact avec vos ressources profondes. ainsi, semaine après semaine, vous agissez dans l’énergie de la proposition collective, et un peu comme si vous montiez un escalier, marche après marche, vous vous approchez des résultats espérés.

 

Vous inscrire au webinaire de présentation

 

Le 30 janvier de 21h à 22h15, webinaire gratuit pour vous présenter le programme et vous donner envie d’y participer. On vous présentera le programme des 8 semaines, on vous dira le genre d’exercices et d’expériences qui vous seront proposées, pour vous donner envie de vous y inscrire.

Demandez le programme !

Voici les 8 miroirs, qui vous seront tendus, successivement semaine après semaine, pour vous permettre un tour d’horizon complet sur les ressorts du passage à l’acte.

  • Semaine 1 – Oser décider en responsable ce que vous voulez vraiment être. Question de trouver sa vocation et de faire des choix. Oui, mais lesquels sont les bons dans le fond ? (quel est l’insolent qui a murmuré : « Mystère et boule de gomme ! » ?)
  • Semaine 2 – Oser voir que dans la vie : « il n’y a que ça ! »… Mais dans ce « que ça », il y a surtout : « tout ça ! »… (ça, franchement, c’est un peu chaud !)
  • Semaine 3 – Oser « Aimanter » votre objectif. Comment le saturer d’énergie pour qu’il prenne corps dans votre réalité (C’est quoi ça ? Eh bien justement peut-être le saurez-vous en vous inscrivant au Webinaire ?)
  • Semaine 4 – Oser être vous-même ! Cela signifie qu’il va falloir cesser de vous comparer et renoncer à essayer de plaire et de vous conformer pour faire plaisir aux autres… Bon courage, il en faut un peu au début. Vous verrez après ça va tout seul. Et cela ne fera pas de vous une personne dure et égoïste, mais une personne bien centrée et disponible quand il le faut.
  • Semaine 5 – Oser la folie de l’amour. (Aie, ça pique un peu, parfois). En fait, il va s’agir de vivre votre vie ordinaire, comme si vous étiez passionné par ce que vous faites, comme si vous étiez fou amoureux de la vie. Pas besoin de « tomber » amoureux de quelqu’un, il suffit de vous aimer vous-même et de porter un regard empli de tendresse et d’affection sur les autres. Dans ces conditions, vous vous sentirez à l’aise en toutes circonstances, ne chercherez pas à vous mettre en avant, mais vous vous exprimerez chaleureusement, avec tact et sans familiarité. Vous serez naturellement proches des autres, que vous traiterez avec amitié. Cette proximité vous ouvrira bien des portes et vous oserez des relations authentiques.
  • Semaine 6 – Oser l’ardeur et la simplicité (on vous expliquera… il faut bien garder une part de mystère 🙂 !!!
  • Semaine 7 – Oser accueillir dans sa totalité ce qui est présent dans l’instant présent. Il s’agit de lâcher prise et d’accepter la réalité – voir : « qu’est-ce que la réalité ? » et « accepter la réalité« . Bon, ça c’est du classique, si vous avez lu nos précédents articles sur la « présence » et tout le toutim ! Mais on ne s’en lasse pas…Et si on se voyait tous les jours pendant 1000 ans, qu’est-ce qu’on pourrait bien se dire de différent et de plus important que cela ? Ce qui est merveilleux, c’est que chaque situation nous offre l’opportunité d’une expérience différente de la même chose…
  • Semaine 8 – Oser enfin : passer à l’action (youpi !!!)

agir dans l'énergie

Agir dans l’énergie, sans effort

“A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire” écrivait Pierre Corneille dans Le cid…Et il avait sans doute raison. Mais le péril n’implique pas nécessairement l’effort. Cette notion d’effort, si chère au sport notamment, est issue d’une perspective étroite, qui considère la vie comme une lutte.

  • Et si la vie n’était pas qu’une lutte mais aussi un cadeau ?
  • Et si le plus important dans le voyage n’était pas la destination mais le voyage lui-même ?

Vision dualiste ou unicité de la vie ?

Les notions d’effort et d’énergie sont proches mais pourtant bien différentes :

  • La notion d’effort suppose une souffrance expiatoire (très prisée en Occident à cause de notre culture judéo chrétienne), qui s’oppose à celle de la Grâce, quand les choses se passent d’elles-mêmes, avec fluidité, dans l’harmonie.
  • Dans la notion de Grâce, il n’y a ni effort ni mérite, puisque c’est offert (“offert” est un étonnant anagramme du mot “effort” d’ailleurs !). Cependant la grâce n’exclut pas le déploiement d’une intense énergie !

La notion d’effort vient d’une vision fondamentalement dualiste de la vie, selon laquelle je serais à l’intérieur de ma tête, comme installé derrière les yeux pour voir le monde « extérieur ». C’est la perception commune de tout un chacun, la plus répandue. Et elle entraine une vision du monde, où les objets sont séparés entre eux et de « moi ». J’y suis limité, et donc fatalement plus ou moins en danger permanent, diversement contraint par les autres, qui sont potentiellement autant d’alliés pour me protéger ou d’ennemis pour me nuire.

Dans cette perspective, on s’invente même parfois un Dieu extérieur, très loin au Ciel, qui est l’écho d’une intuition, celle qu’il y a une unité au-delà de la dualité constatée.

Dans cette vision, je me crois en devoir de mériter son amour en expiant des fautes dont je serais coupable du fait de mes limites (limites qu’il m’a imposées, rappelons-le, tant il est vrai que c’est LUI qui est supposé m’avoir conçu). Et voilà l’enfer sur terre qui commence, avant celui dont je me menace moi-même si je ne me conforme pas à la bonne conduite édictée par les dogmes que je me crée ou auxquels le plus souvent je souscris implicitement. Toute cette « théorie » qui est véhiculée par les 3 religions monothéistes depuis des millénaires, empêche trop souvent l’accès direct et simple à la vraie spiritualité, qui ne s’embarrasse pas de tout ce fatras (voir à ce sujet : spiritualité pratique).

Surtout ne pas perdre de points sur son permis de conduire

Dans cette vision dualitaire, il y a beaucoup d »efforts à fournir et de mérite à accumuler, comme des points sur une carte de fidélité, pour gagner enfin le gros lot à la fin du parcours (le paradis,la vie éternelle, etc…).

Et par contre, si on commet des actes que notre vision juge répréhensibles selon le code moral que nous avons élucubré, on se retire des points à nous-même sur notre « permis de vivre ». Et, comme pour le permis de conduire, quand on perdrait trop de points, on nous retirerait le permis d’être heureux et en bonne santé. C’est ainsi que parfois on se retire le droit de continuer. On se déteste, on se méprise, on se rend malade…

Et évidemment ce même regard empli de ressentiment est alors porté également sur les autres et sur la vie elle-même, ainsi que sur ce fameux Dieu, que l’on prétend pourtant aimer, oui que l’on voudrait tant aimer. Cette vision est respectable, et elle est implicitement celle de tous, à la notion religieuse près, tant qu’on ne voit pas les bugs qu’elle contient et surtout, tant qu’on n’accède pas à l’autre vision, complémentaire et non contradictoire, celle que je vais esquisser maintenant, et qui ouvre de nouvelles perspectives.

Dans la vision non-dualiste, ou uniciste, je n’ai pas une vie, je suis la vie elle-même, et non pas cette restriction à la quelle je m’identifie, qui est ma personnalité (voir : « Démasquer l’imposture de la personnalité« ).

Deux plans superposés

Partant de là, il faut bien constater qu’il y a deux plans d’expérience ou de conscience :

  • Un avant-plan, où je serais un personnage qui déambule dans un environnement plus ou moins hostile, à la recherche d’un bonheur inaccessible…
  • Un arrière plan, où l’expérience se témoigne d’elle-même de la paix, de la joie, de l’amour et de la responsabilité (ou liberté). Il n’est la question ni d’une théorie à laquelle il s’agirait de croire, ni de pratiques auxquelles il faudrait s’adonner pour accéder à des états modifiés de conscience. C’est notre nature profonde dont nous faisons l’expérience, sans intermédiaire.

Il est possible de vivre avec les deux plans superposés simultanément, et de ne pas perdre l’un quand on est dans l’autre.

  • De l’avant-plan, je sens la Présence latente à l’arrière plan (voir : « qu’est-ce que la présence ?« ).
  • A l’arrière plan, j’embrasse l’avant plan, affectueusement, dans un sourire qui semble émaner de lui-même.

Pourquoi se restreindre à un seul plan d’expérience, alors qu’il y en a deux ?

  • êtes-vous sûr qu’on marche mieux avec une seule jambe ?
  • croyez-vous qu’on voit mieux avec un seul oeil à moitié fermé, plutôt qu’avec les deux grands ouverts ?
  • et si, être pleinement conscient des deux plans disponibles, était là aussi plutôt une Bonn e idée 🙂 ?

Un peu comme la lumière luit au fond du tunnel, un point fixe se témoigne, du sein même de l’expérience ordinaire du quotidien, qui, elle, change sans cesse.

Pas besoin d’aller se retirer dans une grotte pour méditer. Pas besoin de méditer d’ailleurs, car la vie elle-même est méditation.

En revanche éventuellement, s’asseoir tranquillement, par goût, parce que c’est bon d’apprécier, parce que c’est l’expression même de la joie de vivre que de contempler la nature de la joie en soi. C’est une façon qui convient à certains d’honorer et de célébrer la joie de vivre que de « méditer » un petit coup de temps en temps. (voir : « quand je médite« ). D’autres font des pèlerinages, ou servent des plateaux repas aux restaus du coeur. D’autres encore élèvent leurs enfants et s’adonnent à leur travail, et tout est très bien ainsi. Les cas de figure sont infinis, et chacun trouve de l’intérieur sa bonne façon à soi d’honorer le courant qui se manifeste de lui-même à travers soi. Là il n’y a plus ces notions d’effort et de mérite, de faute et de culpabilité. Il ne reste que la joie d’exprimer la vie, dans la douleur parfois, mais sans s’y croire.

Entendant cela, certains se disent un peu septiques : « M’ouai, mais si ça se trouve, ça ne dure pas, ou bien c’est une sorte de renoncement qui se fait au détriment de la performance… Encore un truc de gens un peu à côtés de leurs pompes, qui se la racontent un peu, mais qui finalement n’ont pas les yeux en face des trous, etc… »

En fait, c’est exactement l’inverse !

Plus on est dans ces deux plans, plus l’expérience est riche, plus on est disponible pour vivre pleinement, plus on est concentré et efficace. (voir : « performance ou excellence ?« )

Et est-ce que ce n’est pas égoïste ?

  • Dans cette double perspective, l’ego est vu et n’a plus d’autre place que celle d’être une identité sociale pour laquelle on ne se prend plus. Mais c’est pratique d’avoir une sorte d’identité pour entrer en relation avec les autres. C’est un outil, un truc pratique, comme une étiquette sur une bouteille ou un numéro de série sur un produit, voilà tout. Du coup, que reste-t-il de l’égoïsme quand l’égo se dissout… A vous de voir avec l’expérience ?
  • Et puis en quoi le fait de voir une situation par les deux facettes, dualitaire et non dualitaire, rendrait plus égoïste que de se prendre pour une petite personne en danger qui doit faire des tas d’efforts stressants et épuisants pour sauver sa peau ? A priori, ce serait plutôt cette vision dualitaire restrictive, qui pourrait nous rendre égoïste, non ?

Dans cette perspective complète de l’unité incluant la dualité, la vie est légère, sans effort (je n’ai pas dit sans douleur, ni sans violence), la vie est pure et forte. Comme on respire au sommet d’une montagne, comme on est écrasé de chaleur dans un désert, ou comme on est fouetté par les embruns marins au bord d’une falaise, ou encore comme on peut être saisi par la force d’un torrent qui dévale puissamment d’un glacier (du moins ce qu’il en reste avec la fonte des glaces !)…

agir dans l'énergie

Différencier l’énergie de l’effort

Dans diverses vidéos que vous trouverez aisément sur le net, vous verrez par exemple comment un champion comme Usain Bolt, se donne passionnément à la course, avec une tranquillité majestueuse et une aisance qui relève de la Grâce. Bien sûr il développe une énergie énorme pour décrocher ses victoires, mais il ne semble pas fournir d’effort, comme si la foulée s’exprimait librement, sans intention de sa part. Il ne fait que s’imposer à tous en prenant la place qui lui revient, sans effort, simplement parce que c’est la sienne !…

C’est Cool la vie, vue comme ça. Vous me direz, oui, mais s’il devait aller à l’usine tous les jours, il serait moins fier… Et c’est bien vrai, parce que ce n’est pas sa nature. Sa vie à lui c’est d’être un champion du monde, là où vous et moi serions très malheureux. Mais il ne tient qu’à nous d’être bien dans nos pompes, là où nous sommes, comme lui a l’air d’être bien dans les siennes ?

« Par » et non pas « pour »

Faîtes les choses avec plaisir, « parce que » vous aimez ça, pas “pour” atteindre un objectif. Cette instrumentalisation des actes, les prive de leur poésie, de leur magie. Tout faire en rapport à un objectif, c’est se priver de la joie de la gratuité, de la générosité de faire les choses, juste pour le fun…

D’où viennent nos problèmes ? Si l’on y réfléchit bien, ils viennent presque toujours de la pensée, laquelle n’est pas pour autant une mauvaise chose, à condition de savoir la canaliser quand c’est nécessaire.

La pensée automatique, qui se distingue de la réflexion profonde (beaucoup plus rare), est un processus compulsif et tyrannique, qui nous maintient dans un état d’agitation intérieure permanente. Etonnamment, on trouve « normal » cet état pathologique, parce qu’on n’en connaît plus d’autre et qu’on s’est habitué à cette « folie douce »… (Quand on voit quelqu’un parler tout seul dans la rue, on se demande s’il n’est pas un peu « dérangé »… eh bien, il y a une voix dans notre tête, celle de la pensée, qui ne cesse de tout commenter et de parler tout bas sans arrêt. N’est-ce pas une autre forme de démence ordinaire, finalement, au même titre que celle qui fait parler tout seul sans s’en rendre compte ?).

Etre bien incarné dans son corps

Le truc, c’est que lorsqu’on fait des efforts, on est quelque part dans sa tête (même quand le corps souffre à cause du travail intense qu’on lui inflige), au lieu d’être tranquille et attentif à son corps. Ou bien on est pris par nos émotions, et on se laisse déborder. Alors on essaie de faire des efforts pour reprendre pied. Mais, il ne s’agit pas de comprendre la peur, ou de résoudre les tristesses et les colères, il s’agit de les vivre et de les explorer, sans refus, sans déni, avec toute notre attention, depuis les sensations corporelles (voir à ce sujet : la voie du sentir, et aussi : « écouter les émotions« )… Sans vouloir les dissoudre, sans autre intention que de découvrir et les traverser. C’est justement là que les émotions apparaissent pour ce qu’elles sont : des nuages passagers dans le ciel bleu… Il suffit de voir et de constater que des émotions et des pensées sont là, sans partir avec leur contenu. Cela ne veut pas dire que dan l’action il n’y ait pas une intense dépense d’énergie, ou que le corps ne doive pas travailler et fournir des efforts. Mais cela se fait dans l’énergie, avec une relative aisance, sans souffrance et sans histoire. (voir à ce sujet : dérèglement du système de pensée)

Passer à l’action

Quand vous avez du mal à vous décider pour pouvoir passer à l’action, faîtes ceci qui est très simple et vous permettra de vous engager sans effort, avec toute votre énergie, vers votre meilleur choix :

Si vous êtes face à plusieurs possibilités, déterminez le degré d’importance de chacune des possibilités en leur attribuant une note de 1 à 10, et choisissez la plus importante du moment. Ne cherchez pas forcément à prendre la meilleure décision. La meilleure décision c’est de passer à l’action, pas de savoir la meilleure route à prendre ! Vos décisions, quelles qu’elles soient, vous en retirerez toujours un enseignement. Une fois que vous serez passé à l’action, vous saurez, selon ce que vous ressentez, si votre choix était bénéfique ou non pour vous. Quand votre décision ne vous apporte pas les résultats escomptés, il vous suffira de décider autre chose… Cela paraît simple, mais : c’est effectivement simple ! Se tromper n’est pas si grave. Il n’est donc pas nécessaire de se prendre la tête à chaque carrefour, laissez vous porter par une des possibilités qui se présentent, voyez laquelle est la plus tentante, et surtout prenez-en une ! Le chemin se fera tout seul, de lui-même, au fur et à mesure que vous avancerez vos pieds dessus…

« Il y a une chose bien plus grave que de ne pas avoir réussi ; C’est de ne pas avoir essayé. » – Franklin Roosevelt