Qu’est-ce qu’un leader libérateur ?

Faut-il être un leader charismatique pour être un leader libérateur ?

Il n’y a pas d’entreprise libérée sans leader libérateur.

Mais plus important encore, il n’y a pas d’entreprise libérée sans leader libéré… Le leader libérateur doit être en chemin de libération lui-même…

Qu’est-ce que tout cela signifie, concrètement ?

Le charisme d’un leader libérateur

Plus besoin d’être un leader charismatique, il est largement plus intéressant d’être un leader libérateur (mais beaucoup plus rare et difficile !). Un leader libérateur est une personne en cours de libération d’une partie du poids de sa propre personne, un être qui creuse en lui-même au-delà de ses conditionnements pour se voir pleinement tel qu’il est dans sa nature profonde, au-delà de sa personnalité (voir à ce propos : “l’imposture de la personnalité“, et “Qu’est-ce que la réalité ?“)

Avant de faire preuve de charisme (au sens d’être un visionnaire du marché, un grand capitaine au panache blanc, qui harangue les foules pour les électriser), un leader devrait d’abord être un libérateur, une personne particulièrement lucide et honnête, bien aligné entre les valeurs portées et les valeurs incarnées.

Un leader libérateur crée principalement de la valeur en actionnant au quotidien deux leviers majeurs, la vision et les convictions qu’il remet sans cesse en perspective des objectifs et de l’action  :

  • Quelle valeur crée-t-on pour le client à travers cette tache ou ce projet ? (Raison d’être, mission)
  • Comment pratiquement oser se faire confiance, à soi-même, et entre nous, pour incarner dans l’action présente cette raison d’être et les valeurs qui nous animent ?
  • Comment finalement, cesser de marcher sur la tête, nous comporter collectivement comme des êtres sensés, dignes, responsables, généreux, créatifs, etc… ? Et non pas comme des automates, esclaves abrutis d’un système absurde…

Raconter l’histoire vraie du chemin de libération

Il paraît qu’un vrai leader serait celui qui sait raconter des histoires qui font rêver, et enchantent les collaborateurs. Mais quelle histoire est la plus enchanteresse, si ce n’est l’histoire de leur liberté, et donc de leur libération. Pas une histoire à dormir debout où on va être les meilleurs et “dominer âme monde”, vaincre nos concurrents, et prendre plein d’argent à nos clients pour nous enrichir !

A quoi bon tout ça ? Cela n’excite plus les jeunes (qui sortent de la torpeur de leurs aînés). et ils ont bien raison.

Ce qu’il faut c’est raconter plutôt une histoire vraie, leur propre histoire, celle de leur cheminement pour réaliser pleinement leur potentiel d’être humain. Comment vont-ils s’accomplir en tant qu’individus au sein d’un groupe qui favorise leur éclosion ? Cela, c’est vraiment excitant, parce que cela a vraiment un sens profond et des applications immédiates, qui vont bien au-delà du cadre professionnel et des misérables “horaires de travail” et “avantages sociaux”. L’être humain n’est pas fait pour vivre une vie cloisonnée, dans des cases étanches, il a besoin d’une unité et d’une cohérence de son être profond dans tous les domaines de sa vie.

Développer tout son potentiel

Comme l’explique Frédéric Laloux, dans son livre “Reinventing organisations”, on n’utilise qu’1/16 de nos potentiels de créativité, d’audace, d’intuition, de patience, 1/16 ème de tout en fait !… Et à mon avis, c’est encore beaucoup plus faible que cela, parce que le premier filtre nous prive déjà de notre source interne.

1- D’abord en effet, dans la vie en général mais en particulier dans le monde du travail, on privilégie largement la part visible et sociale de notre individu, notre ego, au lieu de notre être profond, qui reste en retrait et souvent en friche, absolument inconnu de nous-même, et frustré de ne pouvoir être épanoui. Donc nous venons au travail avec un masque social, qui nous limite considérablement, celui des conditionnements sociaux auxquels on nous a appris à nous conformer. Voici déjà une coupe sombre dans nos ressources, parce que leur source est justement cette profondeur, dont nous nous coupons à cause de nos peurs de la vie elle-même (voir à ce sujet notre article : “démasquer l’imposture de la personnalité“). Nous nous identifions à notre masque social, et c’est une erreur lourde, qui nous coûte un maximum en termes de développement de nos potentiels !

2- Ensuite, la société privilégie le masculin sur le féminin. Et boum : voilà déjà la moitié de notre être qui est encore mis sous scellés. C’est un fait de civilisation, partout dans notre humanité sur notre planète, les femmes sont disqualifiées, voire méprisées, bafouées et asservies (voir à ce sujet, notre article sur : “la fête des femmes”). Nous nous privons de l’épanouissement et de l’expression libre de qualités immenses, consistant par exemple à reconnaître sa vulnérabilité, à être en contact avec ses émotions et ses intuitions, à prendre soin des autres, à être doux et tendre… En revanche, nous sur investissons la détermination, la volonté de conquête, l’agressivité, qui sont de bonnes qualités, à condition qu’elles soient équilibrées par leurs complémentaires féminins, ce qui n’est pas le cas !

On privilégie ainsi le rationnel sur l’émotionnel. Et allez : encore la moitié de perdue sur la pauvre part qui restait. Rien qu’avec ça,  notre potentiel se trouve réduit à une peau de chagrin !

Le leader libérateur doit être en chemin de libération

On ne peut accompagner les autres vers le développement de leur plein potentiel que jusque là où nous avons été nous-même dans le développement de notre propre profondeur. A défaut de cet alignement personnel, de cette congruence, de cette honnêteté fondamentale, on peut se confondre en conseils et en imprécations, mais elles resteront impuissantes, car l’autre ne se développe que s’il y a résonance avec l’accompagnateur. Et il se trouve que cette résonance n’aura lieu que si le terrain de résonance a déjà été défriché et épanoui, au moins en partie, chez l’accompagnateur. C’est pourquoi le leader libérateur doit être lui-même en partie libéré !

En quoi consiste cette libération du leader libérateur ?

Que l’on soit un homme ou une femme, il faut d’abord reconnaître et épanouir en soi sa part de profondeur, de féminin, et d’émotionnel intuitif. En faire des ressources actives, et non plus des tabous obscurs.

Pour cela, il faut apprendre à s’enraciner dans le présent et dans le corps.

Pour pouvoir lâcher prise sur la fausse identité de soi (l’ego), il faut pouvoir prendre un appui à un niveau plus profond.

Si on lâche prise, sans un appui…on tombe, et c’est tout ! C’est justement cette perspective effrayante qui empêche de lâcher prise. Dans les formations au coaching, nous vous entraînons à vivre l’expérience que vous ne pouvez pas tomber, parce que vous êtes toujours là, en arrière plan. Si vous lâchez l’avant plan, si vous quittez la tête et ses pensées, il ne se passe rien de grave, vous ne tombez pas, vous investissez juste l’arrière de vos appartements intérieurs. Vous découvrez l’univers de vos sensations, et constatez qu’il y a une présence en arrière des pensées, qui est la conscience que vous êtes.

Et justement, vous ne pouvez prendre appui que sur ce que vous êtes vraiment. Et peu importe le résultat, dont vous n’êtes d’ailleurs pas responsable, même s’il est contractuel. Vous ne le portez pas. C’est le travail et la responsabilité de ceux que le leader libérateur accompagne d’atteindre leurs objectifs . Le leader doit se concentrer sur lâcher prise sur le résultat et s’enraciner dans le présent, pour bien accompagner ses collaborateurs. Ce n’est qu’ainsi qu’un leader peut être présent, et « modéliser le comportement cible »…

Pour parvenir à ne plus se crisper dans le haut du corps, et détendre nos trapèzes, il va falloir cesser de les solliciter, en faisant l’expérience d’un appui plus profond dans le bas du corps. En s’installant solidement dans son bassin, bien campé sur ses jambes ou bien calé dans son siège, on peut progressivement découvrir les fondements de la confiance et cesser de s’accrocher dans le haut du corps, par peur des abysses qui se trouveraient en bas… La détente qui s’en suit procède d’un abandon de haut vers bas, quand d’abord on est rassuré par un soutien qui monte du bas vers le haut. Étonnamment, le lâcher prise ne consiste donc pas tant à « lâcher », qu’à savoir d’abord prendre appui en profondeur.
Dès lors, il n’y a plus d’effort à faire pour lâcher (ce qui serait d’ailleurs un bien curieux paradoxe), mais le relâchement se produit tout seul car les appuis sont suffisamment solides.

Seulement voilà : prendre appui vers le bas du corps, cela signifie accepter cette zone du corps, qui abrite la profondeur de nos instincts, non seulement le sexe (toujours un peu tabou) mais aussi le nombril, la vie et donc la mort (encore plus tabou peut-être…). Lâcher prise implique donc de renoncer à des peurs ancestrales (voir notre article : “comprendre la peur“). C’est un travail que l’on peut faire en coaching. Aussi surprenant que cela paraisse, quelques séances suffisent parfois, à relâcher un dynamisme de tension chronique. Du coup, il y a souvent tout un pan de la vie qui s’en trouve soulagé, comme libéré !

Libérer son potentiel de leader libérateur

Après avoir lâché prise, il se produira dans votre vie une lame de fond de transformation.

1- Il va falloir apprendre à dire non aux compromissions, pour pouvoir dire oui à ce que vous voulez vraiment, qui correspond bien à votre être profond !

Pour cela, il va falloir apprendre la vigilance et la concentration. Celle-ci permet d’être complètement connecté à ce que l’on fait, que ce soit dans notre vie professionnelle, personnelle, sportive ou autre… Etre concentré dans chaque activité que nous faisons permet d’être plus efficace, de mieux apprendre, développer, créer…ce qui augmente notre potentiel de réussite et de performance (voir à ce sujet : “Performance ou excellence ?“). Être concentré sur le moment présent permet d’apprécier aussi les choses et d’augmenter considérablement votre bien-être.

Etre attentif est la clé de la concentration, elle même à la base de toute réussite. Etre attentif, c’est être présent et disponible pour ressentir et agir en conscience, tranquillement, efficacement.

Voici une liste d’exercices pour être attentif, à soi-même et aux autres, qui vous donneront à la fois un haut niveau de vitalité, et une bien meilleur impact dans vos communications, donc une « performance » accrue dans tout ce que vous faites et une plus grande aisance pour conduire vos projets de manière à la fois fluide et efficace. C’est pas un beau programme ça ?

  • La bonne nouvelle c’est que les exercices sont assez simples.
  • La mauvaise nouvelle, c’est qu’il faut les pratiquer… sinon, évidemment, ils ne vous serviront à rien !

En effet, être attentif, est un réflexe et une habitude qui s’entrainent et se développent en pratiquant. C’est donc sur la longueur que ces exercices pour être attentif vont infuser en vous une grande vitalité, et vous faire progresser de façon remarquable dans tous les domaines de votre vie.

Ce n’est qu’en étant attentif et profondément présent à soi-même, à travers des relations authentiques aux autres, que l’on peut vivre sa vie pleinement et avec légèreté.

En développant la concentration, nous développons notre capacité à écarter les dispersions. Elles peuvent provenir des attentes de certaines personnes à notre égard (collègues, amis, fans, médias, concurrents, etc., ou venir de l’intérieur (parasites divers tels que inquiétudes, doutes, pensées négatives, peur de l’échec, espoirs et attentes par rapport à un avenir meilleur, etc..).

Selon Léonard de Vinci,  « L’humain regarde sans voir, écoute sans entendre, touche sans sentir, mange sans goûter, se déplace sans le ressentir, respire sans avoir conscience des odeurs ou des parfums et parle sans réfléchir ». De fait, nous sommes la plupart du temps en « pilote automatique » et vivons comme des robots, conditionnés par des automatismes émotionnels. Les techniques de relaxation, de méditation peuvent aider à augmenter considérablement la capacité de concentration. Cela demande de l’entraînement.

2- C’est en vous engageant dans ce chemin d’individuation, que vous rencontrerez le doute et que vos zones d’ombre apparaîtront plus clairement. Tant mieux, vous pourrez ainsi les voir et les éclairer. Vous développerez ainsi la vraie confiance en soi, en prenant appui sur votre profondeur au lieu de toujours vous raccrocher à votre ego. Entre nous, imaginez qu’en situation de déséquilibre, vous vouliez vous raccrocher à une planche pourrie, ne sentiriez-vous pas un certain stress, en constatant la précarité de votre soutien ? Eh bien votre stress vient justement de là. Vous ne prenez pas appui sur vos fondations solides, vous tentez désespérément de vous accrocher à une illusion de vous-même. Evidemment, ce n’est ni rassurant ni confortable…

3-Dans ces conditions de stabilité, votre créativité se développera naturellement et vous pourrez retrouver l’inspiration.

  • Comment utiliser sa propre respiration pour être « inspiré » ?
  • Comment utiliser sa respiration pour retrouver l’inspiration ?
  • Comment se centrer sur l’instant présent pour s’accorder aux rythmes naturels de la vie du corps ?

Etonnamment les mots « inspiration » et « expiration » ont chacun un sens figuré, en plus de leur sens propre lié au processus pulmonaire. Dans le langage imagé :

  • Expirer, c’est aussi : mourir (ne dit-on pas qu’un mourant rend son dernier souffle ?)
  • Inspirer, c’est aussi : insuffler un idéal aux autres ou capter une intuition pour soi (ne dit-on pas que les poètes sont inspirés par leur muse ?)

L’inspiration (trouver des idées, se sentir motivé, avoir de l’enthousiasme, etc…) est donc très liée processus physiologique de la respiration.

Voyons comment il peut nous aider à laisser le passé s’écouler derrière nous, pour mieux vivre le présent et recevoir l’ « inspiration » du présent.

Un peu comme dans la marche de santé, quand on prend appui sur le pied arrière pour faire un pas en avant : on tient son passé sous ses pieds pour le laisser derrière soi avec le pas suivant, qui nous engage résolument vers l’avenir.

Accepter d’expirer à fond…pour retrouver l’inspiration

A chaque fois qu’on est prisonnier de sa tête et que le mental s’agite et tourbillonne, une pratique très efficace pour se recentrer et s’enraciner consiste à expirer à fond, au point qu’il n’y ait plus de place pour des pensées toxiques, au point qu’il ne reste rien en dehors du souffle, qui s’amenuise jusqu’à cesser une seconde, au travers de la pause à vide, qui précède l’inspiration suivante … (voir notre article : “arrêter de penser“de manière compulsive)

Ne cherchez pas à bloquer vos poumons à vide, contentez-vous d’expirer doucement et complètement, jusqu’à ce que l’appel de l’inspiration se fasse ressentir naturellement. Appréciez alors le soulagement et l’immense plaisir, tout simple mais puissant, que vous ressentez quand l’inspiration emplit vos poumons d’air frais. Puis expirez de nouveau de la même manière, en prenant votre temps, en allant jusqu’au bout, en étant attentif à vider vos poumons en douceur, mais au maximum… Puis appréciez de nouveau comment l’inspiration vous surprend, et laissez vous inspirer de nouveau…

Pratiquer ainsi quelques minutes provoque immanquablement un effet saisissant de relativisation de toutes les préoccupations passagères.

Une autre pensée se présente ? Laissez-la se manifester sans la manipuler, choisissant de la laisser se dissoudre avec le souffle, tout en ne vous concentrant que sur l’expire … Imaginez-vous que vous “chevauchez votre souffle”. Faites cela quelques instants, quelques minutes éventuellement, tout en fermant les yeux ou en posant votre regard quelque part au loin. Mais tournez votre attention vers l’intérieur des sensations. Suivez les invitations de votre inspiration et de votre expiration :

Le diaphragme est un muscle en forme de dôme qui sépare la cavité thoracique de la cavité abdominale. Il s’aplatit lorsqu’il se retrouver l'inspiration - leader libérateurcontracte, repoussant les viscères et augmentant la dimension de la cavité thoracique et par conséquent des poumons. Cette augmentation de volume des poumons entraîne une dépression qui aspire l’air. Il agit à la manière d’une pompe située à la base des poumons. Pour donner un ordre d’idée, durant la respiration normale, au repos, le diaphragme s’abaisse d’environ 1 cm et permet ainsi l’entrée de 500 millilitres d’air dans les poumons. Par ailleurs, il peut s’abaisser de plus de 10 cm lors d’une inspiration forcée et entraîner l’entrée de 2 à 3 litres d’air. Evidemment ces quantités peuvent être bien différentes dans le cas d’une respiration complète accompagnée avec la conscience (voir nos 2 articles à ce sujet : “coaching de lâcher prise” et “être attentif“)

A l’inverse, le relâchement du diaphragme permet l’expiration. Contrairement à l’inspiration, l’expiration normale (non forcée) est un processus passif qui ne nécessite aucune contraction musculaire. Elle est le résultat de la rétraction élastique des muscles inspirateurs, tandis que la poitrine et les poumons qui reprennent naturellement leur forme après avoir été dilatés.

Le pouvoir des routines matinales

  • Etre libre c’est avoir le pouvoir de décider.
  • Décider c’est être responsable.
  • Etre responsable, c’est être cohérent.
  • Etre cohérent, c’est maintenir dans le temps des comportements alignés avec vos choix de vie…

Pour développer son potentiel de leader libérateur, il n’y a pas de doute qu’il faut s’accorder du temps à soi-même, à minima du temps pour une hygiène personnelle, et certainement aussi du temps pour se développer délibérément.

Par ailleurs, quoi qu’on veuille construire (a fortiori quand il s’agit de soi-même), il faut de la régularité, car “le temps ne respecte pas ce qu’on fait sans lui” paraît-il…

Si vous voulez être régulier dans le temps que vous vous accordez à vous-même, le meilleur moment est finalement le matin au réveil, quitte à se lever encore plus tôt, bien avant que les obligations diverses ne commencent.

Vous me direz : et quand on n’est pas du matin ? D’autres moments de la journée sont possibles évidemment, mais regardez bien l’avantage qu’il y a à démarrer la matinée du bon pied :

  • Quand vous démarrez votre journée ordinaire, après vous être adonné à vos routines, c’est un peu comme si vous aviez déjà réussi votre journée avant même de l’avoir commencée : vous êtes en forme, disponible, frais, concentré, en appétit, bien orienté mentalement… Vous êtes fin prêt pour réussir la suite, quand le commencement est déjà bien emmanché !
  • De plus, le matin, l’énergie est montante. C’est le meilleur moment pour s’éveiller (voir cet article : “s’éveiller de l’état de veille“).
  • Et puis, le matin, surtout si c’est bien avant que la vie ordinaire des autres ne commence, vous êtes normalement à peu près tranquille et ne serez pas dérangé (par le téléphone, par les enfants, ou par des obligations sociales diverses)

Par ailleurs :

  • Le soir, on est souvent fatigué de la journée, et on aura tendance à reporter ou à manquer d’élan pour s’adonner à ses routines personnelles, toujours un peu répétitives…
  • Dans la journée, il y a beaucoup de variables qui bousculent les agendas, si bien que souvent on ne peut accomplir ce qu’on aurait voulu. Donc si vous planifiez vos routines en pleine journée, vous aurez souvent le désagrément de constater qu’elles seront passées  à la trappe (une fois de plus 🙂

Lire 3 exemples de routines matinales pour vous mettre en forme dès le saut du lit…

Quelles sont les autres qualités d’un leader libérateur ?

Etre un “référent” stable et solide,

Un leader rassure pas sa maîtrise et son calme (un peu comme “l’église au milieu du village” qui donne l’heure éloigne la foudre, quoi qu’il arrive).

La maîtrise dont on parle, c’est certes la maîtrise de soi, mais c’est aussi la maîtrise du métier, des compétences techniques et des dossiers (au moins dans une certaine mesure). Cela s’obtient par le croisement du don et de l’expérience (ou le travail). Le leader détient une double compétence de spécialiste (expérimenté dans chaque domaine) et de généraliste (la vue d’ensemble et des combinaisons).

Cependant, un leader n’est pas un technicien, ni un expert, c’est d’abord quelqu’un qui donne de la structure en posant le cadre. Il définit explicitement les résultats attendus, et transmet des consignes précises sur ses exigences.

Sous cette rigueur, il y a un regard positif, et optimiste, qui consolide les appuis de chacun.

 

Faire preuve de chaleur humaine et de proximité

Personne ne réussit jamais rien en restant seul dans son coin. Devenir un leader en passe nécessairement par une relation forte aux autres. Evidemment, un leader doit donc savoir bien s’entourer et déléguer. Mais avant cela, il doit déjà être capable de s’engager dans une relation profonde avec chacun. Ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir s’intéresser vraiment à l’autre tant que sujet de sa propre vie. Il ne s’agit pas d’indiscrétion ou d’ingérence dans la vie privée mais de capacité à se rendre disponible et accessible. Etre capable de s’affirmer avec confiance en soi, mais aussi en reconnaissant sa vulnérabilité, donc en assumant ses émotions…

devenir leader libérateur

Devenir un leader demande de développer sa maturité émotionnelle. Tout le monde n’a pas ce courage et cette vocation.

A tout prendre, il vaudrait mieux établir des relations saines et fortes, mais avec une communication approximative, plutôt qu’une communication parfaite et des relations faibles ou délétères. Mais l’un n’empêchant pas l’autre, pourquoi ne pas capitaliser sur des relations fortes et les entretenir à travers une communication professionnelle ?

Penser en rupture

Un leader est quelqu’un qui pense solutions, au lieu de rester dans le problème et dans les sillons pré-tracés de la médiocrité. C’est donc quelqu’un qui pense en rupture, quelqu’un qui aide les autres à sortir de l’espace problème pour voir des solutions là où ils ne regardent pas.

Penser solutions c’est être capable de :

  • proposer un questionnement orienté solutions : privilégier des questions qui font réfléchir, plutôt que des questions qui invitent à décrire ce que l’interlocuteur sait déjà et qui ne créent donc pas de valeur pour lui. Offrir des questions sur le solutions, sur le futur et sur l’action, plutôt que des questions sur le problème, le passé et la compréhension)
  • ne pas se laisser ensevelir par le problème et l’exposé interminable de la complexité des contraintes liées au contexte….Il faut une bonne relation de confiance et la maîtrise de la position basse pour déstabiliser l’interlocuteur et lui proposer des raccourcis. Ce n’est pas si facile à faire, si on veut éviter de le bloquer ou de le braquer. Clairement : devenir un leader d’Air ce n’est pas être un expert qui donne des conseils, c’est être un agitateur qui stimule la réflexion out of the box vers des éléments de solutions. Donc pas besoin de s’enfoncer dans l’espace problème pour ça.

Un leader est aussi un visionnaire, qui transmet son enthousiasme, en étant capable de co-construire un vision partagée à partir des rêves des autres qui rejoignent le sien. Un leader Air n’a pas besoin d’être lui-même un créatif au sens des artistes qui savent exprimer leur imagination à travers l’art. Il lui suffit d’être ingénieux et de savoir confectionner, en bricoleur, des schémas qui l’aident à se faire comprendre. Il peut recourir à des métaphores et des illustrations pour mettre les autres sur la piste d’une vision commune. Il saura aussi pour lui-même en tous cas, recourir au pouvoir de la visualisation positive, afin de permettre à se s rêves de se réaliser.

Lâcher prise sur le résultat

Dans notre système solaire, l’astre solaire rayonne gratuitement, parce que c’est a nature, pas “pour” faire plaisir ou pour se rendre intéressant. Le soleil rayonne parce que c’est sa nature. Si cela plaît aux autres, tant mieux pour eux, cela relève de leur choix et de leur propre liberté que d’apprécier ce qu’ils veulent. Le leader fait ce qu’il a à faire, sans se soucier de son image ou de ce que les autres vont en penser…

Devenir un leader, c’est lâcher prise sur le résultat, en reconnaissant qu’en définitive : personne n’a jamais aucune prise sur le résultat, lequel est de surcroît sans intérêt, puisque c’est une  chose inerte. Ce qui compte c’est de se concentrer à chaque instant sur chaque action. Ce qui compte vraiment pour ce leader, c’est de progresser et de transformer positivement son environnement et ses équipes !

Nous faisons parfois faire un petit exercice sympa qui s’appelle “lâcher prise et concentration” qui permet de se focaliser à fond sur l’action en réduisant les parasites de la pression du résultat. C’est ainsi qu’entre performance ou excellence, pour devenir un leader de Feu, il faut toujours choisir l’excellence.

Pour devenir un leader, il faut savoir prendre des risques et toujours considérer qu’il n’y a jamais rien à regretter. Les risques qu’il prend se ramènent en fait à un seul : prendre le risque de vivre, vivre dans l’instant présent, sans se raconter d’histoires, juste en mettant un pied l’un devant l’autre, car ce n’est que comme cela qu’on avance.

devenir un leader