Voici une pratique simple qui permet d’entretenir sa santé, sans frais, en recourant aux merveilles que la nature nous offre, suivant l’exemple des générations de druides et autres chamanes des temps anciens, qui ont accumulé de la connaissance pratique, bien avant notre science (qui n’est pas mal non plus)…

Qu’est-ce que la sève de bouleau ?

C’est la sève qui monte dans les troncs des bouleaux au printemps. On la récolte depuis des millénaires dans toute l’europe, pour la boire à la sortie de l’hiver.

La sève de bouleau a essentiellement 3 caractéristiques majeures :

  • Elle est « détox » : elle aide les cellules de notre corps à se purifier des pollutions et surcharges accumulées pendant l’hiver (et en ce sens elle prévient les maladies liées à l’encrassage de l’organisme)
  • Elle est stimulante, parce que très chargée en minéraux (calcium, magnésium, silicium, sodium et potassium), oligo-éléments (cuivre, fer, manganèse, zinc), et autres principes actifs qui reconstituent l’organisme (la sève de bouleau permet d’éviter la fatigue liée au processus de détoxication, puisqu’en même temps elle participe à la reconstitution de réserves propres et saines). La sève de bouleau contient de la vitamine C, des flavonoïdes antioxydants. Elle contient des mucilages, des flavonoïdes, dix-sept acides aminés dont l’acide glutamique qui vivifie et dynamise. Elle contient aussi des cytosines et des sucres sous forme de fructose, de 0,5 à 0,2%. Tant mieux. (jje vous avoue que j’ai repiqué cette liste pour vous de divers sites experts, car personnellement je n’y connais rien ! voir par exemple ce site : https://www.santenatureinnovation.com/la-seve-de-bouleau-est-deja-la/#moz)
  • Et surtout : elle est chargée d’énergie de la nature, étant le fruit d’une distillation naturelle par les racines, qui prélèvent les nutriments de l’humidité du sol pour les transformer en feuilles fraîches. C’est donc une eau pleine d’énergie vitale toute naturelle !

Recueillir (ou récolter) la sève de bouleau

sève de bouleauC’est hyper simple :

 

1- vous trouvez un bouleau dans une forêt à côté de chez vous (c’est parfois le plus difficile dans cette opération… s’il n’y en a pas)

2- vous lui percez un petit trou dans le trou de 1à 3 cm de profondeur environ (ajustez selon la circonférence du tronc : plus il est vieux, plus il est gros, plus vous allez un peu plus profond, mais pas au-delà de 3 cm) et vous y enfoncez une paille coudée qui s’écoule dans une bouteille posée au sol. Bouchez bien cette bouteille, sinon vous risquez d’y retrouver une limasse en train de se baigner 🙂 (ce qui est plutôt dégoutant si vous devez boire l’eau du bain).

3- si vous êtes un peu « sorcier » (ce qui signifie : « proche de la source » ! …et non pas un(e) vilain(e) gragamel(le) avec des pensées toxiques envers autrui) vous pouvez caresser le tronc du bouleau (c’est très doux) et lui dire quelques mots d’amitié avec reconnaissance. Le fait de lui prélever quelques litres d’eau ne lui fera aucun mal. Toutefois, en échange de ce travail qu’il fait pour vous, il serait gentil de lui faire un petit cadeau, comme tout simplement de lui offrir votre gratitude. Si vous étiez inspiré(e) vous pourriez aussi offrir une prière à la nature, ne serait-ce qu’en restant quelques instants en silence à la contempler, c’est beaucoup mieux que trop de mots qui ne lui parlent pas et risquent de vous retenir dans votre tête…

4- après votre récolte, vous prendrez soin de reboucher l’orifice percé dans le tronc de l’arbre, en y introduisant une de ses petites branchettes (il y en a plein par terre) pour éviter que la sève ne continue de s’écouler pour rien et qu’il n’attrape des parasites par cette blessure. Cesser la récolte au moment où les bourgeons apparaissent (l’arbre a besoin de sa sève et elle n’est d’ailleurs plus bonne : elle devient colorée et amère !)

Voyez cette vidéo bien faite à propos de la technique pour récolter la sève de bouleau :

Pourquoi une cure de sève de bouleau au printemps ?

  • En hiver,nous diminuons notre activité physique et mangeons des aliments plus riches : plus sucrés, plus gras et plus pauvre en vitamines et antioxydants.
  • Puisqu’il y a moins de lumière et que nous sortons moins pour nous y exposer, notre peau est privée des rayons ultraviolets du soleil qui devraient traverser l’épiderme et le derme pour produire de la vitamine D indispensable pour le moral et la solidité des os.

Du coup : à la sortie de l’hiver nos douleurs articulaires se réveillent, nos indigestions se font plus fréquentes, l’immunité est plus faible, etc… C’est le signe qu’il faut se nettoyer et se régénérer pour ne pas attraper les grippes et autres virus (qui se propagent de nos jours où personne ne reste chez soi quand il est malade. Tout le monde prend l’avion à tout bout de champ donc les virus se transmettent de façon très rapide sur toute la planète…). Souvent également, il faut aussi vous débarrasser des traces d’antibiotiques généreusement prescrits à chaque fois que vous avez souffert des symptômes de grippe durant l’hiver. Il est donc important d’aider le foie, l’intestin, la vessie, les reins à se purifier, pour qu’ils puissent faire leur travail correctement.

La vitalité c’est super agréable

Cela vaut la peine de s’occuper du corps, pour qu’il soit en forme. D’un autre côté, si on ne le fait pas, l’addition est salée : fatigue, maux de tête, mauvaise mine, mauvaise humeur, etc… Et évidemment cela peut aussi être beaucoup plus grave avec des maladies de toutes sortes.

  • Si vous avez la chance d’être malade, profitez-en pour accélérer votre guérison.
  • Et si vous avez la chance d’être en bonne santé, conservez ce capital en l’entretenant dès maintenant.

Bien dormir, bien manger, faire un peu d’exercice pour s’oxygéner et se détendre, c’est très bien. La sève de bouleau vous donnera un petit coup de pouce pour apprécier la beauté de la vie.

sève de bouleauLire à ce propos :

La cure de sève de bouleau est très sympa. D’abord c’est très bon, un peu sucré, transparent, bien frais à la sortie de l’arbre. Moi, j’en bois 3 ou 4 verres par jour pendant 3 ou 4 semaines entre février et mars, et je m’en porte très bien. Mais les gens disent qu’il est préférable d’en boire un verre seulement. A vous de voir, en fonction de votre métabolisme et de sa tonicité.

 

 

Un peu de sensibilité vis-à-vis de la symbolique de la nature…

 

sève de bouleau

 

La peau du bouleau est toute lisse et toute blanche (comme l’idée qu’on se fait de la pureté). Du coup, on ne sera pas surpris que l’écorce du bouleau soit bonne pour la peau (pour le cuir chevelu notamment, on fait des lotions excellentes qui calment les démangeaisons)

Le bouleau est argenté, comme la lune (à ce titre, il symbolise la féminité) et ill prépare donc la peau à recevoir le soleil..

sève de bouleauAvec le bouleau, on fait de très bons balais (vous savez le balai des sorcières, qui ne sert ni à balayer ni à voler, mais à se purifier la peau et l’âme, en se fouettant doucement avec, en sortant du sauna. Cela tombe bien la symbolique du bouleau c’est la pureté. Et oui, tout se tient…).

Le bouleau servait aussi a faire les baguettes des maîtres d’école : pour purifier les vilains élèves dissipés de leurs pensées dissidentes ?

Le tronc du bouleau s’élance tout droit vers le ciel, comme un pilier ou un axe de vitalité et symbole de croissance (symbole viril du lingam). Il symbolise ainsi le contact avec les Dieux.

C’est donc un arbre très équilibré : masculin pour son élan vertical, féminin par son écorce argentée et la tendresse de son bois. A ce titre, il est équilibrant.

Ses feuilles séchées et son écorce étaient réputés dans la pharmacopée traditionnelle pour lutter contre une trop grande émotivité, amener le tranquillité intérieure, favoriser la concentration.

D’ailleurs, il était célébré le 1er Mai aux alentours de la fête celte de Beltane, en tant que symbole de la renaissance de l’amour et de la vie (et par extension : symbole du bien, de la pureté (nous l’avons déjà souligné), de la douceur, de la délicatesse, du calme, de la sérénité, de l’acceptation de sa vie et des changements, de l’harmonie, et de la bienveillance vis à vis de soi et des autres…)

 

Un peu d’histoire

Le bouleau blanc a très largement contribué au développement de la culture amérindienne du Canada et du nord des États-Unis. Son usage, et plus particulièrement celui de son écorce, revêtait de multiples formes: fabrication de parchemins, de canots, mais aussi celle de contenants de toutes catégories, depuis le cassot vite fait qui ne servait qu’une fois à la boîte finement ouvragée dans laquelle on transportait ses biens les plus précieux, en passant par les récipients à aliments. En effet, ces derniers se conservaient plus longtemps au contact de l’écorce de bouleau. Ils s’en servaient également pour transporter l’eau, ainsi que pour protéger les chaussures contre l’humidité en les doublant d’écorce de bouleau.

En Europe, on a appelé le bouleau « l’arbre de la sagesse ». Axe du monde, pilier cosmique, arbre sacré, il a tantôt symbolisé le printemps et les jeunes filles, tantôt les esprits protecteurs. Ses branches ont servi à recouvrir les dépouilles mortelles ainsi qu’à confectionner des torches nuptiales que l’on brûlait le jour des noces pour attirer le bonheur sur les nouveaux mariés. Dans l’astrologie celtique, le bouleau représente « l’inspiration ». Il est le premier arbre du calendrier celtique.

Bon printemps à tous !

Paul Devaux : 06.10.56.14.96

superviseur de coach