Pourquoi et comment élaborer une vision partagée en équipe, en lien avec votre vocation et vos ambitions collectives ?

Savoir à la fois qui l’on est et où l’on va…est bien utile quant il s’agit de déterminer par où il faut passer maintenant !

Ne pas se projeter, et « gérer » le quotidien au gré des contraintes, en ne faisant que des choix par défaut, n’est ni du leadership, ni du management, mais juste de la non-maîtrise de soi et de son environnement.

prendre de la hauteur pour une vision partagée

Pourquoi une vision partagée ?

  • Faut-il forcément se construire un projet, avec une vision et un plan ?
  • Serait-ce une sorte de nécessité quand on pilote un groupe, de manière à lui donner des clés de lecture et pouvoir se coordonner ?
  • Ne pourrait-on se laisser inspirer par le chemin en veillant à rester bien centré, laisser le tapis rouge se dérouler sous nos pieds, en acceptant ce qui s’offre à nous comme une invitation à nous orienter dans ce sens ?

Après tout, pourquoi pas ? Certains, à titre individuel, font parfois l’expérience de cette « non méthode » : pas de projet, mais beaucoup de présence à soi-même pour rester bien équilibrés, et une grande vigilance à éprouver du plaisir dans les opportunités qu’ils choisissent de relever, et à vérifier que les résultats sont toujours satisfaisants.

A notre avis, un tel mode de management, qui n’a rien à voir avec le laxisme évoqué plus haut, demande une confiance profonde et une attention soutenue à la qualité de sa propre présence à l’instant présent. Ceci est probablement plus difficile pour une équipe que pour un individu (qui serait déjà bien engagé dans un chemin de développement personnel). Il faudrait un niveau de maturité collective, qu’une équipe a rarement le temps d’atteindre en entreprise. C’est pourquoi, nous recommandons vivement aux équipes de s’adonner au travail de centration et de projection que nous allons décrire.

Vision partagée à votre niveau

vision partagéeSe bâtir une vision n’est pas la prérogative exclusive d’une Direction générale. Toute équipe a besoin de réfléchir à ce qu’elle vise, ne serait-ce que pour donner du sens aux objectifs du budget, qui lui sont imposés par l’entreprise.
Quand il s’agit de déterminer par où il faut passer maintenant, il est bien utile de savoir à la fois qui l’on est et pourquoi on choisit d’aller où l’on va…

Tout le monde sait qu’une vision claire et partagée aspire vers l’avant ! On nous a assez dit qu’un dirigeant se doit d’être “visionnaire” et d’emmener son équipe avec lui dans un projet fédérateur…

La démarche consiste à vous projeter en équipe dans un avenir ambitieux et désirable, de façon à la fois suffisamment créative pour faire « rêver » et suffisamment concrète pour être réalisable.

Co-construction de la vision partagée

1- Orientez la vision partagée

Cadrer le périmètre du travail à faire (ses grandes orientations).

Ex : “Quelle sera notre offre dans trois ans ?” Ou bien : “Comment fonctionnerons- nous ensemble dans trois ans, sur un site dont les effectifs auront doublé ?”, ou encore “Quel sera notre business model dans trois ans, après avoir réussi la fusion avec le Société X…?” Selon la question posée, l’orientation n’est pas la même et les résultats n’auront rien à voir les uns avec les autes. D’où l’importance de bien cadrer la question, de bien « poser l’équation »…

2- Visualisez le résultat

Imaginez le futur que vous vous choisissez, en partant de vos rêves et de vos désirs les plus forts :

“on se projette dans trois ans et on imagine qu’on ait réalisé des rêves bien alignés avec notre mission, accompli des performances dont on soit vraiment fier parce qu’ils ont un rapport étroit avec notre raison d’être… Décrivons ce que nous voyons, ce qui a changé, ce que nous sommes devenus.”

Remarquons que :

  • Ces questions qui proposent d’inventer le futur ne partent pas du passé, de façon à éviter que ce dernier ne soit que la reconduction « après » de ce qui se faisait « avant »…
  • En revanche, pour bâtir une vision attractive, on part de ce qui nous plaît le plus dans le présent que nous sommes, et on le projette dans l’avenir !Ainsi, à ce stade de cette réflexion sur vos désirs, vous vous affranchissez des contraintes de moyens.

Ouvrez le cadre en vous plaçant tout de suite sur la ligne d’arrivée, et en décrivant ce que vous voyez dans les différents domaines qui ont été cadrés au départ. Pour être bien sûr de ne pas se limiter dans cette projection décisive, plusieurs méthodes peuvent utilement être combinées, afin de s’enrichir mutuellement :

  • Approche « expert » : benchmark des idées de la concurrence + rapport d’étonnement positif
  • Approche « plaisir et fiertés » : partir de ce que nous serions fiers d’avoir accompli, et ce qui nous aura procuré le plus de plaisir
  • Approche « réussites et points forts » : partir de ce que nous savons réussir le mieux et extrapolons comment ce serait si nous réussissions tout de la même manière

Nota : Dans une grande équipe, il serait possible de confier ces approches à trois sous-commissions, puis de rapprocher leurs conclusions, afin de bâtir une convergence, prenant en compte la diversité des ces trois points de vue.
Dans une équipe plus réduite, mais en s’y prenant un peu à l’avance, on pourrait choisir de traiter ces trois approches consécutivement, en commençant par les réussites et les points forts actuels, puis en se projetant sur les fiertés et le plaisir possible dans un monde meilleur, et enfin de challenger cette dernière contribution par l’apport d’expériences extérieures.

Un groupe aura toujours bénéfice à illustrer sa projection, en ayant recours aux métaphores.
Exemples :

  • Racontez l’histoire d’un animal ou d’un personnage chimérique, qui illustrerait notre vocation et notre vision
  • Choisissez des photos de magazines qui illustrent les valeurs qui sous- tendent notre vision
  • Imaginez et écrivez l’article valorisant que le Comité de rédaction d’un journal de presse spécialisé dans votre métier rédigerait pour faire partager à ses lecteurs l’enthousiasme qui se dégage de votre vision

Dans tous les cas de figure, on s’attachera à concrétiser la vision partagée, en écrivant un texte de quelques lignes, pour pouvoir en garder une trace et la communiquer. Un travail minutieux de reformulation sera nécessaire pour ne retenir que les formules les plus « pures », c’est-à-dire dont l’impact ne sera entaché d’aucun message parasite.

3- Anticipez les changements

Vous n’obtiendrez pas des résultats en rupture si vous continuez à faire comme précédemment.
Si donc, vous choisissiez de vous bâtir un futur très ambitieux, il faut vous prévoir deux sortes de changements :

  • Changements d’attitudes (donc de croyances collectives)
  • Changements de comportements (donc de façons de faire et de process)

(lire un article sur préparer un changement)

Comme toujours, plus ce travail sera fait en groupe, plus il favorisera une véritable vision partagée, et aura d’effet d’entraînement.

Ensuite, il faudra assortir cette projection, d’une recherche d’ambitions chiffrées permettant de se choisir des cibles bien nettes à viser.

Exemple : Quelles sont les objectifs à atteindre d’ici 3 ans, pour pouvoir se dire qu’on aura bien avancé vers notre vision ? Quelles sont les réalisations intermédiaires nécessaires pour se mettre en ligne avec les résultats attendus ?

Enfin il y sera temps d’envisager le plan stratégique des moyens qu’on va se donner et des chemins que l’on choisit de tracer pour atteindre nos ambitions.

Conditions de réussite d’une vision partagée en équipe

  • Se donner du temps et de l’espace : Se mettre au vert ne serait pas une mauvaise formule, consacrant deux jours à ce travail sur un rythme détendu qui favorise la profondeur, dans un cadre en rupture avec l’environnement professionnel habituel
  • Le manager pourra aussi prolonger le travail en équipe par un travail personnel de réalignement de son propre plan de management

PAUL DEVAUX : 06.10.56.14.96

coaching professionnel

Complémentaires à une vision partagée :

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