Faut-il avoir peur du danger ?
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Avoir peur du danger ? Voila une question qui est posée de temps en temps.

En effet, quel que soit le sujet abordé, il se trouve toujours une personne pour nous demander s’il n’est pas un peu dangereux de… et s’il ne faudrait pas craindre de… (naturellement, il y a à la place des pointillés un élément en rapport avec le contexte que nous partageons dans la conversation).

Exemples en formation management d’avoir peur du danger  :

  • N’est-il pas un peu dangereux de voir les qualités des collaborateurs avant leurs défauts, de les encourager sur leurs points forts au lieu de corriger leurs points faibles ?
  • N’est-il pas dangereux d’être résolument optimiste ? Ne serait-il pas plus prudent d’être aussi un peu pessimiste ?
  • N’est-il pas dangereux de « donner » sa confiance, ne faudrait-il pas plutôt attendre que les autres le méritent ?
  • N’est-il pas dangereux de voir en toute contrainte une opportunité ? Ne pourrait-il y avoir là un risque de manque de lucidité et de se cacher la tête sous l’oreiller ?
  • N’est-il pas dangereux de déléguer à l’équipe le soin d’animer ses propres réunions par la méthode des rôles délégués ?
  • N’est-il pas dangereux de laisser autant de place à l’expression des émotions ?
  • N’est-il pas dangereux d’organiser des débats aussi régulièrement ? N’est-ce pas la porte ouverte à des discussions stériles qui exacerbent les antagonismes ?
  • Etc…

A ces questions pertinentes, voici ce que nous répondons généralement…

D’abord par un clin d’œil : Tout est dangereux !

Comme ça l’affaire est réglée une bonne fois pour toutes !

La vie est une maladie, en soi très dangereuse, puisque dans une écrasante majorité des cas connus… : il n’y a pas de rescapés !

Traverser la rue devant chez soi est dangereux ! Et même en marchant tranquillement dans une forêt vous n’êtes à l’abri de rien, jamais !

« Choisir d’avoir peur du danger » est un processus, de même que « choisir de voir les opportunités ». C’est même un choix auto-confirmant : Celui qui croit que quelque chose est dangereux vivra des expériences qui le confirmeront sans doute dans sa croyance de départ, qu’il faut avoir peur du danger. Et il en va symétriquement de même pour celui qui part de la croyance opposée, tout lui confirme qu’il est inutile d’avoir peur du danger.

Alors, qu’est-ce qui est dangereux et qu’est-ce qui ne l’est pas ? On le voit, considérer le danger est en soi une démarche dangereuse, puisqu’elle centre le cerveau sur les risques qui auront dès lors plus facilement tendance à s’actualiser dans notre expérience !

Ceci étant posé, il y a en effet, et c’est le bon sens premier qui parle, des activités ou des options plus dangereuses que d’autres ? Objectivement, marcher sur un fil entre deux gratte-ciels est probablement plus dangereux que de regarder la télé dans son canapé ! Mais ce n’est pas sûr si le funambule est très entraîné et que le téléspectateur s’endort devant un programme lénifiant sans se rendre compte d’une fuite de gaz dans sa cuisine…

Sécuriser ce qui est dangereux

  • En se concentrant pas à pas sur les points d’appui,
  • en prenant soin de s’enraciner dans le présent avec toute la concentration possible,
  • en faisant des choix qui nous challengent sans trop nous déséquilibrer en une seule fois,
  • en acceptant la part de risque et en vivant bien avec
  • du coup en cultivant la meilleure disponibilité pour réagir aux situations qui surviennent, sans a priori, sans être parasité par la crainte chronique du danger.

La question n’est donc pas tant de savoir ce qui est dangereux, mais plutôt de savoir comment se sentir sécurisé, comment aller de l’avant en prenant soin d’assurer ses arrières, comment s’ouvrir à la nouveauté (et au danger qu’elle contient forcément) pour progresser grâce à cela ?

en coaching, nous travaillons à sécuriser les personnes qui s’inquiètent des dangers, mais nous n’entrons pas dans le processus consistant à mettre soi-même du dangereux là où on peut ne pas en mettre. Il suffit d’être simplement intelligemment confiant. Fondamentalement, nous croyons qu’il vaut mieux être positif que négatif, alors que l’un n’est pas plus vrai ou juste que l’autre. Simplement c’est un choix qui nous paraît plus porteur pour le leadership.  Ce n’est pas une raison pour être un casse cou et faire n’importe quoi…

Qu’en pensez-vous ?

La peur du danger est un réflexe assez sain

Avoir peur du danger est naturel. C’est une réaction émotionnelle plutôt saine, qui permet de ne pas s’exposer. Il ne serait sans doute pas malin de passer le bras à travers la cage d’un fauve au moment de son repas dans un zoo.

peur du danger

Mais, de là à chérir cette émotion pour s’en faire une obsession, il ne faut peut-être pas exagérer…

 

Soigner la peur du danger

Certaine personnes ont tellement peur d’un petit peu tout, qu’elles se sont construits une personnalité qui passe son temps à anticiper, à calculer, à s’assurer par avance. Cela les porte à vouloir tout contrôler, ce qui rend leur vie et celle de leurs proches assez inconfortable. (voir : comprendre la peur)

Heureusement, cela se soigne. Si vous êtes dans ce cas, avez-vous penser à consulter un psy pour vous aider, ou éventuellement travailler ponctuellement sur des situations concrètes ? Le coaching peut vous aider en effet à apprendre de nouvelles attitudes et de nouveaux comportements, tout en conservant de vous les points d’appuis fondateurs (comme cette fameuse peur du danger, qui n’a évidemment pas que des inconvénients).

 

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