Pour faire suite aux deux précédents articles inspirés du livre « booster vos présentations avec le story telling »de Yaël Gabison (Réussir une présentation et 10 commandements pour des présentations réussies), je vous propose ce court résumé de la suite de ce livre très sympa.

Booster une présentation

Booster une présentationJe trouve ce livre court et bien rythmé, intéressant et bien écrit (de ma part c’est un compliment : car je me lasse très vite d’un livre si mon intérêt n’est pas capté tout de suite, et maintenu stimulé tout au long de ma lecture). J’y puise de l’inspiration et j’y apprends des bonnes astuces, que j’intègre comme des évidences (du moins peut-on les qualifier comme telles, une fois qu’on les a lues, alors qu’on n’y avait jamais pensé avant avec autant de simplicité…. et d’évidence ! Par exemple : pour créer de l’émotion dans une présentation professionnelle, rien ne vaut de « raconter une histoire », en suivant l’architecture type d’une bonne histoire, avec 3 personnages archétypes et 4 phases dramatiques classiques : notre cerveau est construit comme ça, notre éducation a largement tracé ce sillon cognitif, et donc tout ce qui s’y engage a toute chance d’être suivi avec aisance jusqu’au bout).

Je précise que je ne connais pas l’auteur, Yaël Gabison, mais elle me donne l’impression de bien maîtriser le sujet de l’écriture, au point de pouvoir le partager avec moi, qui n’y connais rien. Je l’en remercie d’autant plus que j’avais déjà essayé de lire 2 livres sur le story telling : deux trucs rasoirs et sans utilité pour moi, que j’ai parcouru en diagonale et reposé tout de suite. Là, c’est tout le contraire. J’aimerais en trouver, des comme ça, sur tous les sujets qui m’intéressent 🙂

1- Booster une présentation avec un pitch

Booster une présentation
L’art du Pitch qui donne envie de savoir la suite…

Le pitch, c’est les quelques lignes que vous diriez de votre projet, de votre propos, de votre intention, si vous n’aviez qu’1 minute pour faire vibrer un interlocuteur important, si vous le croisiez par hasard dans l’ascenseur. Il faudrait qu’en arrivant à son bureau, il dise à son secrétariat : « prenez rendez-vous avec cette personne s’il vous plaît, je veux aller plus loin avec elle sur le projet dont elle m’a parlé dans l’ascenseur ! »

L’auteur nous propose 3 éléments clés à faire figurer dans un pitch pour qu’il soit complet :

  • Quoi : Dîtes tout de suite votre intention, la valeur que vous vous proposez de créer
  • Pour quoi : Pointez les bénéfices attendus (pour l’interlocuteur) de cette démarche
  • Comment : Expliquez sommairement par quel chemin vous allez passer

Simon Sinek, dans cette vidéo, explique pourquoi, le Why doit passer avant le how et le what, dans des démarches fondamentales, si elle doivent être inspirantes :

Mais ici, dans un Pitch très court, il faut quand même commencer par le what, afin d’être tout de suite compris par l’interlocuteur.

Exemples :

  • Quoi : Orygin propose des formations management qui impactent fortement les participants
  • Pour quoi : pour permettre aux participants de changer tout de suite et d’adopter un management plus clair et plus puissant
  • Comment : grâce à une pédagogie inspirée du coaching et des formateurs qui pratiquent le coaching avec le groupe
  • Quoi : Je vous propose un coaching de groupe, qui va booster la dynamique de votre équipe
  • Pour quoi : pour permettre à votre équipe d’entrer dans une spirale de réussite et de progrès continue
  • Comment : L’effet coaching (l’insight) sera produit par des questions décalées et des feed-back confontants, qui vont vous permettre de vous voir fonctionner et d’améliorer significativement votre efficacité collective

C’est simple comme technique, mais c’est le début. Et autant bien démarrer, non ?

Un point d’amélioration du Pitch elevator de Yael Gabison

En revanche, il peut être intéressant de rajouter à ce que propose l’auteur du livre, une autre donnée qui manque à sa version du Pitch. Pour booster vos présentations, vous gagnerez à introduire votre cible, la personne à qui vous vous adressez et les difficultés qu’elle a que résout votre offre, ou votre propos.

Donc, pour nous, la bonne structure pour un Pitch serait plutôt la suivante :

J’aide …(les personnes que vous ciblez)… à …(dire le résultat que votre offre permet d’atteindre), pour…(dire ici les bénéfices qu’ils vont en retirer très concrètement), car …(dire ici votre « why », ou votre « comment »)

2- Booster une présentation avec le plan story telling

Pourquoi raconter une histoire, ça marche ? Parce que l’histoire active des schémas inconscients qui déclenchent nos émotions. Et l’émotion est ce qui mous pousse à l’action !

Schéma narratif traditionnel

1.     Situation de départ : cendrillon mal traitée

2.     Intrigue (éléments perturbateurs) – émotions : espoir avec le bal du Prince

3.     Péripéties – actions : aide de la fée, préparatifs des souris, la rencontre avec le Prince et la soirée merveilleuse, perte du chausson et  récupération de justesse dans le carosse avant qu’il ne se transforme en citrouille.

4.     Résolutions – respiration : chausson essayé par toutes les prétendantes, mais seule Cendrillon a le pied parfait pour ce chausson spécifique. Elle est donc reconnue sous ses haillons, comme la magnifique jeune fille dont le Prince est tombé fou amoureux. Il propose immédiatement de l’épouser de peur qu’elle ne disparaisse de nouveau.

5.     Situation de fin – dénouement : mariage, vie heureuse et beaucoup d’enfants. Youpi !!!

Application au champ professionnel

1.     Situation de départ :description de la situation avec uniquement les infos qui seront utilisées par la suite + un déséquilibre (le ver dans la belle pomme)

2.     Intrigue – émotions : la problématique à résoudre, le manque formulé sous forme de la question à laquelle on va répondre dans la suite de la prés

3.     Eléments de solution (le « quoi » du pitch) : les éléments d’analyse + la formule solution

4.     Situation de fin : déploiement (« Comment ») et résultats attendus (« Pour quoi »)

Astuce pour booster une présentation : Ecrire visuellement ce schéma narratif sur un tableau, pour voir l’histoire d’un bout à l’autre. Et remplir le schéma/tableau en commençant par la fin, et terminer par la question intrigue (celle à laquelle la solution doit répondre de manière bien évidente)

booster vos présentations

  • Quand vous écrirez votre plan, travaillez d’abord un peu sur votre introduction et votre conclusion : l’une doit préparer l’autre. Définissez ensuite des parties claires qui permettront au public de mieux suivre la progression de votre démonstration. Ensuite, vous reviendrez à votre introduction et à votre conclusion, pour les aligner et vérifier qu’elles coïncident bien.
  • L’introduction doit captiver de suite le public en deux phrases. Oubliez le jargon technique. Vous pouvez soit mobiliser l’audience avec un sondage rapide “Quelqu’un dans la salle a-t-il déjà… ?”
  • Recourez au storytelling que nous allons vous présenter dans le paragraphe suivant, pour raconter une anecdote représentative de votre sujet. La clef de la prise de parole en public, c’est de trouver la bonne histoire, la bonne anecdote, le bon exemple, pour faire passer votre, vos messages. Pour être efficace, il faut que votre histoire soit proche des gens à qui vous parlez. Proche dans le temps, c’est-à-dire récente, ou d’actualité (hier, demain, aujourd’hui, en ce moment, actuellement). Proche dans l’espace, c’est-à-dire qu’elle se passe près de vous, ou dans un environnement proche de vos orateurs (l’entreprise, l’école, la ville). Enfin, proche émotionnellement, c’est-à-dire qu’elle doit mettre en scène des personnages pour lesquels nous ressentons de l’intérêt ou de l’affection.
  • La conclusion doit très concrète et percutante. Elle peut aussi ouvrir sur des valeurs et des perspectives d’avenir. C’est un choix.
  • Pour le rythme, trouvez des exemples, des mots clés, des questions puissantes et des silences bien placés. Les silences attirent l’attention et donnent du relief aux mots. Cela peut vous permettre de créer une sorte de suspens, avant de donner une information importante, par exemple.

3- Booster une présentation avec 3 personnages

A- Le héros

Commencer les présentations par le héros. Il doit être sympathique, et c’est celui dont on va parler d’un bout à l’autre. C’est celui en qui votre interlocuteur doit pouvoir s’identifier. (« Il était une fois, une petite fille/un petit garçon… » si vous voulez raconter un conte à un enfant !)

Le décrire par :

–       son passé

–       son attitude

–       ses relations

–       ses proches

–       ses symboles

Le héros a toujours une quête :

–       En quoi est-ce important pour le héros ?

–       Que se passera-t-il si elle échoue ?

2 types de quête :

–       Quêtes de Transformation : liées à des circonstances extérieures

–       Quêtes d’identité : Améliorations liées à une dynamique interne

Dans un contexte professionnel, le héros (le client) est confronté à une difficulté qu’il doit surmonter, c’est sa quête.

Application : « Je vais vous brosser le schéma de réussite d’une équipe qui a telle et telle difficulté face à tel et tel enjeu… »

B- Le méchant : c’ est celui qui s’oppose à la réalisation de la Quête. En parler met de la tension dans la présentation. Il incarne un obstacle précis.

Application : « Le marché et les contraintes réglementaires empêchent les investissement pourtant nécessaires. Ie Codir doit donc contourner cette difficulté et mobiliser tous les acteurs en interne… »

C- L’adjuvant : ce n’est pas la solution, mais une aide, c’est le levier, le partenaire qui facilit l’action du héros

Application : « L’examen attentif du rapport d’analyse systémique révèle plusieurs leviers à actionner, sur lesquels le coder va pouvoir prendre appui pour retourner la situation en sa faveur »

Je vous recommande la lecture de ce livre, plus complet que cette fiche évidemment. J’espère que son auteur ne m’en voudra pas d’avoir fait une photo de son schéma pour la bonne cause…

Pour préparer votre prochaine présentation en public, les éléments que nous venons de passer en revue, vont vous permettre d’optimiser votre contenu.

Par ailleurs, il y a aussi des éléments liés à votre prestation d’orateur :

  • comment vous vous tenez
  • comment vous regardez vos interlocuteurs, comment vous établissez le lien avec eux, comment vous les interpellez
  • comment vous respirez, et gardez le fil directeur de votre propos, sans rester figé sur vos notes ou votre diaporama
  • comment vous êtes vibrant et authentique, allant à l’Essentiel, touchant votre auditoire avec votre propre centre

Cela nous pouvons le travailler ensemble, pour gérer votre trac, et vous désinhiber. Nous pouvons travailler ensemble les croyances inconscientes que vous nourrissez à votre insu, et qui vous font penser que parler en public est difficile, dangereux, hors de votre portée.

En revanche, il y a une chose que vous ne devriez pas demander à des coachs, qui ne sommes pas formés pour cela : c’est le soin d’une phobie liée à un traumatisme. Pour cela, il y a les psychothérapeutes, dont c’est la spécialité (par exemple des thérapie comportementales et cognitives).

Parler à un coach

    Nom (requis)

    Prénom (requis)

    Email (requis)

    Téléphone

    Société

    Sujet de votre demande

    Message (requis)

    Souhaitez-vous nous faire parvenir un document (cahier des charges, description de votre projet...) ?

    Quelques conseils pour parler en public ?

    1- Arrivez en avance, prenez possession des lieux avec votre regard, votre corps, votre énergie et celle des murs, du sol, du plafond. Ensuite, respirez profondément et faites des exercices de cohérence cardiaque dans un lieu où vous pouvez vous isoler si vous sentez votre coeur s’emballer.

    2- Ne pas penser à vous, à votre image, au moment où vous montez sur scène mais, donnez toute votre attention au public, aux personnes qui vont entendre vos recommandations, vos conseils, votre discours.

    Pensez à ce que vous leur souhaitez, aux bénéfices qu’ils vont retirer de votre présentation, à l’intérêt que cela va susciter chez eux.

    Considérez que vous êtes porteur(se) d’un cadeau ou d’une opportunité. Votre message est susceptible d’améliorer le quotidien de plusieurs personnes. Lorsque nous apportons une bonne nouvelle, nous sommes heureux et impatient de la partager, n’est-ce pas ? Alors ne vous concentrez pas sur vous, mais sur votre message et votre public.

    Chaque membre du public doit pouvoir répondre positivement à ces questions après votre intervention : « Est-ce que j’ai appris quelque chose ? », « Est-ce que j’ai passé un bon moment ? ». Ne perdez jamais de vue ces deux objectifs !

    3- Enracinez-vous dans vos sensations corporelles et respirez tranquillement avec le ventre.

    Eventuellement, respirez en mettant un rythme dans les 4 phases de votre cycle respiratoire. Par exemple, inspiration, vous comptez quatre, restez à poumons pleins sur deux temps, puis compter de nouveau 4 temps pour l’expiration qui a donc même longueur que l’inspiration, et enfin retenez vos poumons vides encore deux temps et continuez ainsi quelques minutes. Cela vous calmera et détendra votre diaphragme.

    4- Sautillez sur place, ne vous essoufflez pas mais échauffez-vous, cela va vous aider à déstresser mais aussi cela va préparer votre cerveau à l’action. Puis si vous êtes dans les coulisses, étirez-vous, soupirez plusieurs fois, et baillez !

    Puis allez dans la salle, si c’est possible et commencez à parler avec des personnes du public, Avant votre intervention, ne restez pas trop longtemps dans votre coin. Entrez en relation avec les membres de votre public, créez des liens de sympathie en discutant avec eux. Apprenez à les connaître.

    Tendez la main à vos auditeurs et offrez quelques poignées franches. Prenez de bonnes vibrations, un peu de chaleur humaine.

    Connectez-vous ainsi à votre auditoire. Ecoutez, accueillez des sourires, recueillez des indices, des données.

    Vous serez plus à l’aise pour booster une présentation, si vous connaissez quelques personnes dans la salle, ne serait-ce qu’un tout petit peu.

    5- Parler avec votre coeur, soyez authentique. Si vous récitez, ou si vous êtes concentré sur la lecture d’un document ou d’une diapositive, vous rompez la connexion avec le public. Les points clés ou chiffres sur une fiche se suffisent à eux-mêmes, vous pouvez vous concentrer sur la relation avec le public. Faîtes en sorte d’être capable de poursuivre votre propos, même si le rétroprojecteur tombait en panne.

    Quelques conseils pour vous entraîner à l’oral

    1- Lire des textes à haute voix, pour vous habituer au son, aux modulations, au rythme de votre voix. Vous habituer à les lire un peu plus fort, à varier le volume, pour apprendre à parler plus fort sans que cela vous déconcentre. Lisez plus vite, puis plus doucement, parlez avec un accent, puis en prenant des intonations, cela va vous dégourdir un peu, vous prendrez ainsi confiance.

    2- Exercer votre langage corporel

    • Gardez les bras, les épaules et la poitrine ouverts : vous aurez l’air plus confiant et respirerez mieux
    • Maintenez le menton un peu rentré pour bien étirer vos cervicales mais regardez loin devant vous
    • Ne regardez ni le sol ni un point mais fixez différentes personnes, les unes après les autres
    • Le sourire vous permettra d’instaurer une certaine connivence avec le public et de mieux faire passer vos idées. Pr ailleurs, il enverra un signal à votre cerveau qu’il peut détendre le corps et lui envoyer de l’endorphine.
    • Parlez avec vos mains : gardez-les ouvertes et utilisez-les pour marteler les mots clés de votre discours
    • Si vous le pouvez, déplacez-vous dans la salle. Cela vous permettra de respirer en marchant et de prendre vos appuis dans le sol à chaque pas.
    • Prenez votre téléphone et filmez-vous en répétition de votre discours. Regardez l’enregistrement en coupant le son. Remarquez dans votre posture les tics de nervosité, et tout ce qui est à améliorer.