Je mets en garde les personnes sensibles et qui ont peur de la mort de ne pas lire ce texte qui risque de les faire sursauter sur leur chaise. Je vais faire mon Schtroumpf grognon et dire des choses qu’il ne faut pas dire, quand on est politiquement correct. Je vous laisse donc le temps de quitter cette page pour aller plutôt lire des sentences et des maximes bien pensantes à propos du bonheur sur Facebook, et juste après votre départ je continue avec les autres, les petits malins qui n’ont pas froid aux yeux…

peur de la mort

Quoi ? Vous êtes encore là ? Tant pis pour vous. A cause de ce texte que vous avez tenu à lire malgré ma mise en garde, vous ne verrez peut-être plus jamais les mariages et les enterrements de la même manière : faudra pas venir vous plaindre…

Bon, assez perdu de temps. Allez, hop, j’y vais : « J’aime mieux les enterrements que les mariages ! » Et je vais maintenant vous infliger les raisons qui me font proférer cette aimable provocation…

Nota : un ami m’a dit que d’agresser les gens en leur disant d’aller lire des sentences bien pensantes sur Facebook était disqualifiant gratuitement. Il n’a pas tort. Mais qu’est-ce que vous voulez, moi je trouve ça drôle ! Alors je le laisse, en adressant néanmoins mes excuses à ceux qui se sentiront agressés par ma blague, et en espérant qu’il s’en trouvera quelques uns parmi vous qui souriront de cette agression parfaitement gratuite en effet (et c’est ça que je trouve drôlatique justement… un peu comme Bernard Blier, qui arrivait au petit déjeuner sur les tournages, paraît-il, en fumant sa pipe et en lançant à la cantonade : « Salut les cons ! »… je suppose que c’était affectueux ? Comme s’il jouait son personnage avant même d’entrer sur scène 🙂

L’ennui dans les mariages

Bien sûr, dans les mariages : « y a d’la joie… » comme disait Charles Trenet.

Et puis pour certaines personnes, c’est le plus beau jour de leur vie.

C’est respectable et des fois : c’est très beau en effet (la pureté et la fraîcheur des sentiments d’amour, c’est ce qu’il y a de mieux).

Mais à y regarder de plus près, il y a aussi pas mal de tensions et d’artifices dans les mariages, qui n’ont des fois pas grand chose à faire avec la joie.

Et puis, vous allez me détester de dire cela : je ne peux m’empêcher de penser que nos gentils jeunes tourtereaux ne vont pas tarder à divorcer, comme tout le monde…

Ah, je sais c’est affreux de dire ça, surtout lors d’un mariage !

D’ailleurs, je ne le dis pas, bien sûr… (je me contente de le penser tout bas. Mais sans le souhaiter évidemment ! ).

Ceci dit, l’expérience personnelle, celle des proches, et les statistiques parlent d’elles-mêmes…

C’est bien absurde de faire tout ce foin pour finir par divorcer « comme des cons » quelques années après, non ? Mais bon, on y croit, on espère, et on y va. Pas d’autre chemin de toutes façons que d’y aller, même si il y a parfois dans l’assistance quelque « vieux sur la montagne » qui n’en pense pas moins… (il s’en est peut-être trouvé dans l’assistance quand je me suis moi-même marié, quelques années avant la suite classique).

Bon passe encore la folie de la jeunesse, qu’il faut bien vivre pour acquérir l’expérience et la sagesse. Ca, après tout, ça les regarde. Qu’ils se marient donc, eux aussi, et souhaitons-leur tous nos voeux sincères d’une expérience vraie, où que celle-ci les emmène…Vous vous êtes mariés, vous aussi, peut-être ? Il fallait bien en passer par là apparemment, et on ne va pas en faire tout un plat ! Ils y survivront eux aussi… Ce n’est pas le plus grave dans la vie.

 

Mais surtout : « des fois », dans les mariages, on s’ennuie !

 

C’est tellement stéréotypé la plupart du temps :

  • peur de la mort ? C'est toujours une peur de l'ennuiIl y a la cérémonie. Bon.
  • Après il y a l’attente, debout à l’apéro. Et blablabla et blablabla…
  • Ensuite on mange, on est assis à côté de qui on peut, et c’est l.o.n.g…
  • Souvent, il y a le diaporama croquignole, ou le film amateur… mais on applaudit, parce que les parents en sont si contents, et les mariés aussi, apparemment
  • Et puis ça danse, un peu ou beaucoup. Chacun danse un peu tout seul, finalement, et ça fait du bruit. Il y en a qui adorent… Les jeunes filles, je comprends. Moi aussi j’aime danser. Mais, bon, y a quelque chose qui ne passe pas, j’ai du mal à me trémousser parce qu’on a dit que c’était la fête et qu’il fallait danser sur Alexandrie-Alexandra, ou je ne sais trop quel autre vieux truc qu’on met systématiquement quand c’est la fête…
  • Et puis vient le moment de rentrer se coucher. C’est l’un des meilleurs moments pour moi.
  • Voila toute l’affaire, en fin de compte !

J’espère ne pas vous gâcher tous les futurs super mariages auxquels vous serez conviés, avec ma vision un peu décalée. Je vous avais bien dit que vous me détesteriez après avoir lu ce texte 🙂 Je suis, au moins sûr avec ça, de ne plus être invité : j’aurais pas tout perdu !

Mon père me disait : « si tu n’aimes pas ça, n’en dégoute pas les autres ! ». Et il avait bien raison…

Un jour, il faudra peut-être bien que je marie ma propre fille. J’aurai l’air malin ce jour-là…

(Vous ne le saurez pas, parce que j’éviterai de vous inviter, évidemment, pour éviter vos sarcasmes. Non, ne me remerciez pas, je le fais de bon coeur. Les victimes seront plutôt choisies parmi un petit cercle d’intimes, rassurez-vous…)

A ce propos, et blague à part, à tous les parents et grands parents, et à tous les mariés, du fond du coeur, je souhaite évidemment : tout le bonheur du monde… Vous connaissez cette chanson du groupe Sinsemilia ? Elle n’est pas désagréable (même si leur coiffure donne l’air aux chanteurs d’avoir comme des pieuvres sur la tête… Ah ça y est, je refais mon schtroumpf grognon…)

Je vous la dédie, en souhaitant que vous soyez heureux ce jour-là et pour le restant de votre vie :

 

La joie des enterrements

Tandis que dans les enterrements, les gens sont émus et recueillis. Et ça, cela me plaît. Au moins, ça vit, parce que ça vibre !

Et surtout : juste avant la cérémonie (parce que de nouveau, au moment de la cérémonie, c’est un peu « chiant » parfois, à cause du côté solennel et compassé… mais pas toujours : des fois ça sonne juste aussi, et ça fait du bien !).

J’aime en tous cas ce moment, avant l’enterrement, quand les gens sont là, devant la « dépouille mortuaire », à ressentir, en faisant face à eux-mêmes silencieusement… Je trouve qu’il y a là un moment de présence à soi-même, qui est intéressant à partager (au moins on ne fait pas trop de bruit et on ne gesticule pas trop).

Des fois ils ne ressentent que le vide glacé. C’est dur, mais c’est déjà ça. Tout de même, quand je sens que c’est ce que les gens ressentent, j’ai de la peine pour eux. Mais pas trop, parce qu’ils ne resteront pas toujours là, et découvriront tôt ou tard, qu’on n’est jamais complètement séparé. Par exemple, depuis que mes parents sont morts, je les aime encore plus, et je les sens souvent encore plus près de moi qu’avant (je ne vous parle pas d’histoires de fantômes à dormir debout, mais bien d’histoires d’amour). Avant, j’avais pas bien le temps, et ils avaient leur « sale caractère » (tandis que le mien est angélique évidemment). Mais maintenant, cela se passe de coeur à coeur, sans filtre. Il ne reste finalement entre nous que le meilleur…

peur de la mort
En Louisiane, ils chantent et dansent lors des enterrements. Pas con !

Un enterrement, c’est peut-être moins rigolo que la bamboula de la danse des canards après les mariages (quoi que…), mais là au moins, je sens que les gens sont proches d’eux-mêmes, qu’ils vibrent intensément, du moins certains. Alors évidemment, ils sont tristes, mais c’est un moindre mal, par rapport à être absents et pris par des farandoles vides…

Au fond de cette tristesse vraie (qui vaut toujours mieux qu’une joie fausse, ou une joie de surface, une joie pour dire qu’on est joyeux, une joie pour montrer que nous aussi on fait un chouette mariage…), il y a toujours LA JOIE, la joie de vivre.  (voir à ce propos notre article : Pour la joie de travailler). Même si on ne fait pas des sauts de cabri pour l’exprimer (ou du moins, quand on sait se tenir, on attend au moins d’être chez soi, pour ne pas choquer les personnes en deuil 🙂 Tiens, à propos de sauts de cabri, et pour vous détendre un peu, voici des chèvres rigolotes, qui aiment jouer sur le truc bizarre qu’on a mis dans leur jardin. Vous verrez elles sont adorables. Je vous retrouve juste après…

La mort n’est pas l’opposé de la vie, ce n’est que l’opposé de la naissance. La vie, elle, n’a pas de contraire.

Ce qui est révoltant et effroyable : c’est l’absurde. Evidemment que certaines appréhensions sont absurdes et donc nous révoltent : comment serait-il possible que la conscience que je suis, puisse ne plus être ? Justement, cela n’est pas possible. Le corps qui est né, vieillit et mourra. Oui, ça c’est sûr. Mais « je » ne peux pas disparaître. Alors pourquoi tirer une tête de 6 pieds de long parce que quelqu’un est enfin mort ? (allez, je dis « enfin mort », mais je plaisante ! On est a priori tous bien contents que notre corps soit en vie. En tous cas, moi je le suis. Mais il n’empêche que « j’s’rai content quand tu seras mort, vieille canaille » comme dit la chanson. Et j’irai à tes funérailles, en appréciant que tout ceux qui t’aiment ressentent un peu de paix grâce à la plénitude du vide que tu leur offriras ce jour-là…)

Quand un proche meurt, on a de la peine, bien sûr. Mais c’est bon de ressentir de la peine, c’est une manifestation de l’amour qui nous unit. Y a pas de mal à cela, bien au contraire.

En revanche, pas besoin d’avoir peur de la mort ou d’être en colère. Mais s’il y a ces émotions-là tout de même, c’est très bien aussi. Elles sont provoquées par un manque de lucidité, des pensées non pertinentes à mon avis, mais les émotions au moins sont vraies (voir à ce propos notre dossier spécial gestion des émotions). Quant à la lucidité, elle finit par venir d’elle-même quand on est saturé de souffrir pour rien, à cause de pensées qu’on entretient à son insu. Un jour, on s’en rend compte, et les examinant de plus près, on voit clairement que ce ne sont que des pensées, et des pensées fausses. Pas la peine d’en souffrir…

Chouette de voir tout ce processus en cours, chez tout le monde, lors d’un enterrement (voir à ce propos : « Une vie spirituelle ») !

Vous allez dire : « quel drôle de type qui s’ennuie aux mariages, et se réveille pour les enterrements… je ne le choisirai pas comme coach ! » Vous avez raison, je ne suis pas très fréquentable. Mais, bon, quand je suis au travail, j’essaie de me tenir à peu près bien 🙂

……

Voir à ce sujet :

La dernière fois que j’ai pleuré…

Prenons l’exemple d’une situation potentiellement émotionnante (peu courante de nos jours où tout est aseptisé) : imaginons que vous rendiez visite pour la dernière fois à un être cher, qui vient de décéder (et que vous arrivez pour voir sa dépouille un peu avant qu’on ne l’enterre : justement le « meilleur moment » dont je vous parlais …) :

Vous vous recueillez devant son corps étendu. L’émotion est naturelle, vous voyez le spectacle de la vie qui n’est plus là. Vous voyez aussi le maquillage dérisoire et la mise en scène artificielle dont on affuble nos morts. Et vous en êtes un peu gêné pour votre ami(e), qui méritait mieux que ce simulacre, ce travestissement de la mort. Il ou elle avait pourtant assez souffert, pour avoir bien le droit à une vraie mort, bien franche, et sans fard !

C’est la peur de la mort qui fait qu’on bricole un peu les cadavres pour que les proches ne soient pas trop choqués. La mort, sans les histoires qu’on se raconte autour, ne fait pourtant pas spécialement peur. Mais bon, on voudrait peut-être nous faire croire qu’il ou elle dort… comme si nous étions des enfants (lesquels d’ailleurs n’ont pas spécialement peur de la mort, si on s’abstient de leur transmettre nos propres peurs). Mais du coup, cela donne au cadavre une allure fausse et étrange…

La mort ne fait pas forcément de peine non plus. C’est plutôt la séparation qui rend triste, et aussi le fait de se sentir éventuellement « abandonné » (et là on retombe dans les émotions et les histoires que la pensée automatique nous raconte). On est en partie triste pour soi-même. Mais l’amour n’a rien à voir avec ces émotions, car ce n’est pas l’amour qui peut rendre triste. Au contraire, l’amour qu’on ressent nous rend heureux, c’est une grâce… Ce sentiment est indépendant des circonstances de vie ou de mort du corps des autres, et il n’est pas forcément corellé à l’éventuel ressenti ponctuel d’une émotion :

  • vous pouvez être ému de la mort de quelqu’un que vous n’aimez pas,
  • vous pouvez ne pas ressentir d’émotion alors que la personne dont le corps est inerte est quelqu’un de très important dans votre coeur.

Et vous pouvez aussi ressentir les deux en même temps :

  • sentiment fort envers la personne (éventuellement un sentiment d’amour joyeux)
  • et émotion de peine (« elle va me manquer… »).

Voir à ce sujet :

Revenons à notre scène funèbre. Ressentant tout cela à la fois (l’amour rayonnant, la peine ponctuelle, la gène liée à l’étrangeté de la mise en scène) il peut vous venir de pleurer (c’est ce qui m’est arrivé il y a quelques temps, et j’en fus surpris, d’autant que des personnes qui m’entouraient ne se manifestaient pas de cette façon, alors qu’ils étaient eux de la famille de la personne défunte…).

Vous ne pleurez pas forcément sur vous-même, ni de peine pour l’autre, ni de regret, ni de peur : vous pleurez d’amour pur (ou d’amitié si vous préférez). Et puis ce sentiment cristallin se diffuse, tandis que vous demeurez là… éventuellement avec une certaine gène vis-à-vis des autres, et la surprise d’être cueilli par cette émergence du sentiment source, cette surprise sans mots, face au spectacle du silence assourdissant…

Vous sentez ce sentiment chaud d’amour vibrant pour l’autre, que vous ne verrez plus comme avant, et dont vous sentez intensément la présence au sein même de l’étonnante absence. Et vous constatez, que la tristesse liée au manque n’empêche pas de ressentir la joie de l’unité, si bien que vous n’êtes pas triste, même s’il y a de la tristesse en vous (ces deux choses ne sont pas incompatibles). Vous voyez ce que je veux dire ? Si ce n’est pas le cas, je peux le comprendre et, dans la mesure où ce ne serait pas trop « grave » pour vous, ça ne l’est pas non plus pour moi.

Rassurez-vous l’article est bientôt fini :-)…

Cependant, cette expérience vous connecte encore plus profondément à la grande vie. Dorénavant vous êtes encore plus proche, les barrières du caractère, du corps, du statut, de l’âge (ou que sais-je) ont disparu. Vous êtes amis pour l’éternité, et vous vous sentez intimement proche, sans aucune gène. Voila qui est léger et simple (il n’y a plus les complexités des histoires et des personnages, il n’y a plus que la relation pure). Dans tout cela, il n’y a rien à « gérer », rien à contrôler : il y a juste à le vivre, tranquillement, avant que le tumulte de la vie ordinaire ne vous reprenne, jusqu’à la prochaine fois où la vie fera de nouveau irruption dans votre quotidien (de cette façon ou d’une autre, elle n’est pas avare de fantaisies)…

Certains auront peut-être remarqué que j’ai retiré tout ce texte sur la mort d’un autre article sur la maturité émotionnelle dans lequel il figurait précédemment : je me suis dit que des braves personnes lisant innocemment un texte sur les 7 degrés de la maturité émotionnelle, n’avaient peut-être pas envie comme vous d’aller y regarder de plus près sur la mort et les émotions de fond qu’elle suscite. Du coup, voila ce nouvel article, que je vous ai infligé à propos de la mort et du mariage…

J’espère pour vous que vous me le pardonnerez 🙂

Mais, je me marre dans mon coin, parce que la vie est belle, cette vie qui contient tout, la mort y compris… C’est pourquoi, je ne fais plus mon schtroumpf grognon, mais plutôt mon schtroumpf joyeux. Et vous, quelles sont vos raisons d’être en joie ? Vous êtes peut-être invités à un enterrement ou un mariage prochainement ?

peur de la mort

N’hésitez pas à nous contacter pour faire connaissance et approfondir les questions que vous vous posez à propos de la peur de la mort. Cela ne me fait pas peur d’en parler avec vous. Ensemble, nous pourrons voir ce qui vous gène et comment être plus à l’aise avec l’idée même de la mort…

 

Ne discutez pas !

Alors, avec ce sous-titre, je vais plus loin qu’un simple conseil. A cause de l’impératif, on dirait qu’il s’agit d’une exhortation voire même d’un ordre ! (Je me moque, je taquine : « non seulement il donne des conseils, maintenant il donne des ordres ? C’est pas très « coach » tout ça… »)

Une personne a commenté un jour un de mes articles, en disant à juste titre, qu’il contenait beaucoup de conseils pour un article de coach. Evidemment j’ai répondu, qu’il ne s’agissait pas d’une séance de coaching mais d’un article engagé, dans lequel j’avais bien le droit de dire ce que je voulais… La personne n’a pas répondu et je l’en remercie. Elle a sans doute ressenti qu’il était inutile de polémiquer (à moins qu’elle n’ait jamais vu ma réponse). Elle avait exprimé son ressenti, qui était parfaitement pertinent et respectable. C’est tout. Pas besoin de répondre, de justifier, de « discuter », contrairement à ce que j’ai fait, en répondant, au risque de lancer une discussion. Je vais justement revenir sur ce mot : « discussion », pour nous mettre en garde contre la tentation de discuter (d’où le titre humoristique qu’il faut évidemment prendre au second degré : « ne discutez pas ! « . Il ne s’agit pas de devoir tout avaler tout cru sans esprit critique. Il s’agit de ne pas entrer mentalement dans un processus de discussion, ne serait-ce qu’entre soi et soi-même, à travers des arguties (argumenter est très bien vu en France dans notre culture Cartésienne, mais en anglais « To argue » veut dire se disputer…)

Des fois, on lit ou on entend quelque chose, qui fait écho en nous et qu’on aimerait bien approfondir. Un aspect de ce qui est dit ne nous semble pas juste, pas en adéquation avec notre expérience, nos ressentis, ou nos croyances. Alors, on dit qu’on ne comprend pas (voir notre article : « accepter de ne pas comprendre« ), ce qui signifie souvent en fait qu’on a compris mais qu’on n’est pas d’accord. Et parfois, on commence alors à vouloir discuter…

Discuter, est un mot qui vient de :

  • « dis »,  qui signifie écart, comme dans « distance »
  • et « cutere », qui en latin signifie « frapper ».

Le verbe « discuter » contient donc l’idée sous-jacente de « frapper pour creuser l’écart », ou « s’écarter en frappant ». Joli programme de concorde, curieuse approche pour trouver un terrain d’entente. C’est plutôt un bon moyen inconscient de creuser la dis-corde !

Discuter n’a donc pas grand chose à voir avec échanger des points de vue, cela consiste plutôt à opposer des points de vue, et généralement : opposer des croyances. C’est donc parfaitement inutile.

Le raccourci pour éviter les discussions stériles, c’est de ne parler que de son expérience. Du coup, il y a beaucoup moins à dire, déjà. Ensuite, il n’y a plus rien à comprendre ni discuter, puisque ce n’est plus une question de pensées mais d’expérience. A chacun la sienne, en fonction de ses propres filtres, qui n’ont pas plus de valeurs les uns que les autres. On gagne donc beaucoup de temps et d’énergie à ne pas discuter, à ne pas chercher à avoir raison, à ne même pas chercher à comprendre. Il suffit d’entendre et de voir, et puis de dire éventuellement à son tour, d’exprimer. Mais, pas besoin de se projeter dans le désir de convaincre ou d’être compris. Il suffit de partager. L’autre fera bien de ce qu’il veut des résonances qu’il ressent en lui-même en écho de ce que vous dites. C’est son travail, pas le vôtre. Cela ne vous regarde même pas, et n’a donc aucun intérêt. Il est bien plus juste de se centrer sur soi-même, ce qu’on ressent et éventuellement : comment le dire. Le vécu et le ressenti sont intéressants mais les « pensées » à propos de ce qui est vécu ou ressenti sont d’un intérêt faible. Voulez-vous qu’on en discute ?…. 🙂

 

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