On a tous plus ou moins peur de dire non !

Ce qui fait peur à ceux qui n’osent pas dire non, c’est de ne plus être aimé s’ils ne se soumettent pas au désir des autres.

Pour eux, dire non à une demande, reviendrait à être perçu(e) comme « méchant (e) » et prendre le risque de ne pas être aimé(e)… On le voit bien, une personne ne pourra réellement dire oui ou  non, librement, que lorsqu’elle se sera libérée du besoin compulsif d’être aimée ! Le coaching peut aider à voir cela en soi.

Dire non pour ne pas être envahi

Des personnes qui ne savent pas dire non, se laissent envahir, se laissent enliser, emberlificoter comme un insecte dans une toile d’araignée.

Dire non ou se laisser engluer
Dire non pour se sortir des filets inextricables de la compromission

 

Elles laissent les autres se mêler de leur affaires et ingérer dans leur vie, au point parfois de se réveiller soudain un beau jour et de s’apercevoir qu’elles sont complètement prisonnières d’une toile d’araignée savamment tissée par leur conjoint(e), leur patron(ne), leurs parents, leurs enfants, etc…

  • Mais qui leur a demandé cela ? Personne.
  • En revanche, qui en profite ? tout le monde.
  • Et qui en est reconnaissant ? Personne évidemment ! Puisque personne n’a rien demandé…

Alors, quand la personne va un beau jour s’opposer aux ingérences des autres, ces derniers vont évidemment résister à ce changement, se rebeller et faire pression pour que la personne redevienne la « gentille » soumise qu’on connaissait avant (et dont on pourrait ainsi continuer à abuser !).

 

Jusqu’à quand allez-vous vous laisser avoir ?

Dire non au lieu d'être une bonne poire

Jusqu’à quand allez-vous vous laisser avoir : par les autres un peu …ET PAR VOUS-MÊME surtout ?

Vos « oui » systématiques vous coûtent cher en frustration et en énergie : Colère contre vous-même et les autres, perte d’estime de soi, surcharge de travail … Vous espérez avoir en contrepartie, au moins, la reconnaissance de ceux à qui vous dites « oui » ! Et évidemment, vos espoirs sont souvent déçus. Vous passez tout simplement pour un/une « gentil qui ne refuse rien et dont on peut abuser un peu… La bonne poire quoi ! » .

Il est urgent d’apprendre à savoir dire non, pour vous sortir de cette situation de compromission malsaine pour tout le monde. Vous n’en êtes évidemment pas « coupable » (et d’ailleurs peu importe), mais il est sûr que vous êtes responsable d’en sortir. Et vous êtes assurément la seule personne compétente pour cela.

Ne vous inquiétez pas, la compétence à dire non viendra au fur et à mesure que vous vous exercerez à le faire. Voici cependant quelques manières de dire non, qui vous donneront peut-être des idées et du courage…

10 bonnes manières de dire non

Cette liste ne vous conviendra probablement pas, car ces 10 manières ne conviennent pas pour chaque situation. Parfois aucune ne sera la bonne, mais j’espère que cette liste vous donnera des idées pour trouver votre bonne manière à vous de dire non. Le plus important n’est d’ailleurs pas de bien répondre, mais de répondre non. Cela, c’est vous respecter, même maladroitement, même de façon un peu cassante. Tant pis ! Ceci représente d’ailleurs la première manière que je vous propose :

Dire non, voila tout.

Ne cherchez pas à bien le dire. Dîtes-le et voilà. C’est cela qui est le plus important. Le reste, la manière dont cela sera pris, cela concerne surtout l’autre. Et s’il ne vous aime plus à cause d’une simple réponse négative, c’est que la relation n’était pas si solide et vous ne perdez pas grand-chose ! Vous avez le droit et le devoir de poser vos limites.Vous n’en serez que plus respecté(e).

Vous avez aussi le droit de ne pas répondre. Vous faîtes la sourde oreille. Après tout, de quel droit vous obligerait-on à donner une réponse ?

Refuser en formulant vous aussi une demande

Votre boss vous explique qu’il n’est pas encore sûr de confirmer votre période d’essai, alors que vous avez bossé beaucoup et mérité sa confiance, du moins à votre avis. Une client à qui c’est arrivé récemment était tentée de manger son chapeau, et d’assumer le fait de devoir encore faire encore plus ses preuves pendant encore 3 mois de plus. Mais elle aurait très bien pu répondre à son boss : « écoute, je suis déçu que tu ne saches pas prendre une position plus claire, cela me donne à réfléchir à mon tour. et du coup je ne suis pas sûre de vouloir rester dans ces conditions. J’ai vraiment beaucoup travaillé, et j’ai sauvé plus d’une situation délicate chez ton client. J’ai tiré plusieurs fois des signaux d’alarme en interne et personne n’a répondu. J’ai donc compensé les carences du système et les tiennes en particulier, en bossant plus, en rentrant plus tard voir mes enfants… Et maintenant, tu dis ne pas me trouver suffisamment efficace ? Je vais te mettre par écrit ma version de ces derniers mois, et nous en reparlerons la semaine prochaine. Si tu ne peux te décider, c’est moi qui déciderai peut-être que je ne peux rester avec quelqu’un qui ne sait pas voir mes contributions et reconnaître ma valeur. Je te demande de revoir ta position et de me confirmer. mais réfléchissons-y chacun de notre côté et reparlons-en ensemble lundi si tu veux bien… »

Cela renverse le rapport de force. Cela remet la balle au centre.

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Contre attaquez

  • « Je ne suis pas d’accord avec votre demande, que je trouve illégitime. Vous n’avez ados à me demander cela. En revanche, voici ce que moi je suis en droit de vous demander… »
  • « Je suis contrarié que tu formules cette demande, cela me met dans l’obligation de te dire non et de te décevoir ou de te dire oui et de me soumettre à quelque chose dont je n’ai pas envie ! Personnellement, je ne me permettrais jamais de manquer de tact à ce point-là envers toi ! »
  • « Je ne trouve pas que cette proposition soit légitime de votre part. et je vous trouve bien cavalier… « 

Différez votre réponse

Prenez le temps de la réflexion avant de dire non ou oui. Cela vous permettra de peser le pour et le contre. Et quand vous direz oui, cela aura plus de valeur, tandis que quand vous direz non, la personne s’y sera déjà un peu préparée. Et la prochaine fois, elle réfléchira elle-même davantage à vous solliciter, si vous cessez d’être repéré comme une « personne qui dit oui tout de suite et systématiquement »

Faites une contre proposition

Proposez une alternative : une autre date, une autre fois, une autre manière, d’autres circonstances, d’autres modalités.C’est une manière de dire oui à autre chose..

  • « Pour ça, je te dis non. en revanche, si tu veux, je te propose de… »
  • « Je suis sûr qu’untel accepterait. Veux-tu que je vous mette en contact ? »
  • « Que puis-je te proposer à la place de ce que tu demandes que je ne peux accepter ? »

Oui, mais…

  • « Ceci ne sera pas possible. En revanche cela serait possible »
  • « Si je fais ce que tu me demandes, il y aura des effets négatifs en retour. Comment peut-on modifier ta demande ? »

Position basse

  • « Je suis désolé de te décevoir peut-être, mais je préfère dire non »
  • « Puis-je te dire non pour cette fois ? »
  • « J’espère que tu ne m’en veux pas de ne pas accepter, mais… »
  • « Ce serait très très grave pour toi, si je te disais non ? »
  • « Et si je dis non, tu le vis comment ? »
  • « Je n’ai pas envie, j’espère que tu ne m’en veux pas trop… »
  • « Voici ce que je souhaite. Je regrette de ne pas aller dans ton sens… »
  • « ‘il n’y a rien de personnel dans mon refus (mais c’est contre mes principes). Voici jusqu’où je peux aller… « 

Confrontez !

  • « Voici ce que j’apprécie chez toi (ou dans cette situation),  et voici ce avec quoi je me sens moins à l’aise… En l’occurrence, te dire oui me mettrait encore plus en inconfort. Mais je te remercie d’aborder ce point, parce que cela me donne l’occasion de te dire tout cela. Que pouvons-nous faire pour… ? »
  • « Un grand merci pour cette idée très sympa, mais cela ne sera pas possible. mais que diriez-vous de…? »

Reculez à petits pas

  • « Si j’accepte, qu’est-ce que cela me rapportera ? »
  • « Pour quelles raisons devrais-je accepter selon toi ? »
  • « Que me proposes-tu en échange ? »

Dire non n’est pas un manque de respect de votre part. Au contraire, c’est pour vous respecter vous-même que vous vous offrez ce « Non », parce que vous le valez bien…

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Les croyances limitantes

Ne pas oser dire non, manquer de confiance en soi, au point de se laisser embarquer dans des choix qu’on n’assume pas, repose sur des croyances limitantes qu’il faut parfois travailler pour se libérer de leur emprise. ainsi :

  • Si je dis non, l’autre va m’en vouloir
  • Si je dis non, je vais passer à côté de quelque chose de bien
  • Si je refuse, je vais le/la perdre…
  • Si je dis non, je vais le regretter
  • Si je dis non, c’est que je suis quelqu’un de “pas sympa”
  • Si je refuse, on ne me re-proposera plus…
  • Si je dis non, alors l’autre ne va pas m’aimer
  • Si je dis non, je n’aurai plus d’autres occasions de dire oui
  • Si je refuse, je vais passer pour quelqu’un qui a mauvais caractère

Voici une bonne technique en 6 étapes pour vous libérer de vos croyances limitantes, qui vous empoisonnent la vie :

1- Est-ce que cette croyance est vraiment toujours vraie ? Donnez des contre exemples.

2- A quoi vous sert cette croyance ? De quoi vous protège-t-elle ? Et que vous permet-elle ?

3- Que vous coûte cette croyance ?

4-En quoi vous appartient-elle en propre, de qui la tenez-vous ?

5- Que ressentez-vous si vous cessez de croire à cette croyance ? Qui seriez-vous sans cette croyance ?

6- En quoi l’inverse cette croyance est-elle également vraie ? Qu’est-ce que l’inverse de cette croyance rendrait possible sur vous ?

Et surtout : NE VOUS JUSTIFIEZ PAS !

Qui se justifie s’accuse…

Bien souvent, nous nous sentons obligé de justifier un refus afin de ne pas blesser l’autre, pour atténuer le choc, ou parfois aussi pour nous donner bonne conscience. Il vaut mieux arrêter de vous justifier… Vous avez le droit de refuser et pas de compte à rendre sur les raisons de vos décisions et choix ! Contentez-vous de dire « Non, je ne peux pas » ou « Non, je ne veux pas », ou encore « Non, cela ne me tente pas, ou bien Non je n’en ai pas envie ! ».

Se justifier c’est faire la démonstration de vos doutes et hésitations, c’est vous exposer à la manipulation.

Voyez clairement qu’il n’y a rien à excuser, mais simplement à assumer votre refus. Cesser de se mouler à la volonté des autres ne veut pas dire que vous ne puissiez coopérer avec les autres au sein d’une équipe, mais il faut savoir poser vos limites pour vous faire respecter. Chacun devrait exprimer ses besoins, ses souhaits, ses différences et ses propositions, tout en se sentant écouté et respecté.

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  • Dire non, ce n’est aucunement nuire à qui que ce soit, c’est oser prendre votre place en toute intégrité. Vous affirmer, c’est affirmer gentiment votre libre-arbitre et honorer vos valeurs.
  • Oser dire non aux autres, permet de pouvoir se dire oui à soi-même.
  • Listez par écrit, les différentes choses par rapport auxquelles vous aimeriez dire non. comme ça, vous les reconnaîtrez plus facilement au passage quand elles se présenteront.
  • Entrainez-vous à dire Non à haute voix quand vous êtes seul, le tout en pensant à une situation pour laquelle vous aimeriez vous affirmer…et ressentez le bien que ça vous ferait de dire non ainsi quand c’est nécessaire. A force vous prendrez l’habitude et oserez de mieux en mieux le faire, en situation réelle.