Pourquoi stimuler la créativité au sein de votre équipe ?

  • Renouveler l’énergie : donner un coup de fouet à l’équipe, en lui permettant de sortir de son train-train grâce à la mise en oeuvre d’idées nouvelles, qu’elle aura trouvées par des échanges. Stimuler la créativité renforce le plaisir de travailler ensemble et donne le sentiment à l’équipe qu’elle évolue dans un environnement riche en opportunités (c’est toujours mieux que l’inverse : se sentir encerclé et enseveli sous une montagne de contraintes)
  • Mobiliser les ressources individuelles : le fait de s’exercer à porter un regard neuf sur l’environnement, sur les relations, sur le fonctionnement de l’équipe permet à chacun d’envisager les choses autrement. Stimuler la créativité est un bon moyen de relancer la motivation individuelle, en s’exonérant ponctuellement (mais régulièrement) du poids des habitudes
  • Développer l’esprit d’innovation : rien de tel que la monotonie, pour briser peu à peu le sens de l’initiative. Au contraire, stimuler la créativité permet de déboucher sur des innovations de tous ordres, qui redonnent du sens au quotidien, en changeant les perspectives. L’innovation est une nécessité pour rester compétitif (voir à ce sujet : “L’expérience google pour booster l’innovation“)

C’est quoi stimuler la créativité ?

Stimuler la créativité, c’est fondamentalement regarder les situations sous un jour nouveau, depuis un angle décalé, d’une manière potentiellement un peu subversive ou impertinente, qui permet de s’ouvrir à de nouvelles perspectives, envisager de nouvelles solutions.

Stimuler la créativité, c’est penser en dehors du filtre mental, aller au-delà des biais cognitifs habituels, pour élargir son cadre de référence.

Pour cela, il faut un état d’esprit, une posture (ou une certaine attitude), et des méthodes spécifiques. Nous allons en examiner ensemble quelques unes.

Une structure logique pour stimuler la créativité

Pour bien partager des idées créatives, il faut plusieurs conditions de base, qui sont essentielles :

  • Bien poser le cadre (voir à ce sujet : l’importance du cadre du coaching), de façon à ce que le sujet soit bien compris et bien circonscrit, sinon on n’adhère pas , on met peu d’énergie dans la démarche créative, et étant mal ciblée, elle tape à côté de la cible, ou bien les idées sont trop dispersées, si bien qu’on ne peut rien en faire au final (et c’est très décourageant). Pour cela, il faut bien préciser l’enjeu de la recherche d’idées, en spécifiant non seulement ce que l’on cherche mais aussi en explicitant autant que possible pour faire quoi avec. Une bonne démarche pourrait être de formuler une question précise, à laquelle on est sensé répondre dans la séance de créativité.
  • Brasser les idées, en produire un grand nombre (Nota : une autre option pourrait être de n’en prendre qu’une seule, la première par exemple, et de la creuser à fond. Cette approche radicale n’est pas celle qui est utilisée le plus souvent, parce qu’elle est moins amusante. Par contre elle est peut-être beaucoup plus efficace et oblige à penser directement une solution rentable. Pour utiliser cette méthode, on demandera à l’équipe de choisir parmi 3 solutions réputées efficaces et rentables, celle sur laquelle on va se pencher de façon créative pour trouver des manières innovantes de la mettre en ouvre !). Dans cette étape, la pensée est divergente dans la mesure où elle s’interdit provisoirement de fermer, de converger vers des décisions ou des considérations éliminatoires. au contraire, la pensée divergente se propose de travailler par observations, curiosité, associations, imagination, recherche d’autres options et de variantes, etc…)
  • Sélectionner les meilleures idées, qui peuvent être selon les critères que vous aurez privilégiés : les idées les plus séduisantes, les idées les plus originales, les idées les plus faciles à mettre en oeuvre, les idées les plus radicales, les idées les plus rentables, les idées les plus impactantes, etc…
  • Identifier les actions pour mettre en oeuvre les idées sélectionnées et les rassembler dans un plan d’actions. Pour cela, il sera intéressant de commencer par recenser les risques et les opportunités que permettra la solution nouvelle, ses avantages et ses inconvénients (voir à ce sujet Réussir une analyse SWOT), d’identifier les leviers et les freins, de façon à trouver des actions pour prendre appui et faire levier et d’autres pour déclencher et libérer le mouvement, réduire les limitations. Dans cette phase, on commencera à passer de la créativité à l’innovation, en rendant l’idée nouvelle pragmatique et réaliste. (Nota : Souvent cette phase transforme partiellement l’idée, en lui retirant parfois une part de fantasme, et souvent aussi en lui donnant légèrement une autre orientation, comme un effet qu’on donne à la balle, ou une épice qui transforme légèrement la saveur d’un plat. a une nuance près, l’idée restera lettre morte et fera “pchit”, ou deviendra une véritable innovation, un nouveau projet qui fera la différence et pourra aller jusqu’à transformer le marché, les habitudes utilisateurs, le profil de la concurrence et bien évidemment le produit et ses fonctionnalités, donc aussi les outils de production industriels, etc…)

 

Environnement favorable

Pour que le mécanisme de la pensée ne soit pas inhibé, certains éléments de l’environnement sont facilitants.

Penser un environnement favorable: une salle sans table peut être une idée intéressante pour stimuler la créativité (les tables sous-entendent que l’important est décrire, et souvent elles servent de barrière pour se protéger de la relation. Par ailleurs, elles entretiennent un climat connu qui ne favorise pas le changement. Au contraire, une réunion debout au laper-board, ou assis dans l’herbe, ou en cercle dans une salle casse les codes et induit que l’important est d’entrer en relation plutôt que de faire fonctionner exclusivement l’hémisphère gauche du cerveau). L’exposition autour de la salle de panneaux d’affichage avec des informations clés, ou des questions puissantes, ou des schémas clarifiants, ou des photos inspirantes peuvent être des recours utiles. Des éléments de confort tels que des boissons, des confiseries, de la musique, des fauteuils confortables ou rigolos, peuvent déclencher des réflexes enfantins par association d’idées entre ces éléments actuels et des souvenirs d’enfance. Prévoir des système d’affichage des pages que vont produire les participants, des outils comme des post-it, des magazines pour découper des images choc ou des mots clés, etc…stimuler la créativité

Permettez des connexions internet faciles, pour accéder à des contenus vidéos, assister à des webinars, des témoignages en ligne, des recherches par mots clés,  etc…

Attitude managériale

Certaines conventions sont nécessaires pour stimuler la créativité en équipe. Appliquez-les vous-même, en tant que manager (voir : exemplarité du manager)

  • Acceptez que le résultat soit incertain. La pression peut avoir tendance à inhiber la créativité, et déclencher le mécanisme du stress (qui immobilise le cerveau). Donc, donnez-vous un peu de temps, plusieurs réunions si nécessaire. Valorisez les idées nouvelles pour encourager la recherche d’options out of the box, acceptez aussi, qu’il faille un certain temps pour s’habituer à la démarche créative, qui va à l’encontre des habitudes mentales des entreprises, qui visent surtout la reproduction de ce qui a fait ses preuves. Acceptez que la créativité ne débouche que sur des petites idées, des petits pas, des petits progrès, parfois sur des points de détail. C’est déjà pas mal. Ce sera peut-être plus fort une autre fois… Mais qui sait si un petit détail, ne fera pas une grosse différence, ou ne cache pas une idée géniale qui viendra après, à la mise en oeuvre ou à l’utilisation. La créativité passe par des voies qu’on ne soupçonne pas à l’avance ! Soyez bien conscient en tous cas, que la réussite de la prochaine session de créativité va dépendre de la façon dont vous managez celle-ci et en valorisez les résultats !
  • Soyez vous-même bien aligné avec l’esprit de ma démarche créative : amusez-vous, donnez l’exemple de quelques idées décapantes, encouragez les idées saugrenues et évitez les réactions du type : “ça on l’a déjà essayé, cela ne marche pas”, “demandons son avis à l’expert pour valider si l’idée est pertinente”, ou encore “si c’était aussi simple, ça se saurait et nous n’en serions pas là”… Ces petites phrases ne sont peut-être pas fausses et ne traduisent pas  forcément une mauvaise volonté de votre part, mais elles tuent la créativité dans l’oeuf. Ce n’est pas parce que on a déjà essayé sans succès que c’est forcément impossible, ce n’est pas parce qu’un expert ne validera pas une idée selon son cadre de référence technique lié au passé, qu’une idée nouvelle n’est pas intéressante ou faisable, ce n’est pas parce qu’une idée semble très simple qu’elle n’est pas très puissante. Regardez par exemple : respirer, c’est simple, inspirer, expirer, 1, 2… Et pourtant, la vie est fondée sur ce rythme des plus simple !

 

Voici maintenant quelques méthodes pour stimuler la créativité en réunion :

La méthode des 5 pourquoi

Cette méthode permet de remonter aux enjeux sources d’une idée. Il s’agit de poser la question 5 fois la question « pourquoi » pour challenger une idée partagée et aller d’une simple réflexion sur les moyens à l’objectif véritable. Du coup, la réflexion sera peut-être réorientée vers une solution plus en rapport avec l’objectif véritable. Ainsi un de mes clients essaie depuis plusieurs années de mettre en place le guichet unique pour servir ses affiliés. En se posant ainsi la question du pourquoi( pourquoi le guichet unique ? Pour mieux fédérer nos services. Pour quoi fédérer nos services ? Pour avoir une offre compétitive ? Pourquoi avoir une offre compétitive ? Pour nous maintenir sur le marché ! Pourquoi  nous maintenir sur le marché ? Pour mieux servir l’affilié !

Donc finalement, il ne s’agit pas spécialement de mettre en place un guichet unique (qui semble si difficile à mettre en place dans cette organisation-là) mais plutôt de remettre l’affilié au coeur de notre quotidien. De ce simple recadrage, est sortie l’idée simple d’inviter des affiliés à nous parler de leurs attentes vis-à-vis d’un éventuel guichet unique. Les affiliés ont dit qu’ils n’en avaient rien à faire, ce qu’ils voulaient c’était avoir de bonnes prestations et des interlocuteurs accessibles facilement. Cela change complètement l’équation du problème. Du coup,

Autre exemple :
– Pourquoi voulez-vous monter cet événement ?
– Parce que l’entreprise va mal.
– Pourquoi l’entreprise va mal ?
– Parce que les clients se détournent de notre marque.
– Pourquoi ?
– Parce que nous ne sommes pas assez modernes.

Dans cet exemple, on le voit bien, le véritable objectif n’est pas de monter un événement mais de se moderniser. L’événement n’est qu’un moyen, et peut-être pas le plus efficace. On peut alors retrouver sa créativité en changeant d’angle : chercher à être plus moderne ! Ce n’est donc pus la peine de se casser la tête à faire un N!ième évènement, qui n’apportera rien de neuf (on en a déjà fait plein, et les clients en sont lassés…). La méthode de s5 pourquoi aura permis de mieux cadrer le sujet en le ciblant d’une manière juste. Il restera alors à orienter la démarche créative sur les moyens de moderniser, au lieu de se centrer sur l’organisation d’un évènement original.

Autre exemple :

“Nous voulons simplifier nos offres commerciales, pour leur redonner du pep’s. Donc : trouver des idées pour que nos propositions soient plus sexy”

  • Pourquoi 1 : Parce que nos client ne prennent pas le temps de tout lire, sont dispersés par toute la littérature que nous leur fournissons dans nos offres, et nous en donnons ainsi beaucoup trop à voir à la concurrence
  • Pourquoi 2 : Nos clients ne prennent pas le temps de lire, parce que nos propositions sont trop volumineuses et découragent d’avance le lecteur, qui du coup ne lit que la page des prix
  • Pourquoi 3 : Nous mettons trop d’informations dans nos offres, parce que c’est dans notre culture technique de nous justifier et de nous montrer irréprochables. Nous avons d’ailleurs tendance à faire de la sur-qualité et nos prix ne sont pas compétitifs. Du coup nous nous défendons par avance et nous n’allons pas à l’essentiel des bénéfices que recherche le client.
  • Etc…

De pourquoi en pourquoi, la réflexion se centre davantage sur la cible : en l’occurrence, le bénéfice client qui devrait être mis en avant plus directement. On est loin de l’idée de départ qui était de faire des propositions sexy. en revanche, le vrai sujet est de savoir aller à l’essentiel et de se centrer sur le client au lieu de parler de soi, de façon défensive de surcroît !

L’avocat de l’ange

Cette méthode permet de trouver les résistances au changement, les bénéfices cachés d’une solution, qui font qu’on ne lui trouve pas de solution alternative (sans s’en rendre compte et donc sans pouvoir le voir et le dire : on est attaché aux bénéfices cachés de la solution actuelle, si bien qu’on ne parvient pas à se satisfaire d’aucune alternative qui ne présenterait pas les mêmes avantages).

La méthode consiste à se demander quels sont tous les avantages actuels de la situation que nous cherchons à changer.

Exemples :

  • Cette solution nous permet de ne pas remporter ces nouvelles affaires, qui bousculeraient beaucoup trop nos habitudes de fonctionnement actuel
  • Cette solution nous permet de maintenir en place nos croyances par rapport au marché et à ses évolutions probables. Elle nous permet de ne pas nous poser de questions
  • Cette solution non innovante et non glorieuse, fait tourner nos sites de production, sauvant ainsi de nombreux emplois
  • La solution actuelle permet à des personnes qualifiées et expérimentées de rester à leur place. Si nous changions, nous risquerions de les perdre et leurs compétences avec eux.

L’avocat de l’ange aura permis de reposer l’équation de la recherche autrement, permettant peut-être davantage de succès, en précisant le cahier des charges de la sélection d’idées, après le brain storming pour lequel on aura pris soin de lever les inhibitions (ne vous souciez pas des emplois, des habitudes de la maison, de notre vision actuelle du marché, et des croyances véhiculées actuellement par nos senior directors). Lorsque le recueil des idées aura eu lieu, de façon moins limitative, il sera alors temps de spécifier les critères de choix des idées, en tenant compte de nouvelles exigences formulées de façon positive :

  • Quelle solution différente permettrait de modifier nos habitudes sans nous déstabiliser ?
  • En quoi la solution retenue permettrait de faire tourner notre outil de production ?
  • Comment nos experts seniors pourraient-ils s’y retrouver et apporter leur contribution à ce nouveau projet ?
  • Etc…

Les chapeaux de Bono

Cette technique de créativité permet d’éviter la censure et la critique de nouvelles idées.

La méthode consiste à « synchroniser » chaque participant d’une même réunion sur le même mode de pensée. Six modes de pensée ont été identifiés, chacun symbolisé par un chapeau de couleur différente.

Le chapeau blanc représente la neutralité. L’objectif est d’énoncer des faits, des chiffres. On est dans le minimalisme.
Le chapeau jaune représente la critique positive. L’objectif est de faire des commentaires constructifs, positifs. On peut évoquer ses rêves, et rebondir sur les idées des autres pour les mettre en action. On est dans une démarche optimiste.
Le chapeau rouge représente la critique émotionnelle. On exprime son avis, ses sentiments, ses intuitions. On n’a pas ici à se justifier.
Le chapeau vert représente la créativité. L’objectif est de trouver de nouvelles idées, des solutions de rechange, de sortir des sentiers battus
Le chapeau bleu représente l’organisation. C’est l’animateur de la réunion qui canalise les idées et favorise les échanges entre les chapeaux.

Un avantage de cette technique est qu’elle incite l’ensemble des participants à regarder dans une même direction à chaque chapeau, favorisant ainsi l’échange et la communication. L’énergie de groupe créatrice permet de différer la critique immédiate et permet aux nouvelles idées de voir le jour…

stimuler la créativité

Une variante des chapeaux de Bono est la Méthode SCAOMERR, qui permet également d’examiner une idée sous différents angles, grâce à l’application systématique de questions facilitantes, en suivant l’ordre de l’acronyme SCAOMERR.  En voici la signification de chacune des lettres :

S : substituer
C : combiner
A : adapter
O : optimiser
M : modifier
E : éliminer
R : réorganiser
R : renverser

Chaque lettre représente une opération à faire subir à l’idée, au problème, au produit… qui nous intéresse.

Application de cette méthode au challenge d’un journal interne d’entreprise :

S – substituer : mettre un élément à la place d’un autre.
Par exemple : qu’est-ce qui pourrait remplacer le journal interne ? Si je mets un journal en place, quel outil existant peut-il remplacer ? Est-ce que je peux l’utiliser autrement ?
C – combiner : fusionner deux concepts.
Par exemple : pourrions-nous fusionner les informations disponibles dans le journal interne et celles envoyées par mail aux salariés ?
A – adapter : placer son concept dans un autre contexte.
Par exemple : y a-t-il eu quelque chose de semblable dans le passé ? Que pourrais-je copier ?
O– optimiser : améliorer, grandir, grossir, agrandir ou étendre ?
Par exemple : que peut-on ajouter ? Des articles supplémentaires ? Plus de temps pour rédiger les articles plus qualitatifs ?
M – modifier : changer la forme, la signification, la couleur…
Par exemple : peut-on changer le titre ? La ligne éditoriale ? Passer à une version en ligne ? Peut-on utiliser le journal interne diffusé au siège également auprès de la force de vente ? Peut-on employer une partie du contenu et le recycler à destination de nos clients ou de nos fournisseurs ?
E- Eliminer ou épurer : qu’est-ce qui n’est pas nécessaire ?
Par exemple : a-t-on besoin d’autant de pages ? tous les types de sujets abordés sont-ils pertinents ? doit-on garder une fréquence aussi élevée ?
R- réorganiser : d’autres dispositions ?
Par exemple : D’autres rubriques ? Un ordre différent ?
R – renverser (inverser) : inverser le négatif et le positif ? partir du besoin des lecteurs ou bien faire s’exprimer les lecteurs dans notre journal  Mettre le haut en bas? Changer les séquences ? Etc…

C’est une technique qui permet de trouver de nombreuses idées, de sortir d’une zone de confort et de retrouver l’inspiration.

Le zapping des mots

stimuler la créativité

Par cette technique de créativité, on cherche à formuler l’équation d’un problème d’une manière décalée et différente de façon à dégager de nouvelles perspectives. Parfois par exemple, au lieu de chercher à augmenter la puissance, on peut chercher à diminuer les freins, ce qui ouvre à de nouvelles actions, parfois plus faciles à trouver, et qui contournent la difficulté technique sur laquelle on bute…

Exemple : “Améliorer nos réunions de service”. Il y a des cette formulation 3 paramètres à challenger :

  • améliorer
  • réunions
  • de service

Le zapping des mots (changements de mots) va ouvrir à trois tiroirs de nouvelles possibilités :

  • à la place de “améliorer”, nous pourrions dire : réduire le nombre, réduire la durée, réduire la fréquence, intensifier la participation, dédramatiser, mieux cibler, mieux préparer, mieux animer, etc…
  • à la place de “réunions”, nous pourrions dire : communication, information, décisions, pratiques de convivialité, lieu pour réguler les tensions entre nous, occasions de nous rencontrer et de palabrer agréablement, moyens de nous confronter, occasions de débattre de nos valeurs et de partager nos représentations, renforcer notre motivation, vérifier notre alignement, optimiser les interfaces, renforcer la coopération
  • à la place de “service”, nous pourrions dire : des personnes directement impliquées, de tout le plateau, de toutes les équipes concernées, etc…

Du coup, le problème pourrait être reformulé de façons différentes, dont certaines pourraient être plus sinisantes. Exemples :

  • Comment rendre nos échanges transverses plus productifs et plus centrés sur l’essentiel ?
  • Comment s’assurer de notre efficacité collective entre tous les services concernés sur des sujets chauds ?
  • Comment fluidifier la circulation d’information, en dehors des réunions qui devraient se centrer sur la réflexion et la prise de décision ?
  • Etc…

On le voit ces formulations alternatives, désaxent la recherche, la précisent ou l’élargissent, mais dans tous les cas, elles peuvent contribuer à décoincer, à donner de la perspective de champ, à identifier les vrais sujets, à segmenter le problème (ce qui permet de traiter des points plus simples aux solutions plus évidentes parfois)…