Qu’est-ce que l’insight ?

L’insight, moment magique où le déclic a lieu, moment de la prise de conscience plus ou moins soudaine, où le cerveau connecte de nombreux neurones pour déboucher sur une vision nouvelle, remettant en question certaines croyances à l’origine du problème…

Peut-on provoquer, voire produire cet insight, ou conviendrait-il plutôt de parler de “favoriser” son émergence, en réunissant les conditions pour cela ?

Insight : magie du coaching !

L’insight est ce moment d’illumination, cet instant de prise de conscience fulgurante, un instant d’alignement spontané où le client ouvre brutalement son cadre de référence pour laisser apparaître de nouvelles options qui donnent une toute autre perspective à l’équation posée. C’est une sorte « d’EUREKA, j’ai trouvé », ou de « Bon sang, mais c’est bien sûr ! »…

séance de supervision : Eureka, insight
Insight, breakthrough, eureka

 

Cette interruption, qui bouscule la vision du client est précisément ce qu’il vient chercher dans un coaching puissant. La séance n’a pas besoin d’être longue, pour produire l’insight salutaire. Avec l’expérience, on sait même qu’il n’est pas souhaitable pour le client de le laisser s’enfoncer trop longtemps dans son cadre de référence : plus il l’expose, plus il le consolide, plus il s’y enlise, et plus il sera difficile de l’en faire sortir après…

Un insight est le signe d’un coaching de niveau 2, c’est-à-dire un coaching qui change profondément la logique du problème que pose le client, en bousculant ses croyances à propos des solutions, pour lui ouvrir des perspectives nouvelles, en rupture avec le passé. Le client change brusquement de niveau de conscience

Qui est l’auteur de l’insight ?

Qui fait l’effet coaching ? Le coach fait “du” coaching c’est sûr. Le coach fait son boulot de coach en proposant ses différentes interventions, on le paye pour ça. Comme un boulanger fait des pains, le coach fait du coaching. Et s’il est bon, il fait du bon coaching…

Le coach accompagne, il ne dirige pas, il ne conduit même pas la séance, il ne porte pas le client, il n’est pas “collé au client”, il s’ouvre au client, il entend et il répond (l’insolent !). Ces réponses, que le coach exprime sous forme de questions généralement, ne viennent pas d’une réflexion stratégique, d’une tactique consciente. Elles viennent à l’instinct (voir notre article : compétence coaching spontané) Après avoir beaucoup pratiqué et fait ses gammes, un coach expérimenté dépasse la technique, au profit de la simple présence à l’instant présent, qui est un “espace” depuis lequel une relation s’instaure, une confiance se tisse, un échange complice s’élabore…

Malgré ses “provocations”, ses impertinences, ses encouragements chaleureux, ses questions puissantes, ses silences respectueux et sensibles, un coach ne provoque pas l’insight, il n’y est même pas pour grand chose, il ne fait que réunir des conditions qui favorisent l’insight du client. Le seul auteur de l’insight, c’est évidemment le client lui-même !

Le coach n’est donc pas l’auteur de l’insight, il n’en est qu’un des interprètes, un des deux protagonistes de la pièce qui se joue à deux. L’intelligence à l’œuvre est une intelligence collective, qui émerge entre les deux, et qui n’appartient en propre ni à l’un ni à l’autre.

De son côté, le client réfléchit, s’il est engagé dans sa démarche. Et l’effet coaching survient – ou pas. Mais quand il est là, cet insight mythique, les deux sont sur le pont. Ils se promènent tous les deux comme dans une forêt dans le système de pensée du client, et soudain ils tombent tous les deux sur sur des fraises des bois, ou un coin à framboises !

 

 

insight
(évidemment, si vous n’aimez pas les fruits rouges, l’image ne vous fait pas le même effet !)

Dans ce cas, un seul mot s’impose : youpi ! 🙂
Mais, si c’est une grâce pour tous les deux, ce n’est pas le mérite d’un des deux. Ce qu’on sait, en revanche, c’est que si on se promène avec un professionnel qui a du flair, on trouve souvent des bons coins !
Dans un précédent article, j’avais déjà parlé de coaching spontané, quand cela se met à coacher à travers le coach…

 

Que penser d’une séance sans insight ?

Si tout un coaching de plusieurs séances se passe sans le moindre petit sursaut, le moindre petit frisson, c’est un coaching où il ne se passe rien. Mais un excellent coaching qui fait bouger les choses et progresser le client peut avancer discrètement, sans tremblement de terre. Un bon coaching peut parfaitement ne pas susciter d’insight visible.

Pourtant il y aura eu des prises de conscience et des déclenchements.

Sinon c’est un brave coaching de niveau 1 (Vous me direz : “1 sur 2 ce n’est déjà pas mal !”), incrémental, qui laisse le client dans son cadre de référence, ne lui procure aucune ouverture, aucune rupture dans sa vision, mais le porte juste un cran plus loin dans l’élaboration de son plan.

On vit cela parfois, quand le client n’est pas prêt à tout remettre en question (et on le comprend ô combien !) et qu’il souhaite juste affuter quelques arguments, préparer quelques actes clés, assurer sa prise de poste sans être déstabilisé parce que ce n’est pas le moment pour lui de vivre une révolution, etc… C’est très légitime.

Quelqu’un a dit : “le propre du miracle, c’est qu’il n’arrive pas tous les jours…” Cela paraît plein de bons sens, non ?

Ainsi, l’insight n’est pas toujours au rendez-vous. Et c’est aussi normal que c’est sans importance.
Et puis il y a aussi le cas du client qui veut bien aller jusqu’à un certain point dans son coaching, mais qui n’est pas prêt à aller au-delà. Il se contentera d’une certaine sorte d’ insight et préfèrera vivre les autres avec quelqu’un d’autre… C’est bien son droit. Le professionnel l’entend et le respecte. Il y a par exemple des aspects du sujet qui relèvent de la psychothérapie et pas du coaching. Et même si le coach pourrait parfois accompagner son client encore plus loin, ce ne serait plus le même contrat.

 

Liens sur l’insight :

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