Comment rester concentré lors de vos entretiens

Quitte à aller à un entretien (de recrutement par exemple), autant rester concentré sur le contenu de l’échange et être pleinement présent et disponible à la relation. Vous trouverez dans les lignes qui suivent quelques idées qui vous aideront à être meilleur dans vos entretiens, quels qu’ils soient…

Par ces pratiques, je vous invite à être tranquillement présent à la relation pendant vos entretiens, quels qu’ils soient. Sinon à quoi bon en faire ? Vous perdez votre temps. N’ayez donc pas peur de vous engager intensément, avec authenticité. Vous ne risquez rien…

Soyez préparé pour pouvoir rester ouvert et concentré…

rester concentré
Vous n’êtes pas là pour roupiller au fond du wagon !

Tâchez d’être suffisamment en forme pour ne pas somnoler pendant l’entretien, en évitant si possible de le planifier juste après le repas (ou en mangeant peu) pour rester vif si c’est un entretien qui compte pour vous : entretien de recrutement, entretien avec votre boss. (voir à ce propos : « Comment être attentif« )

Faites en sorte de vous être suffisamment bien préparé, en ayant pris soin de répondre à ces 3 questions :

  • Quel est l’enjeu pour moi et quel est-il pour mon interlocuteur ?
  • Quels sont mes 3 objectifs à atteindre pendant cet entretien ?
  • Quel est mon message principal ?

Ayant clairement en tête vos priorités, allez à cet entretien, sans vous soucier de son résultat (lire l’article : « lâcher prise sur le résultat« ). Allez-y pour le plaisir de la conversation si je puis dire, allez-y pour « apprendre » quelque chose, plus que pour « réussir » quelque chose. Ainsi vous ne créerez pas de tensions inutiles, et vous serez davantage disponible pour la relation.

 

Soyez « présent »… sinon n’y allez pas !

Ensuite, pour soutenir votre attention et rester concentré, en étant bien présent, il y a plusieurs approches possibles.

Rien ne nous empêche de les combiner entre elles :

  • Soyez attentif à la situation globale : vous et votre interlocuteur dans cette pièce, entrain d’interagir. Vous vous accompagnez, détendu(e), présent(e), confiant(e)… Ressentez éventuellement la chaleur entre vous, un courant d »amitié universelle, de la solidarité peut-être. Même si vous vous connaissez à peine et depuis très peu de temps, cela ne compte pas :. vous savez bien qu’on peut connaître des gens depuis 10 ans et ne pas ressentir de proximité, et en ressentir tout de suite quand cela se présente spontanément. C’est gratuit, c’est sans lendemain, et c’est maintenant !
  • N’écoutez pas que les propos tenus par votre interlocuteur, écoutez aussi ce qu’on appelle le « non verbal » : la prononciation, le rythme, l’intonation, les gestes, la posture. Ne cherchez pas à interpréter, soyez juste attentif à ce que vous observez et ressentez, sans « manipuler » de pensées à ce propos, sans partir avec votre tête à « penser ». Laissez vos pensées un peu de côté (sauf quand il faut réfléchir à quelque chose de précis) pour rester concentré sur vos sensations…
  • Parfois, quand vous parlez, prenez le temps de ponctuer vos propos avec des silences. De temps en temps, et si la nature de l’entretien le permet : ralentissez délibérément le rythme d’une séquence de conversation. Vous accélèrerez tout-l’heure si vous sentez qu’il y a besoin de tonifier l’entretien, mais pour le moment, approfondissez l’expérience en ralentissant, en appréciant le silence. (Lire l’article qui propose des exercices de présence à soi-même)
  • Ecoutez le silence entre les mots, autour des mots, sous les mots. De cette manière, vous témoignerez d’une qualité de Présence, qui sera appréciée par votre interlocuteur. Les mots n’empêchent pas le silence : ils en viennent et ils y retournent. C’est sans importance de parler ou de se taire, si vous vous connectez profondément au silence qui reste disponible sous les mots. Ils s’inscrivent momentanément par-dessus le silence comme des fleurs colorent une prairie, c’est passager, c’est beau, c’est la vie, c’est tout…
  • Ecoutez à partir de votre ventre (voire notre article  » exercice d’écoute). Ecoutez les émotions de votre interlocuteur, sans les manipuler, sans les commenter intérieurement. Soyez ouvert à vos propres émotions, mais ne vous identifiez pas vous-même à ces émotions. Vous sentez par exemple que cette personne est triste, et vous ressentez peut-être de la compassion, mais vous n’avez rien à dire de cela, rien à commenter intérieurement, juste à accueillir et à vibrer. Respirez calmement avec cette empathie, avec cette bonté envers cette personne qui a de la peine… (là, on ne parle plus vraiment d’un entretien de recrutement, mais plutôt d’un entretien avec un proche ou un collègue de travail). Mais ce ne sont là que des exemples, à vous de les adapter.

 

Vérifiez votre hygiène de vie

Si vous avez malgré tout du mal à rester concentrer, peut-être aussi faudrait-il regarder ce qui vous disperse, ce qui vous agite (voir à ce propos notre article : « arrêter de penser« ). Il y a peut-être des aliments ou des boissons à éviter ? Il faut peut-être vous assurer d’une meilleure qualité de sommeil. Ceci est un vaste sujet, mais parfois de simples petites choses peuvent suffire (pas toujours hélas) : changer votre matelas, changer l’orientation de votre lit, dormir un peu plus tôt en ne laissant pas filer les fenêtres de sommeil, vous lever un peu plus tôt, vous aurez également sommeil plus tôt… Le matin, si c’est possible pour vous, faites 10 minutes de gym en ouvrant la fenêtre, pour bien vous oxygéner.

Respirez, faites du yoga, marchez une heure par jour en appréciant le mouvement, en étant attentif à votre corps et à ses sensations, idéalement dans un parc ou dans la nature…

Evitez de vous disputer, de rentrer dans des argumentations, cela vous fatigue et n’apporte rien d’intéressant. Retirez-vous un peu des conversations trop animées, pour ne pas partir à fond dans vos habitudes de dispersion (je parle là de personnes qui ont du mal à rester concentré). Ne passez pas votre temps non plus à regarder la télé, à faire des jeux avec votre téléphone dans les transports en commun, à consulter vos mails toutes les 5 minutes. Restez tranquille de temps en temps, à faire rien. Pour vous, plus que pour quiconque : « faire rien » c’est faire quelque chose de difficile !

 

Le coaching peut vous aider ponctuellement

Un coaching peut vous aider à préparer un entretien difficile, un entretien à forts enjeux.

Un coaching peut vous préparer à prendre la parole, à construire votre présentation (coaching de prise de parole)

Un coaching pourrait aussi vous aider à vous concentrer, à moins que ce travail ne relève plutôt d’une thérapie, pharmaceutique ou psychothérapeutique.

En tous les cas, un coaching pourra vous aider à lâcher prise sur vos craintes et ce qui vous parasite, afin de vous rendre disponible pour ce qui compte vraiment pour vous.

 

Paul Devaux : 06.10.56.14.96

superviseur de coach