Un schtroupf qui refuse de traverser la crise
Personne n’aime les crises, et pourtant c’est grâce à elles que l’on grandit

 

 

Qu’il s’agisse :

  • d’une crise interne à l’équipe (échec, usure, conflits, etc…),
  • ou d’une crise liée à son environnement (plan social, restructuration, fusion, etc…)

C’est le moment de monter d’un cran votre niveau d’exigence par rapport à votre management.

Passons en revue succinctement quelques bonnes pratiques de Coaching-management à garder en tête, pour traverser la crise et en sortir par le haut :

  • Privilégiez la relation
  • Renforcez votre présence terrain et votre proximité
  • Parlez vrai
  • Communiquer, sur-communiquer et même : « méta-communiquer »
  • Prenez soin de votre équipe, elle vous le rendra !
  • Revenez aux fondamentaux : exercez juste votre métier !
  • Recentrez-vous sur les valeurs et le projet d’équipe
  • Montez votre niveau d’exigence, pour laisser moins de place aux états d’âme…
  • Travaillez sur le sens et l’opportunité que représente la crise

 

Privilégiez la relation

Le « Qui » prime le « Quoi » : Vous connaissez ce principe énoncé par Jim Collins, dans son livre célèbre « De la performance à l’excellence ». Ce chercheur a mis en évidence que dans les entreprises les plus performantes du monde, on faisait passer l’humain et la relation avant l’activité et les résultats… c’est notamment comme cela qu’ils obtiennent des résultats exceptionnels !

Ce principe, qui est vrai de tous temps, l’est encore davantage en situation de crise.

La relation est plus importante que les « choses à faire ». C’est même grâce à cela qu’elles seront faites et bien faites, alors même que les conditions de réussite ne sont pas toutes réunies.

 

Renforcez votre présence terrain et votre proximité

Parfois on entend les gens se plaindre de ne voir leur patron que lorsqu’il y a un problème.

Eh bien là, justement, ce n’est pas le moment de se faire discret. Au contraire, s’il est vrai qu’on reconnaît ses amis dans l’épreuve, c’est aussi dans la difficulté qu’on reconnaît les vrais managers, au fait qu’ils assument, et qu’à-minima : ils sont PRESENTS.

 

Parlez vrai

… évidemment, dans une transparence « relative »  (soyons réalistes) !

Certes on ne peut pas tout dire, du moins pas n’importe quand, et encore moins n’importe comment ! Mais on peut en dire beaucoup, surtout si on le fait avec modestie et honnêteté. Les gens ne s’affolent que lorsque la communication est rompue et déformée. Ils sentent qu’on évite de leur parler, qu’on se préserve, et c’est justement cela qui les inquiète.

Reconnaître qu’on ne sait pas tout, qu’on partage même une certaine inquiétude, n’est pas une prise de risque, parce que de toutes façons : tout le monde s’en doute. En le reconnaissant, on fait preuve de courage et de respect. Cela force l’estime, et encourage à la solidarité.

 

Communiquez, sur-communiquez et même : « méta-communiquez » 

  • Communiquer c’est ce qu’on fait d’ordinaire (du mieux qu’on peut…)
  • Sur-communiquer, c’est communiquer davantage. D’habitude on informe de ce qu’on sait. Là, il est bon de communiquer même quand on ne sait pas encore, ne serait-ce que pour maintenir le contact et éviter au maximum que les personnes ne fantasment n’importe quoi (et le pire de préférence).
  • Méta communiquer, c’est communiquer sur la manière dont on communique. L’équipe en tension a besoin d’être plus « entretenue » qu’à l’ordinaire :
    • éviter les non-dits,
    • lever les confusions,
    • prendre du recul ensemble pour factualiser les rumeurs,
    • dépassionner les débats,
    • aplanir les tensions,
    • réguler les relations…

 

Prenez soin de votre équipe, elle vous le rendra !

Quand l’équipe est en crise, il est bon de rappeler des règles de fonctionnement et d’interactions efficaces au sein de l’équipe et d’en donner l’exemple. Si vous ne le faites pas encore régulièrement, c’est le moment d’initier un bilan de fonctionnement, voire de convoquer une réunion de régulation.

Organisez des espaces de dialogue et accusez réception des sentiments. Favoriser l’expression canalisée des morosités (un peu comme il existe des gargouilles au sommet des cathédrales pour repousser la pluie à l’extérieur de l’édifice)

Réunissez votre équipe, pour débattre ensemble des sujets d’actualité (de toutes façons, ces débats auront lieu avec ou sans vous. Alors autant que vous y soyez présent, pour les canaliser et éviter les dérives).

Faîtes des entretiens individuels, pour recueillir les humeurs, répondre aux questions… et recentrer sur l’activité !

 

Revenez aux fondamentaux : exercez juste votre métier !

A quoi nous servent les états d’âme, que l’on entretient savamment ?

A nous évader hors du présent, hors de l’action, loin de notre dignité et de notre responsabilité humaine…

Comment en sortir ?

Se recentrer sur le court terme, et se remettre au travail !

Quand tout fout le camp, c’est le moment de revenir aux fondamentaux !

 

Recentrez-vous sur les valeurs et le projet d’équipe pour traverser la crise 

Ce n’est pas au moment qu’on en a le plus besoin, qu’il faut perdre son âme !

On a des valeurs à défendre. On a un métier, une vocation, une conscience professionnelle.

Et ce n’est pas parce qu’il y a des difficultés réelles qu’il faut baisser les bras et tout abandonner de ce à quoi l’on croit profondément !  Au contraire, c’est le moment de se montrer qui on est vraiment et ce qu’on a dans le ventre.

Montez votre niveau d’exigence, pour laisser moins de place aux états d’âme… 

Après tout, quand on est occupé à réussir, quand on est concentré sur chaque pas en avant que l’on fait, il y a moins de place pour se faire des nœuds dans les cheveux avec des faux problèmes. Et ce n’est pas parce que l’entreprise ou l’équipe traverse une zone de turbulence que le monde cesse de tourner. On a des objectifs à atteindre.

Si l’équipe est constituée, ce n’est ni par hasard, ni uniquement pour le plaisir, c’est pour accomplir ensemble un projet et réussir à relever des défis.

Et si vous repreniez votre projet fédérateur d’équipe, pour en réajuster les objectifs ?

Votre niveau d’exigence qui porte généralement sur les résultats, sera également accentué sur les attitudes et les comportements d’équipier, que vous encouragerez généreusement.

 

Travaillez sur le sens et l’opportunité que représente la crise 

« Ce qui ne nous tue pas nous fait grandir », disait Nietzsche…

Alors, finalement, de quoi cette période est-elle une opportunité pour nous ? Comment va-t-on grandir ensemble grâce à cette situation ? Qu’est-ce qu’elle nous enseigne, qu’est-ce qu’elle nous permet de devenir ?

Autant de questions utiles, qu’il faut se poser, au lieu de s’inquiéter pour notre avenir. Ce dernier dépend de la façon dont on l’envisage et de la manière dont on investit notre présent.

C’est tout de suite que se joue l’avenir. Dans nos choix personnels, dans nos attitudes de chaque instant, et pas seulement dans le dénouement de telle ou telle macro décision qui nous dépasse et nous échappe…

 

 

Pas de panique, il faut juste traverser la crise
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