Relation de coaching
Notez cet article

Voici un nouvel extrait de notre livre sur le coaching de l’énergie qui traite de la relation de coaching, en la différenciant de la conversation de coaching.

La relation est liée à la communication. Toutefois ce sont deux notions distinctes. Ainsi, avec une personne donnée,

  • vous pouvez entretenir une bonne relation, sans prendre le soin d’établir une bonne communication
  • vous pouvez nourrir une bonne communication, depuis une relation faible
  • vous pouvez également n’avoir ni une bonne relation, ni une bonne communication
  • et vous pouvez enfin jouir d’une excellente relation, servie par une communication impeccable. C’est ce que nous souhaitons à tous…

Creusons maintenant ce qui caractérise la relation de coaching.

La relation de coaching prime sur la conversation

La prestation de coaching individuel se présente sous la forme d’une conversation, qui a 4 caractéristiques, reliées aux 4 énergies de notre modèle :

  • Terre : Elle est fondamentalement « positive »
  • Eau : Elle est systémique
  • Air : Elle est résolument impertinente et orientée solutions
  • Feu : Elle est centrée résultats

Nous allons développer chacun de ces 4 points, puis nous reviendrons sur la relation de coaching qui sous-tend cette conversation.

 

La conversation de coaching est délibérément positive

Contrairement à ce que croit souvent le client, la conversation de coaching ne portera pas sur ses point faibles, ses carences, ses difficultés. Ces points sont certes parfois évoqués, mais le coach n’a de cesse que de décentrer le client de ces préoccupations qui l’enferment dans le problème pour lui offrir un regard fondamentalement positif sur lui-même. (voir à ce sujet : « regard de feu, regard positif« )

Il l’invite ainsi à identifier ses points forts, ses points d’appui, les tours de main d’excellence qu’il a naturellement mis au point au fil de son expérience de la vie (et qu’il ignore souvent, parce qu’il en sous estime la valeur). L’attention du client est ainsi braquée sur ses ressources, sur ses énergies singulières, qui le rechargent et lui donnent l’inspiration. La conversation de coaching est donc fondamentalement positive, et elle ne s’attarde pas sur le négatif, qu’elle ne dénie, ne masque, ni ne minore : simplement elle ne s’y arrête pas. Pourquoi ? Mais parce que cela ne ferait aucun bien au client, alors qu’à l’inverse : trouver ses points forts, les conscientiser et les modéliser lui rend un service énorme.

La conversation de coaching est systémique

Le coach propose une écoute et un questionnement systémique, dans la mesure où il :

  • considère le client dans l’ensemble de son système de valeurs et de croyances, dans l’ensemble de son système relationnel, dans l’ensemble de son système d’objectifs et de contraintes
  • se considère lui-même, comme faisant partie du système du client (du côté des atouts, un peu comme le joker dans un jeu de cartes !) et assume son rôle d’influence positive en incarnant autant que possible les comportements et compétences que le client cherche à acquérir (nous y reviendrons, c’est très important)
  • invite le client à investir tout son espace, développer son empathie pour envisager tous les points de vues possibles au sein de son système (par exemples : le point de vue de son patron, de ses partenaires/adversaires, clients/fournisseurs, etc…, celui de tous les protagonistes qu’il évoque et avec lesquels il est en interaction… y compris ceux qu’il omet d’évoquer ! D’où la célèbre question récursive : « De quelle autre personne très importante dans votre système ne me parlez-vous pas ? », ou bien « Qui d’autre encore, pourrait jouer un rôle significatif dans la résolution de cette situation, dont vous ne m’avez pas ou peu parlé jusqu’ici ? »)

Voir aussi : des relations authentiques à l’Autre

La conversation de coaching est impertinente

Les solutions n’étant pas dans le problème, le coach offre des questions miroir pour déporter le regard du client à l’extérieur du problème, là où il ne regarde pas actuellement. Par ses questions « impertinentes » (impertinentes dans le double sens qu’elles ne sont pas dans le champ de pertinence du client souvent « pris » dans le problème, et qu’elles ont un côté délibérément provocateur, pour le faire justement sortir de l’espace problème), le coach déstabilise l’édifice de croyances limitantes du client.

Il peut le faire parce qu’il a d’abord renforcé les fondations (les points d’appui de son client) par l’approche positive évoquée plus haut, et cherche à ouvrir l’espace des possibles pour son client en lui faisant envisager d’autres perceptions, d’autres points de vue, d’autres options, qui le conduiront à découvrir de nouvelles solutions.

Un coach est ici comme le fou du roi : il propose des impertinences pour permettre à la vérité du client de jaillir de son carcan mental…

Cherchant à provoquer l’insight, il offre un questionnement très spécifique :

  • Des questions orientées vers le futur (et non pas tournées vers le passé)
  • Des questions portant plus sur l’action que sur la compréhension
  • Des questions n’invitant pas à décrire, analyser ou approfondir la situation problématique, mais à explorer la situation cible et ce qui pourrait mettre en mouvement vers elle

C’est réducteur, mais c’est délibéré. Non, un coach n’est pas neutre, il est payé pour que son client trouve des solutions.

La conversation de coaching est centrée résultats

Le coaching est une approche contractuelle, centrée résultats. Elle n’est pas une conversation de salon, une consultation psychologique où l’on s’épanche à loisir : elle vise un résultat concret, visible et si possible : significatif, et en rupture !

Si, comme nous venons de le souligner, la conversation de coaching renforce les points d’appui, approfondit les ressentis, élargit la vision et booste la créativité, elle déclenche encore autre chose : elle vise à provoquer le changement extérieur en amorçant la transformation intérieure. Même quand elle porte sur la situation extérieure du client, elle vise des répercussions directes sur ses schémas de pensée et ses réflexes de comportements. La conversation de coaching est sensée modifier les représentations du client et donc ses comportements à la sortie de la séance.

Voir aussi : ajuster sa posture de coach

Et en-dessous de la conversation : la relation de coaching !

Tout ceci est très technique et parfaitement « artificiel » : comme n’importe quelle prestation professionnelle, elle procède de façon structurée avec des techniques spécifiques et des outils adaptés.

C’est sans doute une des raisons pour laquelle, il est difficile de coacher des personnes trop proches, qui seraient surprises et déstabilisées par cette posture et cette orientation inhabituelles de la conversation.

Toutefois, cette conversation n’est rien, sans la relation de coaching qui la sous-tend, laquelle est essentielle, parce qu’aucune des « facéties » du coach n’auraient de portée véritable si elles n’étaient portées par une relation forte. En coaching de l’énergie, nous sommes très attentifs à la relation, qui dépend de la qualité de présence du coach.