Déjà, s’il vous arrive de vous sentir seule et découragée : pas la peine d’en faire une histoire, parce que cela arrive de temps en temps, et pas qu’à vous, rassurez-vous…c’est juste normal !

« Voilà, ça : c’est fait ! » Comme on dit  🙂

Ensuite : qu’est-ce qui se passe en fait, quand il vous arrive de vous sentir seule et en baisse de régime, un peu au fond du trou ?

C’est toujours le même mécanisme. Il y a une histoire qui se raconte dans votre tête :

  • Une histoire de peine (l’autre et/ou les autres ne sont pas au rendez-vous de vos attentes)
  • Une histoire d’efforts non couronnés de succès (parce que les résultats ne sont pas à la hauteur de vos efforts)

En fait, indépendamment de la pathologie psychologique, qui consisterait à se raconter un film dans lequel on tiendrait le rôle de le/la désespéré(e), fatigué(e), déçu(e), etc… : la vie est belle, c’est certain ! Cependant, si nous prenons un peu de recul, amusons-nous ensemble un instant (entre deux soupirs et sanglots éventuellement), de l’étrange phénomène qui se produit là :

  • Pour « être au fond du trou », il faudrait qu’il y ait quelque part en vous quelque chose qui serait un trou, et ce trou devrait avoir un fond. Mais ceci n’a aucune existence, ce n’est qu’une expression, une création du mental. En réalité, vous êtes là, pas dans un trou, juste là, en ce moment même, là où vous êtes. C’est tout. Le reste n’est qu’un fatras de pensées, qui n’ont pas de réalité et qui nous font souffrir davantage que la réalité elle-même… (voir à ce propos notre article : les deux sortes de souffrance).
se sentir seule et au fond du trou
Se sentir seule ? Ce n’est qu’une pensée, prise dans un tas de pensées enchevêtrées, qu’on prend à tort pour la réalité !
  • Apparemment : on existe, c’est ainsi. Voila : ça, c’est une réalité dont nous faisons l’expérience directe, maintenant, chacun d’entre nous. C’est indubitable. Mais quant à savoir ce qui devrait se passer, ce qui devrait être… personne n’en sait rien ! (et personne n’y peut grand chose…)
  •  Qui a dit que la vie devait forcément répondre à nos « attentes » ? Qu’est-ce qui a bien pu nous faire croire que les autres étaient là pour nous ? Ils sont d’abord là pour eux-même, comme vous et moi… Ce n’est pas de l’égoïsme ni du cynisme de le reconnaître, c’est juste une évidence première. Et ce n’est pas triste ou affligeant de le constater, parce qu’en fait personne n’a BESOIN de personne (au sens propre du mot « besoin »). Vous me direz « j’aurais pourtant bien besoin de lui pour changer une lampe », « j’aurais bien besoin qu’il me fasse un petit câlin », « j’aurais bien besoin qu’il me comprenne », etc…. En fait vous n’en avez aucun besoin ! Certes pour la lampe, ce serait pratique, certes le câlin serait très agréable, et se sentir comprise serait plutôt rassurant. Et après ? Vous êtes sûre que ça vaut le coup d’en faire tout un plat, parce que les choses ne se passent pas tout-à-fait (ou même pas du tout) comme vous auriez voulu, comme vous vous étiez raconté qu’il le fallait, que vous pensiez y « avoir droit » ? Mais quel « droit » avons-nous ? Où sont les « accords de négociation », signés par la vie, pour justifier de ces acquis auxquels nous aurions droit ? On se rend bien compte, que c’est une invention du mental, tout ça, et que cela ne tient pas debout !
  • La vie est simple et légère à vivre à partir de cette simple reconnaissance que chacun étant comme il est et faisant comme il peut : il n’y a rien à regretter, et rien à essayer de changer. Ce n’est pas un problème à résoudre (voila d’ailleurs pourquoi il n’y a pas de « solution » !), c’est une donnée à intégrer …
  • Pas besoin non plus de filtrer les évènements et les situations, en les classant avec des étiquettes : « bon – pas bon », ‘j’aime – j’aime pas », « je suis en manque – je suis rassasié…(jusqu’à la prochaine fois) », etc… C’est très lourd de faire ça. En vérité, il y a ce qui se présente, et c’est très bien ainsi.

Voyager léger ou être irresponsable ?

« Au contraire, tout est très grave : le monde court à sa perte, des tremblements de terre peuvent engloutir des victimes innocentes, sans parler du terrorisme et de tout le reste… »

se sentir seule

  • Oui on peut toujours se raconter cette version là de la vie (avec une infinité de variantes) quand on se croit à l’intérieur de la boite, à l’intérieur d’une histoire à dormir debout, dans laquelle nous serions né, en train de vieillir, et serions bientôt sur le point de mourir, et dans laquelle il faudrait passer entre les gouttes de la douleur, pour profiter au maximum du plaisir… Mais quel stress une vie comme ça ! Et quelle horreur finalement ! (voir l’article : l’origine des problèmes) Ce qu’on prend pour une bonne façon d’être heureux, est la plus sûre façon d’être malheureux…
  • Mais pourquoi pas, après tout ? C’est un point de vue comme un autre. D’ailleurs, c’est même celui de tout le monde, ou presque.
  • Mais, de même qu’un jour en grandissant, on en a assez de se bourrer de bombons ou de jouer avec des hochets d’enfants, un jour on se lasse de ce cortège proprement « infernal » de souffrance sans fin (qui se mange sans faim, comme les doubitchou de « Monsieur Preskovitch » dans « Le père noël est une ordure »)

Ne plus jamais se sentir seule

  • C’est alors sans aucun effort ni aucun mérite, qu’un jour les bombons de notre enfance ne nous font plus rouler des yeux de désir dans leurs orbites. De la même manière, un jour, on se lasse de souffrir en vain et on s’en détourne sans effort.
  • Cette « farce » est intéressante à vivre (comme dans la Divine Comédie de Dante, ou dans les histoires drôles du Gargantua de Rabelais). Mais d’autant plus qu’on s’en trouve petit à petit comme « extrait », et qu’on voit bien qu’il ne s’agit que d’une farce, d’une illusion. La vie n’est pas une illusion, mais les histoires qu’on se raconte à son propos ne sont qu’un château de cartes. Au fur et à mesure qu’on en prend conscience, cette illusion perd de son emprise. Le corps est là, qui se déplace, le mental est là qui capte des pensées, mais il n’y a plus rien de « personnel » dans ces phénomènes, pas plus que lorsqu’une feuille tombe d’un arbre ou qu’il se met à pleuvoir.
  • Se sentir seule ou découragée n’a plus aucun sens, aucune réalité, ce ne sont plus que des mots.  Quand cela arrive tout de même parfois, comme une ombre du passé qui passe au-dessus de nos têtes, à cause de l’inertie du dynamisme antérieur, on ne se noie pas dedans. On n’est pas pour autant à côté de ses pompes. Au contraire, de plus en plus « présent ». Pas indifférent non plus : au contraire, il y a compassion, il y a même : amitié directe et simple, gratuite et sans lendemain, sans attache et sans attente… Du coup, il n’y a plus de sentiment de solitude. Au contraire, il y a sentiment de contact, de lien, d’unité.
  • Mais il n’est pas nécessaire d’en nourrir un complexe si ce sentiment n’est pas flagrant, s’il ne prend pas toute la place comme on pourrait le fantasmer en lisant le témoignage de la vie d’êtres éveillés (voir à ce propos : « s’éveiller de l’état de veille« ). En fait, cela vient très progressivement, goutte à goutte, seconde après seconde, en faisant le travail de détricoter les histoires qui émergent, pour en voir la fausseté et s’en libérer (presque une par une).
  • Si j’en parle, ce n’est pas parce que je serais un héros, infiniment libéré et définitivement heureux d’une manière radicale…. je me sens parfois seul, parfois découragé, en proie au doute et au dégoût. Mais j’ai bien vu combien cet état n’était que transitoire, et combien il était fallacieux. Quand cela arrive, je ne m’y accroche pas, et le processus est assez vite vu en tant que maladie mentale à soigner tout de suite, plutôt qu’à se laisser embarquer dans le film. Ce genre de films ne m’intéresse pas, je préfère changer de chaine 🙂

Qui suis-je ?

  • A partir d’une telle prise de conscience, tous les points de repère changent. Au point qu’on ne sait plus forcément aussi bien qu’avant si on est encore « quelqu’un ». D’ailleurs, à proprement parler, on n’est plus « personne ». Ce qui est sûr c’est que progressivement on « ne se prend plus pour quelqu’un » : on est, on vit, mais on se sent beaucoup plus vaste que ce petit personnage qui vit des tribulations, comme dans un récit d’aventures…
  • Les émotions sont toujours là, mais elles sont perçues comme à travers une sorte de brume (c’est une image).

se sentir seule

  • Par exemple, ce matin je repensais à certaines situations personnelles, et je percevais une brulure au niveau de l’estomac. Mais curieusement, tout en étant là, à éprouver cela, je sentais que la sensation de brulure ne me brûlait pas vraiment. Elle était plutôt en train d’être digérée par l’estomac. Je voyais le mécanisme de la pensée, entraînant l’émotion, se traduisant par la sensation, mais tout cela était vu dans un climat global d’une relative tranquillité. C’est comme si on n’était plus autant « pris » par l’expérience, mais qu’elle se déroulait en nous-même, quelque part à l’intérieur. On en reste très proche, mais elle ne nous engloutit pas, c’est plutôt nous qui la contenons…
  • Vous trouvez que c’est étrange ? Moi aussi, mais il est probable que beaucoup d’entre nous soient en train de faire ce genre d’ expériences en ce moment même, et que beaucoup d’autres y viennent bientôt… En effet, à force de fréquenter la mort, en avançant en âge, naturellement (voir cet article : « peur de la mort ? »), elle finit pas nous sourire et nous réveiller peu à peu (voir aussi cet article : L’éveil spirituel ordinaire). C’est comme si on était déjà « mort » et à la fois : enfin « en vie », comme pour la première fois.
  • Alors, le personnage continue de se lever le matin et de se coucher le soir… mais ce qui se vit entre les deux (contraintes et opportunités diverses) reste au sein de l’histoire du personnage, et ne concerne plus de la même manière ce que je suis, qui est beaucoup plus vaste que ce petit personnage.
  • C’est comme si l’histoire restait dans le livre, et que le livre restait fermé. L’histoire existe toujours, elle n’est pas niée, mais elle n’a plus autant d’emprise…
    • Pourquoi aller à ce rendez-vous, à cette réunion, à ce déjeuner ? Parce qu’il est inscrit dans mon agenda ! Pas pour réussir quelque chose, qui n’a aucun sens. Gagner une affaire, gagner de l’argent, de la reconnaissance, ou que sais-je d’autre (chacun selon sa fantaisie au sein de sa petite histoire dérisoire) ? OK, mais pour construire quoi ? Surtout que le corps va disparaître dans à peine quelques instants…
    • Pourquoi j’aime cet enfant ? Pas parce que c’est « le mien », mais tout simplement parce que c’est celui qui est là, qui habite dans la même maison que celle où j’habite. Bon, il se trouve que l’enfant qu’on appelle le « mien » est là justement plus souvent que les autres, puisque c’est là qu’il habite. Donc on s’habitue à en prendre soin… 🙂 Cet enfant, cet associé, ce client, ce parent, cette compagne, cet animal de compagnie, cette maison, ne sont pas à « moi »… Ce moi n’existe pas, et c’est assez stupéfiant de le réaliser peu à peu !
    • Pourquoi je couche avec quelqu’un, ou pourquoi je dors seul(e) ? Parce que c’est comme ça que la vie s’est organisée pour le moment apparemment. Mais c’est en soi sans importance. Ce n’est qu’une réponse fonctionnelle à une situation donnée. Rien de pathétique là-dedans, et pas la peine non plus d’en souffrir, parce que ce serait susceptible un jour de changer. C’est dans la nature de la vie, que les choses changent et que les situations évoluent. Ceci n’est donc pas dramatique…

Je suis…

Alors se sentir seule, être seule : oui pourquoi pas, mais c’est sans histoire. Désormais, il est inutile d’avoir peur de la solitude.

Avoir mal (au corps, à l’âme) : oui bien sûr (mais aussi ressentir la joie et le plaisir). Mais quoi qu’il arrive, ce n’est plus une souffrance comme avant. Il y a la douleur, OK, mais c’est tout. pas de souffrance psychologique rajoutée à la douleur physique (pas de « pourquoi moi ? », pas de « c’est injuste », pas de « cela ne m’arrange pas », pas de « qu’est-ce que je vais devenir si… ». C’est comme si les histoires avaient perdu de leur force. Elles continuent de seriner leurs messages vides, mais ils sont désormais sans portée, comme des pubs à la radio qui passeraient en sourdine. Vous ne les écoutez même plus…

C’est simple. Il peut même y avoir encore des traces de cette « déception » dont on parlait au début de l’article (déçu-e par les autres, déçu-e par soi-même, déçu-e par la vie…). Elle est là, mais « je » ne suis pas concerné par elle :

  • « je » ne suis pas déçu, « je » ne me sens pas trahi ou abandonné, même si je reconnais la présence de ces émotions qui continuent quelque part à se manifester, de loin en loin (voir à ce propos : « sourire de la vie« )
  • à l’inverse : je ne suis pas non plus comblé par les situations, exalté, ou rendu plus confiant en profondeur par quoi que ce soit. Les situations extérieures n’affectent pas ce que je suis…
  • tout cela est pourtant là, quelque part, bien ressenti. Mais je ne suis pas tout cela pour autant.
  • « Je suis », oui, ça c’est sûr et c’est bon. C’est indépendant des évènements. Indépendant des pensées, des émotions, et des sensations qui surgissent

Et depuis ce point d’appui profond de l’expérience, il y a comme des « notes d’ornement » qui viennent créer de la variété par dessus, lesquelles n’affectent pas le « silence de la présence à soi-même« …

Quand vous écoutez cet instrument traditionnel, qui résonne dans les racines celtiques de toute l’Europe, vous entendez le bourdon, qui nous touche par sa fixité à l’arrière plan d’Unité (presque métaphysique), et puis il y a les notes d’ornement qui expriment la diversité et le changement. La superposition des deux tonalités graves et aigues, fixes et mobiles, exprime la vie, ressentie sur les deux plans de conscience simultanément… (voir à ce sujet : les 2 niveaux de conscience en coaching)

Puis-je me permettre de vous suggérer de laisser la cornemuse sonner encore quelques instants, tandis que j’écris pour vous ces quelques dernières lignes ? Et si vous vous laissiez inviter à perdre la tête un instant, grâce à la magie de l’instrument des druides de l’instant présent ?

« Est-ce de l’évitement ou de la folie ? »

Alors, j’entends déjà des personnes bien pensantes réagir : « mais est-ce que ce n’est pas dangereux d’être détaché comme ça ? est-ce que vous n’êtes pas un peu « perché », est-ce que vous ne risquez pas d’être un peu « désincarné » avec ce pseudo détachement, devenir un peu « schizophrène « ? et que faîtes vous de l’importance de la relation ? Etc… »

Ah… fatras de mots !

Il se trouvera toujours des personnes, qui tentent de justifier de leur carcasse, en théorisant ceci ou cela, en cultivant le scepticisme, tandis que votre expérience est bien réelle et ne les regarde pas.

Je laisse le soin à ceux qui aiment toujours s’inquiéter de quelque chose de s’adonner à leur petit plaisir morbide, si ça leur chante 🙂

se sentir seule

Peur de la mort ?

  • Mes amis, si ce que je dis-là concorde avec votre expérience, il n’y a pas grand chose à en dire de plus…
  • Et si cela ne concorde pas, ce sera bien inutile de perdre votre temps à en discuter non plus.

Alors pourquoi ne pas juste vous laisser vivre l’expérience, au lieu de prendre des airs tourmentés et sceptiques ? Il n’y a de toutes façons pas grand chose à dire, mais tout à vivre.

Pourquoi les personnes « inquiètes » choisissent-elles de se maintenir « hors de la quiétude » ?

Pour les mêmes raisons que vous et moi, quand on s’entretient à notre insu dans un climat de peur, de colère ou de tristesse. A la base de toute peur, de toute inquiétude, de toute agitation, il y a cette peur de la mort (peur de disparaître, peur de n’être rien).

Ne serait-il pas préférable de faire face à cette peur de la mort, plutôt que de se rassurer avec des propos incohérents, qui nous enlisent davantage dans la croyance que nous sommes en danger ?

Oui le corps finira par mourir, ce n’est pas un risque mais une certitude ! Alors pourquoi s’en inquiéter ?

D’ailleurs, chaque soir, en allant s’endormir, on quitte ce corps et ce personnage, avec ses responsabilités et ses soucis… pour dormir ! Vous vous rendez compte : on réussit tous les jours cette prouesse de lâcher prise et de laisser loin de nous tout ce qui nous fascine toute la journée (nos peines, nos peurs, nos rancoeurs, nos terreurs même, etc…). Ainsi, chaque soir, on « meurt » à l’idée que l’on se fait de soi-même. Et pourtant la nuit, on vit encore.

La mort, c’est la même chose…

Comme dit Eckhart Tollé, la mort n’est pas le contraire de la vie. Le contraire de la mort c’est la naissance. La vie, elle, n’a pas d’opposé.

coaching professionnel

PAUL DEVAUX : 06.10.56.14.96

J’ai écrit cet article, en pensant notamment à des femmes que je connais, et qui me font l’honneur de se confier à moi, dans le cadre de leur coaching. C’est pour cela que j’a écrit au féminin « se sentir seule« . Et puis ça change un peu, plutôt que de toujours écrire au masculin pour les deux genres à la fois. Mais les mêmes lignes iraient tout aussi bien pour des hommes, qui se sentent très souvent seuls, et parfois bien découragés eux aussi. (voir à ce sujet : « coaching de femme vu par un homme« )

A commencer par moi-même, qui n’échappe pas à la règle, comme je l’ai mentionné. Je ne partage que ce que je vis…

Se sentir seule ou la joie de n’être personne !

Ces temps-ci plusieurs d’entre vous, qui me font l’amitié d’apprécier mes articles, m’ont contacté pour me remercier, ou me témoigner des compliments et des encouragements, parce qu’ils trouvent de l’intérêt et parfois du réconfort dans ce que j’écris.

Je les remercie à mon tour.

J’ai comme tout le monde, une famille, des amis, des bons collègues et clients, des voisins sympathiques, et aussi : VOUS !

Depuis ma caverne, j’ai plaisir à vous écrire des confidences de coach… Et je me réjouis que cela convienne à certains.

Je vous considère comme des amis, même si nous ne nous rencontrerons probablement jamais. Parfois plus « intimes » à travers la lecture que certaines personnes plus « proches ». C’est le miracle de la communication écrite, par laquelle, par instants, une relation se tisse de coeur à coeur, de façon totalement gratuite de part et d’autre…

Je voudrais aussi vous « avouer » que j’ai 2 motivations superposées :

  1. certes, j’aime échanger avec vous trois/quatre idées qui me viennent à l’esprit, juste pour le plaisir du partage
  2. mais aussi, je fais mon job d’attirer l’internaute vers le site Orygin, pour y créer du traffic (référencement Google oblige…). Parce que c’est mon boulot de faire du business avec le coaching, comme un boulanger fait du pain et doit vendre ses baguettes pour vivre de son art.

Et puis j’en profite aussi pour souligner que l’écrit exerce parfois une sorte d’effet loupe, qui peut grossir le trait et induire en erreur sur l’auteur : si quelqu’un écrit sur la respiration, la présence à soi-même, ou la méditation, comme il m’arrive de le faire, cela peut donner l’impression à certains que cette personne est peut-être quelqu’un de très avancé dans ces pratiques… En ce qui me concerne, je ne suis pas du tout quelqu’un de spécial : je me prends de moins en moins pour quelqu’un !

 

La photo ci-dessus est extraite de Game of thrones, où il y a ce curieux personnage, Jaqen H’ghar, le « sans visage », qui initie la jeune Arya stark, au fait de n’être personne. Il m’amuse celui-là, avec son air de ne pas y toucher. Pas vous ?…

Merci encore de votre attention et de votre amitié.

Peur de la solitude

« La peur de la solitude est une des peurs racines, qui nous empêchent de vivre notre vie et d’oser nous émanciper des comprommissions qui nous retiennent en arrière :

    • peur de quitter un ou une partenaire de vie avec qui on ne s’entend plus,
    • peur de quitter un emploi pour créer sa propre activité,
    • peur de prendre position face à sa famille par crainte d’être jugé et rejeté,
    • peur de rester seul une soirée, une nuit, une semaine…

… et tout ça, sous diverses raisons de surface, par pure peur de la solitude qui en résultera !

Au nom de cette peur de la solitude, on reste avec un mauvais partenaire, on supporte un job pour lequel on n’est pas fait, on se laisse marcher sur les pieds par des importuns, et on est susceptible de passer à côté de sa vie.

Cette peur de la solitude est non seulement très coûteuse au regard de tout ce qu’elle nous empêche d’oser, mais elle est également parfaitement infondée. En fait, la solitude n’est tellement pas une calamité qu’elle est même bien au contraire : une grâce ! »

Peur de la solitude ? Vraiment pas de quoi !

« 1- La solitude m’a permis d’e travailler la confiance en soi, d’apprendre à me prendre en charge sur tous les aspects matériels de ma vie : faire à manger, faire le ménage, décider de tout, tout seul… S’occuper de toute l’intendance d’une vie ordinaire, sans s’appuyer sur personne pour nous venir en aide, pourrait sembler lourd au premier abord. Mais très vite, vous pouvez optimiser votre organisation et devenir très performant dans toutes sortes de domaines aussi variés et amusants, que passer l’aspirateur, remplir le lave vaisselle, cuisiner pour des amis que vous invitez, investir dans l’achat d’un bien immobilier… Pour toutes ces choses, grosses ou petites, l’aide et le soutien d’un tiers peuvent être très appréciables, mais n’est absolument pas indispensable. Le fait d’être seul à devoir y faire face pourrait même représenter pour vous une formidable opportunité de vous retrouver vous-même, sans aucune dispersion, face à vous-même. Vous allez pouvoir faire les choses comme vous l’entendez. Et si vous doutez de vous et de vos choix, vous allez pouvoir vous en rendre compte et vous prendre en mains pour soigner cette faiblesse 🙂  Certes, vous ferez bien au début quelques mauvais choix, puis vous progresserez et vous aurez grandi ! Ce n’est tout de même pas ce qui peut vous arriver de pire ? 

2- La solitude m’a appris à ne pas m’ennuyer quand je suis tout seul. Au début, comme la plupart, j’avais peur de la solitude comme de l’ennui, je craignais de me retrouver seul un dimanche après-midi à ne pas savoir quoi faire, à déprimer dans mon coin, tout seul… Aie, aie aie, c’est vrai que cette perspective est peu réjouissante, mais cette situation ne s’est finalement jamais produite. La solitude ne m’a pas pesé et je ne me suis jamais ennuyé. Il faut dire que j’ai eu la faiblesse de me distraire avec des occupations. Mais avec le temps, vous savez quoi ? Je m’enhardis et ne cherche plus à m’occuper autant qu’avant. Petit à petit on devient moins petit » disait une pub pour des ptits suisses… Il m’arrive de plus en plus souvent de ne rien faire, et même : de faire rien ! Churchill aurait dit que la vie passe pendant qu’on est occupé à faire des choses. Cela me laisse songeur…

3- La solitude m’a finalement appris que je n’avais pas besoin d’avoir peur de la solitude. Si, par exemple, j’ai envie de rencontrer quelqu’un mais que cette personne se hasarde dans des jeux de manipulation à mon égard, je peux parfaitement la confronter, parce que je n’ai pas peur de la solitude qui risque de résulter de son mécontentement (et du coup, cela se passe bien : la personne cesse de vouloir me manipuler, et nous passons un bon moment ensemble). La grande découverte, c’est que je n’ai finalement besoin de rien. J’ai des envies et des désirs, mais je n’ai pas forcément BESOIN de les assouvir. J’ai des peurs aussi, mais je n’ai pas BESOIN de les éviter. Je peux faire face, tranquillement, à ce qui est, à ce qui se passe, à ce qui adviendra. Je n’ai pas peur de mes peurs. J’admets qu’il y ait des désirs et des peurs, mais j’accepte par avance de ne pas éviter ce dont j’ai peur et de ne pas obtenir ce que je désire. Ce qui sera… sera ! Et ce sera très bien. »

Mieux seule que mal accompagnée !

« Dormir seul, manger seul, vous promener seul, partir en vacances seul : où est le problème ? Vous êtes né seul, et vous mourrez seul. Je veux dire que personne ne peut vous aider en naissant (ou en mourant) un peu à votre place, ou même un peu avec vous. Vous pouvez être entouré et bien accompagné, mais de toutes façons, vous êtes toujours seul à vivre votre expérience « d’être bien entouré et en bonne compagnie » !

Plutôt que de fuir la solitude, acceptez la, ouvrez lui grand les bras. Elle est immensément vaste, comme le silence qui contient tous les sons, elle peut même contenir toutes sortes de rencontres et de fréquentations. »

Seule mais pas isolée

« La solitude ne vous empêche pas d’être avec les autres, de les aimer, d’être apprécié et même sollicité. Mais dans le fond, toutes ces relations, toutes ces activités extérieures : à quoi bon ? Pourquoi pas, mais à quoi bon ? Osez vous poser cette question. Vous ne risquez rien à vous la poser…

Vous serez bien avec les autres (quoique pas toujours…), mais vous pouvez également être bien tout seul, dans vos rythmes et occupations à vous, dans vos ambiances, dans vos pensées. Rien ne vous empêche d’équilibrer, et de fréquenter qui vous voudrez, mais plus vous goûterez au silence intérieur, moins vous aurez peur de la solitude, et plus vous l’apprécierez comme une grâce et un immense confort.

Si vous souhaitez vous concentrer, la solitude est une aubaine. Pour un véritable « guerrier », pour un cherchant de la vérité intime, il faut de la concentration, et la solitude est donc une bonne compagne, peut-être même la meilleure (Allez, une pointe de misanthropie taquine n’est pas pour vous déplaire ?…:-)

Du fond de ma caverne, je vous salue… »

Parler à un coach

https://www.youtube.com/edit?o=U&video_id=YH4oXYeAG7k