Quelle est la symbolique du solstice d’hiver ? Que peut-on imaginer lors d’un solstice d’hiver comme rituel du 21 décembre ? Comment se relier aux forces de la nature ?

Le mot solstice vient du latin

  • « Sol » (soleil)
  • “Sistere” (immobiliser)

En effet, le soleil semble immobile à cette période de l’année.

Le solstice est un événement astronomique qui se produit lorsque la position apparente du Soleil vu de la Terre atteint son extrême méridional ou septentrional. autrement dit, c’est les deux moments de l’année où :

  • la lumière du soleil est à son apogée (solstice d’été) où les journées sont les plus longues
  • la nuit est la plus longue et l’ensoleillement à son minimum (solstice d’hiver)

Bien entendu, les dates des solstices d’hiver et d’été sont inversées pour les hémisphères nord et sud, ainsi bien sûr que les saisons.

Alors que le solstice d’hiver marque la période pendant laquelle la nature est entièrement dépouillée, la terre, dans son état de vulnérabilité extrême, dégage une force qui lui permettra de trouver la lumière pour remplacer les ténèbres. En d’autres termes : lors de la nuit la plus longue, la terre trouve la lumière intérieure pour remplacer la lumière extérieure, qui fait défaut.

La symbolique du solstice d’hiver

Les influences cosmiques particulières au moment du solstice d’hiver nous invitent à nous intérioriser. Cela permet que notre «terre intérieure» devienne réceptive aux énergies solaires présentes au fond de l’être. C’est aussi une invitation à abandonner ce qui fait obstacle à la lumière en nous. Se libérer de l’emprise de l’attachement et de l’identification aux objets du monde phénoménal : le corps, les émotions, les pensées. Tous objets qui nous empêchent de nous éveiller à notre nature véritable de sujet. Le solstice d’hiver prend donc également une autre symbolique : il pousse à se débarrasser des choses matérielles, quand elles font obstacle à l’émergence de la lumière intérieure…

Le solstice d’hiver est un moment précieux pour écouter ce qui est à l’intérieur, quand la volonté abdique pour se mettre au repos. Cette attitude est la condition pour qu’un nouveau cycle commence.

La symbolique du solstice d’hiver dans la Rome antique

La symbolique du Solstice d’Hiver, notamment pour les cultures celtes, germaniques, romaines, est liée au renouveau, la renaissance. Le retour de la lumière, puisque les jours grandissent et que la lumière revient.

Dans la Rome antique, on fêtait le dieu Janus. Le dieu des initiations, des portes et des passages. Toujours représenté avec deux faces : l’une tournée vers le passé (le vieil homme) et l’autre vers l’avenir (le jeune homme). Les initiés savaient qu’il y avait même une troisième face, invisible aux profanes, qui regarde vers le présent.

symbolique du solstice d'hiver

Le solstice d’hiver se situe entre le passé qui n’est plus et l’avenir qui n’est pas encore…

Durant ces sept jours festifs du solstice d’hiver, on s’offrait des présents, sans distinctions sociales. Tandis que la maison était décorée avec des végétaux qui restent verts toute l’année. D’où le sapin de Noël, resté dans notre tradition. A ce propos, le sapin a une forme de Cône, comme et symbolisée l’humanité dans sa sphère.

La symbolique du solstice dans le christianisme

Lors de l’avènement du christianisme, Janus est progressivement devenu « Jean ».

En date du 25 décembre, les Chrétiens honorent la Lumière Céleste en la naissance de Jésus-Christ.

Les quatre noeuds de force déclenchant des variations d’énergie, aux deux solstices et aux deux équinoxes, sont célébrés par quatre fêtes cardinales : Noël, Pâques, la fête de Saint-Jean et celle de Saint-Michel.

La Saint-Jean d’hiver est fêtée le 27 décembre, deux jours après Noël, juste après le solstice d’hiver, alors que le soleil commence à remonter dans le ciel. La Saint-Jean d’hiver est la fête de Jean l’évangéliste, celui qui annonce la lumière en accomplissement.

Le solstice d’hiver est un moment d’inversion (l’équivalent de la lame du pendu dans le tarot). Quand tout est abandonné, quand la chute est à son terme, le mouvement repart en direction de la lumière. Noël est une fête de la lumière, calée sur l’ancien culte de Mithra, qui perdura jusqu’au troisième siècle de notre ère. Le christianisme a repris cette date avec la symbolique de la vie qui revient. La lumière recommence à illuminer le monde.

Au moment du solstice d’hiver, qui se déroule autour du 21 décembre, la terre semble être au maximum de son expiration. Elle retient même son souffle depuis le 5 Novembre (Toussaint/fête d’Halloween), avant d’entamer une nouvelle inspiration jusqu’au 21 juin.

La symbolique du solstice d’été

Diverses symboliques se rattachent à la lumière. Elles soulignent le lien entre la conscience humaine, et la lumière physique émise par les rayonnements du soleil. La symbolique du féminin-masculin y est présente :

  • Féminin : La symbolique appliquée à l’humain permet d’apprécier le solstice d’hiver comme une période plutôt féminine. Une période de creux comme le sexe féminin, dont les organes sont à l’intérieur du corps. C’est au fond du ventre féminin, que la vie va germer et prendre forme.
  • Masculin : Lors du solstice d’été, lumière et chaleur permettent de transformer le monde en stimulant sa croissance externe. C’est symboliquement une fête plutôt masculine avec son feu qui se dresse et les plantes qui jaillissent vers l’extérieur, un peu comme des phallus.

A quoi servent les rituels ?

Un rituel est un acte, que l’on pourrait qualifier de psycho-magique, visant à se mettre en phase intérieurement avec les forces du macrocosme, les forces de la nature.

Par exemple, il y a dans les sociétés tribales des rites de passage, pour ponctuer les transitions entre les périodes de la vie. Chacun peut ainsi s’aligner individuellement sur les grands rythmes archétypes de le vie d’un être humain. Rites de la naissance, rites de l’adolescence, rites de maternité, rites de nomination ou destitution d’une fonction au sein du clan, etc…

A l’instar de ces coutumes hautement symboliques, on peut ainsi « ritualiser sa vie », sans tomber dans la bigoterie, pour lui donner du sens, du relief, et du rythme.

Rituel celte du Gui, au solstice d’hiver

Le gui est traditionnellement ramassé au solstice d’été et au solstice d’hiver. Le gui est toujours vert et ses petites racines sont dorées (symbolisant le soleil). Ses baies translucides représentent la semence du Seigneur des Forêts.

  • Le gui d’été n’a pas de baies, il était utilisé comme amulette de protection.
  • Le gui d’hiver, qui porte des baies, était employé comme amulette de fertilité.

Un brin de gui ou un petit sachet rempli de feuilles et de brindilles de gui peuvent être suspendus à la tête de votre lit. Avec ou sans baies selon que l’intention soit de symboliser la protection ou la fertilité.

Le traditionnel bouquet de gui avec ses baies peut être suspendu sur le pas de la porte. On le noue à l’aide d’un ruban rouge. Ce bouquet ne servira pas seulement aux traditionnels baisers échangés de l’époque. On le laissera suspendu toute l’année, car il est sensé apporter protection et bonne fortune.

Quel rituel moderne pour la symbolique du solstice d’hiver ?

Le solstice d’hiver est le moment de l’ACCEPTATION.

En effet, il s’agit d’accepter de suivre les saisons et le rythme qu’elles nous imposent.

Il s’agit de se retirer de l’agitation du monde et d’arrêter de s’imposer  un rythme effréné. C’est donc un moment propice à l’introspection et à la réflexion. On a tout loisir de dormir davantage. Lire tranquillement. Sortir moins. Profiter du silence et du calme.

L’idée d’un rituel du solstice d’hiver serait de tourner la page, et d’engager le nouveau cycle annuel sur des bases saines, bien alignées avec notre Essentiel…

La symbolique des 5 énergies

  • Le 21.12 représente l’instant de conception, le moment où l’Ether primordial perce et commence à poindre dans les Ténèbres. C’est donc le moment d’honorer notre Quintessence. Trouver en Soi l’Essentiel : « plus grand que soi, au coeur de Soi ! » (C’est al devise de notre école de coaching NRGy)
  • Le 22, l’Ether originel s’embrase pour révéler sa lumière dans le Feu. Regarder ce qu’on souhaite voir rayonner de sa nature originelle. En quoi notre essence s’embrase-t-elle, sans aucune corruption possible ?
  • Le 23, c’est l’apparition de l’élément Air : les pensées que nous entretenons à propos de nous-mêmes. Les croyances que nous nourrissons à propos de notre identité
  • Le 24, c’est l’énergie de l’eau : d’un côté les émotions qui nous collent à la peau à partir des boucles répétitives. Et de l’autre : la grande émotion métaphysique. Le frisson mystique qui nous étreint quand on pense à la mort. C’est l’émotion de l’Amour…
  • Et le 25, c’est la concrétisation ultime avec l’élément Terre : la naissance de bébé lumière, l’enfant solaire des grandes traditions (Jésus-Christ, Horus, Mithra, etc…). C’est en ce jour qu’on célèbre l’incarnation de la conscience à travers l’amour universel, l’amour archétype.

Rituel traditionnel du 21 décembre

Lors du solstice d’hiver, on brûle une bûche qu’on a retirée du feu lors du solstice d’été, pour symboliser cette renaissance du soleil. On allume cette bûche et on en prélève un nouveau morceau de ce nouveau foyer, parmi les pour le prochain solstice d’été. Ceci est symbole de continuité. Cette portion de bûche est gardée toute l’année comme « amulette protectrice ».

Les cendres du feu du solstice d’hiver sont également considérées comme magiques. On les recueille lorsqu’elles sont froides, pour tracer avec des pentacles ou des cercles de protection lors des rituels magiques.

Durant le rituel du solstice d’hiver, des bougies sont rallumées, qui avaient été éteintes à Samhain le 5 Novembre, pour symboliser le retour de la lumière après les ténèbres de l’hiver…

L’idée derrière tout cela est d’ honorer la conscience, donc la lumière, et donc : le soleil !

  • D’abord, se lever tôt et admirer le lever du soleil
  • A défaut de soleil ce jour là, allumer des bougies ou un feu de cheminée. Et contempler les flammes prometteuses d’éveil de la conscience
  • Ensuite, méditer sur les énergies positives qui sommeillent en nous. Eventuellement recourir aux affirmations positives pour renforcer l’intention de nourrir le positif.
  • Enfin, formuler des voeux : qui on souhaite être vraiment ? Quels aspects de notre nature essentielle désire-t-on actualiser dans notre expérience lors de cette nouvelle année ?

Calendrier des 8 dates carrefours de l’année solaire

Les anciens célébraient toujours la lumière, la conscience, dans toutes ses phases. Aussi bien à travers le cycle solaire, que le cycle lunaire. En outre, des correspondances existent aussi au niveau du cycle de 24 heures de la rotation de la terre sur elle-même.

Le calendrier traditionnel celte propose 8 grandes dates (données ici de façon approximative) :

  • 21 Décembre : solstice d’hiver, YULE. C’est le jour le plus court de l’année. Il marque le retour de la lumière solaire et la fin de l’hiver. Le mot “yule” signifie “roue”. La roue de l’année, la roue du temps.
  • 5 Février : IMBOLC. C’est le début du printemps (correspond à la Chandeleur).
  • 21 Mars : équinoxe du printemps, OSTARA.
  • 5 Mai : BELTANE. Symbole de fertilité et de reproduction.
  • 21 Juin : solstice d’été, LITHA.
  • 5 Août : LUGNASAD. C’est la période des premières récoltes.
  • 21 Septembre : équinoxe d’automne, MABON.
  • 5 Novembre : SAMHAIN. Marque un temps de réflexion sur l’année écoulée. Permet de se souvenir des morts.

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